‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 89 sur 503 · F I C . 1TI · texte numérisé non relu

F I C . 1TI

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Fig. ï. — DcVhnrge d'une bouteille de Leyde.

Fic.rra

Fig. o. — ueeharge à l'aide de fils.

désireuses de recevoir le choc électrique, se tiennent par la main; que A prenne l'extrémité d'un fil enroulé autour de l'armature extérieure et que D tienne le fil qui communique avec l'excitateur, les quatre personnes ressentiront la commotion.

BOUTON. — Avic. Le bouton est une affection très fréquente chez les oiseaux en cage, surtout chez les serins, et elle les tue en trois ou quatre jours si on n'y porte promptement remède. On s'aperçoit qu'un oiseau « a le bouton » lorsqu'il reste immobile, faisant la boule, les plumes hérissées, et qu'il cesse de

manger, de chanter. Il faut aussitôt prendre l'oiseau, chercher, en souillant dans ses plumes, le siège du mal, qui est presque toujours le croupion. Si le bouton découvert n'est pas mûr, le bassiner d'eau de mauve chaude pour le faire aboutir; s'il est mûr, le percer, laver la plaie d'eau de mauve tiède et appliquer làdessus un peu de cérat.

BOUTURE. — Il n'y a que bien peu de végétaux qui soient rebelles à la multiplication par boutures; d'absolument rebelles, il n'y en a même point, à proprement parler; seulement il y en a de plus ou moins bien disposés à se soumettre à l'opération, et qui, en conséquence, répondent avec plus ou moins d'empressement aux soins dont on les entoure. Ainsi les plantes molles, telles que les géraniums, reprennent de bouture avec une grande facilité, tandis que les plantes ligneuses, par exemple les camélias, ne céderont qu'aux soins intelligents, à la science, pour tout dire, d'un jardinier habile. Pour repiquer une bouture, il faut d'abord choisir celte bouture sur la plante qu'on veut multiplier par ce procédé, c'est-à-dire couper net, audessous d'un œil; une de ses branches. On repique alors cette branche, de préférence dans de petits pots, qu'on aura préalablement remplis de terre de bruyère mêlée de terreau; on l'arrose légèrement; — mais on continuera de l'arroser fréquemment, de manière que la terre soit toujours fraîche, — et on la couvre d'une cloche jusqu'à ce que la bouture ait parfaitement formé ses racines. C'est ce qu'on appelle, boutures sous cloches ou à l'étouffée. Chaque année, en août et septembre, onforme ainsi desboulures de fuchsia, de verveine, de géranium, de bégonia, de chrysanthème blanc, etc., auxquelles on fait passer l'hiver dans l'appartement pour les planter au printemps, soit en pleine terre, soit en pots. — Car, autrement, la bouture, une fois ses racines bien formées, demande à être transplantée dans un autre pot rempli de la terre qui lui convient plus spécialement, ou en pleine terre. Les mêmes plantes peuvent d'ailleurs faire l'objet de boutures à l 'air libre, au printemps. On peut également faire, toute l'année, des bouturesà l'air libre, dans de la terre sèche, déplantes grasses, notamment des opuntia, des êpiphylles et des cereus. Enfin on peut également bouturer, mais à l'étouffée, de simples feuilles, spécialement celles des orangers et des citronniers, dont on enfonce le pédoncule dans la terre; au bas de ce pédoncule, un œil ne larde pas à se former qui, bientôt, se développe, jusqu'à devenir une plante complète. On sait que dans les Cactées le même organe contient rassemblées les tiges et les feuilles. — A propos des Cactées, nous ajouterons à ce que nous venons de dire une recommandation très importante, qui est de laisser, vingt-quatre heures au moins, le fragment de la plante destiné à faire bouture sécher un peu l'humidité de la plaie que la coupure lui a faite; faute de quoi, il pourrirait infailliblement dans la terre, au lieu d'y prendre racine.

BOUVET. I (François-Joseph, baron), amiral, néàLorienten 1753, mort en 1832. Commandant en second de la flotte destinée à l'expédition d'Irlande, il eut sa part de responsabilité dans l'insuccès de cette entreprise et fut privé de son grade. — II (Pierre-François- Henri-Etiennej, marin, né à l'île Bourbon en 1775. Il fut nommé contre-amiral en 1822 et publia le Récit de ses Campagnes en 1840.

BOUVREUIL. Le bouvreuil n'est pas, à proprement dire, un oiseau chanteur ; cependant on peut lui apprendre quelques airs à l'aide d'une serinette ou d'un flageolet; il imite le chant d'autres oiseaux dans le voisinage desquels il se trouve, et parle presque. En outre, comme le chardonneret et le bruant, il est susceptible d'une éducation particulière, qui

le rend capable de quelques petits tours de société. Son plumage en fait un des plus beaux oiseaux de nos contrées. Pris adulte, le bouvreuil s'habitue difficilement à la captivité et se laisserait probablement mourir de faim, si on ne le noyait pour ainsi dire dans la nourriture; de sorte que, de quelque côté qu'il tourne ses regards, il se trouve en butte à une tentation incessante. Pris jeune, il s'élève très facilement. La nourriture des jeunes bouvreuils se compose d'une pâtée, un peu liquide, de mie de pain et de graine de navette écrasée, mélangée de jaune d'œuf durci, auquel on peut encore ajouter un peu de chènevis écrasé ; cette pâtée continue à leur être servie encore quelque temps lorsqu'ils commencent à manger seuls, seulement on la prépare de plus en plus épaisse. On peut également les nourrir au début avec la pâtée, le cœur haché et les vers que l'on donne aux petits rossignols. Le bec robuste du bouvreuil lui permet de briser aisément toute sorte de graines, aussi n'a-t-on que l'embarras du choix ; cependant on lui donne de préférence des graines de millet, d'armoise, les différentes graines oléagineuses, ainsi que des baies de sorbier dont il est très friand ; — il n'est pas moins friand des bourgeons d'arbres fruitiers, mais nous ne conseillerons à personne de lui en fournir à son appétit.

BOXE. — Encïcl. Le pugiiat ou lutte des anciens était le combat à coups de poing usité dans les gymnases. On en attribue l'invention à Thésée; Homère lui fait l'honneur d'une description détaillée. Les Grecs le perfectionnèrent au point d'en faire un art particulier, enseigné par des maîtres et admis au nombre des jeux publics. Dans le pugilat primitif, on combattait la tête et les poings absolument nus ; plus tard, on s'arma de cestes, bandes de cuir entrelacées qui couvraient le dessus de ia main, les premières phalanges des doigts, la paume de la main, le poignet et l'avant-bras ; et on se coiffa d'une espèce de calotte appelée amphotide, destinée à garantir surtout les tempes et les oreilles. On ne comprenait pas les luttes comme nos mœurs adoucies ordonnent de les appliquer. Les jeux étaient de véritables combats à outrance, où le vainqueur ne ramassait la couronne que dans le sang du vaincu. Les athlètes se frappaient jusqu'à ce que l'un d'eux roulât sur le sol d'épuisement ou de défaillance, s'il ne s'avouait vaincu ou ne demandait grâce avant sa chute. Presque toujours ils sortaient de la lutte affreusement défigurés, un œil hors de la tête, les mâchoires brisées, un membre cassé ou démis. — Le pancrace, fusion de la lutte et du pugilat, se rapprochait de notre boxe française ; mais à l'usage du poing, des bras, des jambes et des pieds, on ajoutait celui des dents et des ongles. C'était donc la réunion de toutes les armes naturelles dont l'homme peut disposer. Cet exercice gymnastique donnai! lieu comme les autres, à des jeux barbares et féroces. ..ù le peuple se réunissait en foule. Le prix se décernait, au milieu d'une mare de saiiL' à un vainqueur aux Unis quarts assommé, quelquefois même inanimé ou poussant des cris de souffrance. Une l'ois le prix fut accorde au cadavre d'un certain Arrachion, qui avait expiré au moment de sa victoire, due à la fureur avec laquelle il avait, dans les dernières crispations de l'agonie, tortillé et brisé l'un des orteils de son adversaire ; l'extrême douleur ayant arraché à celui-ci un cri de supplication, les juges le déclarèrent vaincu et couronnèrent les restes mutilés d'Arrachion. — La boxe anglaise, véritable pugilat des anciens Grecs, devint un art à l'époque où un certain Jack Broughton éleva, en 1740, un théâtre à Londres, pour y donner des représentions de « l'art viril de la défense personne Les combats à coups de poing devinrent à la mode '.omme dans l'antiquité. Des lois sévère»

RRAC

n'ont pu réprimer le goût des Anglais pour ces jeux féroces, qui n'ont plus de raison d'être au milieu de notre civilisation. L'invention et le perfectionnement des petites armes défensives, telles que le revolver, la canne à épée, etc., enlèvent à la boxe la plus grande partie de son utilité ; les combats manuels sont d'ailleurs tombés dans le mépris, et ce genre de lutte ne doit plus être pratiqué autrement que comme exercice de gymnastique. Pour la boxe anglaise, voy. Pugilat dans le Dictionnaire. — Boxe française. La boxe française, plus savante que la boxe anglaise, fut créée tout d'une pièce vers 1832, par Charles Lecour, qui imagina de fondre ensemble, d'une manière ingénieuse, le pugilat anglais et la savate, pratiquée à cette époque par les habitués des bals de barrière. De ce mélange original est né un système complet de défense personnelle, permettant d'utiliser toutes les ressources que l'homme peut emprunter aux forces de chaque partie de son corps : tête, épaules, reins, bras, poings, hanches, jambes et pieds. A peine né, cet art fut admis par les professeurs français qui le perfectionnèrent et l'amenèrent rapidement au point de supériorité où il se trouve aujourd'hui. Parmi les célébrités de la nouvelle école, nous ne citerons que le professeur J. Charlemont, auteur d'un excellent Traité de boxe française, publié à Bruxelles en 1877. Dans la boxe française, les adversaires se placent à environ 50 centimètres l'un de l'autre, les poings fermés , les avant-bras relevés, couvrant l'un la partie haute, l'autre la partie basse. On peut se mettre en garde à droite ou à gauche, suivant que l'on est gaucher ou droitier. On débute par des coups de poing directs et horizontaux, que l'adversaire pare avec l'avant-bras, soit par des coups de poing au liane ou au creux de l'estomac , qui se parent au moyen d'un vigoureux coup de poing sur l'avantbras, pour le chasser en dehors de la ligne du corps, soit par des coups de pied bas, que l'adversaire évite ordinairement en esquivant la jambe attaquée. 11 y a aussi les coups de pied de flanc, de poitrine et de figure, les chasses-croisés et différentes autres manières Cde porter des coups de pied, qui donnent lieu à de nombreuses espèces de parades, accompagnées de ripostes de coups de poing. Quelquefois l'adversaire ramasse la jambe de l'assaillant et parvient à le renverser ou tout au moins à faire une violente riposte de coups de poing, si l'assaillant ne prévient lui-même l'adversaire, en le frappant du poing en figure ou en posant vivement les mains à terre pour lancer des ruades terribles avec le pied resté libre. Chaque coup a sa parade et sa riposte, suivies d'une nouvelle parade et d'une nouvelle riposte, et l'on arrive à combiner les coups, dans un ordre successif ou simultané, de manière à faire agir toutes les parties du corps. Tantôt on essaie de passer la jambe à l'adversaire pour le faire tomber en lui portant lemps un coup de poing en figure ; tantôt on lui passe la tête entre les jambes et on le renverse ; ou bien l'ayant saisi par le cou, on le fait passer par-dessus l'épaule, au moyen d'un vigoureux coup de hanche ; d'autres fois, on lui porte un coup de tête sur la poitrine, en lui ramassant les jambes pour déterminer sa chute immédiate. Telle est, en peu de mots, la théorie de la boxe française. Sa pratique exige beaucoup de sang-froid, de force et d'agilité.

BRAC s. m. Jeux de cartes. Besigue double modifié, qui se joue à trois personnes, dont la troisième prend la place ce cei.e qui a eu le moins de points au coup précédent. Dans la partie de brac, la quinte d'atout ne vaut que 1 oO points, et la réunion des deux valets de carreau et des dames de pique, ne compte que pour 80 points. On joue le brac .'i 60 ou

BREM

tons ; les jetons ont une valeur conventionnelle ; 10 points, par exemple. On procède comme au besi ; mais voici comment on règle à chaque coup :

Le joueur A compte 380 points.

Le joueur B compte 230 —

Reste 150 points.

Le joueur A ayant fait 150 points de plus que son adversaire, prend, dans le corbillon, où ils ont été déposés, les 15 jetons qui représentent 150 points. Quand il ne reste plus que quelques jetons, s'ils ne suffisent pas pour solder le compte du joueur qui l'emporte, le perdant est tenu de donner le complément, s'il l'a. S'il ne l'a pas, le gagnant prend seulement ce qui reste.

BRAIDISME s. m. (de Braid, nom d'un médecin anglais contemporain). Méd. Méthode de traitement, dans lequel on suppose que la guérison est produite par l'action de l'esprit qui concentre, pendant l'état hypnotique, toute son attention sur la partie du corps atteinte de maladie. James Braid, de Manchester, qui a fait une étude approfondie de l'hypnotisme, a essayé de le rendre utile à la médecine. Quand il a amené le malade à l'état semi-cataleptique, il lui fait concentrer tout son esprit sur la partie affectée, de sorte que, sous cette influence, la vascularité, l'innervation et la fonction de cette partie sont modifiées et régularisées.

BRASCASSAT (Jacques-Raymond), peintre français, ué à Bordeaux, en 1804, mort en 1867. Elève de Richard, à Bordeaux, puis d'Hersent, à Paris, il remporta, en 1825, le deuxième grand prix de paysage historique : Chasse de Méléagre. A Rome, il peignit : Mercure et Argus (1827), trois Vues d'Italie. Il se voua ensuite exclusivement à la peinture d'animaux. Un grand nombre de nos musées possèdent des toiles de ce peintre.

BRELAN. Le brelan, inventé vers le r.vi" siècle, fut abandonné, par ordre de la police, à la fin du xvme siècle ; alors la bouiUotle entra en faveur. On le jouait à 3, 4 ou 5 personnes, à chacune desquelles on distribuait 3 cartes prises dans un jeu de piquet. Quand l'un des joueurs tenait 3 cartes de même sorte, comme 3 as, 3 rois, 3 dames, etc., il avait brelan. Le brelan favori ou brelan de valets l'emportait sur les autres et terminait la partie. Si aucun brelan ne se trouvait en main, chaque joueur, en commençant par celui qui se trouvait à la droite du donneur, cherchait à en former un par l'échange de l'une de ses cartes contre une de celles qui restaient sur le tapis. Celui qui faisait le brelan le plus élevé avait gagné. Parmi les nombreuses modifications de ce jeu, nous distinguerons le brelan carré, formé parla retourne ajoutée aux trois autres de même valeur ; le brelan mistigri, quand la dame de trèfle se trouvait jointe à deux cartes semblables et de même valeur; le brelan de Saint-James composé du valet de trèfle et de deux cartes semblables et de même couleur. € Il n'y a peut-être aucun jeu de hasard plus terrible et plus attrayant ; il est difficile d'y jouer sans en prendre la fureur : et quand on en est possédé, on ne peut plus supporter d'autres jeux. » (Encyclopédie.)

BRÈME. — Pêche. La brème se tient ordinairement sur un fond vaseux, dans une eau presque dormante. Il importe donc de choisir en conséquence l'endroit où l'on veut tenter la fortune, etqui sera de préférence, en rivière, celui où le courant est très faible et l'eau profonde sur un fond vaseux ; le voisinage des égouts, celui des roseaux, des herbes aquatiques, dans des anses profondes el paisibles, promet un succès presque certain. La pêche de ce poisson se fait avec une forte ligne de huit brins de crin au moins, ou de cordonnet, armée d'un hameçon n° 3 ou n° 4, et lestée de quelques plombs. à 30 centimètres environ

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