BOUR
son adversaire : supposons que le premier soit venu se poser à A (fi?. 2), le deuxième joueur, plaçant saboule en B, aura réussi; alors il cédera son tour à un autre joueur du parti adverse. Mais si le premier joueur s'était placé en B et que le second fût venu en A, les choses ne se passeraient pas de la
même façon.
Le deuxième joueur n'ayant pas réussi, roulerait sa deuxième boule et même sa troisième, en cas de nouvel insuccès, quand il est convenu que chaque joueur aura trois boules. Lorsque toutes les boules sont placées, chaque joueur ou chaque société, suivant que la partie est individuelle ou par associations, compte un nombre de points égal à celui de ces boules postées plus près du cochonnet que celles de l'adversaire ou du parti opposé. Ordinairement une partie se compose de 3 manches de 15 points chacune. Le talent d'un joueur habile consiste à savoir tirer, c'est-à-dire repousser au loin la boule de l'adversaire quand elle est déjà rapprochée du but, ou à reculer le cochonnet lui-même pour le rapprocher d'une boule qui, dans un coup précédent, l'a dépassé. A première vue le cochonnet parait très facile : il exige pourtant une grande adresse et donne lieu à certaines règles. L'habileté consiste à bien saisir sa boule, sur la paume de la main, en enveloppant sa sur- ( )
face inférieure avec les doigts J^
allongés et rapprochés les fai
uns des autres. Notre figure 3, /pu ^"T montre la position de la boule V f dans la main. La pratique seule peut apprendre à pousser la boule suivant les accidents de terrain et la position du cochonnet. Quand le premier joueur, par exemple, est très bien placé (comme en A, fig. 4); le partenaire quand viendra son tour de jouer, s'évertuera à se placer un peu en arrière de A, pour masquer cette boule et empêcher les adversaires de l'atteindre. On dira alors que A est bloqué.
BOULETURE. Art. vétér. Déviation de la ligne d'aplomb, chez le cheval, en raison du redressement des rayons osseux qui forment l'articulation du boulet.
BOURES. mot allemand qui signifie paysans et qui désigne particulièrement les révollés du xvi» siècle que nous connaissons en France sous le nom de Rustauds. (Voy.ce mot dans ce Supplément).
BOURET. 1 (Claude-Antoine), comédien, mort à Paris en 1783. Il se rendit populaire dans les rôles de niais et excella également dans ceux de Crispin. — IL Célèbre financier du xvin0 siècle, mort le 10 avril 1777. Fils d'un laquais oiitiinaire de Mantes, il s'enrichit par mille tripotages, devint fermier général, amassa une fortune évaluée à 42 millions de francs, se signala par sa vanité de parvenu, pensionna des poètes et publia même des poésies. La mort le fit échapper à la banqueroute et à la misère.
BOURG-BRESSON. ONNEs. etadj. De Bourgen-Bressc; qui appartient à cette ville ou à ses habitants : tes Bourg-Bressons, les Bourg- Bressonnes, mœurs bourg-bressonnes.
BOURGOIS (Simèon), marin français, né le 26 mars lbl5, mnrtendécernbre 1887. Enseigne en octobre 1831, il arriva au grade de contreamiral le 4 mars 1868. Il commanda dans
Fie. i. — Boule bloquée (A).