‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 466 sur 503 · YERE · texte numérisé non relu

YERE

naît à l'E. de Montmirail (Eure-et-Loir) et se jette dans le Loir au-dessus de Cloyes, après un cours de 48 kilom. — III, rivière qui naît près d'Auberménil (Seine-Inférieure) et se jette dans la mer au-dessous de Criel, après un cours de 45 kilom.

YOUY

YOUYOU s. m. Canot chinois qui marche à un seul aviron. Toute embarcation extrêmement petite.

C'est dans un youyou rapide Que j'apprends à canottr.

ZANZ

ZANZIBAR. L'Ile de Zanzibar, longue de 80 kil. sur 40 kil., et renfermant une population de 300.000 hab.,a pour capitale Changanny ou Ungouja, ville commerçante qui ne renferme pas moins de 90.000 hab. Le souverain de cette lie étend son autorité sur les Iles de Pemba et de Mafia, ainsi que sur une zone côtière du continent. Cette côte, appelée Souahéli, est arrosée par le Juba, le Kingani, le Ouami, le Loufigi et la Rovouma, qui sont ordinairement navigables jusqu'à une certaine distance de leurs embouchures. La zone sur laquelle le sultan de Zanzibar possède des droits douteux, a été rétrécie en I88S, par la cession qu'il a été forcé de faire aux Allemands des vastes territoires d'Ousagara et du Kilimandjaro, avec Vitou, la baie de Manda et leport de Durnfort. L'Angleterre a imposé son protectorat sur le pays qui s'étend du Kilimandjaro jusqu'à la rivière Dana, avec le port de Moubaze. Ainsi dépouillé, le Sultan ne conserva plus qu'une langue de terre qui n'a guère que 15 kil. de large et qui va en longueur, du cap Delgado à Kipini et à la rivière Ozi, au nord de laquelle il possède

ZEVO

encore les points isolés de Lamou, de Kismayou, de Brava, de Merki, de Moukdoucha, et de Warsheik. Mais le Sultan a reçu une sorte de compensation par l'augmentation considérable d'importance de ses Etats au point de vue commercial. Au commencement de 1887, les Portugais essayèrent de le déposséder des territoires du cap Delgado et de la baie de Tungi; mais il résista et le différend fut terminé pacifiquement par l'intervention de l'Angleterre et de l'Allemagne.

ZÉV0RT (Charles-Marie), littérateur français, né à Bourges en 1816, mort à Paris en nov. 1887. Il entra à l'école normale en 1836, fut professeur de philosophie à Auxerre, à Amiens, à Hennés et à Metz (1846). Poursuivi d'académie en académie par la violente hostilité du parti clérical, il passa inspecteur d'académie à Orléans et à Montpellier (1850) et se vit mettre en disponibilité par le ministre de Parieux, exécuteur des vengeances de la réaction victorieuse (1850). Il fit l'éducation des enfants du duc d'Uzès. En 1856, il rentra dans l'Université en qualité d'inspecteur de l'académie d'Aix et devint vice-recteur (1800),

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puis recteur (1862) à Cbambéry et à Bordeaux. Il conserva ce dernier poste jusqu'en 1874, époque où il fut envoyé en disgrâce à Aix, par le gouvernement du Seize Mai ; M. Bardoux le réintégra à Bordeaux. En 1878, il fut nommé membre du conseil supérieur de l'instruction publique. Le 10 janv. 1879, il fut nommé vice-recteur à Paris et un mois plus tard, il entra au ministère de l'instruction publique, en qualité de directeur de l'enseignement secondaire, avec le titre officiel d'inspecteur général honoraire. Il prit une grande part à l'élaboration des réformes que le conseil supérieur de l'instruction publique introduisit dans l'enseignement secondaire. Il mourut peu après avoir pris sa retraite. Il était beau-frère de Pasteur. Il a laissé de très bonnes traductions d'ouvrages grecs : Métaphysique d'Aristote (1840-'4I,2 vol.in-8°), en collaboration avec Pierron; Vie des philosophes de l'antiquité, de Diogène Laërce(1848, 2 vol. in-8°); Hist. de la guerre du Péloponèse, par Thucydide (1853, 2 vol. in-18) ; les Romans grecs ; Comédies d' Aristophane; Dissrrtatinn sur la vie et la doctrine i'Anaxagore (1843), etc.

ÔVRIUX, IMPRIMERIE DE CHARLES HÉIUSSI»

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