‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 438 sur 503 · THEA · texte numérisé non relu

THEA

repoussés par César qui en fît un grand carnage ; ceux qui lui échappèrent se réfugièrent dans les territoires de leurs voisins, les Sicambres. Plus tard, les Tencleri entrèrent dans la ligue des Chérusques, et plus tard encore on les trouve mentionnés dans la confédération des Francs.

TERRE (Age de la). Williams Thompson évalue l'âge de la terre à cent millions d'années. Mais M. A. d'Assier, plus modéré, dans une évaluation qui est basée sur les 3 stades qu'a parcourus notre globe, savoir: l°le stade igné ou nébulo-stellaire, qui commença au moment où la nébuleuse terrestre se détacha de la nébuleuse solaire et prit fin à la fornia- ■on de la voûte cristalline ou primitive du lobe; 2° le stade de l'illumination solaire on e la vie qui comprend l'époque actuelle et se continuera longtemps encore. Il commença avec le cambrien et se terminera à l'extinction du soleil, lorsque le froid, glaçant les dernières mers, arrêtera la formation des vapeurs océaniques et, par suite, l'action sédimentaire; 3° le stade des ténèbres, du froid, de la mort. Ce troisième et dernier stade aura pour point de départ la fin de l'illumination solaire, delà sédimentation et du monde vivant et se terminera par un épouvantable cataclysme, la chute de la terre sur le globe éteint du soleil. L'apparition au firmament d'une étoile temporaire, tel sera le dernier acte du parcours tellurique. En résumé : suivant d'Assier, l'âge actuel de la terre parait être de seize millions d'années, et tout porte à croire que l'évolution totale de notre globule à travers l'immensité des espaces dépassera un million de siècles.

TERRE DE FER, nom donné à la faïence fine découverte en 1700 par le potier anglais Ashburg. Cet industriel ayant remarqué que le silex noir devient blanc par la calcination, essaya de blanchir la terre de ses poteries au moyen du silex. Son procédé fut perfectionné en t763 par Josiaph Wedgewood, surnommé le Bernard Palissy de l'Angleterre. 11 réussit à fabriquer une pâte à biscuit dense, opaque, à glaçure transparente. Cette faïence obtint une vogue énorme de l'autre côté de la Manche; elle ne fut guère connue chez nous avant 1780; on l'appelait faïence anglaise. On la fabriqua à Bordeaux, en 1824; aujourd'hui on la produit à Choisy, Creil, Sarreguemines, Montereau, Bordeaux, Lunéville, Gien; mais c'est le Slaffordshire (Angleterre) qui tient le premier rang pour la soliditéetlebonmarché. La faïence fine ou terre de fer est d'un usage très répandu sous forme de services de tables, de garnitures de toilettes, de jardinières, de panneaux décoratifs, de vases artistiques, etc. TÉTANOS. — Les recherches de Nicolaïer ont démontré que cette épouvantable affection est causée par l'invasion d'un organisme microscopique qui affecte la forme d'un bâtonnet droit, terminé à l'une de ses extrémités par un renflement arrondi, volumineux et brillant. Ce renflement est une spore donnant au bacille l'aspect d'une épingle. Le microbe du tétanos, quelquefois appelé bacille de Nicolaïer ou bacille à spore terminale, a résisté j usqu'ici à tout essai de culture. Il est très répandu dans la nature. On l'a trouvé surtout a la surface du sol, particulièrement à la surface des terres cultivées ou fumées, des routes, à la surface du foin, dans les matières fécales des herbivores, dans le tube digestif de la plupart des animaux. « C'est la souillure des plaies par ces produits naturels qui détermine leur contamination par le germe du tétanos. Les plaies profonde?, a nfractueuses favorisent surtout la multiplication de ce microbe. » Dr H. Vincent, chef du laboratoire bactériologique à l'hôpital du Dey, à Alger.

TÉTRADYNAME adj. Bot. Se dit des plantes de la tétradynamie : les crucifères sont tétradynames.

TEXIER (Edmond), littérateur, né à Rambouillet, en 1816, mort à Paris, ie 20 octobre 1887. Après avoir terminé ses études à Paris, il débuta, en 1325, par un volume de poésies intitulées/?// avant! écrites en collaboration avec Félix Ménard. Mais trouvant quelaMuse ne lui avait pas suffisamment souri, il lui faussa compagnie, se tourna vers le journalisme et devint l'un des rédacteurs habituels et fantaisistes du Figaro, du Charivari, de la Revue parisienne, du Corsaire, du Temps, du Commerce, du Globe et, en général, des principales publications périodiques de la fin du règne de Louis-Philippe. En 1848, il collabora un instant au Crédit d'Enfantin; ensuite il 'Mitra au Siècle et ne cessa plus d'appartenir àla rédaction de ce journal, qui publia un article portant sa signature, dans le numéro même où sa mort était annoncée. Ses chroniques hebdomadaires obtinrent pendant longtemps un vif succès, surtoutcellesqu'il data de Slutlgard en 1857, pendant l'entrevue de l'empereur des Français et de l'empereur d'Autriche et celles qu'il adressa à son journal pendant qu'il suivait l'armée française d'Italie en 1859. L'année suivante, il devint rédacteur en chef de l'Illustration. En dehors de ses chroniques et des articles publiés dans un grand nombre de journaux et de recueils, il a donné: Physiologie du poète (1841, in-32, sous le pseudonyme deSylvius); l'Ane d'or (1842, in-32, sous le pseudonyme de Peregrinus); Journée* illustrées de lu Révolution (1849, in-8); Biographie des journalistes (1850, in- 18) ; Lettres sur l'Angleterre (1855, in-18); Critiques et récits littéraires (1852, in-18); Contes et voyages (1853, in-18); Tableau de Paris (1853,2vol. in-8); la Case de l'oncle Tom (traduction, 1854, in-8); la Grèce et ses insurrections (1854, in-18); Hommes de la guerre d'Orient (1854, 3 vol. in- 18); Une histoire d'hier (1855, in-32); Une duchesse (1855, in-32); les Argonautes (1856, in-1 8); Guides sur les bords du Rhin (1856. in-18); Appel au congrès (1856, in-18); Voyage pittoresque en Hollande et en Belgique (1858, in-8); Amour et finances (1857, in-18); Chronique de la guerre d'Italie (1859, in-18); les Choses du temps présent (1862, in-18); le Journal et les journalistes (1867, in-32); Portraits deKel-Kun (série de portraits d'hommes politiques, publiés d'abord dans le National, sous le pseudonyme de Kel-Kun, 1875, in-12). Sa richesse d'esprit était presque inépuisable; il a semé un peu partout des mots inédits et des idées originales. Entre des milliers de traits d'esprit que nous ne pouvons citer, faute d'espace, nous choisissons ce quatrain devenu légendaire :

On entre, on crie :

("est la vie !

On cric, on sort :

C'est la mort !

Le public ignore généralement que c'est à lui que M. Jules Ferry est redevable du fameux titre : les Comptes fantastiques d'Haussmann, qui devait être le point de départ de sa carrière politique.

THALA, grande ville de Numidie, mentionnée par Salluste et par d'autres écrivains. C'était sans doute la même que Teleptè ou Thelepte, ville de la Numidie méridionale, a 71 milles romains au iN.-O. de Capsa. Elle s'élevait sur la frontière du désert, et communiquait au moyen d'une route avec Tacape, sur la petite Syite. On suppose que Tbala est aujourd'hui Férianah, ou qu'elle était bâtie près de cette ville, en un lieu appelé Médinah el Kadina, où se trouvent des ruines importantes. La description de Thala,le siège et la prise de cette opulente cité qui fut conquise par Métellus, forment deux chapitres de la guerre de Jugurtha, dans Saluste ^LXXV et LXXVI).

THALAMIFLORES s. f. pl.Nom donné par de Candolle aux plantes dicotylédones dialypé-

tales hynogynes dont les fleurs sont insérées in réceptacle, au niveau de l'ovaire. Dans la classification de de Candolle, le groupe des Thalamiflores embrasse 54 familles de plantes savoir :

Rennnculacées.

Dilléniacées.

Magnoliacées.

irées.

Ménispermées.

Berbéridees.

Podophyllées.

Nymphéacées.

Papavéracées.

■iacées.

Crucifères. Capparidées.

Flanourtianéea.

Bixinées.

nées.

Violacées.

Drocéracéea.

'lées.

Tn' n nnirées.

I'ittosporées.

Frankeriiacées.

Caryopliyllèeg.

Linées.

Ualvacéea, nées.

Byttnériacéea.

Tiliacées.

Eléocarpées.

Cheloacées.

Tel t'trœuHQcéei.

Camelliées.

Olacinées.

Aurantiacéea.

Hypéricinéea.

Guttifères.

Marcgraviacées.

Hypocratéacées.

Krythroxylées.

Mrtlpighiacées.

Acérinées.

Hippocastanées.

Rhizouolées.

San niiacées.

Héliacées.

Ampélidées.

Géraniacées.

Tropœolées.

Balsaminées.

Oxalidéefl

Zygophylléet.

Rutacées.

Sun;, fllbties.

Octinacées.

Coriariées.

THALLER v. n. (gr. thallos, rameau). Bot. Etendre des ramifications à la surface du sol en formant une touffe compacte et gazonnante.

THE . — Statistique. La consommation du thé en France n'a pas suivi la progression rapide que nous avons constatée plus haut pour le café. Il y a même eu, depuis dix ans, un certain ralentissement dans les importations, lesquelles ne dépassent pas toujours le chiffre de 500.000 kilogrammes. La valeur est d'environ 4fr. le kilog. Le droit de douane, qui est de 208 francs par 100 kil., donne un produit total de 1.100.000 à 1.200.000 francs. La consommation moyenne, par tête d'habitant, s'élève à peine à 14 grammes. La Chine est à peu près le seul pays de provenance de cette denrée. Ch. Y.

THÉÂTRE. — Législ.Ala suitede l'incendie du théâtre de l'Opera-Comique de Paris (salle Favart), qui a eu lieu le 25 mai 1887, et dont les conséquences ont été si terrifiantes, le préfet de police a imposé aux exploitations théâtrales, dans l'étendue de son ressort, des mesures préventives très complètes. La commission supérieure des théâtres ayant été consultée, demanda l'application d'enduits ignifuges aux décors de théâtre, et même aux robes des actrices. La lumière électrique a dû être substituée presque partout au gaz; et l'on a exigé, pour l'installation de cette lumière, de sages précautions que le décret du 15 mai 1888 a rendues obligatoires dans tous les lieux publics. (Voy. ci-dessus Electricité.) Enfin les voies de sortie destinées aux spectateursetcelles réservées au personnel du théâtre ont été agrandies et multipliées partout où cela a paru nécessaire. On a contesté à l'administration le droit d'imposer de telles mesures. C'était à tort. En effet, l'article 12 de l'arrêté des consuls du 12 messidor an VIII ue au préfet de police «la police des théâtres, en ce qui touche la sûreté des personnes et les précautions à prendre pour prévenir les accidents». La loi du 5 avril 1884 charge les administrations municipales de prendre les précautions convenablespour prévenir les accidents et les fléaux calamiteux, tels que les incendies, etc. (art. 97,6°). Cela nous parait suffisant. Rappelons ici qu'un arrêté du Directoire, en date du 1er germinal an Vil, avait déjà édicté plusieurs prescriptions excellentes concernant tous les théâtres en France. Aux termes de cet arrêté, qui n'a jamais été abrogé, le dépôt des décors doit être placé dans un magasin séparé de la salle de spectacle; et les directeurs sont tenus de disposer dans la salle un réservoir toujours plein d'eau, et au moins une pompe en état

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