RAMS
donc de l'enjeu que le ou les perdants auront à payer au gagnant ou aux gagnants et on distribue à chaque joueur un nombre égal de jetons, ordinairement 5 ou au plus 10. Ensuite on tire la main à la plus haute carte, la donne
Racine pivotante du navet.
Racine tubéreuse de Torchis.
Racine fibreuse du blé.
Déviations de la racine de haricot.
quand autour du pivot ou axe, il se développe d'autres radicules égales ou même plus considérables, qui naissent à peu près à la hauteur du collet, marchent et croissent concurremment en formant une sorte de faisceau; on les appelle alors racines composées on fascicules (fasciculus, petit faisceau). Si le faisceau de ces ramifications en comprend un firand nombre et qu'elles soient minces et effilées, la racine reçoit le nom de fibreuse, comme dans le blé. 3° Enfin, quelquefois, les racines pivotantes vivaces prennent, au bout de quelques années une forme compliquée. Leurs radicelles grossissent, se rapprochent des dimensions du pivot lui-même et semblent en être de véritables branches. La racine prend alors la dénomination de rameuse, comme dans la plupart de nos arbres. — On peut facilement suivre, lors de la germination des haricots ou des fèves, la formation de la radicule et les déviations qu'elle est souvent forcée de subir, pour ramener l'embryon dans la position ver- • ticale, lorsque la graine est mal posée.
RADIC1F0RME adj. Dont la forme rappelle celle d'une racine.
RAIDISSEURs. m. Hortic. Sorte de vis sans fin avec une roue crénelée, qui reçoit un cran d'arrêt destiné à tendre des fils de fer pour le palissage.
RAJEUNIR v. a. Hortic. Retrancher de vieilles branches dans le but d'en obtenir des nouvelles.
RÂLER v. n. Crier, en parlant du faon.
RAME s. f. Hort. Par ext., on nomme pois à rames, haricots à rames, des pois ou des haricots de haute tige ayant besoin de support.
RAMEAU s. m. Hortic. Partie supérieure d'une branche chargée de feuilles ou de fleurs: le rameau est le bourgeon uouté.
RAMPONNEAU (Jean), fameux cabaretier de la basse Coui tille, qui obtint une vogue extraordinaire de 1752 a 1765, en vendant du vin à 3 sous et demi la pinte. Son cabaret fut,
Eendant un moment, le lieu de rendez-vous du eau monde parisien.
RAMS s. m. [ramss]. Nom d'un jeu de cartes. On dit aussi rems. — Le rams se joue, avec 32 cartes, à 3, 4, 5, ou 6 personnes. La valeur des cartes est la même qu'à l'écarté, le roi étant la plus forte et l'as prenant rang entre le valet et le dix. D'après certaines règles, l'as est la plus forte carte, mais c'est une dérogation au jeu véritable. Ordinairement on convient qu'il n'y aura qu'un gagnant et qu'un perdant, mais on admet quelquefois qu'il pourra y avoir plusieurs gagnants et plusieurs perdants. On convient
étant avantageuse. Le donneur, après avoir fait couper, distribue à chacun 5 cartes, par 3 et 2 ou par 2 et 3 à son choix. Il s'en donne le même nombre et retourne la première carte du talon, laquelle annonce la couleur de l'atout. Le premier joueur, à droite du donneur, prend la parole et dit « je passe > ou « Je tiens », suivant que son jeu lui paraît mauvais ou bon. Chaque joueur annonce à son tour si son intention est de tenir ou de passer. Quand tous, mécontents de leur jeu, ont dit e Je passe » le coup est gagné par le donneur qui, ayant fait rams, remet 5 de ses jetons dans le panier. Mais si un ou plusieurs joueurs ont déclaré tenir, le donneur a le privilège d'écarter une de ses cartes, sans la montrer aux autres joueurs, et de prendre la retourne en échange. Quand tout le monde passe excepté un seul joueur, le premier en cartes peut revenir sur ,^a parole et tenir contre le tenant; ce droit appartient à lui seul. Si tout le monde passe excepté un seul joueur, celui-ci fait rams, quel que soit son rang. Le premier de ceux qui tiennent joue une carte quelconque; les autres joueurs qui ont également tenu sont obligés de fournir et de forcer, ou de couper, s'ils n'ont pas de la couleur demandée, et même de surcouper le cas échéant. Enfin, il faut prendre quand on le peut et donner de l'atout lorsque la couleur demandée fait défaut. Chaque levée que fait un joueur lui permet de se débarrasser d'un jeton, qu'il remet au panier. Celui qui a tenu et qui n'a fait aucune levée est ramsé; non seulement il garde tous ses jetons, mais encore il est obligé d'en prendre 5 de plus. Pendant que jouent les personnes qui tiennent, celles qui ont passé gardent le silence, après avoir posé leurs cartes au talon, sans les montrer. Le coup terminé, ces personnes ne prennent pas d'autres jetons ; mais elles gardent ceux qu'elles ont. Ensuite la main passe à droite du premier donneur et ainsi de suite. Le premier ou les premiers qui se débarrassent de tous leurs jetons sont les gagnants (suivant les conventions); ils se retirent du jeu et la partie se continue entre les autres pour voir quel sera le perdant ou les perdants. Ordinairement, la question se vide en dernier ressort entre les deux derniers joueurs restant et le perdant est celui qui conserve encore un ou plusieurs jetons quand les autres n'en ont plus. Quand un coup est commencé, il arrive quelquefois que l'un des joueurs fait, avant la lin de ce coup, assez de levées pour pouvoir se débarrasser de tous ses jetons : il ne lui est pas permis de se retirer de suite; il faut qu'il attende la fin du coup, dans l'intérêt des autres joueurs. Mais quand il n'y a plus que deux joueurs, le premier qui a fait assez de levées pour se débarrasser de ses jetons
RASP
peut se retirer sans terminer le coup, quel que soit le nombre des cartes qui lui restent en main. On admet quelquefois une complication qui consiste dans l'adjonction d'un mort, quand le nombre des joueurs n'est pas supérieur à cinq. Le mort se compose de 5 cartes, que le donneur sert sur le tapis dans les mêmes conditions que les cartes des autres joueurs, et que le premier en cartes a le droit de prendre, sans les regarder, en échange des siennes qu'il ne trouve pas bonnes. S'il n'use pas de ce droit, le joueur suivant peut en profiter, et ainsi de suite. Dans certains cercles, le mort est forcé, c'est-à-dire que le premier en cartes est forcé de jouer, soit avec son jeu, soit avec le mort. S'il joue avec son jeu, son voisin de droite doit prendre le mort ou jouer avec son jeu, et ainsi de suite. On admet aussi quelquefois la convention de jouer atout en secours, c'est-à-dire que celui qui a fait la première levée doit ensuite jouer un atout; et s'il n'a pas d'atout il joue une carte retournée que l'on considère comme étant de l'atout.
RANKE (Léopold von) [rânn-ké], célèbre historien allemand, né à Viehe (forêt de Thuringe), le 21 décembre 179b, mort le 23 décembre 1886. 11 débuta dans l'enseignement à Francfort (1818), fut nommé professeur d'histoire à l'Université de Berlin (1825), historiographe de Prusse (1841) et président de la 'commission historique de Munich (1859). En 1865. il reçut des lettres de noblesse, et à la morl de Bœkh, il devint chevalier de l'ordre du Mérite. Le 21 décembre 1885, la ville de Berlin lui donna le droit de bourgeoisie; et le jour où il atteignit ses 90 ans (21 décembre 188b), devint l'occasion d'une manifestation sympathique à laquelle s'associèrent la cour et les universités. Ses travaux, comme historien, le placent bien au-dessus de tout ce que l'Allemagne contemporaine a produit de plus savant, et il est considéré comme le chef de l'école historique allemande. Sa célébrité est due surtout à son Histoire des Papes, leur Eglise, leur Etat aux xvie ef xviiestèc/es(1834'36, 3 vol.) Une sixième édition fut publiée en 1874, avec le Litre : Die Rœmiscken Pœpste in den letzten vier Jarhunderten; une 7e édition parut en 1875. Son Histoire de l'Allemagne au temps de la Réformation (1839-'47, 6 vol.), ne fut pas moins remarquée; elle a eu sa 5e édition en 1872 (5 vol.). Ses œuvres complètes, réunies en 36 vul. (1867-'77), comprennent une Histoire de France, principalement aux xvie et xvue siècles (1852-'61, 5 vol.; 3e édit. 1877); iine Histoire d'Angleterre aux xvi° et vin* siècles (1859-'67, 6 vol.), etc.
RAON-LES-LEAU, commune du canton de Badonviller (Meurthe-et-Moselle); 400 habitants. Ce village, cédé à l'Allemagne par le traité iiu 10 février 1871, redevint français, le 12 novembre 1871, à la suite d'une rectification de frontières. Le 24 septembre 1888, fut inauguré, à l'entrée du cimetière de Raon-les- Leau, un monument élevé par souscription à la mémoire du piqueur Brignon, mortellement blessé à Vexaincourt, le 24 septembre de l'année précédente, par le soldat allemand Kauffmann.
RAPIFORME, adj. (lat. râpa, rave; franc. forme). Hist. nat. Qui a la forme d'une rave : racine rapi forme.
RASPAIL (Eugène), homme politique, né à Gigondas (Vaucluse), le 12 septembre 1812, mort en septembre 1888. Il était neveu de F.-V. Raspail, et s'occupa, comme lui, de sciences naturelles. Ses compatriotes l'envoyèrent à la Constituante, en 1848; il siégea a l'extrême gauche et ne fut pas réélu. 11 a laissé des Observations sur un nouveau genre de saui-iens.
RASPAIL (liqueur hygiénique de). Mettez dans un litre d'alcool à 21° : sommités et