AQUA
aique, fait partie de la famille de la carpe (du grec cyprin. s, carpe). lia été introduit eu Europe, car il est originaire de la Chine, par les Hollandais, dans la première moitié du xvii0 siècle; l'Angleterre en possède depuis 1691 ; quant à nous, sans Mraede Pompadour, nous n'en aurions peut-être que depuis fort peu de tempf. Dans ces derniers temps, un habile et savant pisciculteur, M. Carbonnier, a importé des variétés extrêmement curieuses de l'espèce et d'autres venant également de Chine, mais nous n'y pouvons insister : et d'ailleurs, malgré tout, le cyprin vulgaire restera toujours l'hôte favori des aquariums d'appartement, tant à cause de sa familiarité, de sa gentillesse, que du peu de soins qu'il réclame, une fois élevé. — L'aquarium qui doit servir de demeure aux poissons rouges aura la forme d'un globe à large ouverture, aux quatre cinquièmes rempli d'eau. Un jet d'eau disposé au milieu offrirait un grand avantage pour la santé de ses hôtes, parce qu'il produirait une aération continue de l'eau ; mais ce n'est pas indispensable. Peu de poissons dans le même globe. S'il est possible de le tenir près d'une fenêtre ouverte, surtout en été, il n'en sera que mieux; en tout cas, un endroit aéré, plutôt frais. On aura soin de ne jamais l'approcher du feu sous aucun prétexte. En temps d'orage, abriter votre aquarium : le tonnerre tuerait infailliblement vos poissons; après, changer l'eau du bocal immédiatement. Tous les jours, il faut nettoyer l'aquarium, ou tout au moins en changer l'eau. Quand vous avez à nettoyer votre vase, vous en retirez les poissons avec la main, — avec un filet vous courez le risque de détériorer leurs écailles, — et les mettez dans un bassin rempli d'eau en attendant. — On nourrit les cyprins de croûtes de pain et de petits morceaux de biscuit; — disons toutefois que cette nourriture peut leur être nuisible, en ce sens qu'en se corrompant elle altère facilement l'eau du bocal, si on la leur donnait trop longtemps avant l'heure où cette eau doit être changée; on peut leur donner encore des petits morceaux de blanc d'œuf durci, des mouches. Leur donner à manger une fois par jour seulement, aussi régulièrement que possible. — Il est de bonne précaution de placer dans l'aquarium une branche de buis, à laquelle le poisson puisse se frotter lorsqu'il en sent le besoin : ceci prévient quelquefois des maladies graves : par exemple, il se peut que les ouïes se trouvent embarrassées de matières gluantes ou autres, dont il se défera ainsi. Ce buis sera nettoyé en même temps qu'on changera l'eau;, il suffit de le changer une fois par semaine. — Il est facile de reconnaître qu'un poisson est malade, lorsqu'il s'élève fréquemment à la surface de l'eau pour y aspirer l'air extérieur, ce qui prouve qu'il n'a plus assez de force dans ses ouïes pour diviser l'air, ou plutôt l'oxygène de l'eau qui le contient; en outre, il nage difficilement, c'est-à-dire de travers, comme marche un homme mal portant ou fatigué ; quelquefois il fait entendre un bruit semblable à une bulle de gaz qui crève, puis reste immobile au fond du bocal. Enfin le poisson malade est lourd, triste; il semble entouré d'un nuage palpable, ses brillantes couleurs s'effacent. La première précaution à prendre en pareille circonstance, aussi bien dans l'intérêt du poisson naïade que dans celui de ses compagnons, c'est de le retirer du bocal, autrement les autres ne tarderaient guère à le mettre en pièces. Ensuite on le placera dans un vase relativement peu profond, sous un robinet d'eau qu'on laissera égoutter tout doucement sur lui, au besoin pendant douze i.t même vi..gt-quatre heures, jusqu'à ce qu'enfin le poisson revienne à lui et reprenut dans l'eau désormais profonde, sa position naturelle; alors on peut le remettre avec les autres. — L'aquarium d'où le
ARBR
poisson malade a été retiré doit nécessairement être nettoyé aussitôt, à plusieurs eaux, et rempli d'eau bien fraîche. — Si l'on possédait un jardin avec un cours d'eau, on réussirait mieux encore en construisant une sorte d'écluse artificielle, oij le malade serait placé et laissé pendant deux ou trois jours. En général, les maladies des poissons sont très difficiles à soigner ; on ne peut guère que les prévenir par des soins, que d'ailleurs nous indiquons. Les femelles principalement tombent malades, et souvent succombent, faute de pouvoir frayer. A cet état de choses il n'y a qu'un remède, retirer les malheureuses du bocal et les mettre dans un vivier où elles puissent accomplirleur devoir naturel avec facilité. Quant au reste, il n'y a rien de plus, quelle que soit l'espèce, que ce que nous venons d'indiquer.
AQUI-GRATIANAIN, AINE s. et adj. [a-koui-
gra-si-a-nain]. D'Aix-les-Bains (Aqui-Gratianœ); qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
AQUI-SEXTAIN, AINE s. et adj. [a-kouisèkss-tain] d'Aix (Aquse-Sextise) ; qui appartient à cette ville ou à ses habilants : un Aqui- Sexiain; des Aqui-Sextains ; mœurs aqui-sextaines.
ARBALÈTE. — Encycl. L'arbalète est un jeu d'adresse qui consiste à lancer, avec l'arbalète, des flèches ou des balles contre un but
Arbalète à jalet tendue.
quelconque. On se sert ordinairement de l'arbalète à jalet, dont le fût porte un canon ou tube, dans lequel on met un caillou rond ou une balle, et qui est fendu de chaque côté, de manière à laisser passer la corde. L'arbalète se tient comme un fusil. On l'élève de la main gauche et l'on appuie la crosse à l'épaule droite. L'index de la main droite appuie légèrement sur une gâchette, placée en dessous. Le projectile touche le milieu de la corde tendue. On vise, et en tirant la gâchette, on met en liberté la corde qui se détend violemment et lance au loin le projectile.
ARBAN (Joseph-Jean-Baptiste -Laurent), compositeur français, né à Lyon le 28 février 1828, mort le 9 avril 1889. 11 obtint le premier prix de trompette au Conservatoire en 1845, et se fit ensuite une grande réputation dans les concerts, par son habileté à jouer du cornet à pistons. 11 dirigea plusieurs orchestres et devint, eu 1869, professeur delà classe de cornet à pistons au Conservatoire. Il a composé, pour son instrument, pour le piano et pour orchestre, de nombreux morceaux de musique. Il a laissé une Grande méthode complète de cornet à pistons et de saxhorn.
ARBOIS, OISE s. et adj. D'Arbois; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
ARBORETOM s. m. [ar-bo-ré-tomm] (mol lat., du rad. arbor, arbre.). Hort. Lieu affecté à la culture des végétaux ligneux de plein air. Voy. Alphand : Arborelum de la ville de Paris (1878, in-fol.).
ARBRE ue Diane. Phys. Pour obtenir cette arborisation, emplissez un bocal, pouvant contenir la mesure d'un litre environ, d'une assez forte solution de nitrate d'argent {pierre infernale) dans de l'eau distillée ou de l'eau do