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)Ilabora, avec Jouv, au livret de Gfm'îlaume Tell (1829).
BLANC (Jean Joseph-Louis), homme politique et écrivain français, né à Madrid le 28 oct. 4813. mort en déc. 1882. Il était frère de Charles Blanc, dont nous avons donné la biographie dans le Dictionnaire. Après avoir terminé ses études à Paris, il entra chez un avoué, se lit précepteur, écrivit dans plusieurs journaux, devint rédacteur en chef du Bon- Sens (4836-'38) et fonda en 4838, la Re\ ue 'tu Progrès, dans le but de propager les idées démocratiques et de réclamer des réformes politiques. Un de ses articles, intitulé les Idées napoléoniennes, ayant offensé le parti bonapartiste, il fut nuitamment assailli et laissé pour mort sur la place. On ne connut jamais l'auteur de cette agression à laquelle la petitesse de corps et la faiblesse de Louis Blanc donnaient un caractère de lâcheté. Son traité sur l'Organisation du travail (1840) soutint la doctrine que les hommes devraient travailler pour la communauté plutôt que pour eux-mêmes, et qu'ils devraient être rénumérés, suivant leurs besoins, par un gouvernement central, sous une administration élue. Ces principes de socialisme d'Etat jouirent d'une éphémère popularité et donnèrent à leur auteur la réputation d'être l'un des plus habiles écrivains de son parti. Son Histoire de Dix ans est une âpre philippique contre tout ce qui s'est fait en France de 1830 à 1840. Les deux premiers volumes de son Histoire de la Révolution française (terminée en 42 vol. en 1862) exercèrent une grande influence sur le mouvement des idées et préparèrent les esprits à la révolution de 1848, après laquelle il fut nommé membre du gouvernement provisoire et président de la commission du travail, qui siégeait au palais du Luxembourg. 11 fut l'un des principaux orateurs qui demandèrent l'abolition de la peine de mort en matière politique. Accusé de complicité dans les insurrections de mai et de juin 1848, il s'enfuit en Angleterre où il resta jusqu'à la chute de Napoléon III. 11 publia pendant cet exil : Appel aux honnêtes gens (1849): Catéchisme des socialistes (1849), Pages d histoire de la révolution de février (1850), Lettres sur l'Angleteire (1866), etc. Il fut élu à l'Assemblée nationale (1871) et a l'Assemblée de 1876.
BONDY, village de l'arr. de Saint-Denis (Seine), à 10 lui. N.-E. de Paris, sur le canal de l'Ourcq; 4,600 hab. Aux environs, s'étend une forêt de 2,000 hectares, qui jouissait autrefois de la plus détestable réputation, si bien que l'expression forêt de Bondy est synonyme de coupe-gorge, de lieu très dangereux.
B0U-BAGHLA ( le Père a la mule), sectaire indigène d'Algérie, dont les appels à la guerre sainte firent soulever un certain nombre de tribus en 4854. Cette insurrection dura jusqu'en déc. 1854, époque où le maréchal Randon, l'ayant poursuivi en Kab\ lie, l'enveloppa dans le Jurjura et anéantit orces. 11 fut tué d'un coup de pistolet dansla tête, le 10 déc. 4854.
B0DCHET 'Jean), poète et historien, né à Poitiers en 4 476, mort vers 4550. Il était procureur à Poitiers cl occupait ses loisirs à des travaux littéraires. Il est le premier qui ait mélangé alternativement les rimes masculines et féminines; mais ses poèmes sont oubliés depuis longtemps. Ses Annales d' Aquitaine et du Poitou (Poitiers, 1535, in-fol.l peuvent encore être consultées avec fruit. Il a laissé, en outre, \ Amoureux transy, le Chapelet des princes, etc.
BOULARD (Michel^, philanthrope, né à Paris en 1761. Enlaot de 1 hospice de la Pitié, il apprit le métier de tapissier, et devint tapisser d* 1» cour d« Napoléon I". il contact»
I million de sa fortune à faire élever l'hospice Saint-Michel (avenue de Saint-Mandé).
B0ULEY (Henri), savant médecin vétérinaire, né à Paiis en 1814, mort en déc. 1883.
II fut professeur de clinique chirurgicale à l'école d'Alfort. inspecteur général des écoles velérinaires 'ISliO), membre de l'Académie de médecine (1 853) et de l'Académie des sciences (1868). En 186!i, il échoua, dans le département de la Seine, comme candidat bonapartiste. Ses ouvrages sont très nombreux; le plus important est le Nouveau Dictionnaire vétérinaire (1875) et suivants; 15 vol.), en collaboration avec M. Raynal.
B0URB0TTE ; Pierre), conventionnel montagnard, né près d'Avallon, en 1763. guillotiné le 30 prairial an 111 (19 juin 1795). Le dép. de l'Yonne l'envoya à la Convention où il vota la mort du roi sans appel ni sursis, fut commissaire en Vendée et à l'armée du Rhin, appuya le mouvement du 1er prairial et fut arrêté avec Duroy, Homme, etc. Il se plongea un poignard clans le cœur, et fut porté mourant sur l'échafaud.
BOURSE. — Législ. « Nous avons, au mot Bourse, dans ce Dictionnaire (1er tome, page 584, col. 2 et 3), résumé les raisons qui nous semblaient devoir engager le Parlement à abroger les articles du Code pénal qui punissaient comme délits les opérations de bourse faites à terme, lorsqu'il était constaté que le vendeur ne possédait pas les eflets qu'il s'était engagé a livrer. La loi du 28 mars 1885 a enfin réformé la législation antérieure conconcernantlesmarchés à terme. Voici le texte de cette loi : « Art Ie'. Tous marchés à terme sur eti'ets publics et autres; tous marchés à livrer sur denrées et marchandises sont reconnus légaux. Nul ne peut, pour se soustraire aux obligations qui en résultent, se prévaloir de l'article. I965 du Code civil, lors même qu'ils se résoudraient par le payement d'une simple différence. — Art. 2. Les articles 421 et 422 du Code pénal sont abrogés.
— Art. 3. Sont abrogées les dispositions des. anciens arrêtés du conseil des 24 sept. 1724, 7 août, 2 oct. 4 785 et 22 sept. 1786 ; l'article 15, chap. 1er, l'article 4; chap. 2 de la loi du 28 vendémiaire an IV; les articles 85, paragraphe 3 et 86 du Code de commerce. — Art. 4. L'article 13 de l'arrêté du 27 prairial an X est modilié ainsi qu'il suit : « Chaque agent de changeest responsable delalivraison et du payement de ce qu'il aura vendu et acheté. Son cautionnement sera affecté à celte garantie. » — A rt. 5. Les conditions d'exécution des marchés à terme par les agents de change seront fixées par le règlement d'administration publique prévu par l'article 90 du Code de commerce. » (Ch. Y.)
B0URSEAU ou Boursault s. m. Technol.
Instrument de plombier et de charpentier, qui sert a arrondir les tables de plomb.
B0UTIGNY (Pierre-Hippolyte), connu sous le nom de Boutigny (d'Evreux), savant, né à Harlleur le 17 mai 4798, mort à Evreux le 17 mars 1884. lltutprésidentde laSociété de pharmacie et de chimie de Paris. Ses nombreux mémoires insérés dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, lui valurent, en 1845, un encouragement de 4,000 fr. sur le prix Montyon. Ses autres mémoires publiés dans les recueils scientifiques, ne sont pas moins importants. Mais le principal litre de gloire de co modeste savant, c'est d'avoir découvert et parfaitement étudié les lois qui régissent l'état sphéroïdal des corps et d'en avoir tiré les conséquences. (Voy. Sphéroïdal, dans le Dictionnaire.)
B0UVETÉ, ÉE part, passé de Bouveteb :
l . plancht S de parquet sont bouvetées.
B0UVETER v. n. Faire unevainure ou une saillie dans une planche pour l'emboîtement.
— Activ. Bouveter une planche.
BOYCOTTAGE s. m. (boï-). Action de boycotter; résultat de cette action.
BOYCOTTER v. a. [boï-ko-té]. Mettre une
personne en interdit. — Encycl. « Voici l'origine de ce mot, aujourd'hui très répandu. Vers l'année 1873, au moment où la lutte des paysans irlandais contre les détenteurs de la terre arable était à l'étal de crise violente, le nommé Boycott, tenancier d'un propriétaire anglais, n'ayant pas voulu se soumettre aux exigences du parti irlandais, fut mis en interdit. Dès lors, tout le monde refusa de communiquer avec lui; il ne put suffire seul à rentrer sa récolte qui resta sur le sol ; il dut céder son bail et s'expatrier. Ce genre d'excommunication est appliqué par les Irlandais, non seulement aux cultivateurs, mais aussi aux marchands, aux journaux, etc., qui ne sont pas dévoués à la cause de l'émancipation irlandaise. (Voy. Irlande. )Lu/(<7«<?nationale irlandaise, partout où elle possède assez d'influence, met en interdit, soit les propriétaires qui refusent de réduire leurs fermages au taux qu'elle fixe, soit les fermiers qui paient leurs loyers au-dessus du taux réduit, soit les personnes qui acceptent la location de terres dont les fermiers ont été expulsés, soit même de simples ouvriers qui consentent à travailler pour un maître mis à l'index. La résistance aux ordres donnés par la ligue a quelquefois entraîné l'assassinat des récalcitrants. Ce système d'intimidation que l'on nomme Boycottage est donc un moyen barbare de violer la liberté personnelle et de mettre un parti au-dessus des lois; et les violences commises ne peuvent être entièrement excusées, même par le souvenir des excès contraires que l'on rencontre dans l'histoire du passé. » (Ch. Y.)
BRÉM0NTIER (Nicolas-Théodore), célèbre ingénieur, né en 4738, mort à Paris en 1809. C'est à lui que l'on doitla fixation des dunes du golfe de Gascogne, à l'aide de vastes plantations de pins, lia laissé Mémoire sur les dunes (Paris, 4796).
BRIZE s. f. (gr. bi'iza, sorte de céréale). Bot. Genre de graminées festucacées, comprenant plusieurs espèces d'herbes qui croissent en France. La grande orne (briza maxima) sert a faire de gracieuses bordures. La brizemoyenne [briza media), amourette, pain d'oiseau ou grumen tremblant, très répandue, donne un bon fourrage fin. Lape/ite brize (briza minor), est d'un joli effet dans les champs.
BULLEUX, EUSE adj. [bul-leûj. Méd. Qui a des bulles, qui consiste en bulles : éruption bulleuse.
BUTYRIQUE adj. Se dit d'un acide dont il a été parlé, dans notre Dictionnaire, au mot Butyrique. — Se dit aussi de différents éthers formés par l'action directe de l'acide butyrique sur des alcools. C'est à la présence de petites quantités de ces élhers que l'ananas, le melon et quelques autres fruits doivent leur arôme particulier. — Une solution de bulyrate d'éthyle le porte le nom d'essence d'ananas.
CAB0URG, station balnéaire maritime, cant. etàl4kil.N.-N.-E.deTroarn(Calvados), à 24 kil. N.-E. de Caen, un peu à gauche de l'embouchure de la Dives, en face de Dives, qui se trouve sur la rive droite de cette rivière ; 800 hab. Depuis la création du premier établissement de bains de mer, un joli bourg s'est élevé à environ 4 kil. du Vieux-Cabourg, sur une sorte de presqu'ile, entre la mer et l'embouchure de la Dives, vis-à-vis d'une plage excellente, formée d'un sable lin et exempte de galets Cette station de bains, aujourd'hui très fréquentée, est ordinairement appelée Cabourg- Dives. On y trouve un casino, un théâtre et un nouvel établissement.
CffiCUBE. Voy. CGcube.
CAYL