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coup plus longtemps et occupent moins de place que les pommes de terre ordinaires.il suffit de les mettre en caisse dans un endroit sec et il n'y a plus à craindre de les voir noircir, germer ou pourrir. Le séchage diminue beaucoup le volume et le poids, sans enlever aucune qualité nutritive. L'espèce qui convient le mieux est celle dont la peau est lisse et les yeux peu profonds. Elle donne moins de decliet à l'épluchage. On épluche généralement les pommes de terre à la machine. Epluchées, on les lave à l'eau fraîche, puis on les coupe en tranches et on les jette dans une solution concentrée de sel de cuisine où elles restent de quinze àvingtminutes. Ce bain salé augmente la durée de leur conservation. Lorsqu'on les sort de l'eau salée, on les égoutte, puis on les porte au séchoir, qui consiste en plusieurs grandes chambres chauffées à 80° et 90°, et on les étend sur des claies. Une fois séchées, on les emballe bien serrées dans des caisses ou des tonneaux que l'on conserve au sec. — Les pommes de terre sèches s'emploient, comme les fraîches, après avoir trempé douze heures dans l'eau, afin de rendre un peu d'humidité à. la pulpe. — Pommes de teire à l'anglaise. Faites-les cuire dans de l'eau et du sel; pelez-les, coupez-les par tranches et sautez-les dans du beurre avec poivre et sel. Ainsi cuites, elles peuvent également se préparer à la maître d'hôtel, à la sauce blanche, à la lyonnaise, dans une sauce à la crème, à la provençale, en purée, en salade, etc.
— Pommes de terre frites. Pelez et coupez en tranches vos pommes de terre crues, et jetezles dans une friture bien chaude et abondante. Retirez-les quand elles ont pris unebelle couleur; saupoudrez de sel et servez. — Pommes de terre sautées. Pelez et coupez-les comme ci-dessus. Mettez un morceau de beurre dans une casserole, jetez-y vos pommes de terre, faites-les sauter; saupoudrez de sel et servez bien chaud. — Pommes de terre au lard. Faites roussir dans une casserole des morceaux de petit lard; ajoutez-y vos pommes de terre, I elées, mais non coupées, à moins qu'ellesne soient trop grosses, bouquet de persil, ciboules, sel et poivre; mouiller de bouillon. — Pommes de terre en boulettes Prenez des pommes de terre cuites à l'eau, pelez-les, écrasezles bien avec un morceau de beurre, poivre et sel et persil haché, des jaunes d'oeufs ; ajoutez du hachis de viande s'il est possible; mêlez bien. Formez de cette pâte des boulettes que .ous roulerez dans la farine et que vous ferez frire. — Autre : Faites revenir vos boulettes dans du beurre. Retirez-les. Faites un roui dans votre casserole et remettez-y vos bou-
ettes; mouillez-les dedeux verres de bouillon, avec sel, poivre, bouquet garni; laissez mijoter trois quarts d'heure. Servez arrosées de leur jus. Dans ce cas, le hachis de viande est naturellement indispensable; il doit même être assez abondant.
P0M0L0GUE s. m. (rad. pomologie). — Celui qui s'occupe de l'étude des arbres à pépin.
— Par ext., celui qui s'occupe de l'étude des fruits comestibles.
PONDOLAND. — Pays des Pondos, district des territoires Transkeiens, situé le long de la rivière Saint-Jean. Une partie du Pondoland conserva son indépendance jusqu'en 1886-87; mais à cette époque, les Pondos s'étaut engagés dans une guerre contre les Xesibes, tribu placée sous le protectorat britannique, le gouvernement anglais intervint et imposa un traité à Umquikela, chef des Pondos, qui dût abandonner ses droits et ses prétentions sur certains territoires convoités par le gouvernement du Cap; en échange, il reçut une pension annuelle. Son autorité fut limiléeau gouvci nenient desa tribu, resserrée dar.ï z'L petit territoire ; il s'engagea à y maicieci? l'ordre et à conserver la paix ; il se
reconnut, par ce fait, sous le protectorat des autorités du Cap.
PONTE-LECCIA (Grotte de). — Cette grotte, récemment découverte, parait être la plus vaste et la plus magnifique de l'univers entier. Elle est située à environ 2 kilomètres de la gare de Ponte-Leccia (Corse). Un correspondant du Jûunw/desDéiiitsdonneàsonsujet les curieux détails que voici : « Dès qu'on a franchi l'ouverture, on se trouve dans une immense salle dont les parois atteignent jusqu'à 20 mètres de hauteur. De cette première salle, par le moyen de sortes de couloirs, on passe dans d'au très salles successives en nombre indéfini. La grotte de Ponte-Leccia, en effet, n'a pas été explorée complètement; quelques touristes ont bien essayé d'y pénétrer plus ou moins profondément; mais, après qnatre, six ou huit heures de marche, ils revenaient en arrière, exténués, mais aussi émerveillés par le spectacle féerique qu'ils avaient pu entrevoir. — Une fois, on voulut en avoir le cœur net. On chargea un ouvrier mineur de la visite de la grotte, Il y pénétra, muni de provisions et de torches de bois résineux ; il y séjourna cinq jours, parcourut une dislance qu'il estima près de quarante kilomètres et dut rebrousser chemin après avoir rencontré une nappe d'eau qui lui avait barré le passage, mais sans avoir pu atteindre le fond de la grotte, ou plutôt la seconde issue qu'on lui attribue. Cette issue donnerait sur la mer et se trouverait non loin du cap de laRevellata, près de Calvi. — En cet endroit existe une cavité profonde, inexplorée aussi, presque au niveau de la mer et connue sous le nom de grotte du Mugissement. Lorsque, par le mauvais temps, les vagues viennent s'y engouffrer, le bruit qu'elles produisent, amplifié par la sonorité des mystérieuses profondeurs de la caverne, acquiert une grande intensité et se répand au loin. — Or, lorsque la mer fait ainsi mugir la caverne, on entend, à l'entrée de la grotte de Ponte-Leccia, un espèce de grondement sourd, intermittent, qui fait songer au mouvement saccadé des vagues qui déferlent contre les rochers. Ce bruit, d'ailleurs, est bien connu des bergers de la contrée; il est pour eux le signe précurseur des tempêtes. ■ — La grotte de Ponte-Leccia serait donc un immense souterrain de 60 kilomètres de long I Ce qui a contribué à répandre cette croyance, c'est l'aventure d'un chevrier qui, ayant égaré son troupeau, fut tout étonné d'appren-dre, un beau matin, que ses bêtes avaient été aperçues du côté de Calvi. Elles avaient, paralt-il, le poil tout rouge. On a alors prétendu que, n'ayant rien à brouter dans le souterrain où elles s'étaient introduites, elles se seraient, selon une habitude constatée chez les chèvres affamées, mangé la laine les unes aux autres pour tromper leur estomac. Entrées d'un côté, elles seraient ainsi sorties de l'autre. — Deux professeurs de la Faculté des sciences de Christiania ont pénétré dans la grotte de Ponte-Leccia, et l'opinion émise par eux pour expliquer l'existence de ce phénomène géologique vient corroborer les dires rapportés plus haut. D'après eux, la formation de l'Ile ayant été déterminée par un soulèvement alpin suivi plus tard d'un soulèvementapennin, la rivière du Golo a dû tout d'abord venir se jeter dans le golfe de Calvi, puis le second soulèvement dut soudain détourner son cours et la faire coulera l'oppositedu premier. — Or, ce serait le premier lit du Golo, — que des révolutions géologiques auraient plus tard recouvert, — que l'on a ainsi retrouvé. — D'ailleurs, dans ces immenses galeries où l'air circule parfaitement, où vivent même des chauves-sou'",'>. il semble que le sol ait été réellement un lit de torrent. Il est tout parsemé de rochers ar rondis; tantôt, il a une largeur de 20 mètres; tantôt, il offre à peine de quoi laisser passeï
un homme; il décrit des sinuosités, d3s courbes; parfois, il suit une pente douce ; parfois, il est tourmenté et offre des accidents de terrain plus ou moins prononcés. »
PONTÈSIEN, IENNEs. etadj.— De Pôntoise;
qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
PONTMARTIN (Armand- Augustin-Joseph- Marie de). Critique et littérateur, né à Avignon (Va"cluse), le 16 juillet 1811, mort le 29 mars 1890. Ayant terminé ses études au collège Saint-Louis, à Paris, il faisait son droit, lorsque la révolution de 1830 éclata. Il rejoignit sa famille dont il se mit dès lors à soutenir avec ardeur les opinions légitimistes dans la presse locale, puis dansla presse parisienne, Quoique cessant à peine et à de longs intervalles d'habiter la province, M. de Pontmartin, qui a surtout donné à ses attaques contre le parti libéral la forme de la critique littéraire ou de la causerie, a collaboré à la Gazette du Midi, à l'Album d'Avignon, revue mensuelle fondée par lui; puis à la Quotidienne, à laquelle il envoya, de 1839 à 1842, des Causeries provi7iciales, à la Mode, à l'Opt- «i'o?i publique, à l'Assemblée nationale (de 1848), à la Gazette de France, au Figaro quotidien,"à la Revue des Deux-Mondes, à la Revue contemporaine, au Correspondant, etc. — Il a publié en volumes la plupart de ses articles de critique littéraire, de ses nouvelles et romans disséminés cà et là et quelques ouvrages nouveaux; voici les titres de ces diverses publications : Contes et Rêveries d'un planteur de choux (1845J; Contes et Nouvelles, les Mémoires d'un notaire (1853); Causeries littéraires; le Fond de la coupe (1854); Réconciliation, la Fin du procès (1855); Dernières Causeries littéraires (1856) ; Causeries du samedi, Pourquoi je reste à la campagne (1857); Or et Clinquant, Nouvelles Causeries du samedi (1859); Dernières Causeries du samedi (1800); le Père Félix, étude biographique ; Semaines littéraires (1861); les Jeudis de Mme Charbonneau (1862); Nouvelles Semaines littéraires, les Brûleurs de temples (1863); Nouveaux Samedis {IMS ell6,{0 vol.); Entre chiénet loup (1866); les Corbeaux du Gévaudan (1867); la Mandarine (1873), etc.
PONCTUATIONS s. f. pi. Rot. On nomme ainsi les points saillants, qu'on observe souvent par transparence, dans l'épaisseur du tissu de certaines feuilles, des pétales, etc.
PONCTUÉ; ÉE adj. Rot. Qui est pourvu de ponctuations ou points transparents.
P0P0TTE s. f. (de poupoute, nom que les petits enfants donnent à la soupe). Pop. Ratatouille et au fig. gâchis. — Table d'hôte. — Se mettre en popotte, faire la popotte, vivre en commun sans recourir à un restaurant.
POPULATION. — Législ. Depuis que la statistique de la population de la France a été résumée au Dictionnaire (t. III, p. 4), le gouvernement a publié les résultats du dénombrement quinquennal qui a eu lieu le 31 mai 1886. (Voyez ci-après, le mot Recensement.) La population recensée s'élevait alors a 38,218,903 individus, d'où résulte un faible accroissement de 546,855 sur le chiffre constaté parle recensement précédent, du 31 décembre 1881, c'est-à-dire pour une période de quatre ans et cinq mois. Dans cette augmentation, l'excédent des naissances sur les décès figure seulement pour 410,868 ; le surplus, ou 135,987, étant dû à l'immigration croissante des étrangers en France. Le nombre des naissances ne cesse pas de s'abaisser d'année en année; tandis que, dans la plupart des autres pays, la proportion de la natalue «ihoi beaucoup plus élevée, l'accroissement de la population est aussi plus rapide. Cet accroissement est, depuis vingt ans, de 6,7 pour 1,000 habitants .jn Italie; il est, en Allemagne et en Relgique, de 8,4; et en
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Angleterre, de 13 ; taudis qu'en France, il est descendu succcesivement à 4, puis à 3, puis à 2,5 et même à 2,4 pour 1,000 habitants. — La plupart des économistes et des hommes politiques déclarent que cette infériorité de la natalité française doit inspirer pour l'avenir de sérieuses inquiétudes, au point de vue de la richesse du pays et à celui de sa puissance militaire défensive. Parmi 1rs causes de cette faible natalité, on devrait tenir compte, non seulement de la prévoyance peut-être excessive de nos populations, mais aussi de l'action du clergé catholique, qui entraîne beaucoup déjeunes hommes, et encore plus de jeunes fi lies à contracter des vœux perpétuels de célibat. (Voy. ci-après Recensement.) — Nous avons pris la liberté d'exposer dans ce Supplément (voy. Impôt) l'un des moyens qui nous semblent pouvoir êlre appliqués par le législateur, dans le but de favoriser l'accroissement de la population ; et nous avons parlé de la proportionnalité à établir dans le tarif de la contribution mobilière. Rappelons à ce sujet que la Constituante avait abaissé la taxe sur le loyer du père de plus de trois enfants, et surélevé celle du célibataire de plus de ironie ans. — Mais on trouverait facilement d'aulres moyens de se rapprocher du but désiré. — Ainsi, eu 1871, plusieurs propositions de loi demandaient qu'à l'homme marié, au père de famille, il fût accordé, dans les élections, un vote multiple, accumulé, proportionnel aux nombre des individus, femme et enfanls mineurs, par lui représentés. Il est, en etfet, raisonnable d'admettre que tout électeur est, devant le scrutin, le légitime représentant des autres membres de la famille qui ne sont pas en élat d'exercer des droits civiques. L'intérêt que chaque citoyen porte à la chose publique, Etat, déparlement ou commune, est en rapport, sinon avec son avoir personnel, mobilier et immobilier, du moins et incontestablement avec le nombre des êtres humains dont il a la charge et la responsabilité. — La loi sur le recrutement de l'armée pourrait aussi recevoir, au même point de vue, des modifications utiles. Cette loi oblige tout Français à faire partie de l'armée active et des réserves pendant une durée de vingt-cinq années; elle n'accorde aucune exemption, sauf aux infirmes; et les dispenses qu'elle accorde, très rigoureusement limilées, s appliquent seulement à deux années, sur les trois qui sont à passer dans l'armée acti"e. Quels adoucissements cette loi, nécessaire mais très dure, a-t-elle prévus en faveur des familles nombreuses ? Les voici : l'aîné de» fils d'une famille de sept enfants au moins est, en temps de paix et après un an de présence sous les drapeaux, envoyé en congé dans ses foyers, sur sa demande, jusqu'à la date de son passage dans la réserve. La même faveur est accordée à l'alné d'orphelins de père et de mère, au fils aîné de la veuve, au plus âgé de deux frères inscrits la même aimée sur la liste du recrutement, à celui dont un frère est présent sous les drapeaux, et à quelques autres encore, dans des cas semblables. Cette dispense est aussi accordée, dans des proportions très restreintes, à quelques jeunes gens remplissant effectivement les devoirs de soutiens indispensables de famille. En outre, celui qui, se trouvant dans la réserve de l'armée active, est père de quatre enfants vivants, passe de droit dans 1 armée territoriale. Ces avantages sont bien faibles et n'ont que peu d'influence sur l'accroissement de la population. Ne pourrait-on pas faire davantage? Ne pourrait-on pas faire passer dans l'armée territoriale tout réserviste père deux enfants, et décider que ceux qui auraient quatre enfants seront classés dans les services auxiliaires de l'armée ? — Enfin nous pouvons encore indiquer d'autres mesures qui seraient favorables à l'accroissement de la population. Le droit de succéder ab in-
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testât aui biens d'une personne décédée s'étend aujourd'hui jusqu'au douzième degré.
Or, l'on pourrait, dans les successions collatérales, réserver des privilèges à ceux des héritiers appelés qui seraient chefs de famille. Les droits de mulation par décès devraient être abaissés pour les héritiers qui ont des enfants, et ils devraient être surélevés pour les autres. Enfin, on pourrait introduire dans notre législation Vhomestead exemption, qui met à l'abri de la saisie l'habitation et le petit domaine de celui qui a une femme ou des enfants mineurs. Ce privilège, qui existe dans la plupart des Etats de l'Union américaine, dans le Nord-Ouest du Canada et dans toute l'Australie, est partout limité à une certaine valeur, et ne s'oppose pas aux droits du vendeur, ni à ceux du co-partageant. Il est vrai que celui qui jouit du privilège dont il s'agit doit voir son crédit affaibli : il doit trouver difficilement à emprunter; mais, en somme, il y a là, pour la famille, une garantie contre l'extrême misère, et il en résulte aussi un avantage réel pour la société tout entière. Ch. Y.
POQUE s. m. (Jeux de cartes). Jeu qui se rapproche du hoc et qui admet de 3 à 6 joueurs. Pour 3, 4 ou 5 joueurs, on se sert d'un jeu de piquet; si les joueurs sont plus nombreux, on y ajoute les six et on a un jeu de 36 cartes. Après avoir tiré à qui fera, celui qui doit mêler ayant fait couper à gauche donne à chacun des joueurs cinq cartes par 2 et 3. Pour la commodité des joueurs, ils doivent prendre chacun une prise ou enjeu, qui est ordinairement de cinq jetons, et quatre fiches qui valent chacune vingt jetons d'une valeur déterminée. On a six poques, c'est-à-dire six corbillons de la grandeur d'une carte, et fort bas de bord; on les met sur la table, l'un contre l'autre, et chacun de ses poques a son nom écrit : l'un est marqué as, l'autre roi, un autre dame, l'autre valet, un autre dix et neuf, et enfin le sixième est marqué le poque. C'est le poque proprement dit, qui doit appartenir à celui qui se débarrassera le premier de toutes ses cartes, ou qui renviera de manière à faire renoncer toutes les autres. On met d'abord un jeton dans chaque poque, et puis, celui qui a mêlé ayant distribué les cartes comme il a été dit, en tourne une sur le talon ; et si c'est une de celles qui sont marquées sur les poques, par exemple, s'il tourne un as, un roi, une dame, un valet ou dix, il tirera les jetons, qui sont dans le poque marqué de la carte tournée. Après cela chacun voit son jeu et examine s'il n'a point poque, c'est-à-dire s'il n'a point deux, trois ou quatre as, et ainsi des autres cartes en dessous, les as étant les premières cartes du jeu. Celui qui a la parole doit dire, pour lever le poque: « Je poque d'un jeton, de deux », ou davantage ; si ceux qui le suivent ont aussi le poque, ils peuvent tenir au prix où est porté le poque, ou bien renvier ce qu'ils veulent, ou l'abandonner sans vouloir hasarder de prendre le renvi qu'il faudrait payer s'ils perdaient. Après que les renvis ont été faits, chacun dit quel est son poque, et le met bas; et celui qui a le plus haut gagne non seulement ce qui est dans le poque, mais encore tous les renvis qui ont été faits. Quand un des joueurs dit : « Je poque de tout », et que personne ne répond, soit qu'on n'ait pas poque, soit qu'on l'ait trop bas, le joueur qui a parlé le premier lève le poque. Le poque de retour (deux sept en main et un qui retourne) vaut mieux que les deux as en main et ainsi des autres cartes; à plus forte raison, le poque de trois cartes emporte celui de deux, et celui de quatre celui de trois; encore que le poque de moins de cartes fût de beaucoup supérieur pour la valeur des cartes. Lorsque le poque est levé, on voit dans son jeu si l'on n'a pas l'as, le roi. la dame le valet ou le dix de la