OISE
additionnels qui les surchargent. L'excessive cherté des loyers qui en résulterait ferait refluer au dehors la population des cités les plus florissantes; et l'on ne pourrait plus y entreprendre les améliorations et les embellissements que l'octroi avait, jusqu'alors, permis de réaliser. Ce n'est pas ainsi que l'on a procédé pour arriver à la suppression de> octrois, en Belgique et dans les Pays-Bas. (Vov. au Dictionnaire, t. IV, p. 297). — La proposition de loi présentée le 20 décembre 1890, par M. Guillemet, député, nous semble plus praticable que la précédente. Elle consiste à attribuer aux communes, en remplacement des octrois, les produits de la contribution personnelle-mobilière, de la contribution des portes et fenêtres et de la contribution des patentes. En cas d'insuffi-ance de ces ressources, on pourrait y suppléer par des taxes locales. Le sacrifice consenti par l'Etat se trouvait compensé au moyen de la surélévation de l'impôt sur l'alcool et surtout par la suppression du privilège des bouilleurs de crû. Mais cette réforme se relie trop intimement a celle de. l'impôt des boissons pour que l'on puisse les disjoindre (voy. Impôt). Cn. Y.
OIE (Jeux). Ce jeu que l'on appelait jadis le noble jeu de l'oie, renouvelé des Grecs, et auquel on conserve encore ironiquement ce titre, parait avoir été inventé par les Allemands, vers la fin du moyen-âge. Ii est probable que les anciens colporteurs des premières Bibles imprimées en Allemagne répandirent chez nous à profusion les tableaux enluminés ou jardins de l'oie qu'ils vendaient aux bons bourgeois comme une sorte de renaissance d'un antique jeu grec. Peu à peu, ce jardin se trouva être le complément oblige de tout ménage, riche ou pauvre, et, le jeu de l'oie régna.pendanl plusieurs siècles, aux loyers de nos arrière-grands-pères. Des centaines d'exemples, tires de nos auteurs classiques, témoignent de la faveur dont il ajoui: qu'il nous suffise de rappeler le distique si connu de Kegnard:
J'aime ces jeui galants où l'esprit se déploie; C'est, Monsieur, par exemple, un joli jeu que l'oie.
Depuis longtemps, l'esprit français se. déploie à d'autres divertissements, dont quelques-uns ne sont que des transformations ou même de pâles copies du passe-temps cher à nos ancêtres. L'appareil du jeu de l'oie est des plus simples : deux dés, un cornet et un jardin de l'oie, tableau grossièrement colorie que l'on étend sur une table. Ce jardin se compose d'une feuille de papier ot. oe carton sur laquelle est tracée une ellipse tournant deux lois sur elle-même en spirale et divisée en 63 casiers. Chaque casier porte un numéro et une petite image. A la case 9 se trouve une oie; l'image du même oiseau est reproduite de 9 ca^es en 9 cases, jusqu'au bosquet, ou 63e et dernière case, but final du jeu. Chaque carton porte, au milieu de l'ellipse, ou à côté d'elle, la règle complète du jeu, ce qui nous dispense d'entrer dans de grands détails. Les joueurs, dont le nombre est indéterminé, jettent à tour de rôle deux dés sur la table et couvrent, a l'aide d'une marque reconnaissable, le point qu'ils amènent, en parlant du numéro l. Le premier qui arriveau bosquet a gagné; mais il n'est pas facile d'y parvenir, le trajet se trouvant parsemé d'obstacles et d'écueils. On ne peut s'arrêter sur les oies ; et quand on arrive à l'une d'elles, il faut redoubler le nombre de points amenés, jusqu'à ce que l'un ue rencontre plus d'oie. Appliquée rigoureusement, cette règle ferait gagner le prem. mène9; mais le cas
est prévu, et celui qui jette 9 au premier coup par 5 + 4 va à la case 54 ; celui qui amène 9 place à la case 26. Celui qui fait ti le (pont), paie le prix convenu et va se •r au numéro 12. Parmi les autres écueils, il y a l'hôtellerie, où l'on se repose jusqu'à ce
que les joueurs aient tiré deux fois; le puits, où l'on reste jusqu'à ce qu'un autre vienne vous délivrer ; le labyrinthe (case 41) qui fait retourner au nombre 30; la prison, d'où l'on ne peut sortir que si l'on est délivré par un
autre joueur ; la mort, qui force à rt m-
mencer. Lorsque le malheur veut que l'on tombe dans un de ces écueils, il faut payer le prix convenu, sans préjudice du temps d'arrêt. Quand un joueur arrive à une case occupée, celui qui occupe cette case paie l'amende et va prendre la place précédente de l'envahisseur. Pour gagner, il faut arriver juste à la case 63. Quandon la dépasse, on rétrograde du nombre de points qui excède le nombre désirable.
ŒUFS. — Cuis. Œufs à la coque. Faites bouillir de l'eau, mettez-y vos œufs et laissezles-v seulement trois minutes : servez dans une" serviette pour les laisser faire leur lait. — Œufs mollets. Laissez-les cinq minutes dans l'eau bouillante, alors ils sont c mollets », c'est-à-dire que le blanc est devenu solide et que le jaune est resté liquide; retirez-les à teau froide, ôtez les coquilles avec précaution et servez sur une farce d'oseille, une sauce tomate, une sauce blanche, etc. — Œufs <lurs. Bouillis plus de cinq minutes, les œut'sdeviennentdurs; ils s'accommodent comme les œufs mollets et, de plus, entrent dans la préparation de diverses salades. Les œufs durs se préparent encore à lu tripe : passez au beurre, sans les faire trop roussir, des oignons en tranches; ajoutez un peu de farine; mouillez de bouillon (ou d'eau), avec sel et poivre; laissez mitonner; coupez dans celte sauce des œufs durs, laissezles-v chauffer en remuant sans les laisser bouillir. Liez avec de la crème. — Œufs sur leplat. Foncez de beurre un plat allant au feu ; ca-sez-y vos œufs; assaisonnez de poivre et sel; faites cuire à petit feu.— Œufs au beurre noir. Faites brunir du beurre dans une poêie;casse/.-y vos œufs avec sel et poivre. Quand ils sont cuits, vousles dies-ezsurun plat, vous faites chauffer une cuillerée de vinaigre dans votre poêle et la versez sur vos œufs avec du persil frit. —Œufs pochés. Cassez vos œufs dans l'eau bouillante additionnée de vinaigre et sel. Dès qu'ils auront pris une certaine consistance, retirez-les avec une écumoire, placez-les dans l'eau froide; faites égoutter et servez sur une sauce relevée ou une sauce blanche, ou encore sur un lit de chicorée, d'épinards,e te. —Œufs brouillés. Cassez vosœufsdansunecasserole avecbeurre,sel, poivre, muscade râpée; faites cuire à feu doux en remuanteonstamment; dès qu'ils commencent à prendre, retirez-les du leu ; ajoutez une bonne cuillerée de crème ou un demi-verre de lait.— Œufs aidait. Faites.bouillir un demi-litre ou plus de lait avec du sucre que vous aromatiserez de Heur d'oranger, de vanille, de chocolat, de café ou d'écorce de citron. Cassez et battez dans un plat creux une demi-douzaine d'oeufs sur lesquels vous verserez votre lait refroidi; tournez pour opérer le mélange. Placez votre plat sur une casserole pleine d'eau bouillante, autrement sur un bain-marie, couvrez du four de campagne bien chaud, — en tout cas, aieltezdufeusur le couvercle. Quand les œufs seront pris, retirez-les. Servez froid. — On prépare de la même manière la crème dite crème enpetits pots, parce qu il est d'usage de la servir dans des petits pots ; à 1 exception de ceci, qu'au lieu d'employer des œufs entiers on n'en emploie que les jaunes. Au lieu de servir celte crème après 1 avoir lait prendre dans des petils pots, on peut la faire prendre au bain-marie dans le plat à servir, comme les « œufs au lait ». Elle prendra alors le nom de crème a la vanille, à la fleur d'oranger, etc.
OISEAU. — On a imaginé de nombreux api , oiterlechantoule cri desoiseaux,
i lus simule se compose d'un morceau de sureau, de saule ou d'un bois semblable, long d'environ sic pouces, et taillé en sifflet au
OJ1BR
milieu. On plonge l'une des extrémités dans un verre plein d'eau, et en soufflant dans
Sifflet pour imiter le chant des oiseaux.
l'autre extrémité, on imite le chant des petils oiseaux.
OLIGOSPERME adj. (préf. oligo, peu nombreux; franc., sperme). Bot. Se dit d'un fruit qui ne coutient que peu de graines.
OLRY, marin français, né à Nancy en 1832, mort à Paris d'une attaque d'apoplexie, en nov. 1890. Enseigne en Crimée, lieutenant de vaisseau en Chine, il devint colonel auxiliaire au Havre, en 1870, puis commanda une brigade du 19e corps d'armée. Gouverneur de la Nouvelle-Calédonie en 1878, contre-amiral en 1884, il fut nommé vice-amiral au mois de septembre 1890. C'est lui qui. commandant la division navale du Levant, eul à s'occuper de l'affaire du Cosaque Atchinoff.
OMBRACULIFÈRE adj. (lai. umbraculum, parasol; fero, je porte). Bot. Se dit des plantes dont les feuilles, en forme deparasol, produisent de l'ombre.
0MBRACULIF0RME adj. (lat. umbraculum.
parasol; franc., forme). Bot. Qui a la (orme d'un parasol, feuille ombraculifonne.
0MBBES CHINOISES. — On a donné ce nom à différents genres de spectacle. Dans les uns comme dans les autres, les personnagessont des silhouettes apparaissant sur un écran transparent derrière lequel se trouvent les spectateurs, comme pour la fantasmagorie. Quelquefois les ombres représentent les silhouettes de véritables acleurs, projetées sur une grande toile blanche vernie. Les acteurs se livrent à une pantomime animée, à une fuite ou à des danses. Mais les véritables ombres chinoises consistent en une représentation qui a lieu sur un petit théâtre, au moyen de sujets découpés que l'on fait mouvoir derrière un décor transparent. Voici comment ou peut construire soi-même, à peu de frais, tin théâtre de ce genre. On fabrique des châssis avec des lattes de bois blanc, ayant environ 4 centim. de large sur 1 centimètre d'épaisseur. La grandeur des châssis doit être calquée suivant les dimensions des décors que '"
proprement, avec de la gomme ou de la colle de pâte, le décor, bien tendu, en ayant soin de placer l'épaisseur du châssis du côté où se trouvera le public, de façon qu'elle fasse saillie sur le devant. On dissimule le bois de la partie extérieure au moyen de bandes de papier noir. Si l'on s'est procuré des décors de gaze blanche ou vernie, on ne leur fait subir ..u cune préparation. Mais comme ils coûtent assez cher, on leur préfère souvent des décors de papier, sur lesquels sont peintes des représentations de maisons, de paysages, de ponts, de rivières ou de sujets quelconques, en rap port avec les scènes 'que l'on veut jouer. On passe lentement sur la surface intérieure d un décor de ce genre, un linge imbibé d'hutjo d'olive ou un pinceau plat trempé dans un vernis à tableaux. Pour soutenir ces châssis, on fabrique un cadre ou panneau dont 1 ouverture aura un centimètre de moins que le châssis. Ce panneau se place dans l'embrasure d'une porte séparant deux chambres; on v lait glisser les châssis au moyen de deux rainures parallèles dont l'une est en dessus et l'autre en dessous de l'ouverture. Le cadre peut être posé deoout sur une table, dans l'embrasure dune porte ou supporte par des tasseaux que l'on a légèrement cloues sur les montants de la DOt'le. à In hauteur voulue.
OMEL
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Les sujets et les personnages sont dessinés sur du papier que l'on colle sur du cation très mince; on les découpe avec soin, à l'aide de petits ciseaux et d'un canif, et on perce, au moyen d'un poinçon et d'aiguilles de différentes grosseurs, des trousàl'endroitdesyeux ; on pique les principaux traits laissés en blanc, pour indiquer les cheveux, les coiffures, les plis des vêlements, etc. Toutes ces figures doivent être dessinées de profil; on peut se les procurer chez les marchands de jouets; mais il est préférable de dessiner soi-même lesfii-'ures de personnages, d'animaux ou de sujets quelconques, dont on aura besoin. Après les avoir représentés sur du papier, on les colle sur du carton mince et quand le tout est bien sec, on procède au découpage et au piquage. Pour que ces personnages deviennent de véritables acteurs, il faut que leurs articulations soient mobiles. On leur donne la faculté de se inouvoir en coupant et en perçant d'un trou d'aiguille les deux parties, puis en passant dans les trous un fil que l'on arrête par un nœud de chaque côté, sans trop serrer, afin que la partie articulée : télé, jambe, bras, etc., puisse agir librement. Pour les sujets que l'on a dessinés soi-même, il faut avoir soin, après avoir coupé les membres, de coller par derrière des languettes de carton qui en augmentent la longueur et que l'on rapporte avecdesaltaches de lil au corps du personnage. A la partie supérieure de chaque pièee susceptible de mouvement, comme la tê!e et les membres, on passe un fil de laiton que l'on arrête solidement, en le tournant deux fois sur lui-même. Un fil de laiton ainsi accroche au corps fait tenir la figure dans une position verticale, les autres fils font agir les membres; il faut autant de fils quril y a de membres agissants. Pour les transformations et les métamorphoses, les sujets sont assemblés au moyen de fils à nœuds; au moment voulu on substitue rapidemenl la nouvelle figurine à la première en faisant tomber par derrière et disparaître celle-ci. Les choses étant ainsi préparées, on éteint toutes les lumières qui se trouvent du cûlé des spectateurs, dont la salle doit rester dans l'obscurité complète. Le théâtre est éclairé par une ou plusieurs lampes à réllecteur, placées de l'autre côte, dans une situation élevée, à environ lm,50 en arrière du châssis. L'opérateur placé entre la lumière et le châssis, ne peut projeter son ombre sur le décor, en raison de sa basse situation relativement à la lumière. Tout en restant invisible pour les spectateurs, il fait mouvoir et agir les ligures, qu'il tient tout près de la gaze transparente ou du papier huilé, sur lequel se projette l'ombre du personnage articulé. En même lemps que les petits fils de fer ou de laiton font mouvoir en sens voulu les membres de ces acteurs de carton, l'opérateur met du rapport entre leurs gestes et les paroles qu'il prononce en dissimulant sa voix, pour imiter le timbre d'une femme, d'un enfant, d'un vieillard, d'un jeune homme, etc. Au besoin il saitconlrefairelecri des animaui ouïe chant de quelques oiseaux.
OMELETTE (Cuis.). — Cassez vos œufs dans un plat creux; ajoutez une cuillerée d'eau, sel et poivre, et bâtiez bien. Faites chauffer du beurre dans une poêle, versez-y les œufs el laites cuire doucement. Quand l'omelette est cuite, penchez la poêle sur le plat où l'ome- \ette doit êlre dressée, faites glisser celle-ci et repliez-la en deux. — En ajoutant à vos œufs battus, avant de les mettre sur le feu, des fines herbes, ou des feuilies d'oseille, ou du cerfeuil hachés menu, vous aurez une omelette aux fines herbes, à l'oseille ou au cerfeuil; avec du ■ fromage de Gruyère râpé, dans les œufs battus, vous obtenez une omelette au fromage. — Omelette aux truffes. Faites une omelette au naturel ; quandellesera cuile, versezau milieu un ragoût de truffes. Dressez en repliant sur
le plat. — Omelette aux champignons. Substituez un ragoût de champignons au ragoût de trulles de la précédente. Servez de même. — Autre. Emincez ou hachez vos champignons et batlez-les bien avec vos œufs; faites cuire comme l'omelette aux fines herbes, au fromage, etc. — L'omelette aux pointes d'asperges se prépare également par ce dernier procédé. — Omelette au lard. Coupez du lard de poitrine en pelits lardons, faites revenir dans "a poêle avec du beurre; quand votre lard sera bien coloré, versez dessus vos œufs battus. — Omelette aux rognons. Faites sauter vos rognons, coupés en petits morceaux, dans du beurre, avec sel et poivre; retirezles; jetez- les dans vos oiufs battus; opérez pour le reste comme pour l'omelette au naturel. — Omelette au sucre. Comme l'omelette au naturel, mais en remplaçant le sel par du sucre et un peu de zeste de citron. Dressez sur un plat couvert de sucre en poudre et semez-en sur votre omelette repliée. — Omelette aux confitures. Faites une omelette au sucre, quand elle sera cuite, retirez-la, couvrez-la de confilures sur lesquelles vous la replierez, et sauooudrez-la de sucre. — Omelette au rhum. Faites une omelette au sucre dans les œufs battus de laquelle vous aurez ajouté un ou deux petits verres de rhum. suivant son importance. Dressez-la, saupoudrez-la de sucre, arrosez-la de rhum, mettez-y le feu et servez. — Omelette soufflée. Cas-ez des œufs et séparez les blancs des jaunes. Battez les jaunes avec du sucre en poudre et de l'eau de fleur d'oranger; fouettez les blancs en neige et mêlez avec les jaunes. Failes fondre du beurre dans une poêle sur un feu vif; mettez-y vos œufs et remuez-les bien. Lorsque votre omelette commencera à prendre, servez-la sur un plat beurré que vous poserez sur des cendres rouges, saupoudrez-la de sucre et couvrez-la aveclefourde campagne bien chaud. Se rvez quand elle sera montée etdebellecouleu
OMNI-TÉLÉMÈTRE s. m. (lai.
omnis, tout; gr. télé, loin ; metron, mesure). Instrument qui permet de mesurer les distances sans triangulation. 11 donne les hauteurs, les distances horizontales, sans aucun tracé de ligne de base. Cet instrument, si utile aux voyageurs et au* travaux
lement où il esl clairement établi qu'il s'agit d'elle; ex :
Quand on a tout pour soi, que l'on est fratcfie et belle. S'attrister est bien fou.
MoLlBRI.
On est au pluriel quand il y a nécessité de marquer que l'on désigne plusieurs personnes:
.... On se fait cousins chez nous, sans s'^îre vus; Mais au premier faux bond, on ne se connaît plus.
N. Lrmgiicibr.
M m. quand le soir bien tard les travaux sont finis Et qu'autour de la table on est tous réunis.
COLl.X r. Il wtl.KWLLR.
0NC1NÉ, ÉE adj. (gr. ogkos, crochet). Qui a des ongles. — Bot. Se dit des plantes dont les racines sont recourbées en crochet.
OOTHÈQUE s. m. [o-o-lè-ke] (gr. don-œuf;
JrïffJS |yp J . j^
Oothèques.
Omni-télémètre.
militaires, a été inventé par l'Anglais William Dredge. — Plur. des ohm-télémètres.
ON (Gramm.). — On est féminin quand on s'adresse à une femme, mais dans le cas seu-
Oothèques ou coques ovigères pondues en 1885 par les sauterelles.
thêké, étui). Entom. Coque en forme de petit cylindre, qui enveloppe un certain nombre d'œufs de sauterelles : « Les femelles sondent le sol avec leur abdomen. L'extrémité de Tabdomen porte des crochets puissants avec lesquels les femelles l'ont un trou de 4 centimètres. Elles pondent dans le trou; à mesure qu'elles laissent échapper leurs œufs, elles sécrètent un liquide spumeux qui les enve loppe, et bouchent le trou avec du sable. Ces coques ovigères se confondent avec le terrain si complètement qu'elles échappent à l'œil le plus exercé. Ces coques ou oothèques ont la forme de petits cylindres un peu arqués ; à l'intérieur, on y trouve, bien rangés, de 30 à 40 œufs d'un blanc jaunâtre. Ces oothèques vont dormir en paix jusqu'au printemps suivant ». Henri de Parville. (Journal des Débats.)
OPPOSÉ, ÊE adj. Vis-à-vis. — Bot. Se dit des feuilles, des stipules, des rameaux ■ : deuxpardeux à la mêmehauteur, maisdiame- Iralement opposés. — Se dit aussi des e;amines quand elles sont vis-à-vis des sépales ou des pétales.
OPSIOMÈTRE s. m. [op-si-o-mè-tre] (gr. opsis, vue; metron, mesure). Phys. Instrument
VU
Ji4
ORLO
qui sert à déterminer les limite» de la vue distincte. — Instrument qui permet de rechercher les verres nécessaires pour corriger les vues faibles. La personne regarde à t'ra-
Ud nouvel opsiomètre.
vers les oculaires E E et tourne l'un ou l'autre des boutons H H jusqu'à ce qu'elle voie distinctement les caractères imprimés sur le tableau L. Un petit indicateur fait connaître la force du verre qui se trouve à ce moment devant l'oculaire.
ORANGE (Liqueur d'). — Faites infuser les écorces de 8 oranges fraîches avec un peu d'écoree de citron dans 4 litres d'eau-de-vie, pendant 15 jours, dans un cruchon bien bouché. Faites bouillir 500 grammes de sucre dans 1 litre d'eau, écumez et laissez refroidir. Ajoutez alors à la liqueur; filtrez et mettez en bouteilles. Quelques personnes ajoutent le jus des oranges. — Autre. Faites macérer dans la même quantité d'eau-de-vie 125 grammes de zestes d'oranges ainères fraiches, pendant six heures; filtrez et ajoutez 500 grammes de sucre humecté pour faire fondre. — Oranger (fleurs d'). Faites infuser pendant 4 jours, dans 1 litre d'eau-de-vie, 50 grammes de fleurs d'oranger. Faites fondre dans un quart de litre d'eau 350 grammes de sucre. Passez votre infusion, ajoutez-y le sirop; filtrez et mettez en bouteilles.
ORANGIEN. ENNE s. et adj. D'Orange; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
ORGTE ou Orgyie s. f. (gr. orguia, de oregô, j'étends). Entom. Genre de lépidoptères nocturnes, renfermant un grand nombre d'espèces, dont une quinzaine vivent en Europe ^t y font des ravages sur les arbres fruitiers et forestiers. L'orgye pudibonde est l'espèce la plus connue en France. Son papillon mesure 6 à 7 centim. d'envergure. Ses ailes antérieures sont d'un gris blanchâtre, avec 4 lignes transversales ondulées; ses ailes postérieures, également blanchâtres, portent une large bande brune. Ses larves attaquent presque tous les arbres de nos forêts et les dépouillent de leurs feuilles. La femelle, privée d'ailes, ne s'éloigne jamais du cocon d'où elle est sortie; mais le mâle, guidé par un sens particulier, sait la découvrir. L orgye étoilée, beaucoup plus petite, n'est pas moins redoutable.
0RL0FF (Nicolas, prince), diplomate russe, né en 1827, mort à Fontainebleau, le 29 mars 1885. Il était fils du prince Alexis Orloff, et se destina à la carrière des armes. Il se conduisit bravement pendant la guerre de Grimée et perdit un œil au siège de Sébastnpol en 1854. Il entra ensuite dans la diplomatie, devint ministre plénipotentiaire a Bruxelles, ambassadeur à Paris, i n janvier 1873, et
OSMO
épousa à Fontainebleau une princesse Troubetskoï. 11 a laissé un ouvrage en langue russe, La Campagne de Prusse en 1806 (Saint- Pétersbourg, 1856).
ORNANO (d'), nom d'une famille corse qui a produit plusieurs personnages célèbres. — (Alphonse d), maréchal de France, fils du fameux Sampiéro (voy. ce mot dans le Dictionnaire), né en Corse, vers le milieu du xvi8 siècle, mort en 1610. Il prit le nom de sa mère Vanina d'Ornano, fut élevé à la cour de France, retourna dans son pays à l'âge de 18 ans, y combattit les Génois, lit la paix avec eux en 1568, amena en France 800 de ses compatriotes, reçut de Charles IX le titre de colonel-général des Corses, servit ensuite avec fidélité Henri III et Henri IV, contribua à la soumission du Lyonnais et du Dauphiné et devint maréchal de France et lieutenant-géuéral de Guienne. Son tombeau se trouve au musée des antiquités de Bordeaux. — (Jean- Baptiste), maréchal de France, né à Sisteron en 1581, mort en 1626.
Fils du précédent, il lui succéda dans la charge de colonel-général des Corses, fut nommé gouverneur de Gaston d'Orléans, intrigua avec ce prince contre Richelieu, et obtint le brevet de maréchal de France. Impliqué dans la conspiration de Chalais, il fut enfermé à Vincennes, où il mourut étranglé ou ernpoisonné. — (François- Antoine Cunéo d'), officier français, né à Ajaccio (Corse), en 1756, mort à Rome en 1840. Officier au régiment Royal-Corse, il adopta la Révolution de 1789 et se distingua pendant les premières campagnes de la Republique. Réformé en l'an IX, il reçut le commandement de la place d'Antibes et demanda sa retraite en 1815. — (Philippe-Antoine, comte d'), maréchal de France, né à Ajaccio en 1784, mort en 1863. Sous -lieutenant en 1800, il fit la campagne d'Italie, eut un rapide avancement, suivit Leclerc à Saint- Domingue, et prit part à toutes les guerres du premier Empire. Pendant la première Restauration, il conserva le commandement des dragons de la garde. Mais la seconde Restauration l'emprisonna, puis l'exila en Belgique. Sous Louis-Philippe, il combattit les Vendéens révoltés (1832) et lut nommé pair de France. Le second Empire l'éleva à la dignité de maréchal de France etle combla d'honneurs. Son nom a été donné à l'un des boulevards de Paris. — (Rodolphe-Auguste, comte d'), fils du précédent, né à Liè^e en 1807, mort au château de la Branchoire, près de Tours, en 1865. Après avoir terminé ses études à Saint-Cyr, il entra dans la diplomatie et fut envoyé à Londres, cumme attaché de légation. Ses relations avec le prince Louis Bonaparte l'ayant fait disgracier, il rentra en France et se retira en Touraine, où il publia plusieurs recueils de vers en l'honneur de Napoléon. En 1851, il fut nommé préfet de l'Yonne; en 1853, chambellan et premier maître des cérémonies. Il fut député de l'Yonne depuis 1857 jusqu'à sa mort.
0RTH0TR0PE adj. (gr. orthos, droit; Iropé, pour). Bot. Se dit de l'ovule droit et sans raphé.
OSMOSE. Voici un appareil qui sert à démontrer la dilfusion de l'acide carbonique. Dans un flacon à deux tubulures, on introduit une petite vessie, v (de chien ou de lapin) solidement fixée à l'extrémité inférieure de la branche verticale d'un tube en T. La seconde tubulure du flacon est fermée par un tube muni d'une poire en caoutchouc, P, qui permet, le flacon étant hermétiquement bouché, de gonfler et de dégonfler la vessie et de