‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 98 sur 503 · CAIL · texte numérisé non relu

CAIL

aux jeunes filles. On les fait asseoir en demicercle et on leur donne un objet quelconque, te! qu'un mouchoir, un étui, une boîte, etc.; qu'elles doivent faire circuler de main en main pour le dérober aux regards de celle qui cherche, après que l'on a crié : € c'est fait. » La difficulté consiste à deviner juste la personne qui tient l'objet, et à la prendre en flagrant délit avant qu'elle ait pu le faire passer clandestinement à une autre. Quand l'objet a été découvert, la personne qui le tenait cède sa place et va fermer les yeux à son tour, pour se mettre ensuite en recherche, dès que les autres crient : « c'est fait. » — Cache-tampon. C'est un jeu d'appartement. L'un des joueurs se tient les yeux fermés pendant que l'autre ou les autres cachent un objet, ordinairement un mouchoir roulé en tampon. Quand on crie c'est fait, la recherche commence. Le chercheur furette de côté et d'autre, et suivant qu'il se rapproche ou s'éloigne plus ou moins de l'endroit où l'objet est déposé, on lui dit : tu brûles, tu as chaud, tu as froid, o\itu gèles. S'il trouve le tampon, il est remplacé dans son rôle par le joueur qui a caché l'objet. Si, au contraire, il renonce à le trouver, il retourne à son poste et recommence ensuite ses recherches quand le mouchoir a été caché de nouveau.

CACOETHES SCRIBENDI, loc.lat. empruntée à Juvénal et qui désigne une folle propension à écrire.

CACONGO ou Mallemba, petit royaume de l'Afrique occidentale, séparé du Conu'o par le fleuve Congo ou Zaïre. Cap. Kinguela.

CADISSEN, ÈNE adi. et s. De Cadix, qui se rapporte à cette ville ou à ses habitants. — On dit aussi caditain, aine ou camtan, ank.

CADUCIBRANCHE adj. (lat. caducus, caduc; branchix, branchies). Zool. Se dit des animaux amphibies qui perdent leurs branchies avant d'atteindre l'état adulte, comme les grenouilles et les crapauds, par opposition à pérennibranches ou amphibies qui conservent leurs branchies, comme le protée, la sirène, etc.

CffiTERIS PARIBU3, loc. lat. qui signifie : les autres choses étant égales; n'y ayant aucun autre point de différence ou de distinction.

CAFARELLI, voy. Caffarelli, dans le Die tionnaire.

CAFE. — Statistique. La consommation du café en France est actuellement, année moyenne, de 67 millions de kilog., dont les pays producteurs sont principalement Haïti, le Brésil, l'Inde anglaise et le Venezuela. La valeur de ces importations approche de 140 millions, et les droits de douane perçus, à raison de 156 francs par 100 kilog., s'élèvent à 104 millions. La consommation moyenne, par tète d'habitant, était de 287 gr., en 1831; de 414 gr., en 1841 ; de 550 gr., en 1851 ; de 973 gr., en 1861: de 1640 gr., en 18S1, et de 1,752 grammes en 1888. (Ch. Y.)

CAGE s. f. Hortic. Vide qui existe entre les racines au moment de la plantation.

CAGE0LER v. n. Crier, en parlant du geai.

CAIÉTAN, ANE s. et adj (lat. Caiela, Gaète). De Gaète; qui appartient à celte ville ou à ses habitants.

CAILLE. — Chasse. La caille ressemble un peu, par la forme, à la perdrix, quoiqu'elle soit sensiblement plus petite. L'exiguïté de sesades et de sa queue rend en outre son vol pesant et relativement bas. C'est un oiseau de passage qui arrive dans nos contrées alors que es blés sont déjà hauts, considération qui les lui fait choisir de préférence pour établir sa nichée : mais on trouve également les cailles,

CAIR

surtout si l'année a été très sèche, dans les chènevières et dans les prairies naturelles ou u'tificielles. Il est aussi prudent, en pareil cas et si la chaleur est très forte, de battre les buissons, les champs de betteraves et de carottes, le bord des fossés, etc., enfin tous les couverts. La caille ne vit pas en compagnie. Au bout de huitjours, leseailleteaux sont a^sez robustes pour se passer dos soins maternels, chercher eux-mêmes leur subsistance et voler. Cependant les cailleteaux s'éloignent peu et restent éparpillés dans un rayon assez peu étendu, de sorte que, si l'on en rencontre un, on peut espérer en trouver un certain nombre sans s'éloigner beaucoup. On chasse la caille comme la perdrix, mais avec quelques difficultés en plus ; c'est un gibier qui a beaucoup de fumet, tient parfaitement l'arrêt, surtout quand il fait chaud ; seulement il piète à satiété, faisant des détours et des crochets sans nombre, et, vu l'exiguïté de sa taille, échappe au chien qui, dans son ardeur, outre-passe les voies sans s'en douter. Elle part quelquefois, surtout par un vent violent, en rasant la terre, faisant constamment des crochets pour mettre en défaut ses ennemis, ce à quoi elle réussit souvent. S'il fait un temps clair et beau, elle s'élève à environ 1 mètre et file droit; c'est le cas où elle est le plus facile à atteindre. Dans tout aiilre, il est préférable, lorsqu'on a un bon chien, de la suivre à la remise où il la fera lèvera nouveau, avec plus de chance de succès peut-être.

CAINOZ0IQUE adj. [kè-no-zo-i-ke] (gr. liainos, nouveau; zoé, vie). Géol. Se dit de l'un des trois grands groupes entre lesquels les roches stratifiées sont divisées, au point de vue paléontologique, c'est-à-dire pour l'étude des fossiles qu'elles renferment. Les deux autres groupes sont dits paléozoïques et mésozoïques. Le terme paléozoïque, appliqué à tous les systèmes stratifiés, depuis le plus ancien ou le plus bas, jusqu'aux formations permiennes inclusivement, est quelquefois remplacé par l'expression roches primaires. Les fossiles de ce groupe représentent les plus anciennes formes de vie qui aient existé sur notre globe. Le terme mésozoïque, est appliqué aux systèmes que l'on appelle aussi roches secondaires, et qui reposent sur les roches primaires; il comprend toutes les couches secondaires, jusqu'à la formation calcaire inclusivement.

Enfin le terme cainozoïque s'applique à toutes les couches qui reposent sur les formations calcaires. Ces couches, appelées aussi roches tertiaires, renferment les exemples des formes dévie les plus rapprochées de celles que l'on trouve aujourd'hui à la surface du globe.

CAIRN s. m. [kèrn] (gall. carn, tas de pierre). Amas de pierres, ordinairement d'une forme conique et qui paraissent être des sépulcres ou des monuments religieux de l'époque celtique. Les cairns sont communs en Ecosse et dans le pays de Galles; on en trouve aussi en Bretagne.

CAIR0LI (Benedetto), homme d'Etat italien, né à Pavie en 1826, mort à la villa royale de Capo-di-Monte(tNaples), le 8 août 1889. Il se trouvait à Milan, lors de l'insurrection de 1848; il s'y associa et prit part à la guerre subséquente contre L'Autriche. Lorsque le soulèvement national fut écrasé, il ne se soumit pas. On le retrouva dans la légion garibaldienne en 1859; il fut grièvement blessé à Palerme. En 1866, il combattit encore l'Autriche dans le Trentin. Deux ans après, il devint membre de la chambre des députés et l'un des chefs de l'extrême-gauche. De même que la plupart des républicains italiens, il se rallia a la royauté. Il fut nommé président du conseil eu mars 1878. Le 17 novembre 1878, pendant un voyage à ÎSaples, il reçut un coup de pot gnard qu'un assassin, nommé Giovanni Passananti, destinait au roi Humbert. Au mois de décembre, le m re Cairoli démissionna

CÀIS

et laissa la place à un ministère Depuis, qui se rapprocha des empires d'Allemagne et d'Autriche, malgré l'agitation irrédentiste qui remuait le pays. Cairoli revint au pouvoir en juillet 1879, sur les questions de l'abolition des taxes sur les farines et de la réforme électorale. L'agitation irrédentiste devint de plus en plus violente. L'ambassadeur d'Autriche fut insulté à Rome, au mois de décembre. Le peuple mourait de faim. Une éruption de l'Etna, en mai 1880, et une inondation autour de Mantoue, au mois de juin, augmentèrent la misère. Cairoli fit décréter l'abolition des taxes sur les farines, en juillet 1880. 11 envoya les vaisseaux italiens faire, avec les autres forces navales de l'Europe, une démonstration belliqueuse, qui se termina par la cession du port de Dulcigno au Monténégro. En 1881, il y eut des démonstrations à Rome pour la réforme électorale. L'occupation de Tunis par les Français produisit une telle indignation que le ministère Cairoli fut forcé de démissionner au mois de mai. Remplacé par un cabinet Deprétis (29 mai 1881), Cairoli resta à la tête du parti penlarchiste ou gauche opposante, et le rival de Deprétis. Son opposition, du reste, était toute ministérielle et n'avait rien de dynastique, les gauches étant unies par le désir de conserver le trône à la maison de Savoie, considérée comme la clef de voûte de la nationalité italienne.

CAISSE. — Législ. La Caisse nationale des retraites pour la vieillesse a été organisée par une loi du 20 juillet 1886. De très importantes modifications à la législation antérieure ont été apportées par cette loi. Nous nous contenterons de faire connaître les principaux changements introduits par la loi nouvelle et par un décret du 28 décembre 1886. Le maximum des rentes viagères à inscrire sur une même tête a été abaissé à 1.200 fr. Les versements ne peuvent être faits qu'au profit de personnes âgées de plus de trois ans; et les sommes versées dans une même année, au profit de la môme personne, ne peuvent excéder 1.000 fr. Les mineurs, dès l'âge de seize ans, et les femmes mariées peuvent faire des versements en leur nom personnel, sans y être autorisés par leur père, tuteur ou mari. Le minimum de chaque versement est abaissé de 5 fr. à 1 fr. La Caisse s'est trouvée fréquemment eu perte, parce qu'elle se trouvait obligée à faire l'emploi des fonds des déposants à un taux d'intérêt trop faible relativement au tarif des rentes viagères à constituer ; c'est pourquoi ce tarif est actuellement fixé par décret, au mois de décembre de chaque année et pour l'année suivante, en tenant compte du taux moyen des placements effectués par la Caisse. Le montant de chaque rente viagère à servir est calculé en tenant compte, pour chaque versement : 1° de l'intérêt composé du capital, au taux fixé pour l'année; 2° des chances de mortalité, selon les tables de Deparcieux, rectifiées d'après les statistiques de la Caisse ; 3° du remboursement ou du non-remboursement à faire, au décès, du capital versé, suivant la demande faite par le déposant au moment du versement. Les versements effectués à capital réservé sont, au décès du titulaire, remboursés sans intérêts à ses héritiers ou ayants droit. Les versements directs faits à la caisse sont en général plus importants mais beaucoup moins nombreux que ceux qui sont effectués collectivement, par des intermédiaires, pour le compte d'employés ou d'ouvriers, et qui viennent de retenues opérées, soit par l'Etat, soit par diverses administrations, soit par des entreprises industrielles ou commerciales, sur les salaires ou les traitements. Au 31 décembre 1888, l'actif de la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse s'élevait à 719 millions 286,728 fr. — Les caisses d'épargne privées voient leurs dépôts progresser sans arrêt. Le solde dû aux déposants s'est

CALC

Page 1