‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 355 sur 503 · VV · texte numérisé non relu

VV

KaÀ '

le canif ou les ciseaux sur toutes ces lignes noires, en faisant tomber les petits coins de papier qui doivent nécessairement être détachés. On plie et on laisse plies les petits côtés x et y des coins A et D, de sorte que ces coins puissent ensuite passer facilement dans les fentes Ret C des coins opposés(fig. 5). Pour terminer, on passe le coin plié A dans la fente du coin C et l'on ouvre les plis pour que le coin ne puisse plus sortir; on passe de la même façon le coin plié D dans la fente B, en repoussant dans l'intérieur les languettes qui, sans cette précaution, se trouveraient à l'extérieur. — La bourse. La fabrication des bourses en papier exige de l'attention et de l'habileté. Coupez en carré un morceau de papier, pliez-le en trois parties bien égales, pour avoir la fig. 1, puis en trois autres parties égales, comme sur les lignes ponctuées de notre figure. Vous obtenez ainsi un petit carré; vous le pincez aux quatre coins, pour faire rentrer les côtés et lui donner la forme d'une étoile (fig. 3). Ouvrez-le, alors, entièrement comme il était au début sans le presser, afin de laisser bien apparents les plis qui ont été formés pendant l'opération précédente et qui paraîtront comme sur la fig. 2. Saisissez entre le pouce et les doigts d'une main les deux points a et 6; entre le ponce et les doigts

La bourse de papier.

de l'autre main c et d. Tordez doucement le pa| ii r pour que les quatre coins, en se dounlant et en se rabattant chacun .-ur un côte, dans la même direction, produisent la fig. 4. Amenez la pointe a sur la pointe 6, c sur (/, et e sur f, vous aurez la fig. 5. Insérez la pointe g de cette figure dans une ouverture que vous trouvez entre les points h et t, vous

PAPI

avez terminé une bourse dont la fabrication ne portera pas tort au commerce des portemonnaies. — Le chapeau de gendarue. Le chapeau de gendarme ou chapeau pyramidal se commence absolument comme le bateau de papier. Quand on a terminé la fig. 2 en relevant les deux bandes de papier pour les ame-

Le chapeau de gendarme.

ner l'une d'un côlé, 1 autre du côté opposé sur la ligne ponctuée (voy. bateau de papier, fig. 2), on rabat les petits coins (ponctués sur la figure) et le chapeau est terminé. On peut le surmonter d'un plumet fait avec du papier frisé. — Le? flèches. La fabrication des flèches de papier est le passe-temps favori des jeunes écoliers. Une flèche bien réussie doit être faite de la manière suivante. On prend une feuille de papier, au moins une fois aussi longue que large. On la double dans le sens de sa Ion-

La flèche de papier.

gueur, en faisant le pli a; ;; on ouvre le papier; on porte les deux coins a a de l'une des extrémités sur la ligne du milieu et on apporte sur cetle même ligne les deux nouveaux coins 6 6, qui tombent en c. La nouvelle forme obtenue est représentée par les lignes ponctuées de notre figure. On replie alors cette figure en deux sur l'a ligne a; cet l'on rabat en dehors les deux grands côtés extérieurs d d d sur le même pli x z; on soulève les ailes ainsi formées et la flèche est complète. Pour la lancer, on saisit la ligne x z entre le pouce et l'index et on jette le papier vers un but. La flèche décrit dans l'air une courbe gracieuse, mais il est rare qu'elle arrive au point que l'on a visé. — La jonque chinoise. La fabrication de ce petit jouet de papier est beaucoup plus compliquée et plus difficile que celle des autres; elle exige plusieurs figures pour être intelligible et une grande patience pour son exécution. La jonque passe, avant d'atteindre sa forme définitive, par autant de formes intermédiaires que plusieurs des jouets décrits sous le titre d'éventail magique; et malgré le soin que l'on apporte à la terminer, on a toutes les chances de n'y pas réussir, et l'on est souvent forcé de recommencer plusieurs fois avant de produire un jouet présentable. La moindre inattention, le plus léger faux pli du papier une inexactitude presque inappréciable à l'oeil sont autant de causes d'insuccès; mais il ne faut pas désespérer, et l'on doit répéter, avec Boileau :

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.

Ayez un carré de papier d'environ 12 à 15 centimètres de côté et trouvez le centre en formant deux plis en croix par les coins placés les uns sur les autres. Ouvrez la feuille et amenez les quatre coins au centre (fig. lj; amenez les deux côtés A B et C D sur la ligne

PAPI

ponctuée E F, ce qui vous donnera la fig. 2. Doublez le papier en large, er laissant en dessus le côté représenté parla fig. 2 et vous aurez la fig. 3. Amenez les deux côtés C D sur A B, l'un d'un côté, l'autre de l'autre, et le papier ressemblera à la fig. 4. Ouvrez le papier r. „ — „ — . .1 n

La jonque cliiuuiae en papier.

pour le remettre comme il était fig. 2.; avec la différence qu'il porte maintenant des marques de plis. Au-dessous du point marqué X (fig. 2), vous trouvez les 4 coins du carré de papier; développez les deux qui sont opposés, en haut et en bas, et refermez le papier forcément ouvert pendant cette manœuvre, cela reproduira la fig. 5. Pliez cette lig. en deux, sur la ligne A B; de manière à amener dos à dos les points C et D et à produire la fig. 6, vue un peu ouverte, pour plus de clarté. C'est à partir de ce moment que l'attention et la patience deviennent le plus nécessaires. Entr'ouvrez les deux côtés A B et en les portant chacun en dehors, amenez la ligne A C sur C D et la ligne B C sur G E, abattez ensuite le papier et aplatissez le, ce qui vous donnera la lig. 7. Amenez les pointes A, C, B sur le centre D, où elles doivent se réunir, et repliez le papier de manière que E F tombe sur C H, après quoi une moitié est prête ; pour préparer l'autre, tournez le papier sens dessus dessous, et agissez sur celte moitié connue vous avez fait pour la première. Vous aurez la lig. 8. Retournez cette figure et in serez les doigts sous les plis, de manière à relever les deux côtés de droite et de gauche, pour ouvrir le papier en forme de boite, comme le montre la fig. 9. Ce mouvement est assez délicat, ainsi que le suivant, qui consiste à appuyer sur les côtés A et B, pour les aplatir, en portant ces côtés en dehors et en faisant entrer en dedans le nouveau pli que l'on forme ainsi de chaque côté. Sur notre fig. 9, le nouveau pli formé au-dessous du côté A est marqué par la ligne ponctuée C D. Bétonniez la boite sens dessus dessous (fig. 10) et amenez les lignes A B et CD l'une et l'autre sur E F, formant ainsi les nouveaux plis W X et Y Z. Aplatissez bien le papier et retournez-le; vous aurez la fig. 11. Pliez le papier en dehors, sur la ligne ponctuée, de manière à avoir la figure 12. Saisissez les points A et B de la fig. 12, entre le pouce et l'index de chaque main et tirez-les légèrement en dehors; le bateau s'ouvrira presque complètement, avec sa quille et ses bancs de rameurs; il ne vous restera plus qu'à relever sur chaque extrémité, les dossrers des sièges, comme le représente la fig. 13. — Le parachute. On prend un carré de papier très léger; on le plie de coin en coin, de manière à former un triangle; on le plie de nouveau de coin en coin, puis une troisième fois; après quoi on forme sur le même centre, un quatrième pli qui lui donne l'aspect représenté par notre

PAPI

fig. 1. On trace, au crayon, un arc de cercle comme celui qui est en ligne de points sur notre figure; on passe le ciseau ou le canif dans cette ligne et au moyen d'une aiguille, on perce un petit trou en A. On ouvre le papier, et l'on a un cercle à bords découpés comme sur la (ig. 2. On passe dans chaque trou un lil que l'on arrête par un nœud; on réunit tous ces fils et on suspend à leurexlré-

Page 1