‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 55 sur 503 · AUTR · texte numérisé non relu

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un petit volume et une inexplosibilité absolue, La pression se règle par l'ouverture du registre au tirage, et la régularité de marche est parfaite, puisqu'elle est indépendante des périodes de largement du combustible, lesquelles n'altèrent jamais le régime de la combustion, qui n'a lieu que dans la partie inférieure de la trémie de chargement. La machine qui utilise la vapeur produite dans "e générateur est d'une simplicité de mécanisme élémentaire, attendu qu'elle ne comporte, comme la plus simple des machines ^à vapeur, qu'un vilebrequin et une bielle de distribution. Le cylindre est construit en métaux choisis de telle sorte que, concurremment avec les garnitures des pistons et tiroirs, il ne nécessite aucun autre corps lubréfiant que la vapeur qui circule dans son intérieur. Le graissage, si onéreux et si désagréable dans les cylindres ordinaires, est donc supprimé; il ne reste plus que le graissage des paliers de rotation, lequel, chacun le sait, ne constitue pas une dépense appréciable. Enfin, la suppression du graissage du cylindre n'a pas pour but unique de supprimer une dépense, mais elle permet d'utiliser pour l'alimentation de la chaudière la vapeur même qui en est sortie, En effet, la vapeur qui sort du cylindre, après y avoir effectué son travail est conduite par le tuyau d'échappement, à travers un système de tubes où circule un courant d'eau quelconque qui la refroidit et la convertit en eau. Cette eau, qui est pure de tout corps gras, distillée à une température qu'on peut obtenir aussi haute qu'on le désire en réglant le courant d'eau de réfrigération, tombe dans un récipient d'où elle est reprise par la pompe alimentaire.

AUT0N0E, nom de plusieurs personnages mythologiques. — Fille de Cadmus et d'Harmonie, épouse d'Aristée, et mère d'Actéon. Assistée de sa sœur Agave, elle mit en pièces Penthée, pendant un de leurs accès de furie bachique. On montrait leur tombeau dans le territoire de Mégare.

AUTONOMISTE adj. Qui a rapport à l'autonomie, qui lui appartient : opinion autonomiste. — s. Partisan de l'autonomie : les

autonomistes.

AUTORITARISME s. m. (rad. autoritaire).

Polit. Système de gouvernement fort et autoritaire.

AUTRICHE-HONGRIE. L'empire austro-tongrois est formé de trois territoires bien distincts, ayant chacun leur administration particulière, savoir : 1° la partie cisleithane, officiellement appelée Autriche et comprenant 22,150,000 hab.; 2° la portion translei- Lhane ou royaume de Hongrie, renfermant 15,650,000 hab.; 3° la Bosnie, avec 1,326,000 hab. ; ce qui donne pour tout l'Empire une population de 39,125,000, ou une augmentation de 404,000 hab depuis la publication de notre article Autriche dans le Dictionnaire. — Le traité de Berlin (13 juillet 1878) a imprimé une nouvelle direction à la politique austro-hongroise, en dirigeant les aspirations de la maison de Hapsbourg vers la formation d'un empire slave. La rapidité avec laquelle s'accomplit l'assimilation de la Bosnie et de l'Herzégovine, en dépit des fâcheux pronostics qui avaient été portés lors de l'annexion de ces deux provinces, fortifia les espérances du cabinet de Vienne, au point qu'il n'hésita pas à entrer résolument en lutte contre la propagation de l'influence russe dans la péninsule des Balkans. En 1880, le comte de Taaffe, chargé de former un nouveau ministère, choisit les ministres dans le parti autonomiste, qui s'est donné pour but de faire disparaître les différends existant entre les sujets allemands et ceux qui sont d'origine slave. Mais en même temps que l'Autriche

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'-."naît du ter^Jin vers l'Orient, sa politique était mise en échec par l'agitation irrédentiste du Tyrol et de Trieste, qui aspirent à s'unir au royaume d'Italie. Le danger parut assez sérieux pour motiver, en juillet 1881, un voyage de l'empereur dans les provinces menacées. En août, une entrevue à Gastfin, entre l'empereur d'Autriche et l'empereur d'Allemagne, confirma l'a'liance précédemment formée avec l'Allemagne du Nord, et en octobre de la même année, une visite à Vienne du roi Humbert, vint démontrer que le gouvernement italien, irrité de l'envahissement de la Tunisie par les troupes françaises, abandonnait la politique irrédentiste et se réconciliait avec la monarchie austro-hongroise. Les années suivantes s'écoulèrent s ins incidents particuliers; mais sous l'apparence de la tranquillité, on sentait se développer rapidement les haines des nationalités. La partie allemande de la nation se plaignait avec amertume de toute diminution de son influence. De son côté la nationalité croate ne cesse de protester contre l'usage de la langue hongroise. A ces causes de désorganisation vinrent se joindre les conspirations socialistes, qui motivèrent, en février 1884, la proclamation de l'état de siège à Vienne, et l'arrestation de plusieurs centaines d'anarchistes, dont beaucoup furent mis en jugement et condamnés (juin 1884). (.es électious de mai 1885, fortifièrent la majorité du comte de Taafe au Reichsrath et justifièrent sa politique, en affaiblissant de trente membres le nombre des députés allemands adversaires de la balance entre les diverses races de l'empire. En 1886, eut lieu entre le comte Kalnoky, ministre des affaires étrangères, et la délégation bulgare, une entrevue dont il résulta que l'empereur d'Autriche approuva, le 15 du même mois, la nomination du prince Ferdinand, au trône de Bulgarie. L'immixtion de l'Autriche dans les événements de la Bulgarie et l'élévation du prince autrichien Ferdinand au trône bulgare amenèrent de tels froissements avec la cour de Saint-Pétersbourg, que dès le début de la l'année 1887, une guerre parut inévitable. Néanmoins, les rumeurs alarmantes, qui avaient pris naissance à Berlin parce qu'elles étaient utiles à la politique de M. de Bismarck (voy. Allemagne, dans ce Supplément), finirent par s'apaiser peu à peu. Le 6 août, les deux empereurs d'Allemagne et d'Autriche se rencontrèrent à Gasteiu etconfirmèrentleuralliance; le 3 octobre, signor Crispi vint à Friedrichshue trouver M. de Bismarck, afin de signer avec lui un traité qui faisait entrer l'Italie dans l'alliance de l'Autriche et de l'Allemagne. Presque aussitôt les bruits de guerre reprirent encore avec plus d'intensité, relativement à une prétendue concentration des troupes russes en Bessarabie et le long de la frontière de Galicie ; mais il fut presque aussitôt démontré que ces rumeurs, nées, comme toujours à Berlin, n'avaient eu d'autre but que d'influencer les cours delà Bourse sur les différentes places d'Europe. Un événement singulier, en apparence peu important, mais qu'il est bon de noter, comme très significatif, eut lieu au commencement de l'hiver 1887. Le baron et la baronne de Rothschild furent déclarés hoffahvj, c'est-à-dire qu'ils sont admis aux bals de la cour. C'est la première fois qu'une pareille concession est faite à des Juifs en Autriche. — En 1888, la politique extérieure fut beaucoup plus pacifique, le gouvernement publia, le 3 février, le texte même du traité secret de 1879, qui a établi l'alliance entre la monarchie austro-hongroise et l'Allemagne du Nord. Le 26 mai, un malheureux incident vint surexciter les esprits. M. Tisza, premier ministre de Hongrie, ayant à expliquer devant la diète, les raisons pour lesquelles le gouvernement impérial refusait d'être officiellement représenté à l'Ex-

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position de Paris, se laissa entraîner un peu loin et ne se contenta pas de dire qu'aux yeux des monarques européens, la date de cette exposition coïncidait d'une manière fâcheuse avec le centenaire de la Révolution de 17?^; il ajouta, assez maladroitement, que l'oTJre ne lui paraissait pas assuré dans la capitale de la France, et il engagea ses compatriotes à ne pas y venir ; ces paroles imprudentes furent vivenunt relevées par un beau discours prononcé quelques jours plus tard, devant la Chambre française, par M. Goblet, ministre des affaires étrangères. Tisza répliqua par un nouveau discours dans lequel il atténuait la portée de ses paroles, mais son altitude envers la France n'en devint pas plus cordiale. Le nouvel empereur d'Allemagne, Guillaume II, fil un voyage à Vienne, en octobre 1888 et fut reçu avec beaucoup de distinction. Pendant ce temps, le prince de Bismarck et le comte Kalnoky resserraient les liens de ce que les gouvernements de l'Europe centrale appellent une entente cordiale. Il en résulta de nouvelles charges pour le peuple. En novembre, on demanda un accroissement d'impôts afin d'élever l'effectif de l'armée à 800,000 hommes. Cette proposition souleva une violente opposition dans le parlement hongrois; elle fut pourtant admise, après des débats orageux, mais le peuple de Buda-Pest se livra à des démonstrations dirigées contre Tisza, en février 1889. Sur ces entrefaites, la cour de Vienne fut cruellement frappée. Rodolphe, prince de la couronne, se suicida dans sa villa de Meyerling, près de Baden, le 30 janvier 1889. L'archiduc Charles-Louis, frère de l'empereur, renonça, le 1" février, à ses droits de succession, en faveur de son fils aîné, l'archiduc François-Ferdinand. Ce pénible incident tout en détournant les esprits, ne fut pas capable de mettre fin aux manifestations du peuple hongrois. Pendant que notre Exposition s'ouvrait au milieu du calme, la capitale de la Hongrie assistait à d - émeutes journalières contre Tisza. L'agitation se répandit dans toutes les parties non allemandes de l'empire. Il fallut dissoudre les diètes provinciales de Bohême, de Dalmatie,de Galicie, de Carniole, de Tyrol-et-Vorarlberg, d'Istrie, de Gœrz-et-Gradiska. On irrita les Tchèques en dispersant le club littéraire de Prague, qui avait cru devoir publier des congratulations au peuple français, relativement au centenaire de la publication des Droits de l'homme.

AUXAN0SC0PE s. m. [ô-ksa-noss-ko-pe] (gr. auxanô, j'augmente ; skopeô, j'examine). Phys. Sorte de lampascope électrique inventé par l'électricien Trouvé, pour la projection des dessins, des photographies, des médail-

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