SUD
tion et de raffinage, tels que l'Allemagne. l'Autriche, la France, la Rus-ie, etc. Depuis l'applicaiion de l'impôt sur la betterave, les exportateurs profilent ainsi, pour les quantités qui sont des bonis de fabrication, de la restitution de droits qu'ils n'ont pas payés. De là. une prime, donnée par l'Etat à l'exportation .les sucres; de là aussi la possibilité de livrer cette denrée sur les marchés extérieur», notamment sur relui de Londres, à des pris inférieurs aux cours des pays producteurs. Les colonies anglaises ont vu ainsi fermer à leurs sucres le débouché de la métropole; et, pour remédier à cet étal de choses, le gouvernement anglais a provoqué la reunion d une conférence internationale. Une convention provisoire a été signée à Londres le 30 aoûl 1888; et le programme arrêté doit mettre lin, dans un certain délai, au système oes primes à l'exportation. Mais il sulfit que l'un de- pays producteurs peisisle à appliquer le système des primes pour qu'il soit maintenu dans les autres. La réduction du droit de con-nmmalion sur les quantités de sucre employées au suciage des vin- et des cidres, au moment de la tei mental ion a donné des résultats importants, fendant les années où la producti n s'est trouvée très réduite, le sucrage des vins de première cuvée et la fabrication des vins de deuxième cuvée ou vins de marcs ont été largement pratiquédans les contrées vinicoles. (Voy. Vin.) Le sucrage des cidres est encore très peu répandu. — La loi du 6 juin 1889 a rendu obligatoires la vérification et le poinçonnage des den.-iinètres qui sont employés dans les fabriques •de sucre pour constater la richesse saccharine de la betterave. — Ajoutons ici quelquechiffres de stalistique. Dans la campagne 1889-1890, les fabriques françaises de sucre indigène ont employé plus de six milliards et demi de kilogrammes de betteraves, qui ont produit 731 millions de, kilogrammes de sucre, savoir : 166 millions 1/2 dans le département de I Aisne, 162 millions dans le Nord, 1 18 dans la Somme, 8i dans le Pas-de-Calais, 68 danl'Oi-e, 47 1/2 dans Seine-et-Marne, 13 dans le- Ardennes, autant en Seiue-et-Oise, el 48 laus d'autres départements. Les 158 millions de «ucre de canne importés pendant l'année 1 889 ont élé fournis en majeure partie par les colonies française-, savoir : 46 millions de kilog. par la Guadeloupe, 35 parla Martinique, 25 par la Réunion. 4 par Mayotte et Nos-i-Bè. 1,'imporlalion étrangère a été limitée à 48 millions de kilog. provenant de Java pour 44 millions, et d'Egypte pour 4 millions. C'est le port de Marseille qui a reçu la plus grande quantité de ces importations, soit 78 millions. Viennent ensuite le port de Nantes, avec 39 millions et celui de Bordeaux avec 23 million. Le Havre n'a reçu que 3 millions 1/2 de kilog. en sucres bru - coloniaux. Ch. Y.
SUD-AFRICAINE (République). — Nom officiel de l'ancien Transvaai. qui forme aujour l'hui un état autonome protégé par l'Angle leire, au ,\. de la rivière Vaal et au S. du l.impopo, entre le lleeliouaualand à l'O., le territoire portugais à TE., le Souaziland, le Zonlouland, Natal et Orange au S. Ses frontières ont été fixées par la convention de Londres eu date du 27 février 1884. — Superficie : environ 316.000 kilom. c; population, 610.000 hab., dont 110.000 blancs. Cap., Pretoria (5.01)0 hali.); ville principale, Joliannesberg il 500 hab.). Chemin de fer : ligue de la baie de Delagoa jusqu'à la frontière de la République sud-africaine (81 kilom.); la continuaion de cette ligne jusqu'à Pretoria est en consiiii-tion.il n'y a pas d'armée permanente. r.n cas de guerre, tou- les citoyens valida» sonl ippeles à défendre le pays. L'E.-ii *<••,veiné par un président él" V-"1-' -m «c qui est assisté, ou, pour mii-c* v.:t, surveillé par un résident anglais. Lo pouvoir législatif appartient au Volksraad, assemblée ae 44 mem-