PANT
Fig. 3, — Bonne tliute du palet angluis.
A. Palet enfilé. — B, Palet sur la tranebe. — C. Palet enfoncé.
but, quand le palet, passé un peu au delà, s'enfonce dans le sol, comme en C.
PALIZZI (Joseph), paysagiste et peintre animalier, né à Lanciai o (Abruzzes), en 1813, mort le 17 janvier 1888. Il étudia d'abord le droit, et par des préventions de famille, ne put commencer sérieusement ses études artistiques que vers 1830. Après avoir exposé quelques loties à l'Académie de Naples, il vint à Paris où il finit par se fixer, exposant assez régulièrement aux Salons annuels. Ou cite de cet artiste : la Vallée de Chevreuse (ISIS); le Retour de la foire (1850); le Printemps (1832); Chèvres ravwjeant des vigties (1855, Exposition universelle); Combat de béliers, Retour des champs, l'Ane complaisant (1857); la Traite des veaux dans la vallée de la Touque (1859); les Ruines des temples de Pœstum. la Forât (1801); les Anes, les Moidons, la Normandie (1863); Hautes futaies, Troupeaux de bœufs chassés par l'orage (1864) ; le Pont de la Reine à Fontainebleau, la Charbonnière, la petite Chaumière, Intérieur de la forêt de Fontainebleau, Petit Poney (1S67, Exposition universelle); Environs de Maplcs (1868); les Chardons, Moutons allant aux champs (1809); Buffles dans la campagne de Pœstum (1873); la Forêt (1874); un Pâtre italien descend de la montagne, conduisant ses moutons (1875); le Retour de la foire, la Route de San Germano près du mont Cassin (1876).
PALLAS s. m. [pal-Iass]. Boniment de saltimbanque.
PALMATIFIDE adj. (lat. palmatus, palmé; fmdere, fendre). Bot. Se dit des feuilles découpées en plusieurs lanières, quand les divisions atteignent à la moitié du limbe et sont disposées comme les doigts d'une main ouverte. Exemple : le ricin. — On dit aussi palmifide.
PALMATILOBÉ. ÉE adj. (lat. palmatus, palmé; lobus, lobe). Bot. Se dit des feuilles divisées comme celles qui sont dites palmatifider, mais dont les divisions, plus larges, prennent le nom de lobes. Exemple : l'érable trilobé. — On dit aussi palmilobé.
PALMATIPARTITE adj. (lat. palmatus, palmé; partilus, divisé). Bot. Se dit d'une feuille découpée plus profondément que la feuille palmatifide, comme dans l'aconit. — On dit au«si valmipartite.
Palmette candélabre
des poiriers. La palmcl.'e simple comprend une tige verticale partant du collet de l'arbi e et des branches obliques parallèles, régulièrement distancées, à droite et à gauche de cette tige. La palmette double ou en u se compose de deux tiges verticales au lieu d'une seule. Les palmcttes sont horizontales ou obliques suivant que les branches sont, abaissées horizontalement ou inclinées obliquement. La palmette candélabre est une palmette horizontale perfectionnée, dans laquelle on redresse verticalement i'extrémité des branches, pour que la sève puisse s'y porter, sans nuire à la fructification des parties horizontales.
PALOIS, OISE s. et adj. (lat. Palus, Pau, n. pr.) De Pau ; qui appartient, qui concerne cette ville. — On dit quelquefois palksien ou
PAUNIEN.
PANAMA (Canal de). Ce canal, une fois complète, sera le plus immense travail dû au génie de l'homme. Mais sa construction a rencontré des difficultés inattendues. L'insalubrité du climat, le manque d'argent, le mauvais vouloir du gouvernement des Etats- Unis, la jalousie d'un grand nombre de capitalistes, ont créé des entraves et ont fait arrêter les travaux. — En 1878, une concession fut accordée par le gouvernement de la Colombie à une société interocéanique, représentée par MM. Couvreux et Hersent. Cette soeiété s'organisa et adopta les plans de MM. Wyse et Reclus. Les travaux commencèrent. Mais il fallait environ un milliard et demi de francs pour les terminer, et l'on ne put jamais réunir cette somme. En 1886, M. de Lesseps, accompagné d'ingénieurs de plusieurs pays, visita l'isthme, et revint en Europe avec la certitude que le canal serait livré à la circulation en 1889. On fit de nouveaux emprunts, que l'on croyait suffisants et dont le produit s'engouffrait sans cesse dans les immenses excavations de l'isthme. Le 15 novembre 1887, M. de Lesseps, pour détruire les craintes que faisait nailre cette colossale entreprise, s'adressa au gouvernement français et écrivit au chef du cabinet une lettre importante, dans laquelle il faisait savoir qu'il se proposait de s'opp — >r « à l'indescriptible
amertume de ses adversaires > en faisant à Panama ce qu'il avait fait à Suez. Peu après, les journaux favorables à cette entreprise annonrnent que l'ouverture du canal à travers li s collines du Midi, à 7 kilomètres de Côlon, était un fait accompli. Le lor mars 1888, M. de Lesseps lut son rapport, à la réunion de la compagnie, qui eut lieu à Paris, et crut pouvoir affirmer que le canal serait ouvert à une date définitivement fixée en 1890. La réunion autorisa, d'enthousiasme un nouvel emprunt de 340 millions de francs, ce qui, ajouté aux 260 millions déjà empruntés, faisait un total de 600 millions, sans compter une somme de 120 millions pour l'achat de rentes françaises, en garantie des primes. En réponse à celte déri-ion de la compagnie, les adversaires de l'entreprise publièrent et firent crier dans les rues un pamphlet intitulé le Cataclysme fatal du Panama. Dans sa séance du 26 mars 188S, la Chambre des députés, par290voix contre 170, résolut de prendre en considération le projet d'emprunt; mais le gouvernement ne participa pas à la discussion, qui se termina, le 28 avril, par l'adoption d'une clause qui refusait à la compagnie du Panama la garantie de l'Etat; sauf cette restriction, l'émission de valeurs à lots était autorisée. Le Sénat ayant approuvé eetle décision, le 5 juin, l'émission fut fixée au 20 de ce mois; elle se composait de 2 millions d'obligations à 360 francs, produisant 15 francs d'intérêt et remboursables en 99 ans. Il devait y avoir 6 tirages par an jusqu'en 1913 (et ensuite 4 seulement), dont 3 comprendraient un gros lot de 500,000 francs, et 3 un lot de 250,000 francs, outre des lots de moindre importance, le tout formant annuellement un total de 3,390,000 francs. On s'attendait à un grand succès, d'autant plus que l'on avait eu soin d'annoncer que, depuis six mois, le travail d'excavation avait été de 7,479,400 mètres cubes, ce qui donnait une moyenne de 1,246,765 mètres cubes par mois. Mais le samedi 23 juin, peu de jours avant l'émission, des milliers de télégrammes annoncèrent à l'univers entier la n. or t de Lesseps. Celle mensongère nouvelle, imaginée par la malveillance, produisit une panique. Les capitalistes qui se disposaient à souscrire, contremaiulèrent leurs ordres, et ce fut tout au plus si l'on plaça un million d'obligations au lieu de deux. M. de Lesseps prote-ta avec indignation contre cette malhonnête manœuvre; mais le coup était porté. Une nouvelle émission de un million d'obligations fut annulée, faute d'un nombre suffisant de souscripteurs. Le lendemain, 13 décembre, la compagnie suspendit ses paiements. M. de Lesseps et ses collègues résignèrent leursfonctions d'administrateurs de la compagnie et, à leur requête, le tribunal de la Seine nomma trois liquidateurs judiciaires, MM. Huë, Baudelot et de Normandie. Les actionnaires suppliaient le gouvernement français de se porter garant des dettes de la compagnie; mais le sénat des Etats-Unis, s'empressa de faire savoir que la république américaine s'opposait à toute intervention d'une puissance européenne dans la construction ou dans le contrôle du canal. Force fut à la France de se tenir à l'écart. Les travaux continuèrent encore quelque temps; mais il fallut ensuite renvoyer la plus grande partie des ouvriers, et laisser le canal inachevé, jusqu'à ce qu'une nouvelle compagnie termine ce qui a été commencé.
PANDURIFORME adj. (lat. pan lue:, pan dore, instrument de musique à trois cordes; franc, forme). Bot. Se dit des feuilles qui affectent la forme d'un violon.
PANTHÉON. — Législ. Le Panthéon est encore une fois rendu à sa destination primitive et légale, par un décret du 26 mai 1885, Ce monument doit recevoir les restes dea grands hommes qui ont mérité la : «connais-
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;e nationale ; et lorsqu'une loi a décerné des funérailles à un citoyen, le Président de la République peut ordonner par décret la translation de ce citoyen au Panthéon. Ch.Y.
PAPEGAI (Le). — Dans l'ancienne langue française, le mot papegai désignait l'oiseau que nous appelons aujourd'hui perroquet. On jouait autrefois au papegai en plaçant un perroquet à l'extrémité d'une grande perche plantée verticalement dans le sol et en s'évertuant à atteindre le malheureux oiseau à coups de flèches. Ce jeu barbare prit naissance vers la fin de l'époque des croisades et resta en faveur pendant plusieurs siècles. Aujourd'hui, on tire encore au papegai ; seulement le perroquet est ordinairement remplacé par un oiseau de carton ou de bois peint, et au lieu d'une flèche, on adresse à cette figure une balle, au rnoven d'un fusil ou d'une carabine.
PAPIER (Joujoux en). — On peut construire en papier une grande variété de petits jouets, outre l'éventail magique et les objets de la même famille dont nous avons déjà parlé. Les enfants éprouvent un grand plaisir à les faire eux-rnème. — Le bateau. On a un morceau de papier de 25 centim. sur 18 à 20 centimètres, à angles bien droits. On double ce papier comme sur la fig. 1. On amène les
Le bateau de papier.
deux coins a a dans la direction de b (fig. 1) 3ton forme ainsi deux nouveaux plis, les coins se réunissant en c de la fig. 2. On renverse alors les deux côtés c, l'un en dessus, l'autre sn dessous, jusqu'à la ligne de points d d. On a ainsi le chapeau de gendarme; on passe le pouce de chaque main dans l'ouverture du chapeau, et l'on tire le papier pour rabattre l'une sur l'autre les deux extrémités opposées et obtenir la figure 3, en arrangeant proprement les coins d d de la figure 2. On retourne les deux coins marqués d'un petit carré sur la fig. 3 et on les amène, l'un en dessus, l'autre en dessous, jusqu'à l'autre côté, en plissant, sur la ligne ponctuée, e /", on a un second chapeau de gendarme, que l'on ouvre comme la première fois pour produire la fig. 4. Saisissant les deux coins g g entre le pouce et l'index de chaque main, on les sépare doucement, en évitant de déchirer le papier qui se trouve en dessous, et l'on termine le bateau représenté par la fig. 5. — Les boites. On coupe une feuille de papier en carré plus ou moins grand, d'après la dimension que l'on veut donner à la boite. On plie cette feuille suivant les lignes ponctuées de la fig. 1, en se souvenant que, pour la confection de ce jouet, le papier ne doit jamais rester plié, sauf dans la dernière opération, et que les plis ne sont que des marques dont on se servira dans la suite. On plie la feuille en amenant au centre les quatre coins A, B. G, 1) et l'on a les plis ponctués sur la fig. 2. On plie et on déplie alternativement A sur 11. I! sur F, C sur I, et t) sur G, après quoi, les plis paraissent comme sur la fig. 3. On plie et on déplie successivement A sur N, D sur K, G sur L et B sur M,
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pour avoir tous les plis marqués sur la fig. 4. On trace au crayon ou à la plume les lignes dessinées toutes noires sur la fig. 4. On passe
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