ARC
luie ; pui; ispendez au iu , d'heur arc et de leur carquois, qu'ils portent ,
bouchon de votre bocal une petite feuille de % la ceinture, d un gant de cuir qui garantit
trois doigts seulement [fig. 1) et d un brassard qu'ils bouclent autour de leur bras gauche, à l'endroit où la corde vient frapper quand elle se détend violemm :nt (fig. 2). Les sociétés tiennent à leur disposition des cibles circu-
iinc, de manière à ce qu'elle pur;" ~t=:2;£jj à peu près le centre du bocal; et placez celuiei dans un endroit où vous êtes sûr qu'il ne Sera ni heurté ni dérangé. Au bout de peu de
Arbre (le Diane.
temps, l'arpent se sera précipité et attaché sous forme de cristaux à la feuille de zinc, à laquelle il donnera l'aspect d'une splendide arborescence métallique. C'est pourquoi on donne à l'objet curieux que l'affinité de l'argent pour le zinc produit dans cette occasion, le nom d'arbre d'argent ou arbre de Diane (arbor Dianse). Au nitrate d'argent, substituez l'acétate de plomb, ou le muriate d'étain additionné de quelques gouttes d'acide nitrique, et vous aurez : dans le premier cas, l'arbre de plomb, et dans le second, l'arbre d'étain. — 11 est à remarquer toutefois qu'il y a à l'accomplissement de ce phénomène deux causes distinctes : un cas d'aflînité élective d'abord : l'acide avec lequel l'argent, le plomb, ou l'étain se trouvaient en combinaison, préférant le zinc à l'un ou l'autre de ces métaux, s'écarte d'eux pour s'attacher le zinc; ensuite un courant galvanique s'établit entre les deux métaux dissemblables mis en présence, et se poursuit jusqu'à ce que presque tout le zinc soit dissous, ou que presque tout l'autre corps métallique, précédemment en dissolution, soit précipité.
ARC. — Jeux. Il n'est peut-être pas de jeu qui ait été plus populaire et qui soit plus oublié que le tir à l'arc, aujourd'hui remplacé chez nous, avec raison, par le tir au fusil. Ce n'est plus qu'un amusement d'enfant, que l'on abandonne peu à peu, à cause des dangers qu'il présente. L'arc est l'arme de jet
Fig. t. — Gant d'archer. Fig. 2. — Brass.rd d'archer.
avec laquelle on lance des flèches; il est formé d'une tige de bois ou de métal que l'on courbe avec effort au moyen d'une corde fixée à ses deux extrémités. Il existe encore en Angleterre des sociétés d'archers assez semblables a nos sociétés de tir. Les jeunes gens exercés qui veulent participer aux concours ouverts par ces sociétés font souvent preuve d'une adresse extraordinaire. Ils sont munis, outre
Fig. 3.
laires, marquées de zones colorées qui valent différents points pour les tireurs qui les atteignent, depuis 1, à la couronne excentrique, jusqu'à 9, au centre. Ordinairement, pour ne pas fatiguer le manche de l'arc, ou le détend
Fig. *.
en relâchant la corde, quand on a fini de s'en servir. Ensuite, pour le remettre en état, on le tient légèrement incliné, delà main droite et de la main gauche, comme le représente notre fig. 3. On fait ployer le manche en appuyant dessus avec la main gauche et en tirant, de la main droite, le milieu vers soi. L'arc étant ployé, on tire adroitement, sans lâcher le manche, l'œillet de la corde vers l'endroit où il doit s'accrocher. Dans un arc de grandeur moyenne (environ 4 pieds de long), la corde doit être tendue à 6 pouces de distance du milieu du manche. Pour tendre l'arc, on le tient verticalement de la main gauche au milieu du manche (fig. 4). De la main droite, on engage le milieu de la corde dans l'encoche qui se trouve à l'extrémité de la flèche, au-dessous des plumes; on éloigne, de toute sa force, la corde du manche qu'on replie avec effort : et, tenant la flèche horizontalement à la hauteur de l'épauis, en incline un peu la tête à droite et en ava^t, on ferme l'œil gauche et on vise le but. Quand on lâche la corde, le trait est projeté par elle, dans la direction de l'objet visé.
ARCACHONNAIS, AISE, s. et adj. d'Arcaehon ; qui appartient à Arcachon ou à ses habitants.
ARCHEOLITIQOE, adj., [ar-ké-o-li-ti-ke], fgr archaios, ancien ; lithos, pierre). Qui appartient ou qui se rapporte à la partie la plus ancienne de l'âge de pierre.
ARCHER, v. n. (rad. arche). Jeu de croquet. Avoir sa boule placée de telle sorte que l'arche qu'elle vient de faire empêche de la frapper avec le maillet pour l'envoyer dans la direction de l'arche qu'elle doit faire.
ARCHÉOLOGIE. Des monuments qui jettent une nouvelle lumière sur les civilisations de l'Egypte, de l'ancienne' Chaldée et de la Grèce, ont été récemment exhumés et déposés au British Muséum, au musée de Boulak, en Egypte, et au musée royal de Berlin. Voy. dans ce Supplément, les mots Assybiologie, Egyptiologie, etc.
ARCHIVES. — Législ. L'administration du précieux dépôt, connuesous le nom d'Archives nationales, a été réorganisée par un décret du 13 mai 1887. Le service général est divisé en trois sections : 1° section historique,- 2° section législative et judiciaire ; 3° section administrative et domaniale. Le garde gêné' rai du dépôt est nommé par décret. Les chef? de section, le secrétaire, les dix-sept archivistes et les commis sont nommés par le ministre de l'instruction publique. Les administrations centrales versent directement aux Archives nationales tous les documents qui ne sont plus nécessaires au service courant des bureaux. Les papiers reconnus inutiles peuvent être supprimés, sur l'autorisation du ministre de l'instruction publique et après avis des ministres compétents. Les documents conservés aux Archives nationales ne peuvent en être retirés, pour être placés dans un autre dépôt, qu'en vertu d'un décret. Des expéditions authentiques de tous les titres relatifs à l'état des personnes et des biens qui sont déposés dans les Archives nationales et départementales peuvent être délivrées aux intéressés. — Ces expéditions sont taxées par la loi des finances du 28 décembre 1888 (art. 2) à 2 francs par rôle, pour les documents de l'Ancien Régime, et à 75 centimes par rôle, pour les pièces postérieures au 6 novembre 1789. Les communications de pièces sont gratuites, lorsqu'elles sont faites dans les dépôts. — En ce qui concerne spécialement le dépôt des Archives nationales, un arrêté ministériel du 16 mai 1887 réglemente les conditions auxquelles sont soumises les communications des documents. Ceux qui ont moins de cinquante ans de date ne peuvent être communiqués au public que sur l'autorisation demandée par le garde général et accordée par les ministres qui ont fait le versement. Les demandes de recherches par les particuliers doivent être motivées et formulées à l'avance sur des bulletins portant le nom, la qualité, le domicile et la signature de la personne qui fait la demande. La salle de travail est ouverte de dix heures du matin à quatre heures du soir, mais seulement aux personnes autorisées par le garde général.
(Ch. Y.)
ARCIS-SUR AUBE. Le 23 sept. 1888, une statue, élevée à Danton, fut inaugurée dans cette ville. Le grand orateur révolutionnaire est représenté debout, le bras droit en avaut, la main gauche appuyée sur une chaise. Le piédestal, de style dorique et de forme carrée, porte une inscription sur chacune de ses faces : à droite, ces paroles de Danton ; « Après la paix, l'instruction est le premier besoin du peuple » ; à gauche : « De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la patrie est sauvée » ; sur la face postérieure la date de l'inauguration; sur le devant, le nom de Danton, avec la date de sa naissance, celle de sa mort et les mots : t Souscription publique. »
ARGISIEN, lEiNNE, s. et adj. D'Arcis-sur-
ARME
Aube ; qui concerne cette ville ou ses habitants.
ARDÉCHOIS, OISE, s. et adj. De l'Ardèche, qui appartient à l'Ardèche ou à ses habitants.
ARDENBRITE s. f. (mot anglais, composé, par agglutination de ardent, ardent ; et bright brillant). Liquide inventé vers 1886, pour être employé en guise de peinture. Quand on en a appliqué une couche sur la surface d'un objet, il lui communique l'aspect de porcelaine blanche ou bien l'objet, suivant sa couleur, a l'air d'être doré, argenté ou bronzé. L'ardenbrite sèche rapidement; elle s'attache très solidement au corps qui en est revêtu ; le? lavages ne la détériorent pas.
ARGENTENAIS, AISE, s. et adj. D'Argentan ; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
ARGENTIN, INE. s. et adj. De la République Argentine; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
ARGOVIEN, IENNE, s. et adj. De l'Argovie; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
ARITHMOGRAPHE s. m. [a-ri-tmo-gra-fe], (gr. arithmos, nombre; graphein, écrire). Machine à calculer inventée par Gattey, en 1810; c'est une modification de la règle à calculs de Gunter.
ARITHMOMÈTRE. Nom donné par A. Sonnenschein à une nouvelle machine de son invention servant à rendre visibles et tangibles tous les nombres de 1 à 1 million, au moyen de cubes en bois.
ARITHMORÈME s. m. (gr. arithmos, nombre). Espèce de rébus dans lequel on substitue des chiffres romains à certaines lettres, en ajoutant d'autres lettres pour compléter le mot que l'on veut déguiser, et en transposant les lettres. Ex. : 54 et er donnent livre, si l'on emploie les chiffres romains LIV au lieu des chiffres arabes et si l'on rétablit l'ordre des deux lettres.
ARMAND (Alfred), architecte français, né à Paris, en 1805, mort le 27 juin 1887. On lui doit les dessins des principales gares de Paris et de province: ceux de l'Hôtel du Louvre, de l'Hôtel Pereire et de plusieurs autres grands éuifices.
ARME.— Législ.Depuislaloi du 14 août 1885, la fabrication et le commerce des armes de toutes espèces sont entièrement libres, y compris les canons, les mitrailleuses, et aussi les munitions non chargées employées pour toutes ces armes. Il en est de même de l'importation, de l'exportation et du transit desdites armes et munitions, sous la réserve du paiement des droits de douane. Il est fait exception pour les armes, pièces d'armes et munitions des modèles réglementaires, en service dans les armées de terre et de mer. La fabrication et le commerce de ces dernières armes sont soumis à une déclaration préalable, qui doit être adressée au préfet ; et il doit être tenu un registre de fabrication et de vente. Celte exception ne s'applique pas aux armes blanches et aux revolvers. Le ministre de l'intérieur, et, en cas d'urgence, les préfets peuvent prescrire ou requérir de l'autorité militaire, dans l'intérêt de la sécurité publique, les mesures qu'ils estiment nécessaires relativement aux armes et aux munitionsqui existent chez les fabricants, marchands ou détenteurs. Déjà, par un décret du 5 septembre 1870, la fabrication des armes de guerre avait été rendue libre ; mais ce décret ayant été abrogé le 19 juin 1871, on était retombé sous l'empire de la loi du 14 juillet 1860, en vertu de laquelle la fabrication et le commerce des armes de guerre ne pouvaient être entrepris qu'en vertu d'une autorisation du ministre. Il importe de faire
ARMÉ
observer : d'une part, que la loi nouvelle n«>, déroge pas à celles antérieurement en vigueur concernant les munitions chargées; d'autre part, que lors de la discussion de cette loi, on a refusé d'ajouter à la liberté de fabriquer et de vendre des armes de guerre, celle d'être détenteur de ces armes, faculté prohibée par la loi du 24 mai 1834, sauf autorisation particulière. En outre, suivant une circulaire émanée le 10 novembre 1885 de la direction de la sûreté générale, la question du droit de détention d'armes de toute nature est réservée, et la tolérance que l'administration accorde en cette matière reste en ce même état. En cas de guerre nationale et continentale, un décret peut interdire l'exportation de toutes armes et munitions. (Ch. Y.)
ARMÉE. Sous l'influence de la crainle que leur cause l'imminence d'une conflagration, toutes les puissances européennes sont sous les armes, comme à la veille d'une guerre. L'Europe entière ressemble à un immense camp retranché; chacun s'attend à une attaque et se disposée la repousser; mais nul n'ose prendre sur soi la responsabilité de rompre une paix si coûteuse et d'engager des hostilités dont on ne peut prévoir les résultats. Voici le tableau officiel des forces en soldats dont disposent les nations de l'Europe :