VAND
VALLÈS (Jules), homme politique et journaliste, né au Puy en 1833, mort le 14 févr. 1885, Il mena longtemps àParis une existence de bohème, entra au Figaro, fonda le journal la Rue en 1867, revint au Figaro et fut soupçonné d'appartenir à la police. Après la chute du second Empire, il se lança dans la politique militante. Le Cri du peuple, fondé au lendemain de la capitulation de Paris, disposa les esprits à la proclamation de la Commune et devint ensuite l'un de ses organes officieux. Vallès combattit sur les barricades et s'enfuit à Londres. Son journal lui avait procuré des bénéfices et la vie d'exil ne fut pas trop rude pour lui. De plus, un de ses amis le fit son légataire et lui laissa, en mourant, 60.000 fr. Rentré en France après l'amnistie, Vallès reprit la publication du Cri du peuple et en conserva la direction tusqu'à sa mort.
VANDAL ( Jean - Jacques - Pierre - Louis - Edouard), administrateur, né à Coblentz en 1813, mort le 18 d>ic. 1889. Commis au minis-
VAYR
1ère du commerce, pins à celui des Finances il cul un rapide avancement et devint en 180 1 , directeur général des postes. Il dutsa célébrité à la violation du secret des lettres, qu'il avouait bâillement comme un droit et même comme un devoir du gouvernement. Interpellé le 22 juin 1867, au corps législatif, au sujet d'une lettre du comte de Cbambord, qu'il avait fait saisir en province et décacbeler à Paris, il avoua tranquillement que le cabinet noir avait été rétabli.
VARECH. — Législ. La récolle des herbes marines qui tiennent au rivage et que l'on nomme goémons dérive pour les distinguer des autres varechs, appartient aux habitants des communes du littoral. Les propriétaires de terres situées dans lesdites communes y ont également droit, alors même qu'ils ne sont pas habitants. Il suffit donc à. un étranger de se rendre acquéreur d'une parcelle de terrains dans les communes riveraines pour prendre part à la récolte des goémons. C'est pourquoi un décretdu28 janvierl890est venu modifier celui du 8 février 1868, déjàamendé en 1873, et que nous avons déjà cité dans le Dictionnaire (t. V, p. 577). Le nouveau décret porte que la récolte des goémons de rive appartient aux habitants des communes riveraines ayant au moins six mois de résidence, et aux propriétaires d'une étendue de 15 ares au moins de terre, exploités par eux dans lesdites communes. Les uns et les autres doivent être de nationalité française ou admis à domicile. Les propriétaires non habitants doivent justifier de leur droit de propriété; ils peuvent employer a la récolte leurs conjoints et leurs enfants légitimes habitant avec eux ; mais toute autre personne employée par eux doit être habitante de la commune riveraine. Les personnes non habitantes el dont la propriété est d'une étendue inférieure à 15 ares, se trouveraient ainsi déchues du droit de récolte qui leur appartenait avant la promulgation du décret du 28 janvier 1800; mais ce décret leur accorde la faveur de continuer à jouir du même droit, et seulement à titre viager. Cu. Y.
VARIÉTÉS (Théâtre des), théâtre de Paris, boulevard Montmartre. On y joue le vaudeville, l'opérette et des pièces bouffonnes ou grivoises.
VASIO (Vaison), ville considérable des Vocontii, dans la Gaule Narbonuaise.
VAUDEVILLE (Théâtre du), théâtre de Paris, au coin de la chaussée d'Anlin et du boulevard des Capucines. On y joue le vaudeville, le drame et la comédie. La salle est belle et bien aménagée.
VAUVILL1ERS (Jean-François), helléniste, ne à Paris 1737, mort à Saint-Pétersbourg en 1801. Il fut nommé professeur de grec au collège de France en 1766, membre de l'Académie des Inscriptions en 1782; fut chargé des subsistances de Paris pendant la révolution, se compromit comme modéré, se réfugia eu Suisse après le 1S fructidor, passa en Russie, et y succomba à la rigueur du climat. 11 a laissé : Essai sur Pindare, avec la trad. de quelques odes de ce poète (Paris, 1772, in-12); Examen du gouvernement de Sparte (I76lJ, in-12); Extraits- de divers auteurs grecs, à l'usage de l'Ecole militaire (1768, 6 vol. in-12). Il a édité Plutarque (1783) et Sophocle (1784, 2 vol. in-4°).
VAYRAG (Jean, abbé de), prélat et historien né à Vayrac (Lot), dans la seconde moitié du xvna siècle. 11 séjourna pendant 20 ans en Espagne et vint à Paris eu 1710. Ses ouvrages, sont intéressants et exacts. Nous ne citerons que les principaux, savoir : Etat présent de l'Empire (Paris, 1711, in-12); Lettres et mémoires du cardinal Benlivoglio (1713, 2 vol. in-12); Maximes de droit et d'Etat