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£3 kilom. S.-E. d'Auxerre (Yonne), sur la rive droite de la Cure; 2.000 hab.
VÉRON (Eugène), écrivain et journaliste, né à Paris en 1825, mort le 27 niai 1888. Professeur de rhétorique, il quitta l'Université après le coup d'Etat et collabora à divers journaux, notamment à la Revue de Instruction publique, à la Revue nationale, au Courrier du dimanche, au Courrier français, à la Gazette des Beaux-Arts, etc. Devenu rédacteur en chef du Progrès de Lyon, en 1868, il quitta ce journal en 1871 pour fonder, à Lyon toujours, la France républicaine. Revenu depuis à Paris, M. Eugène Véron fondait avec M. Ballue, en janvier 1875, l'Art, le plus beau recueil périodique spécial qui existe. 11 tentait également, en 1876, avec le même collaborateur, la résurrection de l' Avant-Garde, journal politique quotidien, qui disparut de nouveau au bout de quelques mois. — Il a publié ù part : Dm progrès intellectuel dans l'humanité (1862); Supériorité des arts modernes sur les arts anciens (IS63, in-8°); Des associations ouvrières de consommation, de crédit et de production (1865); les Institutions ouvrières de Mrdhouse et de ses eiivirons (1866, in-8°) ; Histoire de la Prusse, depuis Frédéric II jusqu'à S«dowa (1867J ; Histoire de l'Allemagne depuis Sadowa (1876), etc.
VERRE. — Pour les expériences du laboratoire, il est indispensable de savoir travailler les tubes de verre". Supposons que nous ayons besoin d'un tube long de 10 centimètres. Nous prenons un grand tube comme ceux que l'on vend chez les marchands. Nous mesurons exactement la longueur voulue, à par-
Fig. i. — Manière de courber un tube de Terre.
tir de l'une des extrémités; nous donnons un coup de lime au point à casser. Sur le trait de lime, nous appliquons les deux pouces, ongle contre ongle; la cassure s'obtient facilement. Le tube ainsi fait a les deux extrémités coupantes. On leur fait perdre ce défaut en les passant, l'une après l'autre, sur la flamme d'un chalumeau ou sur une lampe à espritde-vin ; on tourne le tube entre les doigts. On arrête l'opération dès que le verre est rouge. Les parties tranchantes du verre s'ar-
Fig. 2. — Manière de faire une constriclion dans un tube de verre.
Tondissent et disparaissent. — Supposons, maintenant, que nous ayons à courber, en son milieu et à angle droit, un tube de verre. Nous plaçons la partie à courber sur la flamme et la faisons chauffer graduellement, en tournant le tube entre les doigts. Quand il est rouge au point voulu, il cède facilement et on peut le courber. Mais il faut agir avec précaution et nu courber le verre que lentement, à mesure que la chaleur l'attendrit. — Introduire un tube dans un bouchon de liège destiné à fermer un flacon est une opération assez délicate. Le bouchon doit être de grosseur convenable et de première qualité. On le perce, bien en son centre, au moyen d'une vrille d'un diamètre un peu moindre que celui du tube. Si l'extrémité du tube ne pouvait
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s'introduire dans le trou, on élargirait celuici au moyen d'une petite lime fine; ensuite, on tremperait le tube dans l'eau. Avant de percer le liège, il est utile de l'envelopper de papier et de l'assouplir en le pressant. — 11 est souvent nécessaire de faire une constriction ou rétrécissement dans un endroit déterminé d'un tube; la plupart du temps, ce rétrécissement doit être calculé d'une manière très exacte pour le passage d'une quantité de gaz ou de liquide. On commence par chauffer If.
tube à l'endroit voulu; or.
le tire légèrement <"n chauffant toujours. Le t'jbe s'allonge. L'habileté consiste à s'arrêter à temps.
C'est une affaire d'adiesse et d'habitude. On peut produire un rétrécissement tel que la partie effilée n'ait pas plus d'épaisseurqu'un cheveu; elle reste, quand même, percée d'un canal longitudinal. — Pour souffler un bulbe à l'extrémité d'un tube, on place l'extrémité sur la flamme d'un chalumeau, jusqu'à ce que le verre fondu ait fermé l'ouverture; ou bien si le tube est très large, on commence par le rétrécir avant de le fermer en ce point. La
Fig. 3. — Manière de souftler un bulbe.
Fig. 4. — Faire un trou sur le côté d'un tube de verre.
pâte étant encore molle, on souffle dans l'ouverture opposée mise entre les lèvres et le bulbe se forme. — Il est quelquefois nécessaire de creuser un trou rond sur le côté d'un tube. Pour cela, on ferme l'une des extrémités à l'aide d'un bouchon. On chauffe le tube sur le point où l'on veut creuser le trou, mais on ne tourne pas entre ses doigts, et ii faut tenir le point désigné du tube bien exac-
Fig. 5. — Réunir deux tubes de verre.
tement à la pointe du jet de flamme. Quand le verre est suffisamment ramolli, on souffle vigoureusement dans l'extrémité ouverte. Use forme un bulbe sur le côté frappé par la flamme; ce bulbe éclate. On brise les fines bavures de verre qui restent et on chauffe les bords du trou pour les fondre et leur faire prendre la forme circulaire. — On a quelquefois besoin de réunir bout à bout deux tubes de verre. Si la jonction devait être à demeure, on pourrait chauffer les deux extrémités jusqu'au point de fusion et les coller l'un à 1 autre, comme deux morceaux de cire. Mais ordinairement la jonction ne doit être que temporaire. On emploie alors un tube de caoutchouc d'un calibre assez grand pour permettre l'entrée des tubes de verre en les serrant. Au besoin, on peut consolider la jonction au nioven de trois ou quatre tours de fils de soie ou de fils de fer, en a et en 6, comme le montre notre figure 5.
VERSATILE adj. Bot. Se dit des anthères de certaines étamines qui se meuvent sur leur filet à la façon d'un télégraphe aérien.
VES0NTI0, ancien nom de Besançon. Ve-