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enfin dans la Seine au pied du Cap du Nais de Tancarville, à 96 kilom. en aval de Rouen. Sa longueur totale, du bassin de l'Eure à la Seine, est de 25 kilom. Il oll're un tirant d'eau de 6 mètres entre le Havre et Harfleur, et de 3 m. 50 de ce dernier point à Tancarville. Dans la première partie, le canal a 20 mètres de largeur et, dans la seconde, 25 mètres. Le total des déblais du canal et de l'embranchement d'Harfleur a été d'environ cinq millions de mètres cubes. Les dépenses ont été d'environ 20 millions.
TANNÉE s. f. Hortic. Tan qui a servi au tannage des cuirs et dont on fait usage dans les serres pour y enterrer les pots qui contiennent les semis ou les boutures : la tannée est excellente pour former des couches tiédis ou froides.
TAOÏSME s. m. L'une des trois religions qui ont un rang légal en Chine. Son nom dérive d'un traité concis et remarquable : c Le texte sacré de Tâo et son caractère », écrit au vi° siècle av. J.-C. par Lâo-Tsen, « l'ancien philosophe » Par Tâo, il entend seulement le résultat des observations dans l'ordre de la nature.
TAPIR. Le tapir javanais se rapproche du porc pour les mœurs. 11 sort la nuit pour chercher sa nourriture qui est toute vé?<4|nir>
Tapir javanais.
buta à Naples. Devenu rapidement populaire, il donna des représentations dans toutes les capitales de l'Europe et de l'Amérique. 11 parut à Saint-Pétersbourg pendant 18 saisons consécutives. En 1875, il passa aux Etats-Unis, mais y obtint peu de -uccès, sa voix s'étant singulièrement affaiblie. Mais à Paris, en 1858, dans tout l'éclat de son talent, son merveilleux ut dièze fit salle comble aux Italiens.
TANCARVILLE (Canal del. Dès 1785, Lamblardie avaitproposè d'établir un canal entre le Havre et Villequier; d'autres projets furent étudiés de 1826 à 1829, mais on les abandonna. En mai 1876, M. Mazurier, maire du Havre, s'occupa de mettre cette ville en relations directes avec le réseau des voies navigables de l'intérieur de la France par un canal latéral à la Seine, et le canal de Tancarville, déclaré d'utilité publique par une loi du 19 juillet 1880, fut inauguré le 27 juillet 1887. 11 s'ouvre au Havre, dans le bassin de l'Eure, traverse en diagonale la plaine de Graville, passe devant Harfleur, ljnge les coteaux de Gonfreville-l'Orcher, de Rogerville, Oudalle et Sandouville; se rapproche de la pointe du Hode, d'où il gagne Tancarville par un dernier alignement droit qui franchit les prairies situées sur les communes de Saint-Vigor, de la Cerlangue et de Tancarville. Il débouche
Il aime à se vautrer dans la boue. C'est un excellent nageur que l'on trouve de préférence au bord des rivières. Son corps est presque uniformément noir à l'âge adulte; quand il est jeune, il est zébré de raies longitudinales jaunâtres ou blanches.
TAQUIN s. m. Nom donné à une sorte de casse-tête américain. L'appareil du casse-tête américain est des plus simples; il se compose d'une boite carrée et de seize petits cubes en bois, en os ou en ivoire, marqués chacun d'un numéro, depuis 1 jusqu à 16. La grandeur de la boite est calculé» de telle sorte qu'elle puisse renfermer les 16 rubes placés côte à côte, sur quatre rangs. Le trente-quatre n'a rien de nouveau; il consiste à arranger dans la boîte les cubes numérotés, de manière que la somme des numéros soit de 34 dans tous les sens : verticalement, horizontalement et diagonale'ment. Il parait que le quinze a le mérite d'être entièrement nouveau. Ce jeu se répandit aux Etats-Unis pendant l'auto m ne de 1879, et obtint de suite un succès tellement extraordinaire qu'un fabricant de jouets de New-York vendit, en un seul jour, 230 grosses de boîtes et de seriesde cubes. Quelques mois plus tard, le débit en lut immense dans les rues et dans les magasins de Londres. On cite un marchand d'une rue voisin-» de Régent-
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Street, qui fit fortune en peu de semaines pour avoir eu la bonne inspiration de lancer ce jeu sur une grande échelle ap es s'en être amplement approvisionné. L'appareil est le même que pour le trente-quatre. La boi le peut également contenir 16 cubes; mais on ne t'ai i usage que des ta premiers numéros, en laissant vide ta place du 16e. connue surnolrefig.t. Le jeu con-iste à enlever les cubes et à les replacer irrégulièrement dans la hoile, pour essayer en-uite de les remettre dans l'ordre régulier en les faisant glisser dans le vide qui change continuel'einenl de position à mesure qu'uuciibe voisin vient le combler. A piemière vue,lasolulion semble larile a obtenir; maison ne tarde pas à s'apercevo r qu elle est souvent impossible: etdes centaines de personnes ont littéralement perdu l'esprit pour avoir apporté une trop grande contention à résoudre ce problème. Pendant quelques mois, la folie du quinze devint aussi commune aux Etals-Unis que la folie des grandeurs. Supposons que les pièces soient placées comme dans le trentequatre et que l'on enlève le numéro 16, le Quinze peut être a.-sez facilement accompli avec une certaine habitude. Les premièresnianœuvres doivent avoir pour but de faire re-
Fig. i.
— Les quinze cubes en ordre.
ri&.
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peut terminer par les nombres 13, 14 et 15 ; mais dans le cas d'imparité de transpositions on finit toujours par le boss ou 15-14.
TAKBÊ (Louis Harooimn). administrateur, ne a Sens en 1753. mort en 1*06. Il fut d'abord avocate! en Ira ensuite dans I administralion des finances. Ministre des finances en 1791, il organisa l'administration à peu près comme elle existe aujourd'hui et donna sa démission en 1792. Il refusa ensuite tout emploi.
TARBELLI, l'un des peuples les plu* important- de l'ancienne Gaule aquitaniqiie. entre l'Océan (d'' ù les noms de Tiirhelliiiim acqnor et de Turbellns Oceutius) et les Pyrénées (d'où le nom de TnrbHln Pyriiie). Le territoire de i'i1 peuple était sablonneux et improductif; mais il renfermait de Corel des sources minérale*. Leur ville principale était Aijux Tarbellicae ou Auyustx, sur l'Alurus (Dacqs sur CAdour).
TARDSCON ou Tarascon (Turnsronienses), ville des anciens Sal\ eus. sur la rive orientale du llliône, au N. d'Arelate et à l'E. de Meinausus.
TARTANE s. . (port, tartixno). Petit bâti-
monter les numéros 2 et 3 dans leur position régulière et ensuitede diriger 12 vers sa place. Ce cube aura, sans doute, à bouger encore, avant que tous lesautres soient arranges consécutivement ; mais on doit toujours le tenir aussi presque possible de sa position regu- . lière. Le véritable ca-se-tête américain, c'est le boss, dans lequel les cubes sont arrangés comme sur notre lig. 2, les numéros 14 et 15 étant seuls dans un ordre irrégulier. Il s'agit de remettre ces deux numéros en place, en faisant glisser, comme nous l'avons dit, dans la case vide l'un des numéros voisins. Le problème n'a jamais été résolu Chacun se demande pom quoi, et chacun cherche la solution. Des milliers d'articles ont été publiés dans les journaux, sur la meilleure marche à suivre; mais pas un n'a pu se flatter d'arriver au résultat. Un ingénieux calculateur a établi que les quinze cubes peuvent être arranges dans la boîte en 1.307.674.368.000 combinaisons différentes, et qu'il faudrait à une peisonneau moins une année pour établir 105.000 de ces combinaisons, en supposant que chaque arrangement ne l'occunâl pas plus de cinq minutes. Que nos lecteurs calculent ce qu'il faudrait de générations pou rétablir ces treize cent sept milliards de combinaisons, après lesquelles on pourra affirmer que le 15 14 e-t vraiment in-oluble. On esta peu près d'accord aujourd bni qu'un certain nombre de combinaisons peuvent être reso lies que d'autres sont insoluble.-et que le nombre des premières estégal à celui nrs seconde-. En d'autres termes, il y a 653 milliards et demi de cas que l'on peut résoudre et 653 milliards et demi d'insolubles. Voici la règle que l'on donne pour reconnaître si une combinaison est snlubleou ne l'est pas: si le nombre des transpositions requises pour remettre en place le- numéros e.-l un nombre pair, la solution est possible; si ce nombre est un pair, et le est impos-ible. Prenons un exemple dan.- lequel il suit nécessaire de faire 6 transpositions, savoir :
1° transposer 14 et 2 »• — 15 el 3
a* — » et S
4* traDftpuier M et 6 S* - 10 el 7
«• — 11 el «
Le nombre des transpositions étant pair, on
Tartane portugaise.
ment à voiles triangulaires en u«age dans la Méditerranée, dans l'Océan Indien, etc.
TATOUAGE.— Encycl. Le tatouage fut pratique de- la [dus hau e antiquité. Quand Paris eut enlevé Hélène du palais de Meuelas, le couple amoureux ne fut pas tout entier à la |oie, et le retour de Troie ne s'alfectua pas sans inquiétude et sans danger. Aussi. Paris, avant d'aborder au promontoire de Canope, se lit-il entièrement tatouer dans le temple d'Hercule, car le tatouage était une consécration au dieu, el rendait inviolable ; — nous parlons de Paris! — Si on en croit Hérodote, chez les Th races, on regardait comme un roturier quiconque ne portait pas les stigmates indélébiles du taioiiage. Un jeune savant, connu déjà par d'intéressants et solides travaux d'ana'.omie et de micrographie, le docteur G. Variot, a fait à la Société de bio'ogie une importante communication sur un nouveau procédé de destruction des tatouages. Ce procède, très simple et assez précis, pourra rendre de grands services aux personnes qui voudront se débarrasser de leurs tatouages. >a méthode ne nécessite aucune instrumentation spéciale, elle n'a jamais produit d'accidents entre ses mains et elle peut être appliquée même par des personnes étrangères à la médecine. Voici en quoi elle consiste : Il ver-e sur les parties de peau latouées une solution concentrée de tanin, puis, à l'aide d'un jeu d'aiguilles, comme en labriqueut les taloueurs, il t'ait des piqûres serrées sur toute la surface qu'il veut décolorer, introduisant ainsi dans la partie superficielle du iler me cul ané une certaine quantité de tanin Il passe ensuite, en frottant fortement sur toutes les parties piquées au tanin, le crayon de nitrate d'argent ordinaire, et laisse pen-
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dant quelques instants la solution concentrée de sel d'argent agir sur l'épidémie et le derme, jusqu'à ce que les piqûres se détachent en noir foncé. Il essuie alors la solution caustique : la surface tatouée est devenue noire par la formation d'un laiinale d'argent qui s'est produit dans les couches superficielles de la peau. 11 se forme enlin une légère escarre, qui se détache ordinairement au bout de 14 à 18 jours, et il ne reste plus qu'une cicatrice rougeâlre qui se décolore progressivement et disparaît habituellement deux mois après. 11 -erait très intéressant d'expérimenter le procédé de G. Variot, pour la destruction des taches pigmeutaires naturelles des nœvi congénitaux plus ou moins dilformes des « envies > qui enlaidissent la face de cerlains individus. Celte découverte pourrait rendre alors d'immep«es services, en supprimant mule une classt, de déshérités de la nature, au point de vue de la beauté plastique.
TAT0UILLE s. f. [Il mil.J. Volée de coups Pop.).
TAVERNY, comm. du cant. de Montmorency (Seine-et-Oise), à 7 kilom. d'Ermont, au pied et sur le versant d'une colline. Eglise des xiii" et xv« siècles, l'une des plus belles des environs de Paris; on y remarque le portail S. avec une rosace du style flamboyant, un retable en pierre, de la renaissance, etc.
TAXE. — Législ. Nous avons déjà parlé cidessus de la taxe militaire au payement de laquelle sont assujettis, en vertu de l'article 35 de la loi nu 15 juillet 1889, depuis l'appel de leur classe jusqu'à leur entrée dans la réserve de l'armée territoriale, tous les hommes qui bénéficient de l'exonération temporaire ou complète de service dans l'année active. (Voy. au Supplément le mot Keciiutkmknt.) Le mode de perception de cette taxe a été organisé par un règlement d'administration publique en date du 30 décembre 1890. La taxe militaire est due à partir du 1er janvier qui suit l'appel à l'activité de la classe a laquelle appartient l'assujetti, à moins que celui-ci ne soit présent sous les drapeaux, au Ie' janvier, comme étant incorporé dans l'armée active. Elle est calculée par mois ne service non accompli ; et elle e-l en conséquence réduite d'un trentesixième pour chaque mois de service actif accompli par l'assujetti, alors même qu'il v aurait eu des interruptions. La taxe proportionnelle est seule due, lorsqu'il s'agit d'un homme exempté pour des infirmités entraînant l'incapacité absolue de travail. Les rôles sont établis par les contrôleurs des contributions directes, avec l'assistance des maires et sans le concours des répartiteurs. Me figurent pas sur ces cftles. les jeunes gens qui ont été réiormés pour blessures reçues ou infirmités contractées à l'armée, et ceux qui sont reconnus indigents et dont les ascendants sont également en état d'indigence notoire. En cas de mobilisation et pendant sa durée, la taxe militaire n'e*t dueque par les insoumis, les déserteurs et les exemptés. Les réclamations relatives à la taxe militaire sont formées, instruites et jugées comme en matière de contribution mobilière. — Diverses propositions de loi qui ont été pri-es en considération par la Chambre des députés, après un rapport du 15 novembre 1890, ont pour but d'établir une taxe sur les pianos, et une autre taxe sur les bicycles, tricycles, etc. Ce. Y.
TECT0SAGES, nom d'un puissant peuple celtique, formant l'une des deux grandes tribus des V'olces. Leur ville principale était Toulouse et leur territoire s'élendait le long des Pyrénées et jusqu'à Narbonne. Quand ils lurent trop à l'étroit dans leur pays, une partie de la population émigra vers l'Orient, sous la conduite d'un bremi qui les mena jusque dans l'Asie Mineure. C'est à
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cette émigration, qui eut lieu environ 250 ans av. J.-C, que la Galalie doit son nom. Le nom des Tectosages fut conservé pendant lon,i.rlemps à l'une des trois grandes divisions de ia Galatie.
TECUM ou Ticis (Teeli), rivière de la Gallia Narbonensis, sur le territoire des Sardones, appelée lllibéris par les Grecs, du num d'une ville qui se trouvait sur ses bords.
TEINTOMÈTRE s. m. (fr. teinte; gr. metron, mesure). Instrument destiné à évaluer la teinte d'un liquide. Il se compose d'un ha-sin dont les parois sont munies de rainures où s'em-'agent des vitres en verre peint, repré-
leiiituiuêuc — t'ig. 1.
sentant chacune l'unité de teinte. Ces verres s'enlèvent et se remplacent facilement, pendant que l'œil compare leur teinte a celle du liquide. Cette comparaison est obtenue au moyen de deux tubes A C et BC (fig. 2) qui se
Tcintonielrc. — Fig. 2.
réunissent dans l'oculaire C. L'œil, appliqué en C, regarde à travers la série des verres du tube AC, et en même temps il voit clairement le liquide de l'autre tube. Des verrepeints sont intercalés entre A et C, jusqu'au moment où l'œil ne perçoit plus aucune ditlérence entre leur couleur et celle du liquide. Les verres donnent le degré de couleur du liquide par rapport à l'échelle adoptée.
TÉLÉGRAPHE. MM. Moore et Wright viennent d'inventer un appareil qui imprime les télégrammes ligne par ligne sur une feuille de papier, grâce à la combinaison de deux mouvements d'horlogerie commandés par des
Télégraphie. — Appareil imprimant les dépêches.
électro-aimants. L'un de ces mouvements fait tourner et avancer la roue qui porte les caractères; l'autre fait avancer la feuille de papier chaque fois qu'une ligne est écrite. — Législ. Les lignes téléphoniques étant aujourd'hui toutes rattachées au service des postes et télégraphes, nous en parlerons ici
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en m fi me temps que des lignes télégraphi- 1 ques. Les unes et les autre- font l'ob|el ne la lui du 28 juillet 1885, laquelle attribue aux préfets le droit dauioiUer toutes les opéra lions que comportant rétablissement, l'entretien et la surveillance de ces ligues. Une servitude légale impose aux propriélaire.d'immeiibles bâtis l'obligation de laisser leasenls de l'Etat établir des supports sur les murs ou façades bordant la voie publique, et même sur les toits et les tenasses des m ii •uns, à la condition qu'on y puisse accède .le l'extérieur. Ces agents ont au-si le droil d'établir des conduits ou supports sur le sol ou sous le sol des propriétés non bâties et non cluses. L'arrêté préfectoral qui détermine les travaux à effectuer e-t notilié à chacun deintéressés, individuellement; et les travaux peuvent être commencés trots jours ainecelte notification. S il y a urgence, le pielet •n prescrit l'exécution immédiate. Uau> le cas ni les dits travaux ont causé un préjudice à la propriété, l'indemnité est réglée a l'amiable; sinon, elle est fixée par le conseil de prélecture, sauf recours au conseil d Elal. Les actions en indemnité sonl présente- par un laps de deux ans, à dater du jour où les travaux ont pris (in. Lorsque l'exécution des travaux nécessaires à l'établissement d'uni1 ligne doit entraîner une dépossession définitive, il est procédé a l'expropriation, -uivant les formes prescrites par la loi du 3 mai 18*1: mais l'indemnité est ré lee conformément aux dispositions de la loi du 21 mai 1*36 sur les chemins vicinaux. — La télégraphie internationale a été l'objet d" plusieurs conventions nouvelles. Les règlements et tarifs arrêtés en 1885 dans la conférence internationale de Berlin ont éle rendus exécutoires, en ce qui concerne la France, par la loi du 29 juin 1886 Mais une dernière con'érence télégraphique internationale a été ouverte a Paris le 16 mai 18'.»0 . (Jua'ante-deux pays s'\ trouvaient représentés el les nouveaux tarifarrêtés dans cette conférence ont élé, ain-i que diverses conventions particulières, approuvés par deux luis du 19 juin 1891. Ils ont élé rendus exécutoires à partir du lerjuillel suivant iDécr. 22 juin 1891). Dan- cette dernière conférence des améliorations importantes ont été apportées aux services internationaux, dans le but de laeiliter les connu -
cations télégraphiques el téléphoniques ; mais la question relative a l'unification des laxes a élé renvoyée à la prochaine conférence, laquelle doit se reunir, en 1895, a Buda-Peslh. Quelle que soit l'instabilité des taxes internationales, nous croyons devoir indiquer ici quelques-unes de celles qui, par suite des dernières conventions el en vertu du décret du 22jum 1891, sont appliquées en France depuis le 1er juillet 1891. La taxe par mol est fixée ainsi qu'il suit: 10 centimes par mot pour les correspondances à destination du srand-duc.hé de Luxembourg; 12 centimes et demi pour la Belgique et la Suisse; 15 centimes pour l'Allemagne; 16 centimes pour les Pays-lias; 20 centimes pour l'Autriche-llongrie, l'Espagne, les Iles-Britanniques, l'Italie et le Portugal ; 25 centimes pour Gibraltar; 28 centimes et demi pour la Bosnie-Herzégovine, le Danemark, le Monténégro, la Roumanie el la Serbie; 33 centimes pour la Suéde; 32 ce ii ti mes ei demi pour la Bulgarie; 40 centimes pour Malle, i Norvège, la Kus.-ie d'Europe et le Caucase ; 53 centimes pour les Turquies d'Europe et n'A- e ; 53 centimes et demi pour la Grèce et 57 centime- pour l'Arcli pel grec. Les communications téléphoniques fonll objeld'arrangeiuents particuliers; mais leur durée a été réduite à
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trois minutes par la conférence de Paris. — En Fi ance, les déi échesde presse, destinées à la publicité louissent d'une réduction de moitié ur ie tarif ordiuaiie intérieur (décr. 29 juin 1886); mais les ournaux qui veulent profiter île eeti- laveur doivent demander à la direction générale des poste- et télégraphes une carie spéciale pour chacun de leurs correspondants. Les dépêches de presse doivent être rédigées en langage clair, et elles ne peuvent être adressées qu'au journal désigné -ur la carie (Arr. min. 30 juin 1886). — Un lécrel du 3 mai 1888 a fixe à 5 centimes par mot et à 50 centimes au moins par dépêche le tarif des dépêches télégraphiques privées échangées entre .es pnsl-s sêmapliori,jues et les navires en mer. — L'école supérieure de télégraphie a été réorganisée par un décret du 29 mars 1888, sous le nom d'Ecole professionnrlle supérieure drs postes et télégraphes. Cel e école est divisée en deux sections : la première, destinée à recruter le personnel supérieur de l'admini-lration des postes et télégraphes; la deuxième a recruter le per- -oiiuel des ingénieurs faisant partie de la même administration. — Le service des lignes téléphoniques a été réorsanisé depuis • I u e, en verlu de la loi du 16 juillet 1889, l'Etal est rentré en possession des réseaux qui avaienl été concédés à la Société i;énérale des téléphones. Un décret du 21 septembre suivant a fixé d'une manière générale les conditions d'abonnement aux réseaux téléphon ques urbains. Les tarifs que la Société ies téléphones avait été autorisée à percevoir étaient de 600 lr. par au a Paris et de 400 fr. dans les autres villes. Ils suul actuellement réduits : à 400 fr. pour Paris; à 300 fr. dans les villes des départemenls où existe un ré.-eau souterrain, et à 200 fr. dans toutes les autres villes de France. L'abonnement annuel a un ré-eau téléphonique urbain aérien a même élé réduit par décret du 7 novembre 1890, à 150 fr. dans les villes dont la population ne dépasse pas 25.000 habitants. Ce -ont la les prix de \' abonnement principal, comportant I usa?e exclusif d'une ligne téléphonique, reliant l'établissement de l'abonné à un bureau central. Mais il y a aussi des abonnements supplémentaires comportant l'usage d'un poste téléphonique complet des- -ervi par la ligne de l'abonné principal. Lor-que le poste supplémentaire est établi dans le même immeuble que le poste principal, l'abonnement supplémentaire est fixé a 160 fr. à Paris, el à 120 fr. partout ailleurs. El lorsque le poste supplémentaire est insi.i. lé dans un autre immeuble, le prix de l'abonnement de ce poste grelié est augmenté ie 30 fr. par kilomètre de fil souterrain, et de 15 fr. par kilomètre de fil aérien, pour la section de ligne reliant le poste supplémentaire au fil de l'abonné principal. — Les cercles el établissements ouverts au public acquittent un abonnement augmenté de moitié lorsqu'ils niellent leur poste téléphonique a la disposition de leurs clients; et les personnes qui fréquentent ces établissements peuvent faire usage de l'appareil téléphonique, à la coud n ion de ne payer aucune redevance au titulaire de l'abonnement. La liiine, les postes téléphoniques et les accessoire- sont installés et entretenus par l'administration et à ses frais; mais les appareils récepteur et transmetteur composant le posle téléphonique complet sont fournis par l'abonne, sauf acceptation par les a-euls de I administration . La taxe des conversations téléphoniques qui ne sont pa- soumises au régime de I abonnement a été fixée a nouveau par un décret du 19 octobre 1889. Pour les réseaux urbains, la laie est restée telle qu'elle avail élé fixée par le décret du 31 décembre 1SN+; c'esl-a-dire que l'usage d'une cabine téléphonique pendant une durée non divisible de cinq miaules, coûte 50 centimes à
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