‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 72 sur 503 · BECK · texte numérisé non relu

BECK

Batterie sèche.

utilisée pour faire marcher les sonneries électriques. Chaque élément se compose d'un vase extérieur en zinc, d'un cylindre de charbon entouré d'une masse poreuse d'oxyde de zinc et de gypse, le tout contenu dans le vase de zinc, qui forme le pôle négatif. A l'intérieur, on ne verse aucun liquide. Un élément de cette sorte peut, dit-on, développer une puissance électromotrice égale à celle d'un Leclanché.

BAUDRY (Paul-Jacques-Aimé), peintre, né à la Rocbe-sur-Yon, 1828, mort le 17 janvier 1886. Elève de Drolling, il s'étudia à rester classique dans la forme et dans le fond; il obtint le grand prix de Rome en 1850. Il a laissé une foule de toiles dont les sujets sont tirés de la mythologie ou de la Bible. Son tableau le plus populaire représente Charlotte Corday venant de tuer ilarat (salon de 1861).

BAVAROISES. Les bavaroises ne sont autre chose que du lait bouillant abondamment sucré, aromatisé avec une liqueur quelconque suivant le goût, de l'essence de vanille, de là Heur d'oranger, ou une dissolution de chocolat, ou encore une infusion de thé ou de café. On sucre quelquefois cette boisson chaude avec du sirop de capillaire.

BAYEN (Pierre), pharmacien-chimiste, membre de l'Institut, né à Châlons-sur-MarneT en 1725, mort en 1798. Il assista, comme pharmacien en chef, aux expéditions de Minorque (1756) et d'Allemagne, et organisa le service de la pharmacie militaire." Chargé d'analyser les eaux minérales de France, il rédigea divers ouvrages sur ce sujet et sur un grand nombre de minéraux et de pierres précieuses, dont il a fait l'analyse. U a laissé : Opuscules chimiques (Paris 1798, 2 vol. in-8°).

BAYEUSAIN, AINE s. et adj. De Bayeux; qui appartient à Bayeux ou à ses habitants. On dit aussi Bajocasse.

BAY0NNAIS, AISE s. et adj. De Bayonne; qui concerne cette ville ou ses habitants.

BAZIRE, conventionnel. Voy. Basibje.

BEADJEAN (Emile-Ambroise-Amédée), lexicographe et grammairien français, né à Saint-Fargeau (Yonne), le 17 décembre 1815, mort le 7 juin 1888. Sorti de l'Ecole normale en 1841, il se fit recevoir agrégé de grammaire en 1845, fut professeur dans différents lycées (Laval, Bourges, Saint-Louis, Napoléon, Louis-le-Grand), et enfin inspecteur de l'Académie de Paris. Il fut le principal collaborateur de Littré dans la rédaction du Dictionnaire de la tangue française, et résuma cette œuvre capitale dans son Petit Dictionnaire universel, aujourd'hui classique.

BEAUJOLAIS, AISE s. et adj. De Beaujeu ou du Beaujolais; qui appartient, qui se rapporte à cette ville, à ce pays ouà ses habitants.

BEAUN0IS, OISE s. et adj. De Beaune ; qui se rapporte à Beaune ou à ses habitants.

BEAUREGARD.— I. Commune du cant. et à 4 kil. E. de Villefranche (Ain), sur la rive gauche de la Saône. Ancienne capitale de la principauté des Dombes. — II. Commune du cant. de Vertaizon, à 16 kil. N.-E. de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme, 500 hab.) Château qui fut la résidence des évêques de Clermout, et duquel on découvre 116 villes et villages.

BEAUREGARD iJean-Nicolas), prédicateur, néà Metzen 1731, mort en 1804. Il appartenait à l'ordre des jésuites. Pendant la Révolution, il se réfugia à Londres, où il prêcha autant et plus contre les émigrés que contre les révolutionnaires. Une analyse de ses sermons a été publiée à Lyon et à Paris (1825).

BECHUANALAND, pay» des Bechuana. (Voy.

ce mot dans le Dictionnaire.) Le Bechuanaland a été divisé en trois sections : 1° le Bechuanaland britannique, placé sous le protectorat anglais, en 1884. Les Boërs avaient envahi, en 1883, ce fertile pays, poussant devant eux les nègres pasteurs; ils y avaient même formé les deux républiques de Hella land et de Goshen, mais une armée anglaise repoussa les envahisseurs. Cette partie comprend le sud de l'ancien pays des Bechuana jusqu'à la limite de la république Sud-Africaine, fixée en février 1884, à 20° long. E. de Greenwich, et au N. jusqu'à la rivière Moloppo par 22° lat. S. ; elle englobe le désert de Kalahari ; 2" une portion abandonnée à la république Sud-Africaine ; 3° une partie saisie par les nègres Matabcle.

BEGEX (Pierre-Jean), général de l'ordre des jésuites, né à Sichem (Brabant), le 8 février 1795, mort dans les premiers jours de

BEGA

mars 188"?, à Fiésole (Toscane), où, depuis 1870, l'ordre a installé sa principale maison. Ordonné prêtre en 4819, il fut nommé vicaire à Uccle, près Bruxelles, et entra presque aussitôt chez les jésuites d'Hildelsheim, où il fitson noviciat. Après avoirété attaché, comme confesseur, à Ferdinand, duc d'Anhalt-Kœthen, il se rendit à Vienne, où il reçut le titre de procurateur de la province d'Autriche (1847). Lors des événements de 1848, les jésuites ayant été expulsés d'Autriche, il retourna en Belgique, où il devint recteur du collège de Louvain. Dès que les mouvements insurrecrectionnels eurent été complètement réprimés en Allemagne, il retourna à Vienne et devint provincial des jésuites pour l'empire dAutriche, sauf la Galicie. 11 fit rétablir son ordre en Hongrie, où il fonda le noviciat de Tyrnau. Le père Boothaan, général des jésuites, étant mort en 1853, le Père Beckx fut appelé à lui succéder par la congrégation réunie à Borne le 2 juillet 1853. Il prit une influence prépondérante à la cour papale qui devint, en quelque sorte, vassale de l'ordre tout-puissant des jésuites, et l'on peut dire que, pendant trente ans, le Père Beckx a dirigé l'église catholique. — Lorsqu'il eut atteint l'âge de 90 ans, le Père Beckx se fit donner par la congrégation générale un coadjuteur, qui devait lui succéder et qui le remplaça immédiatement dans toutes ses fonctions, le vieux général ne conservant son titre que d'une manière honorifique. Le choix de la congrégation tomba sur le Père Anderledy, originaire du Tyrol suisse. L'ouvrage principal du Père Beckx, intitulé Der Monat Mariae, a été traduit en plusieurs langues.

BEC-D'ABGENT. Cet oiseau s'accommode fort bien du millet et du chènevis, mais on le remplit d'aise en ajoutant à cet ordinaire fru gai des fruits et toute sorte d'insectes dans leurs divers états de développement.

BECASSE. — Chasse. La bécasse est un oi seau de passage, bien que nous en conser vions, en petit nombre, à la vérité, toute l'année, dans nos bois. C'est vers la fin d'octobre ou le commencement de novembre que nous arrivent les grandes compagnies de bécasses; et c est à cette époque, ou au printemps qu'on chasse cet oiseau avec le plus de succès. La bécasse se nourrit habituellement d'insectes à l'état de larves ou à l'état parfait, de limaces; aussi la trouve-t-on principalement dans les lieux humides, marécageux, tourbeux ; elle suit très volontiers les bestiaux qui paissent dans les prairies ou sur le flanc des montagnes, surtout les vaches dont les bouses deviennent promptement de véritables cités de coléoptères et d'autres insectes, qui constituent le gibier de prédilection de l'oiseau à long bec connu sous le nom bécasse. En somme, il faut à la bécasse un terrain humide, d'épaisses couches de feuilles mortes se putréfiant sous l'action de l'humidité, les bouses de vaches, etc., où son long bec, fait exprès pour cela, puisse plonger, à la recher- :he d'une nourriture souvent profondément, enfouie : vers, larves, insectes ou limaces. En été, elle recherche l'ombrage des bois élevés; mais ce qu'il importe de se rappeler, c'est que, si elle aime le couvert, elle fuit le fourré qui entraverait sa marche. On la trouve souvent dans les taillis clairs, mais sur un sol Êresque ras, ou parmi les fougères et les oux, dans le voisinage d'un cours d'eau. La bécasse se dérobe facilement, même lorsqu'elle est surprise; son plumage ressemblant fort par la couleur aux feuilles mortes, il semble que son instinct l'avertit qu'en se mêlant à ces dernières, elle pourra facilement dissimuler sa présence au chasseur; en conséquence, elle s'aplatit et rampe, en quelque sorte, le bec en avant, pour partir tout à coup sous le nez du chien ou sous les piedsdu char-seur abasourdi. Si elle s'aperçait à temps

BECA

de la poursuite dont elle est l'objet, elle fuit en courant avec une telle vélocité qu'un excellent chien, serrant le gibier de près, mais sans le forcer, est ici de première nécessité. Toutefois, dans cette course qui peut l'entraîner fort loin, le chien se trouve bientôt à une grande distance du chasseur, et lorsqu'il tombe en arrêt, au moment favorable, non seulement celui-ci n'est pas derrière lui pour profiter de l'occasion, mais encore serait-il souvent fort embarrassé pour savoir de quel côté diriger ses pas, s'il n'a eu la précaution d'orner le cou de son chien d'un collier garni d'un grelot sonore. La chasse à la bécasse offre d'ailleurs plus d'une difficulté. Ainsi la piste de cet oiseau laisse un fumet tellement pénétrant, et sans doute désagréable à l'odorat du chien, que celui-ci manque rarement de donner de la voix sur cette piste ; sans compter qu'il répugne absolument à rapporter la pièce abattue ; d'où il suit qu'il y aurait grand avantage à la tuer roide, si l'on peut. La bécasse tombe facilement, à peine touchée; aussi n'y emploie-t-on que du très petit plomb ; mais touchée ne veut pas dire tuée, et si Tom ou Black répugne décidément à la rapporter, c'est autant de perdu. Les chiens préférés pour cette chasse sont les bassels, les petits épagneuls, ou plus exactement les king-charles, les setters et les grillons. — M.V. Fatio a eu l'occasion de constater que la bécasse blessée se fait elle-même avec son bec el au moyen de ses plumes, des pansements fort intelligents, et que, suivant les cas, elle sait très bien s'appliquer un emplâtre sur une plaie saignante ou opérer une solide ligature autour de ses membres brisés, Cet observateur a tué, un jour, un de ces oiseaux, qui sur une ancienne blessure au thorax, portait un large bandage feutré de petitesplumesduveteuses, arrachéesà différentes parties de son corps et solidement fixées sur la plaie par du sang coagulé. Une autre fois, c'était sur le croupion blessé qu'un emplâtre fabriqué de la même manière, se trouvait appliqué. Deux fois, il a rapporté des bécasses qui portaient, à l'une des pattes, une ligature de plumes entortillées, serrées et reliées par du sang desséché tout autour de l'endroit où l'os avait été précédemment fracturé. Chez l'une, la patte droite, au-dessus du tarse, était fortement ruais tout fraîchement bandée avec des plumes provenant du ventre et du dos. Chez l'autre, le tarse, en bonne voie de guérison, portait encore la bande qui l'avait maintenu en position. M. D. Magnin a publié dans la Diana des observations analogues; mais la composition du pansement difiere légèrement. Les bandages ou ligatures étaient fabriqués avec une herbe plate et sèche enroulée en spirale tout autour des deux parties de l'os juxtaposées. Quant aux emplâtres, ils étaient faits de duvet, de mousse et de plumes entremêlés.

BECASSEAU. — Chasse. Les bécasseaux, habitants des lieux humides, fréquentent principalement les rives des grands cours d'eau, où ils trouvent des vers ou du frai de poisson dont ils sont friands. Ils vont isolés ou par petites compagnies. On peut les chasser en suivant la rive avec précaution, mais avec plus de succès en bateau qu'autrement. Le bécasseau a un vol très rapide, qui explique la difficulté du tir et l'insuffisance des moyens dont dispose le piéton qui le chasse.

BÉCASSINE.— Chasse. C'est aussi à son long bec que cet oiseau, faute d'un meilleur, doit son nom, et non pas parce qu'il ressemble beaucoup à la bécasse, dont il n'a guère que le bec et en partie la forme de la tête, et aussi un peu les pieds. Comme la bécasse toutefois, il recherche les terrains humides et tourbeux, les marais, et se nourrit principalement de vers et d'insectes. Il y a plusieurs espèces de bécassines : la bécassine commune,

Page 1