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la solive destinée à recevoir les jiueurs; à chaque extrémité de la solive, se trouve un siège rembourré, et au-dessous de chaque siège, on établit un tampon dont le ressort est dissimulé dans une colonnette; de cette manière, on évite les secousses un peu violentes causées par l'arrivée à terre du bras de qui descend. Il existe des brandilloires où la bascule est double et montée sur un pivut tournant; alors quatre personnes peuven balancer à la fois, et deux à deux; celle descend frappe légèrement du pied le sol à droite ou à gauche, et il en résulte, pour li joueurs un mouvement continuel de rotation, tantôt dans un sens, tantôt dans un auii
BASIRE (Claude), conventionnel, né à Dijon en 1764, guillotiné le 3 avril 1794. Il fit ses études chez les Oratoriens, et se fit recevoir avocat. Envoyé par ses concitoyens à l'Assemblée législative, il siégea à gauche de cette assemblée et y forma, avec Merlin et Chabot ce que les ennemis de la Révolution appelaient le trio cordelier. Poursuivi par les injures quotidiennes des royalistes, qui publiaient, dans leurs journaux des insultes dans le genre de celles qui suivent :
Connaissez-vous rien de plus sot Que Merlin, Basire et Chabot?
— Non je ne connais rien de pire Que Merlin, Chabot et Basire Et personne n'est plus coquin Que Chahut, Basire et Merlin.
Basire se vengea en volant toutes les mesures qui pouvaient affaiblir et perdre la royauté. Réélu à la Convention, il prit place à la Montagne, vota la mort du roi, combattit les Girondins et finit par s'asseoir au groupe dan toniste. Les terroristes se débarrassèrent de lui en l'engloutissant dans une accusation de falsification de décrets portée contre Chabot. Basire fut condamné à mort, malgré son innocence bien constatée.
BAS0UT0LAND (Le), pays des Basoutos.
(Voy.ce mot dans le premier Supplément du Dictionnaire .) Le Basoutoland nourrit 129,000 hab. dans un territoire d'environ 26. 000 kil. carr. C'est un pays montagneux, généralement couvert d'une belle végétation et qui renferme de jolis paysages; son sol est fertile; son climat est délicieux. En 1883, il a été séparé de la colonie du Cap et soumis à l'administration d'un protectorat, sous l'autorité directe de la couronne anglaise. (Voy. Short llistori/ of Basutoland, par le capitaine L. Darwin, 1886.)
BASSETTE. Cet ancien jeu de hasard, inventé, dit-on, par un noble vénitienauxVsiècle, et introduit chez nous vers 1674, fut interdit par la police en 1691. Il se jouait àcino personnes : un banquier et quatre joueurs. Le banquier avait 52 cartes et chaque joueui un livre ou jeu de 13 cartes. Le banquiet ayant battu ses cartes, chaque joueur jetait sur le tapis un certain nombre de cartes choisies par lui dans son livre, et couchait sur chaque carte, c'est-à-dire faisait une mise d'argent à son gré. Alors le banquier prenait son jeu à l'endroit, de manière à voir la carte du dessous, et tirait les cartes deux à deux jusqu'à épuisement tu jeu. f.a première carte de chaque coupe était pour lui ; la deuxième pour les joueurs. Si, par exemple la première carte d'une coupe était une dame, il gagnai' tout ce qui avait été couché sur les dames ; si elle était la deuxième, il payait la mise du toutes les dames abattues. Les joueurs pou. vaient coucher de nouveau pendant le jeu, à la condition que ce ne fût pas sur le couple dont on voyait la première carte. Quand les deux cartes d'une coupe étaient semblables, on les nommait doublets et le banquier seul gagnait. Ce jeu, qui ressemblait beaucoup au pharaon et au lansquenet, devenait une source de profits pour les adroits fripons et une cause permanente de ruine pour leurs
BATE
dupes. Sauveur a donné, dans le Journal des savants (1679), six tables par lesquelles on peut voir que tous les avantages sont en faveur du banquier.
BATEAU insubmersible. Les deux problèmes de l'insubniersibilité ot de la légèreté sont résolus par les canots Berthou, en toile vernie imperméable. Ils n'ont aucune côte transversale. Leur charpente consiste simplement en nervures longitudinales larges, plates ït réunies à charnière à chaque bout. Une toile réunit à l'intérieur de l'embarcation coûtes les nervures entre elles: une autre les réunit à l'extérieur. Le bateau se trouve ainsi formé d'une suite de compartiments absolument indépendants l'un de l'autre et n'ayant aucune communication soit entre eux soit avec l'extérieur. Un bateau construit dans ces conditions est tellement léger, eu égard à son volume, qu'il faudrait un poids énorme pour le faire sombrer. Il répond, en outre, à toutes les garanties d'insubmersibilité, puisque s'il se trouve percé accidentellement d'une ouverture quelconque, seuls les compartiments affectés prendront l'eau et que les autres suf-
BATE
depuis la périssoire et le petit bateau de promenade jusqu'aux grandes embarcations àr sauvetage pouvant contenir cent personnes.
Canot à la voile.
firent à faire flotter le système. Fermé, le bateau i ses nervures parallèles comme les feuillets d'un livre; la toile se replie d'ellemême entre chaque nervure à la façon du soufflet d'un accordéon. Il est donc très trans-
Canot prêt à être mis à l'eMi et plié pour le transport.
Le plus petit de ces bateaux mesure 2m,14 sui 0m,90 de large. Son poids est de 25 kilog. Il est donc facilement transportable à bras. Le canot de promenade tient bien la mer et marche soit à la voile, soit à l'aviron. La périssoire, construite d'après le sys- ~\ tème Berthon, devient absolument
sûre, presque impossible à faire chavirer, et supporte la mer par les plus mauvais temps. Pliée, elle pèse 29 kilog. et n'a que 15 centimètres d'épaisseur ! Les bateaux « duplex », partagés en deux par une section transversale, forment deux bateaux indépendants pouvant se réunir instantanément. La plus importante des applications des bateaux pliants est celle des grandes embarcations destinées - ^*t aux navires de commerce, aux ï- grandes lignes de navigation et aux bâtiments de la marine de guerre.
Dans un espace superficiel de 10 mètres sur 4, on peut loger six embarcations qui, dépliées, contiennent 90 personnes chacune, et assurent ainsi le salut de 540 personnes! Un modèle de 8 mètres de long a fait, en six jours, à la voile, le trajet du cap Finistère aux iles Sorlingues et retour à Southampton,soitun trajet total de 700 milles ou 1,127 kil. 1 — Bateaux en papier. On construit en papier des bateaux d'assez grandes dimensions, à condition de les consolider
Périssoire pliée et portée à la mr.in.
portable. Moins d'une minute suffit pour le déplier et le replier. L'inventeur a construit sur le même plan toute une série d'embarcalions de façon à répondre à tous les besoins,
La pêche dans un canot Berthon.
par des membrures en bois. Les Américains, qui ont eu les premiers l'idée des embarcations en papier, en ont construit une qui mesure 12m,80 de long, sur lm,8i de large;
BATE
42 personnes peuvent y prendre place. Tout récemment une chaloupe à vapeur de 5m,7S de long a navigué sur l'Hudson, avec une vitesse de 16 kilomètres à l'heure. — Bateau torpilleur sods-marin. En octobre 1887, le capitaine KrebsetM. Zédé, officier de marine, ont fait construire un bateau torpilleur sous marin, mû par l'électricité. Des accumulateurs Commelin-Desmazures lui assurent la propulsion, la direction et la lumière. Le bateau présente la forme d'un fuseau de lm. 80 de diamètre, de 20mètresdelonget d'un déplacement d'environ 30 tonnes. Des réservoirs d'air comprimé permettent de renouveler l'atmosphère ambiante et de régler la pression intérieure. Des réservoirs d'eau vidés ou remplis par une pompe mue électriquement, permettent de régler à chaque instant la ilottabilité et l'assiette de l'appareil. Deux gouvernails, l'un vertical, l'autre horizontal, actionnés par l'électricité, donnent la faculté de suivie la route voulue en direction comme en profondeur. Des lampes à incandescence éclairent l'intérieur et un appareil optique spécial permet de voir dans l'air, quand on est près de la surface de la mer, et dans l'eau quand on plonge. Tel est le Gymnote, premier navire torpilleur sous-marin qu'ait possédé la marine française. L'amiral Aube, ministre de la marine en 1886, prit l'initiative de faire construire ce bâtiment, à titre d'essai, pour tenir notre armée navale au niveau des progrès accomplis par les nations voisines, et particulièrement par l'Allemagne. Le Gymnote fut construit par M. Zédé à l'arsenal de Toulon. En même temps, le ministre confiait à l'industrie privée, la construction d'un autre navire du même genre, le Goubet, ainsi nommé d'un constructeur de Paris-Bercy. Ce dernier bateau présente un grand avantage, c'est de se maintenir sous l'eau quand même la machine vient à stopper; tandis que le Gymnote remonte dès que la1 machine cesse de fonctionner. — Le Goubet présente la forme d'un fuseau court et très renflé au milieu; il est muni d'une sorte d'aileron horizontal qui va d'un bout à l'autre. Une étroite coupole le surmonte et permet d'entrer dans l'intérieur. Longueur: 5 mètres; largeur 1 m, 50 seulement. La coque est en bronze coulé d'une seule pièce; la coupole seule est mobile. L'équipage ne se compose que de deux hommes qui se tiennent assis dos à dos, ayant sous la main les appareils nécessaires à la manœuvre. Le bateau porte deux torpilles, une de chaque côté. Les marins peuvent déclancher ces torpilles, en retirant à l'intérieur le linguet qui les soutient. Un fil métallique maintient les engins en communication avec le bateau; et quand ce dernier se trouve suffisamment éloigné, il suffit d'établir le contact pour produire l'explosion. — Le bateau peut atteindre une profondeur de 100 mètres et davantage. Un téléphone, dont les fils traversent la coupole, permet de communiquer avec l'extérieur. L'air respirable contenu dans la coque est suffisant pour deux heures, en ayant soin d'expulser, à l'aide de pompes, l'air vicié. Deux tubes pleins d'oxygène assurent, en outre, la respiration pendant 30 heures. — Le bâtiment, etc'est là sa qualité maîtresse, demeure en équilibre et immobile aussi bien à fleur d'eau qu'à cent mètres de profondeur. Il monte ou descend toujours verticalement. Lorsque l'amiral Aube quitta le pouvoir, ses plans furent abandonnés par son successeur; mais les deux bâtiments qu'il avait commandés furent achevés et livrés à la marine. Le Goubet alla faire ses essais à Cherbourg ; mais il ne fut pas reçu dans le port militaire; on lui interdit l'usage de son hélice dans le bassin à flot; et les expériences ne furent autorisées que dans le port de commerce. Les premiers essais eurent lieu le 30 janvier 1890. Le petit navire évolua sous l'eau en toute sûreté, traversa la passe et se présenta ■J**
port. Du Plus' le Goubet Peut imi navir6 Par l'embrayage de l'hélic