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moins de rapidité ; et il est inutile de se fatiguer à le poursuivae à la nage ; il vaut mieux courir le long du bord pour le devancer. Eslon près d'une eau profonde et dormante? on reconnaîtra le lieu où se trouve le noyé par les bulles d'air qui s'élèvent à la surface ; et l'on plongera en cet endroit, en tenant compte du courant ou de la marée qui les font se diriger plus ou moins obliquement. Quand le sauveteur, ayant plongé, se trouve en présence du noyé, c'est le moment de redoubler de précautions; il ne doit l'approcher qu'avec prudence et par derrière, en se cachant à ses regards autant que possible, pour le surprendre et le saisir soit des deux mains sous les aisselles, soit avec la main droite au haut du bras droit près de l'aisselle, et pour le pousser devant soi à bout de bras. Faute de prendre ces précautions, on risque de se laisser attraper le bras ou la jambe par le noyé qui s'y cramponne ensuite avec frénésie et ne lâche plus que si on a la force et le temps de l'étourdir à force de coups, moyen violent qui peut avoir des suites funestes et qui, d'ailleurs, ne réussit pas toujours à délivrer le sauveteur. Ce danger cesse quand le noyé ne donne plus signe de vie ; alors, si l'on a la certitude qu'il a perdu l'usage des sens, on le saisit par les cheveux et on l'amène à la surface, pour le tirer ensuite sur le dos jusqu'au rivage. Mais les choses ne se passent pas aussi simplement lorsque le noyé est encore plein de vie, parce que tous ses efforts tendent inconsciemment a saisir et à faire périr l'homme généreux qui se dévoue pour le sauver. On n'échappe à sa fatale étreinte qu'en le tenant vigoureusement à distance, comme nous avons dit. Arrivé à la surface, il faut surtout empêcher le noyé de se retourner pour vous prendre à bras le corps. Pour cela, on le rapproche vivement ; on le saisit de la main gauche par les cheveux, tandis que la main droite, glissant le long de son bras droit, vient s'arrêter au poignet, qu'elle serre fortement et qu'elle amène derrière la tête du noyé, sur la poitrine du sauveteur. Dans cette position, l'asphyxié n'est plus à craindre, à moins que ce soit un hercule. On le tient donc par derrière ; alors on se couche soi-même sur le dos, de façon à avoir ie derrière de la tête du noyé sur la poitrine. On nage sur le dos vers le rivage, en entraînant la victime étendue sur soi, la face hors de l'eau. Si l'asphyxié a perdu connaissance, on peut lui lâcher le bras droit, ce qui donne beaucoup plus de facilité pour nager. Quand on opère un sauvetage dans une rivière, on ne doit pas se fatiguer inutilement en essayant de couper le couraut pour arriver à un point plus rapproché; il est toujours préférable de suivre la direction de l'eau, au risque de mettre un peu plus de temps à parvenir au rivage. Le secours doit être porté aussi rapidement que possible, il est barbare de pousser la prudence jusqu'à n'approcher du noyé que lorsqu'il ne doune plus aucun signe de vie ; c'est s'exposer à ne ramener qu'un cadavre avec soi ; néanmoins il y a des sauveteurs qui n'agissent pas autrement. Une autre observation des plus importantes est la suivante. Si l'on ne peut éviter l'étreinte du noyé, l'humanité exige qu'on ne l'assomme pas de coups ; il vaut bien mieux employer un moyen plus efficace qui consiste à remonter pour respirer, puis à se laisser couler sans résister aucunement au noyé; il s'évanouit en peu de secondes et lâche son sauveteur, qui peut alors le saisir par les cheveux en remontant à la surface. Une autre observation. Quand on se trouve à une certaine profondeur, en face d'un noyé qui est étendu sur le ventre ou sur le côté sans donner signe de vie, il faut, pour le remonter plus facilement; le retourner sur le dos et lui imprimer un vif mouvement de bas en haut : il remonte de lui-même. Le sauve-
teur n'a plus qu'à le suivre et à le saisir par les cheveux pour le placer comme il a été dit. Quand on se trouve à une certaine distance du rivage et si l'on craint d'être épuisé avant de l'atteindre, on se laisse flotter, toujours sur le dos, ainsi que le noyé, dont la bouche se trouve hors de l'eau, dans la position indiquée ci-dessus ; on attend ainsi du secours. — Legisl. Nous avons déjà parlé dans le tome V du Dictionnaire (p.2ii), de l'admirable institution fondée en 1865 et qui s'intitule Société de sauvetage des naufragés. Nous avons à signaler ici une autre société de bienfaisance qui est appelée aussi à rendre d'inappréciables services. La Société du Sauvetage de l'enfance, que l'on dénomme aussi plus longuement « Union française pour la défense et la tutelle des enfants maltraités ou en danger moral », a été fondée à Paris, en 1887, sur l'initiative de deux femmes de bien, Mrao Caroline de Barrau et Mm0 Pauline Kergomard. Cette société a pour but de rechercher et de signaler à qui de droit, ou de recueillir : les enfants âgés de moins de seize ans, qui sont maltraités à l'excès ou abandonnés par leurs parents; ceux qui se livrent habituellement à la mendicité, au vagabondage ou à la débauche; ceux don t les parents vivent dans une inconduite notoire, ou se livrent soit à la mendicité, soit à l'ivrognerie; et ceux dont les parents ont été condamnés pour crimes ou pour délits graves. L'Union institue, partout où elle en trouve les moyens, des comités locaux et aussi des asiles temporaires destinés à recueillir les enfants dont elle prend la charge. A Paris, le secrétariat est installé rue de Lille n° 1, et l'asile temporaire, place Dauphine n° 14. Les membres titulaires de {'Union paient une cotisation annuelle de 12 francs, laquelle est réduite à 5 francs pour les membres de l'enseignement primaire. Tout autre souscripteur d'une somme de 5 francs par an a le titre d'adhérent. Celui de fondateur est attribué aux personnes qui ont fait, en une fois, un versement de 200 francs. Les pupilles de l'Union sont placés autant que possible à la campagne, et ils y sont surveillés par des protecteurs spéciaux ou par les inspecteurs de l'assistance départementale. Quelques enfants ont été placés en Algérie. Le président du conseil d'administration de ['Union est M. Jules Simon, qui consacre à cette belle œuvre son expérience et son infatigable ardeur de philanthrope. La société dont il s'agit nous parait appelée à seconder efficacement l'exécution de la loi du 24 juillet 1889 que nous avons résumée plus haut. (Voy. Enfant.) Cn.Y.
SAVILL (Robert) inventeur des billets de chemins de fer connus sous le nom de tickets, mort en octobre 1888. Simple employé de la Compagnie du Birniini.'ham-Railway, en 1833, il eut l'idée de remplacer les reçus écrits, détachés de livres à souche, par les billets imprimés dont on se sert aujourd'hui daus l'univers entier.
SAXICOLE adj. [sak-si-ko-le] (lat. saxum, rocher; colo, j'habite), llist. nat. Qui vit sur les pierres, sur les rochers, comme certains lichens.
SCAFERLATI s. m. (étymol. inconnue). Mot introduit vers 1811 ou 1812, pour désigner une qualité de tabac à fumer. La première apparition officielle du mot scaferlati eut lieu dans la loi sur les Finances, du 28 avril 1816, où il est question (art. 220) de mécaniques à scaferlati. On nommait alors scaferlati la première qualité des tabacs étrangers, composée ordinairement de 70 parties de maryland et de 30 parties de Virginie maigre. Aujourd'hui le scaferlati est le tabac à fumer ordinaire vendu par la régie.
SCALARIF0RME adj. (lat. scala, escalier; franc, forme). Bot. Se dit des vaisseaux en tubes prismatiques, offrant des ligues trans-
parentes horizontales très rapprochées le9 unes des autres, à une distance parfaitement égale et occupant toute la largeur de l'une des faces du vaisseau. Les vaisseaux scalarifornies sont abondants dans les tiges des fougères.
SCAPE s. m. (lat. scapus, tige, hampe). Bot. Pédoncule commun, portant habituellement plusieurs fleurs nées d'une inflorescence unique, comme chez la jacinthe, le yucca, l'agavé, etc. On dit aussi hampe.
SCAPHANDRIER. — Téléphone des scaphandriers. Téléphone qui se met sous le casque d u plongeur. Celui-ci parle dans le transmetteur T, sorte de microphone qui, détaché de la
Téléphone dei scaphandriers.
pièce de tête, se visse dans le casque même, en face de la bouche du plongeur. La parole lui est transmise par deux récepteurs R et R', qui font partie de l'appareil. Le plongeur peut ainsi parler et écouter sans avoir besoin d'interrompre son travail.
SCIE CIRCULAIRE. On attribue l'invention des scies circulaires à l'ingénieur Brunel ; mais elles étaient connues avant lui. Il en fit usaye pour le coupage du bois destiné aux conslruc-
Scie circulaire anglaise marenant 1 1* maio.
tions navales. Aujourd'hui, les scies circulaires se trouvent dans tous les grands ateliers de menuiserie. On les meut soit à la vapeur, soit au moyen d'une pédale, ou tout simplement à la main. Leur travail est très rapide.
SCITAM1NÉ, ÉE adj. (lat. scitamenta, mets choisis). Bot. Se dit de certains végétaux dont la fécule possède de précieuses qualités alimentaires. — S. f. pi. Treizième classe des