‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 68 sur 503 · BARR · texte numérisé non relu

BARR

(1854, 2 vol.); Les Hommes et les Œuvres (1861- 1863, 3 vjl.in-18); critique des libres-penseurs et même de catholiques mal vus en cour. Dans les journaux, Barbey d'Aurevilly déploya une grande verve à chercher des ridicules dans les écrits de Renan, de Victor Hugo et de nos principaux écrivains contemporains. Ses traits sont presque toujours mordants et ne manquent pas d'originalité.

BARBITURIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide qui dérive de l'acide urique; sa formule est : C'H'Az'O3

BARGOUZINS ville de la Russie d'Asie, gouvernement d'Irkoutsk (Sibérie), par 53° 36' 56" lat. N. et 107° 26' 47" long. E., à 350 kil. N. -E. d'Irkoutsk, sur la Bargouzine, aftluent du Baïkal. Aux environs, se trouvent les Lacs amers qui fournissent les sels purgatifs de Sibérie.

BARRES s. f. pi. Exercice d'adresse et d'agilité, l'un des amusements favoris de la jeunesse des deux sexes, surtout des garçons. Pour s'y livrer, les joueurs doivent avoir, à leur disposition, un terrain vaste, uni et battu. Us se divisent en deux groupes qui comptent le même nombre de combattants, et chaque parti obéit à un chef qui dirige les mouvements. Chacun des deux groupes se trace un camp aux extrémités opposées de l'emplacement. Le camp, d'une largeur de 3 à 4 mètres, est déterminé par une ligne tracée sur la terre. Le sort ayant désigné lequel des deux partis doit, le premier, demander burre, c'est-à-dire engager la partie, l'un des joueurs de ce groupe sort de son camp, s'avance vers le camp opposé, se pose, le jarret tendu, le bras en avant, vis-à-vis de l'adversaire qu'il a résolu de provoquer et qui, devinant son intention, lui tend la main. Le provocateur attaque en frappant trois coups dans la main de son adversaire; il s'enfuit aussitôt vers les siens, poursuivi par le provoqué qui cherche à l'atteindre ou simplement à le toucher pour le faire prisonnier. Mais du premier camp se précipite un nouveau combattant, qui s'élance au secours de son camarade contre le poursuivant; lui-même ne tarde pas à voir courir sur lui un adversaire du camp opposé, et la mêlée devient générale. Tout joueur a barre sur un adversaire lorsqu'il est sorti de son camp après que l'adversaire a quitté le sien; et s'il réussit à l'atteindre, il le frappe légèrement, en s'écriant « pris ». Aussitôt, la mêlée cesse; les vainqueurs emmènent le prisonnier; les vaincus rentrent également dans leur camp; et l'on recommence par une nouvelle provocation. Il existe plusieurs manières de traiter les prisonniers. Ou bien il sont rendus, et alors la partie consiste eu un certain nombre de captures; ou bien ils sont gardés dans le camp ennemi. Dans ce dernier cas, le premier prisonnier fait un, deux ou trois pas, à partir du camp où il est détenu, et il tend les bras à ses camarades, jusqu'à ce que l'un d'eux puisse arriver jusqu'à lui et le délivrer en le touchant de la main. De leur côté les gardes du camp emploient leur agilité à déjouer les ruses des libérateurs, et la lutte devient des plus vives. Quand de nouveaux prisonniers viennent rejoindre le premier, ils se rangent, sur une seule file, en se tenant par la main, à la suite iu précédent. Ordinairement, le combat cesse lorsque l'un des partis a éprouvé tant de >ertes qu'il ne peut plus espérer de délivrer des prisonniers. On appelle barres forcées les parties dans lesquelles les prisonniers restent, en qualité de combattants, dans le parti qui les a pris ; de sorte que le jeu se termine seulement quand tous les combattants d'un parti sont passés dans le camp adverse.

BARRES ASSIS (Jeu de). Dans ce jeu de

salon, les joueurs se disposent sur deux rangs de chaises, en regard l'un de l'autre et se-

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parés par un intervalle de im,60 à 2 mètres. Les dames s'assoient sur un rang, les messieurs sur l'autre. Chaque parti choisit un champion, qui s'avance un peu en avant du front de son armée. Un champion, ordinairement eelui des dames, commence le jeu en soufflant, sur le camp ennemi, un flocon de coton en ouate ou de soie peluche, que son adversaire cherche à repousser avec son souffle. Les deux camps entrent en lutte en soufflant sur ce flocon pour le faire tomber dans le camp adverse. Pendant le le combat, les champions seuls restent debout. Celui dans le camp duquel le flocon finit par tomber est fait prisonnier et va s'asseoir au quartier général, endroit placé près des deux camps. La lutte recommence, et le parti qui fait le plus de prisonniers est déclaré vainqueur. Si ce sont les dames qui triomphent, elles se rangent sur deux files et forment avec des chaises une espèce île voûte sous laquelle les vaincus sont obligés de passer. Si, au contraire les messieurs sont vainqueurs, ils forment la voûte en soulevant leurs chaises d'une main et saisissant de l'autre main une des prisonnières à mesure que les dames passent sous la voûte, ils exigent d'elle un baiser pour prix de sa rançon.

BARROIS, OISE s. et adj. De Bar; qui se

rapporte à Bar et à ses habitants.

BARTAVELLE. - Chasse. La bartavelle n'est en réalité qu'une variété, plus grosse encore, de la perdrix rouge. Elle ne se trouve guère que dans le Midi et particulièrement en Provence, où elle tend même à disparaître, grâce à la guerre déloyale que lui font des chasseurs, instruits par les illustrations du braconnage indigène. En Provence donc, on chasse surtout la bartavelle à la ramée, c'està-dire à la haie mobile, que nous avons^ déjà vu utiliser pour la chasse aux tétras. C'est à n'y pas croire, mais on en est encore à se demander si dans les engins prohibés visés par la loi de 1844 il faut compter la ramée. D'où il suit que la question, qui se résout évidemment d'elle-même, sera encore en suspens lorsque la bartavelle aura complètement disparu. La chasse de la bartavelle ne diflère pas autrement de la chasse àla perdrix rouge proprement dite.

BASGHET (Armand), historien, né à Blois en 1829, mort en janvier 1886. Il fit paraître en 1852 ; Honoré de Balzac (1 vol . in-8°) ; De Sainte- Adresse à Bagnéres-de-Lûchon; De la Diplomatie vénitienne (1862, in-8°); Le Roi chez la Reine ou Histoire, secrète du mariage de Louis XIII et d'Anne d'Autriche (1865, in-8°). Il a collaboré à un grand nombre de journaux et de recueils.

BASCULE (Jeux de). La bascule ou brandilloire est une poutre légère ou une forte planche posée en équilibre sur un support peu élevé : pierre, tronc d'arbre, pivot de charpente ou de fer, etc., de façon que deux personnes, placées aux extrémités, puissent monter et descendre alternativement, en mettant l'appareil en mouvement. L'une des personnes appuie ses pieds contre le sol, et donne une impulsion ascensionnelle au bras du levier sur lequel elle est assise; l'autre personne descend jusqu'à ce que ses pieds touchent à leur tour à terre; et c'est bien le cas de répéter la maxime de Stella, dans son Traité des jeux :

Ceux-ci qui tiennent te haut bout Pensent être au-dessus de tout; Mais leur déroute sera prompte.

La chance tourne : et cest ainsi Que tout roule en ce raonde-ci, Où l'un descend quand l'autre monte.

Dans certains jardins on établit des bascules fixes, dont le pivot présente une espèce de fourchette dans les branches de laquelle est fixée, au moyen d'une longue cheville de fer,

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