AUST
peons, arrond. de Reauvais (Seine-et-Oise) ; 160 hab. Combat entre Guillaume le Conquérant et son fils Robert Courte-Heuse en 1077.
AUDIOMÈTRE s. m. (lat. audio, j'entends; gr. métron, mesure . Instrument qui sert à mesurer l'étendue de l'ouïe. On dit aussi audimètre.
AUGER0N, 0NNE s. et adj. De la vallée d'Auge; qui se rapporte à lavaîlée d'Auge ou à ses habitants.
AUGIER (Guillaume-Victor-Emile), poète et auteur dramatique, né a Valence-sur-Rhône le 17 septembre 1820, moitié 25 octobre 1889. 11 abandonna l'étude du droit pour la poésie. En 1844, il présenta au Théâtre-Français, une comédit en 2 actes et en vers, la Ciguë, qui ne put obtenir les honneurs de la lecture. 11 porta tfe- pièce à l'Odéon, où elle eut près de cent représentations. Il la publia et la fit précéder d'une lettre .;iquelle il défond la mémoire de Pigaull-I.ebrun, son grand-père. Recherché dès ce moment par le Théâtre- Français qui l'avait si lestement éconduit, il lui donna en 1845, L'Homme de Bien, comédie de mœurs en 3 acf rs, qui obtint à peine un succès d'estime. Il donna ensuite, sur la même scène, l'Aventurière (comédie en vers, 3 actes, 1848, remaniée et portée à 5 actes, en 1860;) Gabrielte (comédie, 3 actes, vers, 1849) ; cette pièce, qui lui valut le prix Montyon, en partage avec la Fille d'Eschile d'Autran, le plaça à la têle de lï-cole dramatique dite du « sens commun »; le Joueur de flûte (un acte, vers, 1850) ; Diane (drame, 5 actes, vers, 1852) ; la Pierre de touche (5 actes, prose, 1853, en collaboration avec Jules Sandeau) ; Philiberte (comédie, 3 actes, vers, 1853) ; au Gymnase ; le Mariage d'Olympe (1855, 5 actes, prose, Vaudeville) ; le Gendre de M. Poirier (1856, Gymnase, 4 actes, prose, succès presque sans précédent); Ceinture dorée (même scène, 1856, 3 actes, prose) ; la Jeunesse (5 actes, vers, Odéon) ; les Lionnes pauvres (1858, 5 actes, prose, vaudeville, en collaboration avec Ed. Foussier, tableau de la vie des demi-mondaines); un Beau Mariage (5 actes, prose, Gymnase, 1859, même collaboration); les Effrontés (1861, 5 actes, Français, vigoureuse satire du mercantilisme littéraire); le Fils de Giboyer (5 actes, Français, 1862, pièce dont le vrai titre aurait dû être les Cléricaux, et qui souleva une violente polémique) ; Maître Guêrin (5 actes, prose, Français, 1864); la Contagion, 5 actes, prose, Odéon, 1866) ; Paul Forestier (4 actes, vers, Français, 1868); le Posl-Scriptum (bluetle, 1869) ; les Lions et les Renards (5 actes, Français, 1869) ; Jean de Thommeray (5 actes, Français, 1873, en collaboration avec Sandeau) ; Madame Cuverlat (4 actes, prose, vaudeville, 1876: ; le Prix Martin (3 actes, 1876, Palais-Royal, en collaboration avec Labiche). Emile Augier a laissé en outre : le livret de Sapho (opéra en 3 actes de Gounod, 1851), un volume de poésies et plusieurs autres pièces de théâtre. 11 entra à l'Académie française, en 1857.
AUMALIEN, IENNE s. et adj. D'Aumale; qui se rapporte à Aumale ou à ses habitants.
AURÉLIAQU0IS.0ISE ou Aurillaquois, oise, s. et adj. d'Aurillac, qui se rapporte à cette ville ou à ses habitants.
AURÉLIEN (Saint), archevêque d'Arles en 546, mort en 555. Fête le 16 juin.
AURICULÉ, ÉE adj. Bot. Qui est muni de
petites lames latérales, nommées oreillettes.
AUSCITAIN, AINE s. et adj. [ôss-si-tain] (lat. Ausci, nom de peuple). D'Auch; qui appartient à ce pa^s ou à ses habitants.
AUSTRALASIENNE (Fédération), nom que l'on donne, à une fédération formée en 1885 entre toutes les colonies anglaises de l'océan
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Pacifique du Sud, à L'exception de la Nouvelle- Zélande, de l'Australie méridionale et de la Nouvelle-Galles du Sud.
AUSTRUDE ou 0STRU (Sainte), religieuse, fille de sainte Salaberge, née vers 834, élue abbesse à l'âge de vingt ans, en remplacement de sa mère ; elle sut repousser les prétentions de l'évêque Mauger, qui voulait s'emparer de son monastère et de ses nonnes.
AUTEUR. — Législ. La propriété littéraire ou artistique est aujourd'hui l'objet d'une protection réciproque, résultant de la législation des principaux pays d'Europe. Un projet de convention internationale a été signé à Berne, le 18 septembre 1885, et converti, le 9 septembre 1886, eu un acte diplomatique, portant les signatures des représentants de la France, de l'Allemagne, de l'Angleterre, de l'Italie, de l'Espagne, de la Belgique, de la Suisse, de Haïti et de Libéria. Cette convention a été rendue exécutoire en France, par décret du 12 septembre 1887. La protection internationale, assurée par ledit acte, s'applique aux droits des auteurs sur leurs œuvres, et elle comprend, suivant les termes de l'article 4, « toute production « quelconque du domaine littéraire, scienti- « fique ou artistique qui pourrait être publiée « par n'importe quel mode d'impression ou c de reproduction ». Le principe de cette protection est que < les auteurs ressortissant à < l'un des pays de l'Union, ou leurs ayants c cause, jouissent dans les autres pays de t l'Union, pour leurs œuvres, soit publiées c dans un de ces pays, soit non publiées, des c droits que les lois respectives accordent ou c accorderont aux nationaux >. — L'auteur a seul le droit de publier, lui-même, ou d'autoriser la traduction de son œuvre, pendant les dix années qui suivent la publication de l'ouvrage original. La reproduction et la traduction des articles de journaux sont seules permises; et il est même possible de s'y opposer par une interdiction expressément formulée. Les auteurs dramatiques et les compositeurs de musique ont exclusivement la faculté d'autoriser la représentation ou l'exécution de leurs œuvres, et ce dans les mêmes conditions que s'il s'agissait d'œuvres littéraires. L'article 10 porte que c sont spéciale- « ment comprises parmi les productions illi- « cites auxquelles s'applique cette convention, € les appropriations indirectes, non autorit sées, d'un ouvrage littéraire ou artistique, « désignées sous des noms divers, tels que : « adaptations, arrangements de musique, etc., c lorsqu'elles ne sont que la reproduction d'un « tel ouvrage, dans la même forme ou sous € une autre forme, avec des changements, c additions ou retranchements non essentiels, € sans présenter d'ailleurs le caractère d'une t nouvelle œuvre originale ». Il suffit, pour jouir de la garantie internationale, et pour pouvoir exercer des poursuite., contre les contrefacteurs, que le nom de l'auteur soit indiqué sur l'ouvrage. Pour les œuvres anonymes, celui de l'éditeur suffit, ce dernier devant être réputé comme ayant cause de l'auteur anonyme ou pseudonyme. L'Union est représentée, d'une manière permanente, par un bureau international, établi à Berne. Les Etats non signataires de la convention peuventy adhérer, etfaire ainsi partie de l'Union. Malheureusement, il est à craindre que la grande république américaine ne tarde encore longtemps à donner son adhésion ; et la contrefaçon continuera à s'y étaler impunément. En effet, aux Etats-Unis, les statuts revisés en 1870 n'accordent un droit de propriété littéraire ou artistique qu'aux citoyens américains et aux résidants. (Ch. Y.)
AUTOCOPISTE s. m. (gr. autos, soi-même; franc, copiste). Appareil au moyen duquel on peut multiplier sans peine l'écriture ou les dessins. L'autocopiste se compose d'un cadre
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de bois à fond mobile, qui sert à tendre une feuille de papier parchemin préparé. Quand on a écrit ou dessiné l'original avec une encre spéciale, on le laisse sécher, on l'applique en le retournant sur la surfacehumide du parchemin, on le laisse sécher deux minutes; on l'enlève et le cliché est prêt. Il lufût de le mouiller avec une éponge, de l'encrer avec le rouleau et d'appliquer une feuille de papier, qu'on presse simplement à la main, pour retirer une copie. On peut ainsi obtenir 25 ou 30 bonnes copies. Dans Yautotopistenoir, invenlé parle Prussien Otto Lelm et importé en France vers 1880, la feuillede parchemin est revêtue d'une couche de gélatine; on peut, avec cet appareil, obtenir un très grand nombre de copies.
AUTOMATE. — On a donné abusivement le nom d'automate à différentes figures d'hommes ou d'animaux qui étaient mises en mouvement non par un mécanisme, mais par une personne de petite taille cachée dans
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ADTOMOTEDR. — Enctcl. On donne le nom d'automoteur à toute machine qui se règle d'elle-même sans l'intervention de l'homme, comme, par exemple, l'automoteur à vent de Beaume. et l'automoteur à vapeur d'Abel
Automate de Robert Houdin. Position de l'homme dans la caisse de l'appareil.
l'intérieur de la machine. Tel était le joueur d'échecs que Kempeler exhiba en 1776; tel était encore le joueur d'échecs construit en 1855 par Robert Houdin. Extérieurement, l'ensemble était semblable à un buffet, der-
Automate de Hubert lioudin.
Position du joueur dans l'automate pendant la partie.
rière lequel se tenait assise une figure d'homme, drapée amplement et dont un bras était appuyé sur un échiquier ordinaire. Le buffet était grand ouvert et disposé de façon à ce que le spectateur le crût absolument vide. Cependant, il n'en était rien et une place avait été ménagée pour qu'un homme de petite taille pût se dissimuler dans ce buffet. Quand la partie était entamée avec un « amateur » quelconque, le moteur de l'automate se dressait, ainsi que l'indiquent nos figures, et poussant le bras de l'automate il jouait la pièce voulue, qu'il apercevait par un trou ménagé dans les vêtements. Le mouvement d'horlogerie qui semblait remplir tout le buffet n'était qu'un trompe-l'œil, et ce fut quand un mauvais plaisant cria € Au feu! » pendant la partie d'échecs, qu'on s'aperçut du stratagème, car l'automate effrayé lit des mouvements désordonnés et se renversa, tandis que son moteur animé, un petit jeune homme fluet, s'enfuyait terrifié dans la coulisse.
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Automoteur Abel Fifre.
Pifre. L'automoteur à vent VEclipse de Beaume est le plus perfectionné des moulins à vent. Il se compose des pièces suivantes : 1° de la roue motrice; 2° de la pièce appelée bras, supportant ladite roue; 3° d'un plateau excentrique communiquant le mouvement au moyen d'une bielle; 4" d'une girouette d'orientation; 5° d'une pièce supportant le mécanisme, fixée sur un tube en fer creux, traversant un manchon et pouvant tourner en tous sens; 6° d'une aile latérale régulatrice; 7° enfin, de deux secteurs dentés sur l'un desquels sont fixés le levier de désorientation et le contrepoids. — La roue motrice, déforme circulaire, placée verticalement, est composée d'une armature légère en bois de frêne sur laquelle sont fixées des James de sapin allant dans leur longueur du centre aux extrémités, point où elles sont un peu plus larges et sont dans le sens de leur largeur placées obliquement, un peu comme les lames de persiennes, se couvrant toutes, en laissant du jour entre elles, de sorte que, de face, cette roue parait pleine. Quand le vent est relativement faible, c'est sur la face qu'il vient frapper. Dès qu'il grandit, sa seule force fait placer la roue transversalement. A mesure que le vent augmente de force, la roue oblique à gauche, et, s'il vient à souffler en tempête, elle s'incline jusqu'à venir présenter sa tranche. Dans cette position, la force atmosphérique ne rencontre naturellement qu'une surface presque nulle. Cette position est gardée tant que dure la bourrasque. La description succincte qui va suivre montrera quels sont les moyens employés par M. Abel Pifre et quels résultats sûrs et économiques il est arrivé à obtenir. L'ensemble se compose d'un générateur et d'une machine, verticaux tons deux et réunis sur un même socle de fondation. Le générateur a l'aspect extérieur d'un poêle calorifère, et son mode d'entretien est le même. 11 présente à sa partie supérieure un couvercle fermant une sorte de trémie par lequel se fait, à très longs intervalles, le chargement du combustible, coke, ou toute autre matière non susceptible de s'agglutiner pur la chaleur. La vapeur est produite dans une série de tubes qui assurent une très grande rapidité de mise en pression, une grande puissance de vaporisation sous