‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 402 sur 503 · RICH · texte numérisé non relu

RICH

RIGN

ROGN

prun. Une espèce dont nous n'avons pas parlé à notre article Nerprun est le rhamnus purshiana, comprenant plusieurs espèces d'arbrisseaux ou de petits arbres qui atteignent de 10 à 20 pieds de haut et dont l'écorce a été introduite dans l'usage médical, il y a quelques années, sous le nom de cascara sagrada. Ce rhamnus croit sur la côle du Pacifique. Ses propriétés sont à peu près les mêmes que celles des autres espèces du genre nerprun. A petites doses, il est laxatif; à hautes doses, il devient cathartique. On l'emploie ordinairement sous forme d'extrait liquide, que l'on peut donner à la dose de 15 à 60 gouttes, suivant l'effet désiré.

RHIPIPTÈRE adj. (gr. rhipis, éventail; pteron, aile). Entom. Quia les ailes en éventail : insecte rhipiptère... — S. m. pi. Onzième ordre des insectes, dans la classification de Cuvier, comprenant des animaux très singuliers par leurs formes anomales et par leurs habitudes. Chez les rhipiptères la première paire d'ailes est transformée en une paire d'appendices crustacés, mobiles, en forme de petites élytres. La seconde paire d'ailes est relativement grande ; les ailes sont membraneuses, divisées par des nervures longitudinales qui rayonnent et elles se plient dans leur longueur en manière d'éventail. Leur organede manducation est formé de quatre pièces, dont les deux plus courtes paraissent être des palpes à deux articles; les deux autres, insérées près delà base interne des précédentesprésententlaformede petites lames linéaires pointues, se croisant à leur extrémité, et ressemblant à des lancettes de suçoir plutôt qu'à des mandibules. Leurs yeux sont gros, hémisphériques, un peu pédicules et grenus. Leurs deux antennes, rapprochées à leur base, sur une élévation commune, sont composées de trois articles, dont les deux premiers sont très courts et dont le troisième, très long, se divise en deux branches s'appliquant l'une sur l'autre. L'abdomen presque cylindrique est formé de huit à neuf segments et terminés par des pièces analogues à celles des hémiplères;six pieds presque membraneux, terminés par des tarses. La pailicularité la plus remarquable de l'existence de cesinsectes, c'est qu'à l'état de larves, ils vivent en parasites entre les écailles de l'abdomen de quelques hyménoptères. Ce s- mt des sortes d'œstivs d'insectes. L'ordre des rhipiptères ne comprend que quatre genres et une douzaine d'espèces. Les genres sont : 1° les xenos, ayant des tarses à quatre articles; antennes à trois articles; 2° les éltnchus, tarses à deux articles ; antennes à trois articles ; 3° les stylops, tarses à quatre articles ; antennes à six ; 4° les halictophages, tarses à trois articles.

RH1ZANTHÉ, ÉE adj. Bot. Se dit des plantes dont les fleurs viennent directement sur le rhizome.

RHIZOCARPIEN, IENNE adj. (gr. rhiza, racine; karpos, fruit). Bot. Qui fleurit et fructifie sur un rhizome souterrain. Ce terme a été appliqué par de Candolle aux plantes vivaces par leurs souches.

RHYZOPORACÉ, EE adj. (de rhyzopora, nom scientilique du palétuvier). Bot. Qui se rapporte au palétuvier. — S.f. pi. Famille de dycotylédones dialypétales, périgynes, comprenant des arbres ou des arbrisseaux à feuilles opposées, entières, accompagnées de stipules interpétiolaires, à fleurs axillaires. Ces plantes croissent dans les régions maritimes des tro piques. Genre principal: palétuvier.

RICHARD (Maurice), homme politique, né à Paris le 26 oct. 1836, mort à Paris le 5 nov. 1888. Il fit son droit à Paris et s'inscrivit au barreau de cette ville. Il appartenait au parti libéral et fit de l'opposition à l'Empire. Elu député contre le général Mellinet, candidat officiel, par les électeurs de la quatrième circonscription de Seine-et-Oise en 1863, il siégea

au centre gauche et fut réélu contre M. Ernest Baroche, lors des élections générales de 1869. Le "2 janvier suivant, M. Emile Ollivier lui confia le portefeuille des beaux-arts. Après le Quatre- Septernbre, il se retira dans son château de Millemont (Seine-et-Oise) qui devint le lieu de rendez-vous des partisans de l'empire libéral. Lors de la scission entre le prince Jérôme Bonaparte et son fils, le prince Victor, il resta fidèle au premier de ces deux prétendants et fut considéré comme l'un des chefs du parti jérômiste. C'est dans son château que se trouvait le prince Jérôme quand on lui notifia l'ordre de quitter la France, le 15 octobre 1872.

RICORD (Philippe), célèbre chirurgien français, né a Baltimore (Etats-Unis), le 10 décembre 1800, mort le 22 octobre 1889, des suites d'une pneumonie. Son père, armateur français de la Compagnie des Indes, ayant été ruiné par des spéculations malheureuses, était allé inutilement chercher en Amérique le moyen de rétablir sa fortune. Le jeune Philippe Ricord fit ses premières études médicales à Baltimore, sous la direction de son frère aine, Alexandre, né en 1798, dont les ouvrages de médecine et d'histoire naturelle étaient fort goûtés en Amérique. A vingt ans, il arriva à Paris, fut admis à l'internat, suivit les leçons de Dupuylren et de Lisfranc et se fit recevoir docteur de la Faculté en 1826. Il exerça d'abord en province, mais ayant été reçu le premier, lors du concours du bureau central des hôpitaux, en 1828, il vécut pendant deux ans du produit du cours qu'il fit à la Pitié. En 1831, il devint médecin en chef de l'hôpital du Midi, affecté au traitement des maladies secrètes. Il y resta jusqu'en 1860, époque de sa retraite, s'adonnant exclusivement à l'étude physiologique, à l'observation clinique et à la pratique chirurgicale des maladies syphilitiques. Il acquit rapidement une grande réputation et fut élu, en 1850, membre de l'Académie de médecine (section de pathologie chirurgicale). Nommé le 28 juillet 1862 médecin ordinaire de la maison du prince Napoléon, il fut, le 26 octobre de la même année, désigné comme chirurgien consultant de l'Empereur. Il avait acquis une fortune considérable et était décoré d'un grand nombre d'ordres français et étrangers. Outre de nombreux mémoires, lettres ou articles publiés dans les Mémoires ou le Bulletin de l'Académie de médecine, à Y Union médicale, au Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, etc., on doit au Dr Ricord : De l'emploi du spéculum (1833) ; De la blennorrhagie de la femme (1834); Emploi de l'onguent mercurieldans le traitement de l'érysipèle (1836); Monographie du chancre (1837) ; Théorie sur la nature et le traitement de Vépididymite, Traité des maladies vénériennes (1838, in-4°, 66 pi.); De l'ophtalmie blennorrhagique (1842); Clinique iconographique de l'hôpital des vénériens (1842-'51, pi.); De la syphilisation ettle la contagion des accidents secondaires (1853) ; Lettres sur la syphilis (1854, 3e édit., 1863), etc., etc.

RIGNY, (Henri-Gauthier, comte de), marin, né à Tout en 1783, mort à Paris en 1835. Il entra dans la marine en 1798, fit la campagne d'Egypte, passa enseigne de vaisseau en 1803, entra dans les marins de la garde en 1806, fit les campagnes de Prusse et de Pologne, suivit en Espagne, en qualité d'aide de camp, le maréchal Berthier (1808), fut blessé à Somo- Sierra.pritpartà la bataille deWagrani (1809). Il obtint alors le grade de lieutenant de vaisseau, devint capitaine de frégate en 1811, capitaine de vaisseau en 1816, commandant de l'escadre du Levant en 1822, contre-amiral en 1825, dirigea la flotte française à Navarin, fut élevé au grade de vice-amiral en 1827 et reçut, avec la dignité de comte, la préfecture maritime de Toulon en 1829. Il ne voulut pas

faire partie du ministère Polignac, et accepta la révolution de 1830, après laquelle il fut membre du conseil d'amirauté, ministre de la marine (1831-'34), puis ministre des affaires étrangères et ambassadeur à Naples.

RIMEUX, EUSE adj. (lat. rima, fente). Hortic. Synon. de gercé.

RIPAT0N s. m. Argot. Soulier.

RIPEMENT s. m. [ri-pe-man] (gr. riptô, je jette bas, je lance). Chemins de fer. On entend par ripemerït d'une voie, l'écart subit d'un rail produit soit par un affaissement du soi, soit par la disjonction des pièces ; de sorte que les rails cessant d'être parallèles, il en résulte que l'une des roues de la machine se dégage dis rails et roule sur le sol : le ripement produit souvent un déraillement.

RIPLEY (George), écrivain et journaliste américain, né à Greenfield (Mass.), le 3 oct. 1802, mort à New-York le 4 juillet 1880. Il était le plus jeune fils de Jérôme Ripley, négociant, qui lui laissa une fortune médiocre. Au sorlir du collège d'Harward, en 1823, il resta trois annéesà l'Université de Cambridge, où il étudia la théologie. De 1828 à 1811, il fut pasleur unitarien à Boston et consacra ses loisirs à l'étude de la philosophie, de la théologie allemande et de la critique biblique. 11 se fit l'éditeur d'une importante publication intitulée Spécimens de littérature étrangère (14 vol., Boston, 1838-'42) et traduisit luimôme les deux premiers volumes de cet ouvrage, en donnant des extraits des écrits de Cousin, de Jouffroy et de Constant. Dans deux lettres adressées à Andrews Norton et rendues publiques, il expliqua et défendit la philosophie et la théologie de Spinoza, de Schleiermacher et de de Wette (1840). Abandonnant la théologie pour les lettres, il fut ensuite l'un des principaux collaborateurs du D'ud (1840- '41), du Harhingcr (iHtë-'i'è) et de la New-York Tribune, dont il dirigea la partie littéraire à partir de 1849 jusqu'à son décès. 11 fut, pendant plusieurs années, le rédacteur de la parlie critique du Harper's Magazine. Son œuvre la plus populaire est la fameuse New-American Cyclopsedia (1857-'63), écrite en collaboration avec Charles A. Dana. En 1869, Ripley visita l'Europe, d'où il écrivit une série de lettres destinées à la publicité. A son retour, il commença une édition revue delà Cyclopxdia (1873-76).

RIQUET A LA HOUPPE, se dit d'un bossu, par allusion au principal personnage d'un conte de Perrault.

RIS DE VEAU (Cuis.).— Faites-les dégorger une heure dans de l'eau tiède, puis jetez-les dans l'eau froide pour les raffermir. Vous pouvez alors vous en servir comme garniture dans toute sorte de ragoûts; les faire cuire à la broche, piqués de petit lard ou en fricandeau, ou accompagnés de sauces diverses, principalement à la poulette. — Ris de veau en caisse. Parés et piqués, coupez vos ris de veau par morceaux et faites cuire avec champignons et fines herbes hachés très fin. Placez dans des caisses de papier huilées et garnies de mie de pain, saupoudrez de mie de pain et mettez sur le gril.

RISCLE, ch.-l. de cant. de l'arrond. et à 46 kilom. O.-N.-O. de Mirande (Gers), sur l'Adour; 1100 hab.

RIVEMENT s. m. Action de river un clou

R0DEZIEN IENNE, s. et adj. De Rodez: qu se rapporte à cette ville ou à ses habitants. — On dit aussi Ruthénien, ienne.

ROGNON (Cuis.). — Rognon de bœuf a la bourgeoise. Coupez votre rognon par filets minces ayant soin d'enlever la chaîne graveleuse du milieu, et passez sur le feu avec un morceau de beurre; sel et poivre: ajoutez persil, ci-

ROND

boules, pointe d'ail hachés menu. Quand il sera cuit, ajoutez un peu de bouillon, un filet de vinaigre; ne le laissez plu? bouillir de peur qu'il ne se racornisse. — Rognon sauté. Coupez en Iranches; passez au roux avec épices et bouquft garni. Mouillez de vin, Faites jeter un bouillon, liez avec un peu de farine; laissez réduire. — Rognons de mouton a l\ brochette. Faites-les tremper dans l'eau pendant cinq minâtes, ce qui vous aidera à eulever la peau qui les couvre, ouvrez-les en deux, maintenant l'ouverl u re béante au moyen de brochettes; salez et poivrez-les et faites-les cuire sur le gril. Servez avec un peu de beurre manié de persil haché sur un plat chauffé. — Rognons sautés au vin blanc Melt z vos rognons dans une casserole, coupés par tranches, avec beurre, persil et champignons hachés, sel, poivre et muscade. Faites sauter à grand feu; saupoudrez de farine, mouillez d'un verre de vin blanc; remuez pour ne pas laisser bouillir. Ajoutez un peu de bon beurre et du jus de citron au moment de servir.

ROMAINVILLEtRomana Villa), commune du eau t. de Ponloise, arrond. et à 22 kilom. S.-E. de Saint-Denis (Seine), à 15 kilom. N.- E. de Paris ; 2,500 bab. I.e bois de Romainville, dont il ne reste plus qu'une lisière étroite, d'où l'on jouit d'un beau panorama, était jadis très fréquenté des Parisiens. Le château a été détruit en 1856. De l'esplanade du fort de Romainville, la vue a une grande étendue. La 30 mars 1814, les Russes établirent leur quartier général à Romainville, après un combat assez vil livré aux Fiançais sous les ordres du duc de Raguse.

ROMANÉE, nom de deux célèbres vignobles bourguignons, qui appartiennent à la côte de Nuits et sont situés sur le même coteau, commune de Rosnes, à 3 kilom. de Nuits et à 17 kilom. S. de Dijon. L'un, acheté vers 1750, par le prince de Conti, est appelé Romanée-Conli. Sa superficie n'est que de 172 ares, et il ne produit guère, chaque année, plus de dix à douze pièces d'un vin rouge remarquable par sa belle couleur, son arôme, sa délicatesse et la finesse de son goût délicieux. L'autre, qui appartint depuis 1232, à l'abbaye de Saint-Vivaut est appelé Romanée-Saint-Vivant. 11 couvre le bas du coteau occupé par le vignoble de Roluauée- Conti. Sa superficie est d'une dizaine d'hectares et il produit des vins qui figurent parmi les premiers de France.

ROMESTECQ s. m. [ro-mèss-tèk] (de Rome et s<ecç,"îieox termes qui sont employés dans ce jeu). Jeu de cartes d'origine flamande qui fut autrefois très répandu à Paris, mais qui est aujourd'hui délaissé.

RONDE s. f. Chanson qu'une personne chante seule et dont le refrain est répété par tousen dansant en rond : Une ronde villageoise. — Tout petit poème que l'on chante eu dansant en rond — Par ext. La danse que l'on exécute en chantant une ronde. — Encycl. Nousdonnonsci-dessousles paroles dequelques rondes, choisies parmi les plus populaires : 1" L'autre jour, plantant de ïoieille.

L'autre jour, plantant de l'oseille, J'ai rencontré mon berger.

Qui me dit tout bas à l'oreille : m Je voudrais bien vous embrasser ., Ah vraiment! la drôle de mode!

Ce berger-la n'est point sot.

Il nous apprend la roelhude Oc nous aimer comme il faut.

Ici le maître de la ronde abandonne la main de la personne qui se trouve à sa droite; celle-ci entre dans le rond, pendant que, le cercle s'élant vivement refermé, le chœur reprend :

Midame (ou monsieur», entrez dans la danse

1; gardei-en la cadence,

El puis vous embrasserez

Celui (ou celle) que vous aimeres.

ROND

La personne entrée dans le rond ayant obéi à l'injonction du chœur, passe à la gauche du maître, et on recommence le couplet. — 2° Lesi ipagnons de li marjolaine. Dans celte ronde, il y a, d'un côté, un groupe de jeunefilles; de l'autre se trouve une jeune fille seul ■. Les jeunes filles s'avanceni vers leur compagne en chantant le couplet suivant :

Qu'est-c' qui passe ici si tard?

Compagnons de la marjolaine, Qu'esta' qui pa-sc ici si lard, C'est le chevalier du guet Dessus le quai?

La jeune fille s'avance à son tour en chantant :

C'est le chevalier du guet.

Compagnons de la marjolaine, C'est le chevalier du guet, Dt^sus le quai.

On allerne ainsi, jusqu'à la fin :

Que amande le chevalier? etc.

Une fille à marier, etc.

N'y a pas de fille à marier, etc.

On m'a dit que vous en aviez, etc.

Ceux qui l'ont dit se sont trompés, etc.

Je veux que vous m'en donniez, etc.

Sur les onic lieur's repassez, etc.

Le? onze hcur's sont bien passées, etc.

Sur les minuit revenez, etc.

Les minuit sont bien sonnes, etc.

M lis nos filles sont couchées, etc.

En est-il un' d'éveillée, etc.

Qu'est-c' que vous lui donnerez, etc.

De l'or, des bijoux, assez, etc.

Eli' n'est pas intéressée, etc.

Mon cœur je lui donnerai, etc.

En ce cas-la, choisissez, etc.

La jeune fille choisit dans le groupe une personne et s'enfuit avec elle pendant que les autres ^e mettent a leur poursuite. — 3° Ahî mon beau château. Les jeunes filles se forment en deux groupes : l'un forme une ronde et l'autre ^e tient dans le cercle. Les joueurs du premier groupe chantent en tournant :

Ah ! mon beau château Ma tant'tire, lire, lire,

Ah! mon beau cbàteau Ma tant'tire, lire, lo.

Les jeunes filles du second groupe répondent en chœur, et ensuite, la provocation et les réponses alternent :

Le nô'ro est plus beau.

Ma tanttire, etc.

Nous le détruiront Ma tant'tire, etc.

Laquell' prendrez-vous T Ma tant'ltre, etc.

En chantant le couplet suivant, la troupe qui chante désigne une jeune fille de l'autre groupe.

Celle que toïcï, 51a tant'tire, etc.

Que lui donnerez-vousî Ma tant'iire, etc.

Oe jolis bijoux.

Ma tant tire. etc.

Nous en voulons bien, Ma tant'tire, etc.

Pendant que l'on chante ce dernier couplet, la jeune fille désignée se détache de son groupe et vient se mêler à la ronde; après quoi, on recommence jusqu'à ce que toutes les jeunes tilles soient passées dans la ronde. — 4° Savez-vous planter les choux? Les jeunes gens forment une ronde et chantent :

Savez-vous planter des choux, A la mode, à la mode, Savez-vous planter des choui, A la mole de chez nous?

On les plante avec le pied, A la mode, à la mode, On les plante avec le pied, A la mode de chez nous.

Savez-vous, elc.

On les plante avec la main, etc.

On les plante avec le doigt, etc.

On les plante avec le nez, etc.

On les plante avec la bouche, etc.

On les plante avec l'oreille, etc.

ROND

A chaque fois que 1 on désigne une partie, on fait le simulacre de planter des choux ivec cette partie. — 5° Comment mon père sème *on avoine.

Oui veut ouïr, qui veut savoir Comm- nt mon per' sera' ;on avoine F

Il la semé comme ci.

Puis il la sème comme ça,

La ronde s'arrête, et l'on fait le simulacre de semer, en chantant les deux vers précédents.

Frappe des pieds, frappe des maint,

Les joueurs frappent le soi du pied gauche puis du pied droit, puis deux fois dans leur* mains.

Fait un p'tit tour chez son voisin,

Tous les joueurs tournent sur eux-mêmes.

l'uis se repose, repose, repose, Puis se repose un petit brin.

Chacun, en chantant les deux vers précédents, prend l'attitude d'une personne qui se repose. Il faut que fous ces mouvementssoient exécutés en mesure et simultanément par tous les danseurs. Ensuite on recommence pour savoir :

Comment mon père bine son avoine, Comment mon père coupe son avoine, Comment mon père lie son avoine, elc.

6° Sur le pont d'Avignon

Sur le pont

D'Avignon L'on y danse, l'on y danse.

Sur le pont

D'Avignon Tout le monde y danse en rond.

Les beaux messieurs font comme ça (bts).

Sur le pont, etc.

Les blanchisseuses font comm ça (bis).

Les bell' dames font comm' ça (bis), etc.

A chaque couplet, les danseurs s'arrêtent pour imiter l'action de la personne nommée; puis on reprend le refrain et la ronde. — 7° La boulangère a deséeus.

La boulangère a des écus Qui ne lui coûtent guère (bis).

Oui, elle en a, je les ai vus.

J'ai vu la boulangère, j'ai vu, J'ai vu la boulangère.

Pendant le refrain on quitte la ronde pour tourner deux à deux. — 8° // était une bergère.

Il était une bergère, Et ron, ton, ren, petil patapon; Il était une bergère Qui gardait ses moutons,

Hun. ron, Qui gardait ses moutons.

Elle fit un fromage, Et ron, ron", ron...

Du lait de ses moutons,

Ron, ron.

Le chat qui la regarde,

Et ron, ron, ron...

D'un petit air fripon

Ron, ron.

Si tu y mets la patte Tu auras du bâton.

Il n'y mit pas la patte, U y mit le menton.

La bergère en colère.

Tua son petit chaton.

Elle fut à son père Lui demander pardon, u Mon père je m'accuse, D'avoir tué mon chaton.

— Ma fill', pour pénitence Nous nous embrasserons.

— La pénitence est douce.

Nous recommencerons. *

9° La plus aimable à mon gré.

La plus aimable à mon gré (bis) Ji vais vour» la présent- r (bis) Pious lui f'rons passer barrière.

Rameu' tes moutons, bergère.

Rnuen', ramen', rameu' donc Tes moutons à la maison (bis).

La personne qui dirige la ronde chante seule

ROND

les deux premiers vers; puis elle quitte la main de sa voisine de droite et élève le bras gauche, pour former avec sa voisine de gauche un arc sous lequel passe la voisine de droite, suivie de toutes les autres qui reviennent former le cercle, en chantant le refrain. — 10° Il était un p'tit homme.

Il était un p'tit homme Qui s'appelait Guilleri,

Carabi; 11 s'en fut à la chasse.

A la chasse aux perdrix,

Carabi, Titi Carabi, Toto Carabo, Compère Guilleri, Te lairas-tu (ter) mouri?

Il s'en Tut à la chasse, A la chasse aux perdrix,

Carabi ; Il monta sur un arbre.

Pour voir ses chiens eouri;

Carabi ; etc.

La branche vint à rompre.

Et Guilleri tombit,

Carabi ; etc.

Il se cassa la jambe, Et le bras se démit;

Carabi ; etc.

Les dam's de l'hôpital Sont arrivées au bruit.

Carabi ; etc.

L'une apporte un emplâtre, L'autre de la charpie,

Carabi ; etc.

On lui banda la jambe, Et le bras lui remit.

Carabi; etc.

Pour remereier ces dames, Guilleri tes embrassit,

Carabi; etc.

11° Mettez-vous à genoux.

Mettez-vous à genoux 'bis), Mettez-vous y encore un coup

Afin que l'on vous aime.

Ah ! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah! j'aimerai qui m'aime.

Mam'selle, entrez chez nous (bis), Mam'selle, entrez encore un coup,

Afin que l'on vous aime.

Ah ! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah! j'aimerai qui m'aime.

Une ami' choisissez-vous (bis), Choisissez-la encore un coup,

A lin que l'on vous aime.

Ah ! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai.

Ah' j'aimerai qui m'aime.

Mettez-vous à genoux (bis), Mettez-vous y encore un coup,

Alin que l'on vous aime.

Ah 1 j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai.

Ah ! j'aimerai qui m'aime.

Faites-nous les yeux doux (bis), Faites- nous-Iea encore un coup.

Afin que l'on tous aime.

Ah! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah! j'aimerai qui m'aime.

Et puis, embrassez-nous (bis), Embrassez-nous encore un coup,

Afin que l'on vous aime.

Ah ! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah! j aimerai qui m'aime.

Revenez parmi nous (bis), Revenez-y encore un coup,

Afin que l'on vous aime.

Ah! j'aimerai, j'aimerai, j'aimerai, Ah 1 j'aimerai qui m'aime.

Chaque jeune fille entre à son tour dans le cercle et exécute les commandements qui lui sont faits. — 12° La tour, prends garde. Une jeune fille assise représente le duc de Bourbon ; deux autres jeunes filles se tenant par la main représentent la tour. Les autres, qui sont le fils du duc et ses officiers, entourent ce prince.

DBUI OPPICIEHS A L4 TOUS.

La tour, prends garde (bis), De te laisser abattre.

Nous n'avons garde (bis) De nous laisser abattre.

les oppiciens.

J'irai me plaindre (bis) Au duc de Bourbon.

LBS 0PP1CIRR3.

Mon duc, mon prince (bis), Je viens à vos geuoux.

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