BOUT
du flacon est assez large pour que l'on puisse aisément y passer la main (fi?. 1), on remplace le clinquant par une seconde feuille d'étain. Toute la partie extérieure du verre qui n'est pas recouverte d étain, est revêtue d'une couche de vernis à la gomme-laque qui la rend plus isolante. Une tige de métal terminée, à son extrémité supérieure, par une boule de cuivre, communique, par son extrémité opposée, avec l'armature interne. — Une bouteille étant ainsi établie, on la charge de la manière suivante : on la saisit, dans la main, par l'armature externe, et on met la boule de cuivre en contact avec le conducteur d'une machine électrique en activité. L'électricité positive de la machine se condense sur l'armature interne do la bouteille; et agissant par influence, au travers du verre, sur l'armature externe, elle attire à elle l'électricité négative. Les deux fluides ne peuvent se reunir à travers le verre; mais ils s'attirent mutuellement et se condensent de plus en plus, de manière que les deux armatures se chargent d'une grande quantité d'électricité. Si le contact avec la machine dure trop longtemps, l'armature interne, surchargée, se décharge d'elle-même. — Quand on veut décharger la bouteille, il faut éviter d'établir le circuit entre les deux armatures en tenant la bouteille d'une main et en touchant la boule de cuivre avec l'autre main ; parce qu'en agissant ainsi on permettrait aux deux électricités de se recombiner au travers du corps; une étincelle jaillirait et on éprouverait une secousse plus ou moins violente suivant la charge 9*^v de la bouteille. Pour dé-
charger sans inconvénient la bouteille de Leyde, on se sert d'un excitateur, appareil formé d'une poignée de verre ou de gullapercha et d'une tige de fer terminée à chacune de ses extrémités par une boule de cuivre. On tient prudemment l'excitateur par la poignée isolante et on met les deux armatures en communication. On obtient ainsi des étincelles ; on peut mettre l'armature extérieure en communication avec un fil de métal et l'excitateur en communication avec l'autre extrémité de ce fil ; l'électricité fait alors un circuit plus long. En supposant que 4 personnes (A, B, C, D, fig. 3),
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