TARIF DU BOSTON RUSSE
CARTE DE PAIEMENT
Cinq levées seul
Chaque levée en sus..
Huit levées à deux . . .
Chaque levée en sus .
Six levées seul
Chaque levée en sus.,
Dix levées à deux
Chaque levée en sus
Misère à Vëcart
Sept levées seul..
Chaque levée en si Onze levées à deu:
Chaque levée en s
Picolo
Huit levées seul. .
Chaque levée en s Douze levées à dei Chaque levée en s
Misère sans éca-
Neuf levées seul. .
Chaque levoe en s
Misère des quati
Dix levées seul . .
Chaque levée en s
Misère à l'écart,
Onze levées seul.
Chaque levée en s
Misère sans écart
Douze levées seul
Chaque levée en sus
Chelem annoncé
Chelem non annoncé, en sus
du coup
Chelem à deux, non annoncé,
en sus du coup
.Ml
Misère des quatre as
Misère à l'écart, sur
table.
M t \ère sans écart , sur
table.
2it)
BOSTONIEN, IENNEs. et adj. De Boston; qui concerne cette ville ou ses habitants.
BOTHNIAQUE s. et adj. De Bothnie; qui concerne la bothnie ou ses habitants.
B0THR0PS s. m. [bo-tropss] (gr. bothros, cavité; ops, œil).I£rpét. Espèce de serpent trigonocéphale.
BOTRYLLE s. m. [bo-tri-le] (gr. botrus, grappe). Moll. Genre d'ascidies composées, comprenant une quinzaine d'espèces, dont plusieurs se trouvent sur nos côtes. Les bo- Irylles vivent d'abord libres et isolés, puis leur larve se fixe sur un fucus ou sur mollusque; elle grandit et bourgeonne ; de son corps naissent de nouveaux individus, au nombre de 10 à 20, semblables à elle, ovales, aplatis, disposés autour d'un centre commun, comme les rayons d'une roue; chacun a une bouche, mais les intestins aboutissent à une cavité unique située au centre de la communauté : « On peut considérer l'étoile entière comme une seule bête à plusieurs bouches. » (Moquin- Tandon.)
BOUCLÉ, ÉE adj. Horl, Se dit des plantes potagères affectées d'une maladie analogue à la cloque et qui ont alors les feuilles crispées.
BOUDIN noir. Faices cuire 2 litres d'oignons hachés avec un peu d'eau et de la panne. Prenez ensuite environ 3 livres de panne coupée en petits morceaux ; ajoutez aux oignons, avec 3 Ikres de sang, deux verres de crème. Ajoutez sel lin et épices, maniez bien et entonnez dans des boyaux coupés a la longueur que vous désirez et liés par un bout, sans trop les remplir de peur qu'ils ne crèvent en cuisant; vous pouvez d'ailleurs prendre la précaution de les piquer avec une épingle, ce sera plus sûr. Faites cuire un quart d'heure dans l'eau bouillante. Piquez à nouveau avec une épingle pour vous assurer que la cuisson est parfaite : dans ce cas, ce ne sera plus du sang qui eu sortira, mais de la graisse. Lais-
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sez-les refroidir. Pour les servir, grillez-les et servez chaud avtc de la moutarde. — Boudin blanc. Faites bouillir du lait, jetez dedans une poignée de mie de pain écrasée ; laissez tremper, passez à la passoire ; remettez le pain surle feu avecun peu de lait, en remuant constamment pour bien incorporer. Laissez refroidir. Faites revenir dans du beurre des oignons coupés en petits morceaux; ajoutez, quand ils seront bien colorés, de la panne hachée, de la raie de pain, des jaunes d'œufs et de la crème. Retirez du feu ; ajoutez sel,
Eoivre. muscade râpée; entonnez dans les oyaux comme ci-dessus.
BOUGEOIR de sûreté. Bougeoir dans lequel la bougie reste toujours verticale, la bougie élant adaptée à une masse pesante qui est placée en-dessous du centre de gravilé et qui
Bougeoir de sûreté.
oscille librement autour de deux points fixes II en résulte qu'elle reste toujours dans la direction du fil à plomb.
BOUGIVALAIS. AISE s. etadj. De Bougival; qui appartient à Bougival ou à ses habitants.
BOUILLI. — Cuis. Du bœuf bouilli, naturel ou paré de légumes, nous en parlerons assez au chapitre des Potages, article Pot-aufeu; nous n'y insisterons pas. Le bœuf bouilli peut également être servi aux sauces piquantes, à la sauce pauvre homme, à la sauce tomates, en blanquette, etc. ; il suffit de le découper en tranches et de le faire bouillir quelques minutes ou simplement chauffer dans l'une de ces sauces. — Bouilli au gratin. Cuis. Mettez dans une casserole peu profonde un peu de beurre ; faites fondre et couvrez d'un lit de chapelure, fines herbes hachées, sel et poivre ; placez là-dessus partie de votre bœuf coupé en tranches milices, par-dessus lesquelles vous remettez une nouvelle couche de beurre, chapelure et fines herbes, et ainsi de suite en terminant par une couche de cette dernière sorte. Mouillez d'un peu de bouillon ; feu dessous et dessus. — Bouilli en ragoût. Faites un roux que vous mouillez d'un demiverre de bouillon, en remuant ; laissez bouilir; ajoutez alors des pommes de terre, lignons, un bouquet de persil, un quart de feuille de laurier, sel et poivre; jetez votre bœuf, coupé en morceaux, dans cette préparation ; laissez donner quelques bouillons et servez. — Bouilli en vinaigrette. Coupez du bouilli froid et bien maigre en petites tranches; couvrez-lede cerfeuil etciboule hachés, câpres, cornichons coupés, huile, vinaigre, poivre et sel. — [Hachis dk bouilli. Faites revenir des oignons hachés dans du beurre ; ajoutez une ee de farine et laissez jaunir. Mouillez avec du bouillon. Mettez alors votre bouilli haché menu, avec sel, poivre, une cuillerée de mou-
tarde, un filet de vinaigre. Laissez donner quelques bouillons. Le bœuf bouilli s'accommode encore frit isolément ou avec de petites saucisses, en grillades, en hachis, mêlé de pommes de terre en purée et de chair à saucisses avec un peu de farine, roulé en boule et cuit dans une sauce quelconque.
BOUILLON. — On pourrait presque conserver indéfiniment le bouillon intact, pendant les chaleurs, en se bornant à le faire bouillir une fois toutes les vingt-quatre heures. Mais qu'un orage survienne, et le bouillon tourne instantanément. — On peutrendre aubouillon aigri ses qualités et sa fraîcheur primitives, en lui administrant, pendant qu'il est sur le feu, une pincée de bicarbonate de soude.
BOUILLONNAIS, AISE s. etadj. De Bouillon; qui se rapporte à cette ville ou à ses habitants.
BOUILLOTTE. — La bouillotte se joue avec une extrême rapidité, ce qui la rend dangereuse pour les joueurs inexpérimentés ; elle a été longtemps à la mode et est encore pratiquée. Elle se joue ordinairement à 4 personnes; quelquefois, mais rarement à 5 ou à 3 joueurs, avec un jeu de piquet dont on retire les sept quand on joue à5 personnes, les sept, les dix et les valets quand on est 4 joueurs; dans ce dernier cas, le jeu est réduit à 20 cartes. Pourlarapidité et puurl'ordre de la partie, il est nécessaire d'avoir deux jeux de couleurs différentes. Après chaque coup, le joueur placé vis-à-vis du donneur ramasse les cartes qui viennent de servir, les mêle, les place sous la main du joueur placé à sa gauche. — Tirage des places. Pour assigner les places, on tire de l'un des jeux un as, un roi, une dame et un valet (si l'on est 4 joueurs) plus un dix (si l'on est 5 joueurs) et on place ces cartes au hasard et à découvert autour de la table, qui est ordinairement ronde. De l'autre jeu, on enlève les cartes de même valeur que les premières et on les fait tirer au sort par les joueurs, en les leur présentant à couvert. Chacun en ayant tiré une au hasard, se met à la place indiquée par la carte correspondante posée sur la table. Si la société est nombreuse et s'il s'y trouve des joueurs expectants, c'est-à-dire des joueurs qui doivent remplacer ceux qui quitteront la bouillotte, on augmente le nombre des cartes à tirer et les rentrants prennent place au jeu dans l'ordre de leurs cartes. Ou bien on fixe la durée des parties à une demi-heure, après laquelle, et à l'expiration d'un coup, le jeu est suspendu pour que chacun règle ses comptes et retire son argent; ensuite, soit que les mêmes joueurs continuent, soit qu'il y ait des nouveaux venus, on procède à un nouveau tirage des places et à une nouvelle cave. On peut aussi convenir que les mêmes joueurs continueront la partie sans limitation de durée; et, dans ce cas, celui qui a eu la plus basse carte au début se retire le premier, au bout d'une demi-heure, pour laisser la place à un nouveau venu. — Delà cave. On nomme cave la somme que chaque joueur doit mettre devant lui, soit en argent soit en jetons. Ordinairement, on place l'argent sous un flambeau ou dans un petit panier et l'on met devant soit des jetons dont la valeur est fixée d'avance ; à la fin de la partie, chacun prend, sur la somme totale, ce que les jetons qui sont devant lui représentent de numéraire. Chaque joueur est muni, pour cet objet, de S fiches et de cinq jetons, ce qui donne une valeur de trente jetons que les joueurs placent devant eux pour la cave. La valeur de chaque jeton est fixée avant de commencer. En supposant que chaque jeton vaille 10 centimes, cela fera 3 francs que chaque joueur déposera sous le flambeau ou dans la corbeille. Tant que dure la partie, aucun joueur ne peut rien ôter de sa cave : il ne peut rien y ajouter, tant qu'il reste quelque chose devant lui, ne
fût-ce qu'un seul jeton. Mais aussitôt que l'on est décavé, on peut se recaver d'une somme quelconque, jusqu'au maximum fixé en commençant. On convient quelquefois que le décavé cédera sa place à un rentrant, ou bien, à défaut de rentrant, qu'il pourra se recaver, en mettant au jeu autant d'argent que les autres joueurs réunis en ont devant eux. — Valeur des cartes. L'as vaut 11 points; le roi 10 points ainsi que la dame ; les autres cartes valent les points dont elles sont marquées. — De la donne. La donne appartient au joueur à qui est échu le roi, quand on a tiré au sort pour les places. Il prend donc l'un des jeux de cartes, le bat, fait couper parle joueur de gauche, et distribue les cartes alternativement une à une, en commençant par son voisin de droite, jusqu'à ce que chaque joueur en ait trois; il retourne la dernière et la laisse en évidence sur le talon, qu'il pose à sa droite. L'autre jeu est placé à la droite du second en cartes. Toute carte vue, pendant la distribution, par un joueur à qui elle n'était pas destinée, implique maldonne et oblige à recommencer. — De la passe. Avant chaque coup, le donneur met au jeu un jeton que l'on appelle passe. A la bouillotte à cinq personnes la passe se compose d'un jeton mis par chacun des joueurs. — Ouverture du jeu. Le joueur placé à la droite du donneur a le premier la parole. Ayant examiné ses cartes, il annonce s'il voit, c'est-à-dire s'il ouvre le jeu simplement; ou s'il se carre, ce qui se fait en mettant à la passe au tant de je tons qu'il y en a, plus un, en disant : « Je me carre »; ou encore s'il l'ouvre en proposant son va-tout, qui est un pari proposé aux joueurs, de tout l'argent qui est devant lui : enfin, il peut déclarer passer si son jeu lui semble très faible. Le joueur suivant peut tenir ou passer quand le jeu est ouvert; il peut l'ouvrir s'il ne l'est pas encore. Les autres joueurs ont successivement les mêmes droits. Quand tous les joueurs ont passé, le coup est nul. Le premier en cartes devient donneur à son tour et met un nouveau jeton sur le jeu; alors la passe est double et pour voir le jeu simplement, il faut commencer par s'engager de deux jetons. Si un seul joueur a vu le jeu, il prend le jeton et l'on passe à un autre coup. Si, le premier joueur ayant ouvert le jeu, un seul des autres a tenu, ce tenant peut, au deuxième tour, soit réclamer (faire plus), soit abattre (compter le coup en tenant sans plus). Quand deux joueurs (le 2e et le 3e par exemple) ont tenu le jeu que le premier a ouvert, le 2° peut relancer ou passer parole au 3e; mais il n'a pas le droit d'abattre. S'il relance, le troisième peut tenir ou s'en aller (abandonner le coup en payant la somme pour laquelle il était engagé) et dans ce dernier cas, la lutte n'existe plus qu'entre le 1er et le 3e joueur. Le premier peut également s'en aller ou tenir la relance du 2e ou le relancer lui-même. Dans le cas d'une nouvelle relance de sa part, l'autre peut encore surenchérir, et tous les deux ainsi tour à tour jusqu'à concurrence de la plus faible de leurs caves, si elles ne sont pas d'égale valeur. Si, au 2e tour de paroles, le 3e joueur a tenu la relance du 2e, le 1" commence le 3e tour de parole en disant qu'il s'en va ou bien qu'il tient aussi cette nouvelle relance; il ne peut pas abattre tant que le 3e engagé n'a pas lui-même usé du droit de relancer ou de passer parole, parce que c'est toujours au joueur le plus près de la droite de celui qui a fait de l'argent dans un tour de parole qu'appartient le droit de relancer ou de passer parole dans le tour suivant. — Marche du jeu. Pour donner un exemple, supposons que le premier joueur ait ouvert le jeu et qu'un seul adversaire ait tenu : ce dernier peut abattre son jeu, relancer ou faire son va-tout. Quand deux joueurs seulement sont engagés dans un coup, l'un des deux est toujours maître d'abattre son jeu, c'est-à-dire
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de clore le coup en acceptant la relance de l'autre; mais s'il y a plus de deux joueurs d'engagés, l'on n'a le droit d'abattre qu'autant que l'on est dernierà teniret que le joueurqui précède a renoncé à son droit de relancer, en passantla parole au suivant; sinon les enchères ne s'arrêtent que lorsque chacun a engagé le montant de sa cave. Lorsque quatre joueurs sont engagés, pour que le dernier à tenir puisse abattre, il faut que deux joueurs aient cédé leur droit de parler dans le tour. Dès qu'un joueur use de son droit d'abattre, les autres doivent l'imiter en mettant leurs cartes en évidence sur le tapis et alors on compte le point. — Du point. Le point se compose de toutes les cartes d'une même couleur qui se trouvent abattues en y ajoutant la retourne. Il appartient à celui qui, s'étant engagé, possède la carte la plus forte dans cette couleur; il ne peut être supérieur à 48, ni inférieur à 27. La carte gagnante est généralement l'as ; en l'absence de cette carie restée au talon, la même prérogative appartient au roi ou a la dame, au neuf ou au huit. Supposons que, dans une partie à quatre joueurs, la distribution fasse sortir les cinq carreaux dont un pour la retourne, le point est alors de 48, savoir : as = 11; roi = 10; dame =10; neuf et huit = 17; total 48; et ce point appartient à celui qui, s'étant engagé dans le coup, a entre les mains l'as de carreau. Supposons, maintenant, que la distribution ait l'ait sortir seulement trois carreaux : dame, neuf et huit : le point ne sera que de 27 et appartiendra au possesseurde la dame. Quand l'as de la couleur est la retourne, il s'ajoute au point et compte dans le jeu de celui qui a la plus forte carte de cette couleur. A égalité de points entre deux joueurs, le premier en cartes l'emporte sur l'autre. La couleur gagnante est celle des caries dont se compose le point supérieur appartenant à l'un des joueurs engagés, le point le plus fort ne comptant pas lorsque celui qui le possède exclusivement ne joue pas le coup ou renonce dans le cours de la lutte. Quand plus de deux joueurs sont engagés, il peut y en avoir deux qui gagnent par le même point; par exemple : si, dans un coup, trois joueurs sont engagés, et si le premier n'a pas une cave assez forte pour suivre les deux autres dans leurs enchères, ceuxci luttent pour un excédent d'enjeu. Si le premier réunit un point de 5 cartes en pique, par exemple, il gagne à chacun de ses adversaires le montant de ce qu'il a joué contre eux, et le pique est la couleur gagnante. Si le 2° joueur trouve, à son tour, S cartes en cœur, il ne l'emporte pas toujours sur le 3e, bien que celui-ci n'ait plus à espérer que 3 cartes, puisqu'il n'y en a que 13 de distribuées : il peut arriver que le 3e joueur ait dans la main, en compagnie de deux carreaux ou de deux trèfles supérieurs, une des cartes de la couleur gagnante, ne fût-ce que le huit dépique, et cette carte lui fait remporter l'avantage sur Je 2e joueur. — Des brelans. Le brelan simple se compose de trois cartes semblables: trois as, trois rois, trois dames, trois neuf et trois huit. Le brelan l'emporte sur le point et lorsque plusieurs brelans se montrent dans le même coup, c'est celui qui se compose des plus hautes cartes qui gagne : le brelan d'as est plus fort que celui de rois; le brelan de rois que celui de dames et ainsi de suite. Un brelan carré est formé de quatre cartes semblables : 4 as, 4 rois, 4 dames, etc. Il y a brelan carré quand un joueur a en main les 3 cartes d'un brelan simple et que la 4a carte forme la retourne. Le brelan carré l'emporte sur tous les brelans simples. Outre la somme que lui rapporte le coup joué, le joueur qui a le brelan simple reçoit un jeton de chacun des autres joueurs et deux jetons s'il a le bre- .an carré. S'il se trouve simultanément plusieurs brelans au jeu, les joueurs paient éga- .enieut unjetouau possesseurd'mi brelan iul'é-
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rieur au premier, quoique, en raison de cette infériorité, ce possesseur ait perdu le coup. On convient quelquefois quelorsqu'il se trouve, dans le même coup, un brelan carré et un brelan simple, le possesseur de ce dernier aura le droit de découvrir la dernière carte du talon; si celte carte forme, avec son brelan simple, un brelan carré, ce nouveau brelan annulera celui de l'adversaire pourvu qu'il lui soit supérieur en valeur de cartes. S'il y a maldonne, et que, cependant, on ait continué la distribution des cartes, le brelan, quand il s'en trouve un, est payé au joueur comme si le coup était bon. Quand il yadeux brelans sur le même coup, les deux joueurs qui les possèdent ne se paient rien réciproquement, mais les autres paient chacun les deux brelans; quand il y a trois brelans l'unique joueurqui n'en a pas paie les trois autres, Le joueur qui, ayant brelan en main, perd le produit de sa cave contre tin brelan supérieur, n'est pas décavé pour cela, puisqu'il lui reste les jetons de son brelan. — • De la carre. Au début de chaque coup, le premier en cartes jouit du droit de se carrer, en metLantau jeu autant de jetons qu'il y en a à la passe, plus un et en disant : « Je me carre. • La carre procure plusieurs avantages au carré : 1° le jeu se trouve ouvert sans qu'on ait vu les cartes du joueur, et il n'est plus obligé de parler; c'est au 2" à prendre la parole; 2° quelle que soit la nature des cartes du carré, il reste maître de l'enjeu, quand les autres joueurs passent; 3° si, au lieu de passer, les autres joueurs s'engagent, ils sont obligés de relancer (voy. plus bas); 4° enfin, si le carré n'est pas content de son jeu, si le hasard des cartes l'a mal servi, il peut se retirer du coup en abandonnant les jetons de sa carre. — Delà contrecarre. Le privilège du carré peut être acheté par le second joueur, qui se contre-carre en doublant l'enjeu déj;i doublé par le carré, et en disant : < Je rachète la carre. » Mais le premier conserve le droit de racheter sa carre en exposant une somme de jetons égale à l'enjeu quadruple; et il reprend ainsi tous les avantages que la contre-carre lui faisait perdre : le 1er joueur, quand il agit ainsi, doit dire : * Je rachète ta contre-carre, » et son action est appelée sur-contre-carre. Dans le cas où le premier joueur n'use pas de son droit de rachat, le 3e peut aussi se contrecarrer, en doublant l'enjeu déjà doublé deux fois par les joueurs précédents, et dans ce cas, c'est le 4e joueur, c'est-à-dire le donneur, qui prend le premier la parole. La carré seul aie droit de racheter la contre-carre; et le contrecarré peut racheter la sur-contre-carre. La carre, la contre-carre et la sur-contre-carre servent d'ouverture au jeu et celui qui, ayant la parole, ne passe pas, doit dire en jouant : € Je vois la carre; ^ le suivant, s'il ne passe pas, dira : < Je tiens la carre. » — De la relance. Relancer, c'est olfrir de jouer telle quantité de jetons de plus que celui qui a ouvert le jeu. Celui qui réclame doit spécifier si la somme qu'il propose est en sus des passes. Si elle n'est pas en sus, elle doit se composer de la somme nette annoncée. Quand le joueur qui doit parler a dit qu'il voit la carre, il est obligé d'ajouter quelque chose aux jetons de la carre, pour permettre au carré d'user de son droit de relance. Un joueurqui a relancé peut réitérer quand il a été lui-même relancé d'une somme supérieure, par exemple, s'il a fait 20 jetons, il faut pour qu'il y ait relance, qu'un joueur, venant après lui, fasse Ï5 jetons. Quand tous les joueurs ont bcaujeu, ils peuvent user jusqu'au bout du droit do relance. — Succession de relances entre 4 joueurs : Le 1er ouvre le jeu, au premier tour de parole; le 2» relance au 2e tour; le 3e au 3e tour; le 4e au 48 tour ; le 1er au 5e tour; le 2e au 6e tour; le 3° au 7e tour; le 4e au 8° tour.
BOUKHARIE. La lîoukharie tout entière forme aujourd'hui un état vassal de la Rus-
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sie; elle est rattachée à la province du Turkestan. Le dernier coup fut donné à son indépendance en 1884, lorsquî tout le pays se trouva enveloppé de possessions russes, par suite de l'annexion de Merv. L'Emir Mozalfar-Eddia a conservé une force de 30.000 hommes, commandés par des officiers russes, et armés de fusils Berdan. Le Boukhafie forme le khanat le plus important du Turkestan. Sa capitale. Boukhara (70,000 hab.), est le principal centre commercial de toute cette région. La station du chemin de fer Transcaspien à Samarcand se trouve à 15 kil. de la ville et les Russes y ont construit un Nouveau Roukara; qui se peuple rapidement, tandis que le gouvernement russe laisse, pour des raisons politiques, tomber en décadence l'ancienne cité. Le résident moscovite a quitté] le vieux Boukhara en 1889 et s'est installé dans la ville neuve.
BOULANGER (Gustave-Rodolphe-Clarence), peintre, né àParis 1824, mort le 23 septembre 1880. Elève de Paul de Laroche et de Jollivet, il remporta le premier grand prix de Rome en 1849: ses meilleures toiles sont : leschoassa ou Eclaireurs arabes les Rahias ou pâtres arabes (1859); les Kabyles en déroute (1863); les Cavaliers Sahariens (1804) ; Djeïd et Rahia (1865).
B0ULANGISME s. m. Polit. Nom donné au parti du général Boulanger : les Coulisses du poulangisme.
B0ULANGISTE adj. Qui se rapporte au boulangisme : la revision boulangiste. — S. Celui, celle qui est partisan du général Boulanger.
B0ULARD. I. (Antoine-Marc-Henri), bibliophile, né à Paris en 1754. mort en 1825. Il fut notaire jusqu'en 1808 et fut ensuite maire du Xe arrondissement de Paris, puis député au Corps législatif. Il avait réuni une bibliothèque de 50,000 volumes qui fut dispersée après sa mort. Il a traduit l'Histoire littéraire (ht moyen âge de Harris (1786), et l'Histoire littéraire des quatorze premiers siècles de l'ère chrétienne par Berringlon (18U-1816). — IL (S.), imprimeur-libraire, né à Paris, vers 1750, mort vers 1809. Son Traité de bibliographie (Paris, 1804, in-8°) est encore eslimé.
B0ULAY delà Meurthe. I. (Antoine-Jacques- Claude- Joseph), homme d'Etat, né aCliaumouzey (Vosges) en 1761, mort à Paris en 1840. Il était avocat à Paris au moment de la Révolution, partit comme volontaire, fit la campagne du Rhin, devint accusateur public àNancy, après le 9 thermidor, puis député de la Meurthe aux Cinq-Cents et ensuite membre du Conseil d'Etat sous le Consulat et l'Empire. Il fut l'un des rédacteurs du Code civil. Destitué par la première Restauration, il fut exilé pendant quatre ans par la seconde Restauration. Il a laissé: Essais sur les causes qui amenèrent la République en Angleterre (Paris, an VII). Tableau des règnes de Charles VII, et de Jacques II (1818, 2 vol. in-8) et des Mémoires.
— II. (Henri-Georges1, lils du précédent, né à Nancy en 1797, mort à Paris en 1858. Il fut député de la Meurthe sous le règne de Louis- Philippe et .-.énaleur, sous celui de Napoléon III.
B0DLAY PATY. I. (Pierre-Sébastien), jurisconsulte, té près de Châteaubriant en 1763, mort en 1830. Il était commissaire national D Paimbœufquandles Vendéens attaquèrent cette ville, il se distingua en dirigeant la résistance contre les insurgés, fut élu aux Cinq-Cents, se montra d'abord défavorable à Bonaparte, mais devint ensuite conseiller à la Cour impériale de Rennes (1811). On lui doit: Cours de doit commercial maritime (1821, 4vol., Rennes). Traité des faillites et des banqueroutes (1S25).
— II. (Evarite-Cyprien-Félixi, poète, liis du précédent né à Donges (Ille-et-Vilaine) en 1804, mort en 1864. Il se fit recevoir avocat mais abandonna le barreau. Quelques pièces
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de vers le firent nommer secrétaire du duc d'Orléans (1S29) et ensuite bibliothécaire du Palais -Royal. Il a laissé, outre quelques poèmes composés en vue de concours académiques; Dilhyrambt s (1825) ; Odes nationales (1830); Odes nouvelles (1844).
BOULES (Jeu de). Cejeu d'adresse, qui constitue un exercice salutaire et très amusant, date de la plus haute antiquité et on le tint, pendant longtemps, dans une telle estime qu'il n'y avait pas jadis de maison de plaisance où l'on ne trouvât un endroit qui lui était exclusivement réservé. Quoiqu'il ait perdu de sa vogue, il est resté, dans les environs de Paris le jeu favori des rentiers et des petits bourgeois désœuvrés. On distingue {ejeu de grosses boules et le jeu du cochonnet. — Les grosses boules. Les joueurs choisissent une allée droite, encaissée, unie, dans laquelle les boules lancées ne puissent dévier ni à droite, ni à gauche. A l'une des extrémités, ils creusent un noyon. petit fossé en avant duquel, à une dislance de 75 à 80 centimètres, ils placent sur le sol une marque visible mais non saillante. Le noyon est le tombeau où vont choir les boules lancées trop fort ou débusquées par une autre. La marque est le but près duquel les boules doivent |s'arrêler. Le sort ayant désigné l'ordre dans lequel on jouera, les joueurs, armés chacun de deux boules, se postent à une certaine distance du but. Chacun lance une boule à son tour et s'efforce de la placer le plus près possible du but et d'en déloger celles de ses adversaires; après quoi, les joueurs lancent leur seconde boule dans le même ordre et avec les mêmes intentions. Toute boule tombée dans le noyon est morte et ne compte plus. Toutes les boules étant jouées, le joueur dont la boulese trouve la plus rapprochée du but compte un point (ou deux points si ses deux boules sont les plus rapprochées) et le vainqueur est celui qui arrrive le premier au nombre convenu de points. — Le cochonnet. Le cochonnet peut se jouer sur un terrain quelconque, pourvu qu'il
gig, 1, — Joueur wsant le cochonnet.
soit vaste et uni.
ht ou trois
Fie- ».
Quand les joueurs ne sont , chacun agit pour son propre compte; quand ils sont plus nombreux (ordinairement quatre ou six), ils forment deux ou plusieurs sociétés composées de deux ou trois joueurs. Le sort ayant désigné l'ordre dans lequel ilsdoivcnt jouer, le premier jette à une certaine distance, et dans la direction qui lui convient, une petite boule qui sert de but et qu'on appelle cochonnet. Il lance ensuit* une de ses grosses boules de manière à la faire rouler le plus u but (fig. 1). Le second la même place, roule a son boule qu'il cherche à loger
Fi£. 3. — A. main du joueur vue de Face; B, la nièuie vue en arrière.
près possible d
joueur, posté, à
tour une grosse
encore plus près du but que ne l'est celle de