‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 125 sur 568 · C. IILLAVIGKB · texte numérisé non relu

C. IILLAVIGKB

* CONTROUVER v. a. (préf. con ; et trouver] . Inventer une fausseté. Se dit ordinairement de mensonges par lesquels on cherche à luiirc à quelqu'un : c'est un fait qu'on a conlroucé pour le perdre.

CONTROVERSABLE adj. Sujet à controvcr-e.

•CONTROVERSE s. f. (lat. contra, contre; versus, toui nej. Débat, aispute, contestation sur une question, sur une opinion : grande controverse; de longues controverses. — Dispute qui a pour objet des points de foi, entre les catholiques et les sectes dissidentes : traiter un point de controverse. — Etudier la co.mro- VERSE, étudier les matières de controverse. — Prêcher la controverse, éclaircir, dans la chaire, les points de doctrine qui sont en contestation entre les catholiques et ici aectes dissidentes.

* CONTROVERSÉ, ÉE adj. Disputé, débattu de part et d'autre : c'est un point controversé dans les écoles, controversé parmi les docteurs.

' CONTROVERSEE v. a. Discuter, débattre quelque chose, en faire un objet de controverse : ils controversèrent longtemps cette q>iestion. — Ne s'emploie guère qu'absolu muul : on controversa longtemps.

' CONTROVERSISTE s. m. Celui qui traite, par écrit ou autrement, des sujets de controverse. Me se dit qu'en matière de religion : c'est un célèbre, un zélé conlrovcrsiste.

' CONTUMACE s. f. (lat. contumacia; de j;/)n, avec; lumcre. être enllé). Jurispr. crim. Refus, délaut que fait un accusé de comparaître devant le tribunal où il est appelé : être en état de contumace: procéder par contumace contre un accusé. — Fam. Esprit de contumace, esprit de conlradiclion, de résistance. — Législ. « La eon<î(muce est l'étal dans lequel se trouve, à l'e.ard de la loi, une |)ersuiine qui, étant accusce J'uu crime, n'a pu être saisie ou s'est

CONT

évadée, et qui ne se présente pas dans les dix

jours de la notification faite à son domicile de l'arrêt de mise en accusation. L'accusé est dit alors continnax ou contumace. Le président de la cour d'assises ou, à son défaut, le président ou le plus ancien juge du tribunal de première instance rend alors une ordonnance portant que l'accusé doit se représenter dans le délai de dix jours, et que toute fiersonne est tenue d'indiquer le lieu où il se trouve. Cette ordonnance est publiée à son de trompe ou de caisse, le dimanche suivant, et affichée à la porte du domicile de l'accusé, à la porto de la mairie et à celle de l'audiloire de la cour d'assises. Puis, après un délai de dix jours, il est procédé au jugement de la contumace, par la cour d'assises, sans jury, sans avocat et sans avoué. Toutefois, si l'accusé est absent du territoire de la France, ou dans l'impossibilité absolue de se constituer prisonnier, ses parents ou amis peuvent présenter son excuse et en plaider la légitimité, et, si la cour trouve l'excuse légitime, elle ordonne qu'il sera sursis, pendant un certain temps, au jugement de l'accusé. Lorsque le contumax est condamné, un extrait du jugement est, dans les huit jours, inséré dan< l'un des journaux du département du dernier domicile, et il est en outre alfiché à la porte de ce domicile, à celle de la mairie du chef-lieu de l'arrondissement, et à celle du prétoire de la courd'assises. Cela constitue aujourd'hui l'exécution par effigie. Avant la loi du 2 janvier ISoO, celte exécution avait lieu au moyen de l'alfichage du jugement, par l'exécuteur des jugements criminels, sur un poteau au milieu de l'une des places publiques de la ville cheflieu de l'arrondissement dans lequel le crime avait été commis. Autrefois, une effigie du condamné ou un tableau portant son nom était suspendu à rinslruinent du supplice, et, en vertu d'une ordonnance de 1670, l'effigie d'un contumax condamné à la peine capitale devait être elie-mème décapitée. Lorsque le condamné par contumace se constitue prisonnier ou est arrêté avant la prescription de la peine, c'est-à-dire avant le délai de vingt ans depuis la publication du jugement de condamnation, et jugement est anéanti de plein droit, et il est procédé à un nouveau jugement dans la forme ordinaire. La contumace produit, selon la période, des cli'els différents à l'égard des droits civils du condamné et de ses biens. Pendant l'instruction, à partir du délai de dix jours couru depuis la publication de l'ordonnance du président jusqu'à l'exécution de la condamnation par effigie, et si aucun sursis n'est accordé, l'accusé est déclaré rebelle à la loi; ses biens sont séquestrés et régis comme biens d'absent par l'administration des domaines; il est privé de ses droits civiques et du droit d'agir en justice, mais il conserveses droits civils. Pendant la deuxième

période, c'est-à-dire pendant les cinq années qui suivent l'exécution par effigie, la dégradation civique s'ajoute à la situation de la période précédente Si le contumax meurt pendant celle deuxième période, le jugement qui le condamne est anéanti de plein droit, et il est réputé mort dans l'intégrité de ses droits; car ces cinq années sont un délai de grâce, pendant lequel l'accusé est puni de sa non comparution mais n'eslpas encore absolument présumé coupable. La troisième période comprend quinze années, depuis l'expiratiuii de la précédente jusqu'à la fin des vingt années pendant lesquelles le condamné peut encoie purger sa contumace. Durant ces quinze ans, le contumax conserve la situation précédente, et il est en outre privé de la capacité de disposer et de recevoir par donation ou par testament. Enfin, à l'expiration du délai de vingt ans depuis l'exécution par effigie, commence la dernière période; la peine e't alors prescrite, le condamné devient libre d.) sa personne, le séquestre de ses biens est levé,

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et il en reprend l'adralnistralion; mais il n'a [ijus la faculté de purger sa contumace, il reste dégradé civiqueinent et incapable de donner et de recevoir par donation ou par testament. (G. civ. 28 k ;M ; G. iiisl. crim. 465 à 47S et ô4l ; Avis du Cons. "20 sept. 1809; L. 31 mai l8o4). » (Gu. Y.)

"CONTUMACE adj. Jurispr. crim. Accusé ou prévenu (jui est en état de contumace, qui s'est soustrait par la fuite aux recherches de la justice, et au([uel on fait son procès, sauf à le juger de nouveau, s'il se présente en temps utile : il est contumace. — Substantiv. : Un

CO.NÏUMACE.

' CONTUMACER v. a. Jurispr. crim. Instruire la contumace, poursuivre I instruction de la contumace : il s'est laissé contumacer ; faire contunidccr un criminel.

CONTUMACIAL, ALE adj. Qui se fait par contumace ; prociidurc contumaciale .

' CONTUMAX adj. (lat. contumax, opiniâtre). Jurispr. crim. Accusé ou prévenu qui est en état de contumace. Un dit aujourd'hui : CouTUMACE. — Dr. eccl. Coluiqui refuse d'obéir aux ordonnances de l'Eglise, malgré lesmonitions et les menaces de censure.

• CONTUS, USE adj. Ghirur. Meurtri, froissé, sans être entamé; ne se dit qu'en pai'lant des chairs, des muscles ; iincpartic contusc; avoir une miiscl coiitus. — Plaie contuse, plaie l'aile par un insliument contoiuiant.

CONTUSER v. a. Frapper avec un instrument conluiulant.

CONTUSIF, IVE adj. Qui produit une conlusion ; qui est piodiiit par une contusion : douleur contusivc.

' CONTUSION s. f. (lat. contusio ; de contunderc, meurliir, écraser). Meurliissure produite par le choc violent ou la pression d'un cuips dépourvu de pointe aiguë ou de tranchant, sans solution extérieure de continuité, c'està-dire sans plaie. La contusion est suivie de tuméfaction et d'ecchymoses (sang épanché hors des capillaires), d'un violet foncé. I.orsqu'elleesllégéroelsupcrlicielle, ilsiillil d'employer les résolutifs, (eau salée, eau blanche, eau vinaigrée). Mais si elle est profonde el s'il y a gangrène, on donne des cordiaux, on fait des frictions stimulantes et l'on attend la réaction pour puMT des sangsues.

•CONTUSIONNÉ, ÉE adj. Qui a reçu une

contusion : brus co)Uusionné.

CONTUSIONNER V. n. Faire des contusions. CONTY, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-O. d'Amiens (.Somme) ; 1,109 hab.

* CONVAINCANT. ANTE adj. Qui a la force de convaincre : argument convaincant ; cette expérience est convaincante.

' CONVAINCRE v. a. (lat. convimere). Réduire quelqu'un par le raisonnement, ou par des preuves sensibles et évidentes, à demeurer d'accord d'une vérité, d'un fait; faire entrer fortement une opinion dans son esprit : convaincre quelqu'un d'une vérité. — Donner des preuves suffisantes qu'une personne est coupable d'un crime, d'une faute : convaincre un accusé du crime qui lui est imputé. — V:g. Sa doctrine fut convaincue d'erreur. — Se convaincre V. pr. S'assurer, se rendre certain d'une chose : je veux m'en couiiiiiicre par moimême.

■ CONVAINCU, UE part, passé de Convaincre. — AtteiiNt et convaincu, locution qu'on employait autrefois dans les jugements criminels, pour exprimer que l'accusé était reconnu coupable : il a été déclaré atteint et convaincu de meurtre, de vol, etc.

• CONVALESCENCE s. f. Etat intermédiaire entre la maladie qui n'existe plus et le retour cumplul du luiiunté. La durée de cet elat dé-

pend de la durée même de la maladie, de sa nature, de l'âge, du sexe, du tcuqjérament, de la saison. — tv Argot. Surveillance de la haute police : Sonïiii de convalescence, ne |ilus être sous la surveillance de la police.

* CONVALESCENT, ENTE adj. (lat. convalescens; de convalcsccrc, piendre des forces). Qui relève de maladie, et revient en santé : éU'c convalescent; je suis bien aise de le savoir convalescent. — Substantiv. Un convalescent;

UNE convalescente.

CONVALLAIRE s. f. (lat. convallis, vallée). Bot. Genre de liliacées, tribu dos asparagées, dont l'espèce type est le muguet.

CONVALLARIÉ, ÉEadj. Bot. Qui ressemble à une convallaire. — s. f. pi. Section d'asparagées, ayant pour type le genre convallaire.

CONVASSAL s. m. Féod. Celui qui est vassal avec d'autres.

CONVEGTION s. f. (préf. con; lat. vehere, conduire). Phys. Mouvcmentqui s'établit dans les liquides ou dans les gaz que l'on chauffe: (Voy. Ghalel'u.)

•CONVENABLE adj. Propre, sorlable, qui convient : emploi convenable ; marage convenable. — Conforme et proportionné : celle bonne action a eu une récompense convenable. — Décent, qui est à propos, expédient ; il n'est pas convenable à un. Iiomme sage de parler si légèrement. — Se dit aussi d'une personne qui a do bonnes manières : cet homme est fort conecnablc.

' CONVENABLEMENT <idv. D'une manière

convciiable : j' agirai eoncciiabicmcnl iicoseucs, (i vos dcssiins.

• CONVENANCE s. f. (lat. convenientia).

Rapport, conformité, accord : ces clioses-Ui n'ont point de convenance l'une avec l'autre, entre elles. — iMAïuAGE de convenance, mariage où les rapports de naissance, de fortune ont été plus consultés que rinclinalion ; se dit surtout cil parlant des personnes d'un certain rang. — Se prend aussi [lour bienséance, décence; et, alors, on l'emploie très souvent au pluriel : il n'y aurait pas de convenances à en user de la sorte ; observer, inspecter, braccr les concenanees. — Raisons de convenance, raisons de pure bienséance : des raisons de convenance l'ont forcé d'agir ainsi. — Raisons de convenance, raisons qui sont probables el plausibles, et qui ne sont point démonstratives; dans ce sens, il est didacl. el peu usité. — Gommodilé, utilité particulière : avoir une chose à sa convenance. — Convenances s. f. pi. Théâtre. Action de faire parler et agir des personnages historiques comme parleraient et agiraient dos contemporains — Corneille est, sans contredit, l'auttur tragique qui a eu le moins besoin de sacritieraux convcn.iîicc', parce qu'il a peint la nature, laquelle n'a pas de patrie. Ses héros romains et espagnols seront toujours applaudis; ils appartiennent h l'humanité. Tout au contraire. Racine a presque toujours créé des types de convention, qui auraient fait sourire Richelieu et qu'applaudissait Louis .\IV. Lorsque Racine fait parler Iphigénie, ne croirait-on pas entendre une petite lille au sortir du couvenlel pétrie par les mains de M"" de Mainl.enon ? :

D'un œil aussi conlonl, d'un cœur aussi soumis Que j'acceptais l'époux que vous m'aviez pi omis. Je saurai s il le faiit, vicliiitc obéissante. Tendre au fer de Calcbas une tèlc iuuoceulc.

Que l'on compare au langage d'iphigénie les imprécations de Camille, el les paroles si nobles, et à la fois si douces el si énergiques de Chimène, on aura une idée de la dilférence qui existe, au théâtre, entre les convenances et la nature. L'école romantique, qui a quelquefois abusé de la couleur locale, aura précisément à cause do cela, réussi à nous délivrer de ce (ju'il y avait de faus dans noire Ihéâtre depuis Raciue.

•CONVENANT, ANTE adj. Conforme, bienséant, sorlable.

* CONVENANT s. m. Voy. Covenant.

CONVENES, Convenœ. .Vncien peuple aquitain établi sur les deux rives de la (jarumna, au iiicd des Pyrénées et au S. des Ausci. Leur capitale, Lugilunum Convenarum, est devenue Saint-Bertrand-de-Commingcs, el une station lliermale, qui se trouvait sur leur territoire, se nommait Aquse Convenarum {Dagnéres).

* CONVENIR V. n. (lat. convenire; de cum, ■dvec; venire, venir). Demeurer d'accord : ye conviens de ce que vous dites ; mais convenez aussi qu'il n'est pas juste que... — S'accorder : les liistoriens ne conviennent pas sur la date de cet ccéncment. — Dans ces deux premiers sens, il se conjugue comme vENiii avec l'auxiliaire ÊTRE, et s'emploie avec la proposition de. — Faire un accord, une convention : ils sont convenus de se trouver en tel lieu ; convenir d'un arbitre. — En parlant des choses : être conforme, avoir du rapport : cela convient à ce que vous disiez; la déposition du seconi témoin ne convient pas avec celle du premier. — Etre propre, sorlable. Dans ce sens el dans le suivant, il se conjugue avec l'auxiliaire avoir, cl s'emploie avec la proposition a : cette place, cet emploi, liti aurait bien convenu ; c'est un parti qui convient bien à voire fille. — Par exleiis. Plaire, agréer : cetle, étoffe m'a convenu ; cette maison ne me convient pas. — Etre ex|iédicnl, être à propos. Dans ce sens, il ne s'emploie guère qu'impersonnellement :on délibéra longtemps sur ce qu'il convenait le plus de faire, ou d'aller aux erinemis, ou de les attendre. —Se convenir v. nJcip.Etre d'accord; se dit de deux personnes cuire lesquelles il existe des rapports d'étal, de goûts, de caractère : nos goûts, nos caractères se conviennent parfaitement.

CONVENT s. m. [kon-van] (lat. convenlus, assemblée). Accord (vieux). — Monastiu'e, couvent (vieux). — Fr. m-açonn. Assemblée générale.

* CONVENTICULE s. m. Petite assemblée ; se piL-nd toujours en mauvaise part, pour assemblée secrète et illicile : les eonvenlicules sont défendus.

' CONVENTION s. f. (lat. conventio, de convenire, convenir). Accord, pacte que deux ou plusieurs personnes font ensemble : coyivention tacite, expresse, verbale , écrite. (Voy. Con- Ta.iT). — Clause, condition : faire des conventions; voici quelles ont été nos conventions. — Jurispr. Conventions mathimoniales, ou absol. Conventions, articles stipulés entre les époux parle contrat de mariage; il se disait plus particulièrement autrefois des articles accordés à une femme par son contrat de mariage, et de ce qui lui appartenait par la disposition des lois ou de la coutume : il ne lui était dii ni douaire ni conventions. — De convention. Adjectiv. Conventionnel, qui n'a de la valeur, de sens, de réalité, que par l'elfel de certaines conventions : signes de convention ; ces prétendus sages se firent des vertus de convention. — Monnaie de convention, monnaie qui a cours dans plusieurs Etats, d'après une convention de leurs gouvernements. — Conventions, au plur., d'une manière générale, ce qui est convenu, ce qui résulte d'un pacte, par opposition à ce qui résulte des lois même de la nature : les conventions sociales.

' CONVENTION s. f. Se dit de certaines assemblées nationales formées pour établir une constitution, ou pour la changer, la modifier. Une convention se tint à Londres, en 1600, pour ramener Charles II sur le trône d'Angleterre; et le parlement d'.\nglelerre se constitua en convention pour donner la couronne à Guillaume et à Marie, lors de la Hévululion de 1GS8. —Aux Etals-Ums, on appela convention nationale l'assemblée qui se réunit a

CONV

Philadelphie en mai i787, rédigea la constitution et eut Gcoriie Washington pour président. Une autre convcnlion se réunit en septembre 1787 pour réviser la constitution. On donne aujourd'hui le nomdeconvention,dans ce pays, non seulement à desassemblées ayant une autorité législative, maisaux assemblées voloulaires de délégués ayant en vue quelque changement dans la législation ou dans la politique. — La Convention nation.ile, ou simplement LA Convention, assemblée nationale qui se forma en France au mois de septembre 17!)2, et qui exerça tous les pouvoirs jusqu'en octobre 1795. (Voy. France.)

• CONVENTIONNEL, ELLE adj. Qui suppose convention, qui résulte d'une convention ; valeur conrentionnelle. — Bail conventionnel, autrefois bail fait du consentement libre des parties; par opposition à Bail jldiciaire, qui se disait d'un bail fait par autorité de justice, à la requête du commissaire aux saisies réelles.

' CONVENTIONNEL s. m. Membre de la Convention nationale; im conventionnel.

CONVENTIONNELLEMENT adv. Sous convention.

CONVENTUALISER v. i.. Fonder des couvents.

• CONVENTUALITÉ s. f. Etat d'une maison religieuse ou l'on vit sous une règle.

" CONVENTUEL, ELLE adj. Qui est du couvent, qui appartient au couvent. — Assemblée co.NVE.NTUELLE, assemblée composée de toute la communauté du couvent. — Messe conventuelle, messe où assiste toute la communauté des religieux. — Mense conventuelle, portion du revenu de l'abbaye, qui appartient à la communauté des religieux : ie revenu des offices claustraux fut joint à la mense conventuelle. — Prieuré conventuel, prieuré où il y a des religieux. — Religieux co.nventuels, ou simplement Conventuels, religieux qui ont droit de demeurer toujours dans le même couvent; à la difl'érence de ceux qui n'y sont que pour peu de temps, comme pendant la convocation d'un fhapilre : les religieux de dehors voulaient élire général un d'entre eux. mais les conventuels s'y opposèrent. — Se dit également, dans l'ordre de Saint-François, des religieux qui n'ont pas embrassé la réforme des ohsi'rvanlins.

' CONVENTUELLEMENT, adv. En comraunautéselon les règles et l'usage de la société religieuse : vivre conventuellement.

- CONVENU, UE part, passé de Convenir.— V». s. m. Ce qu'un a décidé d'un commun accord : il faut s'en tenir (m convenu. — Ce qui e.^l de convention : sacrifier le naluvel au convenu.

' CONVERGENCE s. f. Géom. et Phys. Disposition de deux ou de plusieurs lignes droites qui se dirigent vers un même point, soit qu'elles l'atteignent, soit quelles ne l'atteignent pas ; la convergence des rayons lumineux réjléchis par tm miroir concave.

' CONVERGENT, ENTE adj. Géom. et Phys.

Se dit des lignes droites qui se dirigent vers un même point, qui convergent : lignes convergentes; 1-ayons convergents. — Artill. Ff.ux CONVERGENTS, batteries qui, placées en des endroits différents, tirent sur le même point.

• CONVERGER v. n. (lat. cum, avec ; vergere, s'incliner). Géom. et Phys. Se dit des lignes droites dont l'-s directions différentes tendent vers un seul et même point : le foyer d'une lentille est le point vers le<juel convergent les rayons lumineux gui la traversent. — Fig. Nos efforts concergent vers le même but.

' CON'VERS, ERSE adj. (lat. convcrsus, conveiti). .N'e-t guère usité que dans cesdénomiualiuus ; frère convers, smur converse, reli-

CONV

pieux ou religieuse qui n'est point du chœur et qui n'est employé qu'aux œuvres servîtes du monastère.

CONVERSANO, ville de l'Italie méridionale, à28 kil. S.-E. de Bari; environ 12,370 hab. Elle fut, pendant quelque temps, la capitale des conquéiaiils normands.

* CONVERSATION s. f. Entretien familier .• conversation agréable, douce, aisée, enjouée; conversaliun ennuyeuse, sèche, aride. — Etre a LA conversation, y prendre part, ou simplement écouter ce qui s'y dit : voudriez-vous bien répéter ce qui s'est dit, je n'étais pas à la conversalion. — Manière de conver.ser, de parler en conversation : sa conversation est peu amusante; il aime beaucoup votre conversation.

— Conversation criminelle, expression dont on se sert en parlant de personnes prises en flagrant délit d'adultère : je l'ai répudiée de mon cœur, après l'avoir surprise en conversation criminelle.

' CONVERSE adj. et s. f. (lat. conversus, retourné). Log. On ditqu'uNE proposition est converse, est la converse d'une autre, lorsque de l'attribut de la première on fait le sujet de la seconde, et du sujet de la première l'attribut de la seconde, sans que la proposition cesse d'être vraie ; cette proposition, tout ce qui est matière est impénétrable, est converse, est la converse de celle-ci, tout ce qui est impénélialile ê>l matière.

* CONVERSER v. n. (lat. conversari). S'entretenir familièrement avec quelqu'un .■ se plaire à converser avec les savants. — Converser avec soi-même, s'entretenir avec ses propres pensées. — Fig. Converser avec les LIVRES, converser AVEC LES MORTS, s'appliquer à la lecture, étudier les écrits des auteurs qui sont morts : il aimait, dans sa solitude, à converser avec les grands hommes de l'antiquité.

— Théorie militaire, exécuter une conversion: converser à droite, à gauche.

CONVERSIN s. m. (lat. conversus, retourné). Agric. E.\liemité d'un champ où l'on (lace des sillons en travers, à l'endroit où l'on a fait tourner la charrue pour labourer le champ dans le sens de sa longueur.

" CONVERSION s. f. (lat. conversio). Transmutation : la conversion des métaux. — Simple changement de forme : la conversion des espèces. — Se dit également en parlant des rentes qui, étant à un certain taux, sont mises à. un autre plus bas ou plus élevé : la conversion des rentes. — Jurispr. Changement d'un acte, d'une procédure en une autre : la conversion d'une obligation en rente; la conversion d'un procès civil en procès criminel. On disait de même autrefois : conoersion d'appel en opposition; conversion de décret. — Log. Cliangement d'une proposition en sa converse.

— Méd. Conversion des maladies, changement, traiislormation d'une maladie en une autre. — Théorie militaire. Mouvement par lequel le front d'une troupe change de direction, en tournant ou pivotant sur l'une de ses extrémités : conversion de pjied ferme ; conversion en marchant; conversion à droite, à gauche; quart de conversion. — En matière de religion, changement de croyance, de sentiments et de mœurs, de mal en bien : iirier bieupour la conversion des infidèles, des hérétiques, des pécheurs ; la conversion de Constantin au ehri.'ilianisme.

•CONVERTI, IE part, passé de Convertir.

— Substaiitiv. Celui, celle qui embrasse la religion chrétienne ou le catlioln'isnic : un nouveau converti. — Fig. et Fain. Vous prêchez UN converti, vous parlez pourconvaincre un homme qui est de votre avis.

CONVERTIBILITÉ s. f. Qualité de ce qui est convertible.

* CONVERTIBLE adj. Se dit d'une chose qui peut être convertie en une autre, ou changée

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pour une autre : on a cru longtemps lyie certains métaux étaient convertibles en or; des obligations convertibles en rentes. — Log. Se dit d'une proposition qui peut devenir la converse d'une autre : cette proposition est convertible en telle autre.

' CONVERTIR V. a. (lat. converterc). Changer, transmuer, transformerunecliosc en une autre : les alchimistes jyrétendaicnt convertir les métaux imparfaits en or. — Se dit aussi du changement qui se fait de certaines choses dans le commerce, dans les allaires : convertir mie obligation en contrat de constitution. — Fig. Faire changer de croyance, de sentiments et de mœurs, de malen bien : convertir les pxtîens, les idolâtres, les convertir au christianisme. — Parext. et fam. Convertir quelqu'un, le faire changer de résolution ou d'opinion sur quelque chose : j'ai fait tout ce que j'ai }ju pour l'attirer a notre parti, mais il n'y a2)as moyen de le convertir. — Log. Ces deux termes se convertissent, ils peuvent se dire réciproquement l'un de l'autre : Etendue e< DivisiuiLiTÉ sont deux termes qui se convertissent; on dit aussi que deux imiûpositions se CONVERTISSENT, loTsque l'uiie est la convei-se de l'uiitre.Voy. Converse. — Se convertir v. pr. Etre converti, être changé : le vin qui était au fond de ce tonneau s'est converti en vinaigre ; ces peuples se sont convertis à ta foi.

CONVERTISSABLE adj. Qui peut Otiu converti.

* CONVERTISSEMBN'T s. m. Changement.

N'est guère d'usage qu'en ni.ilière d'all'aire.< et de fabrique de monnaie : demander le convertissement d'une obligation en contrat de constitution.

* CONVERTISSEUR s. m. Celui qui réussit dans la conversion des âmes : ce missionnaire était un grand convertisseur. — Celui qui s'efforce de convertir les autres à sa religion ; il est familier dans les deux sens, et ne se dit guère que par plaisanterie.

CONVERTOR s. m. (lat. convertere, changer). Mécan. Organe qui transforme en mnuvement circulaire continu deux mouvements jiarallèles rectilignes alternatifs.

* CONVEXE adj. [kon-vè-kse] (lat. convexus). Se dit, par opposition à concave, d'une surface bombée sphériquement : surface convexe; corps convexe ; un miroir, un verre convexe. ^- Par anal. ; le côté convexe d'une ligne courbe, d'une parabole, d'une ellipse.

CONVEXIROSTRE adj. (lat. convexus, convexe ; rostrum, bec). Ornith. Qui a le bec convexe.

* CONVEXITÉ s. f. (lat. convex'itas). Saillie, surface bombée de ce qui est convexe : la convexité d'un globe, d'un miroir ardent. — Par anal. : la convexité d'une ligne courbe.

CONVEXO- CONCAVE adj. Qui est convexe d'un ri1té et conrave de l'autre.

CONVEXO -CONVEXE adj. Qui est convexe des deux côtés : verre convexo-convexe.

CONVICT s. m. [kon-vicl] (angl. convict, coupable; du lat. convictus, convaincu). Nom donné en Angleterre aux condamnes à la transpûitation.

1 CONVICTION s. f. (lat. convictio). Effet qu'une preuve évidente produit dans l'esprit; certitude que l'on a de la vérité d'un fait, d'uu principe : être dans une entière conviction. — Preuve évidente et indubitable d'une vérité, d'un fait : on l'accuse de divers crimes, et tin en a des convictions en main.

CONVICTIONNEL, ELLE adj. Qui tient à la

conviction, qui la produit.

* CONVIÉ, ÉE part, passé de Convier. — Subslantiv. Celui qui est invité à un festin : il n'était pas des conviés,

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'CONVIER V. a. (l.it. niiii, .■ivpc,;«7«(?r«, vivrn). InviLiM' H un festin, u une lùlc, à. une cérémonie : convier à un repas, d un bal, à des noces. — Par cxt. Kngaper à faire qiielqne i^hosc : on l'a convié de faire telle chose, d faire Icllechose. — Fi;.'. Se ilil des ciioscs qui exeitent à quelque action : tordes ces choses vous y convient; la gloire, la raison, votre devoir vous y convient.

' CONVIVE s. (lat. conviva). Celui, celle qui se trouve à un repas avec d'autres : tons les convives étaient de bonne humeur. — C'iost un «ON CONVIVE, c'est un homme afi:réablo à table. I)n dit de même : c'est un joyeux, un agréable, un aimable, un charmant convive.

CONYIVIAT s. ni. Qualité de convive.

CONVOCABLE adj. Qui peut, qui doit être convoqué.

COi^IVOCATEUR, TRICE s. Personne qui convoque.

* CONVOCATION s. f. Action de convoquer : la cuiixiiriitiiin (l'une assemblée; la convocation des eolléijes ùlccioraux,

' CONVOI s. m. (rad. voiij. Réunion des personnes qui accompa^inent un corps mort qu'on porte à la sépulture avec les cérémonies funèbres : assisterait eoncoi. — Mar. Réunion plus ou moins fjraude de bâtiments de commerce naviguant sous l'escorte d'un ou de plusieurs vaisseaux de l'Etat : nous avions trois frégates pour escorter notre convoi; le convoi de Smi/riie. On donne aussi le nom de Convoi à la t'orra qui escorte. — Ai't milit. Quantité de munitions, de vivres, qu'on transporte dans un camp, dans une ville assiégée : le siège était fort avancé, mais il est entré un grand convoi dans la place. — Convoi de voyageurs, dis MARCH.\NDisEs, suile de wagons formant un train sur les chemins de fer.

CONVOIEMENT s. m. Action de convoyer.

' CONVOITABLE adj. Qui peut être convoité, qui est déhiiablo : un état convoitable.

• CONVOITER v. a. (lat. cum, avec; votum, vœu). Désirer avec avidité, avec une passion déréj-'lée : convoiter les richesses; convoiter la femme de son prochain.

CONVOITEUR, EUSE s. Celui, celle qui convoilc.

CONVOITEUSEMENT adv. Avec convoitise.

• CONVOITEUX, EUSE adj. Qui convoite :

être coiieoiteux de gloire, convoiteux d'honneurs.

* CONVOITISE s. f. Désir immodéré, cupidité : cuïicoitise déréglée, effrénée.

CONVOL s. m. Action do convoler à un nouveau niaria.^e.

•CONVOLER v. n. (lat. cum, avec; vo'.are, voler). 11 n'est ^'uére usité que dans crlte phrase : convoler en secondes noces, en irrdsièmes noces, se marier pour la seconde fois, pour la troisième fois. On dit aussi, mais plus rarement : convoler à un second mariage,. elc.

— Abs.d. Se remarier : cette veuve ne serapas longtemps sans i.onioler.

' CÛNVOLUTÉ, EEudj. (lat. convolutus). Bot. Se dit des parties d'une plante qui sont roulées en cornet : les feuilles du bananier, du balisier sont convolutces.

CONVOLUTIF, IVE adj. Syno:i. du précédent.

— Fkuille coNvoLDiiVE, Celle qui, avant son épanouissement complet, est roulée en cornet, comme dans le bananier.

CONVOLUTION s. f. Ilist. nat. Synoii. d.;

ClIlCO.NVuLUTlON.

CONVOLVULÀCZ, EE adj. Bot. Qui se rapporte au to)(Uôiuii/(«. — s. f. pi. t'amille de plantes dicotylédones fjamopétalcs liypogynes, qui tire son nom de son principal" genre, le eonvolvulus ou liseron, et qui renferme des jjjantes lierbacécs ou des arbrisseaux a lige

CONV

ordinairement gnnipanle, volubile, à feuilles alteines échancrées en cœur à la base, a suc laiteux et à fruit en capsule. Cette famille se divise en deux tribus ; les convotvulées et les dichondrées.

CONVOLVULÉES s. f. pi. Bot. Tribu rie convolvulacées ayant pour type le genre eonvolvulus ou liseron.

• CONVOLVULUS s. m. [kon-vol-vu-lus] (mot lat. loriin' de eonvolvere, enrouler). Bot. Nom scientiliquc du genre liseron.

• CONVOQUER v. a. (lat. convocare, appeler). Faire assembler, avertir on ordonner de se réunii- : convoquer les collèges éketovaux; convoquer 1rs dhainbres.

• CONVOYER v. a. [Uon-voi-ié] (lat. cum, avec; i;îa, chemin). Se conjugue comme Employer. Accompagner, escorter; n'est guère usité qu'en termes de Marine et de Guerre ; convoyer des navires marchands ; convoyer un train d'artillerie.

' CONVOYEUR s. m. Bâtiment qui en convoicd'aulres. — Adjccliv. : bâtiment convoyeur.

' CONVULSÉ, ÉE adj. Méd. Se dit des membres ou des muscles qui sont attaijués de convulsions : membres, muscles convulsés.

CONVULSER V. a. (lat. convetlere, convulsuin. secouer). Contracter convulsivement.

CONVULSIBILITE s. f. Disposition à se convulser.

CONVULSIBLE adj. Disposé aux convulsions.

• CONVULSIF, IVE adj. Qui se fait avec convulsion, (jui est .icconiiiagné de convulsion : moucçmcut convulsif ; puais conçu tslf ; loux convulsive; rire convulsif. — S'est dit de certains remèdes qui causent des convulsions : remède convulsif.

•CONVULSION s. f. (lat. commlsio; de convelleré, secouer). Contraction involontaire et désordonnée des muscles. Les convulsions sont dites toniques quand elles sont caractérisées par une contraction permanente de la fibre musculaire, comme dans le tétanos et la catalepsie; on les dit c/u/ur/ucs lorsqu'elles présentent des mouvements alternatifs de conti'Hction et de relâchement, comme dans la chorée, l'éclampsie, l'epilepsie, l'hyslérie, etc. Les causes les plus fréquentes sont : la frayeur, les fortes émotions, les excès, les passions exaltées, ronaiiisme, la dentition, les vers, la grossesse, renl'ance, le tempérament nerveux. Elles sont souventchez l'enfant l'un des symptômes d'une atlection cérébrale, surtout de réciampsie, de la méningite, etc. — Par ext. Mouvements violents causés par les passions : tes convutsioiis de la rage, du désespoir. — Fig. Grands Inuibles qui a.^'il.eiiL les Etats : de longues convulsions ont agité cet empire.

• CONVULSIONNAIRE adj. et s. Qui a des convulsions. Il s'est dit, dans le siècle dernier de certains fanatiques auxquels l'exaltation religieuse causait des convulsions. — Convulsionnaihes de Saint-.Médaiid, fanatiques du XVIII" siècle, qui se livraient à des contorsions spasmodiques sur le tombeau du diacre janséniste Paris, enterré dans le cimetière SaiiitiMédard le 3 mai 1727. Chaque jour le cimetière était encombre de malades qui venaient chercher la santé sur ce tombeau ; telle fut la sensation produite par de prétendus miracles dus i l'intercession de ce saint janséniste, que le clergé s'émut et que le gouvernement ordonna en 1732, la fermeture du cimetière, ce qui donna lieu à la fameuse épigramine :

De par lu roi, (iul'oiise à Dieu D'opérer miracle en ce lieu.

CONVULSIONNER v. a. Donner des convulsions. — Bouleverser.

œoK

CONVULSIONNISTE s. Partisan des convulsionnaires de S.iint-Médard.

• CONVULSIVEIVrENT adv. D'une manière

consulsive : il s'agite convulsivement.

CONWAY (Thomas), aventurier, né en Irlande en I73;t, mort en 1800. Après avoir servi dans l'armée française, il se rendit au.v Etals-Unis en 1777 et y parvint au grade de major général. Son complot, ayant pour but de remplacer Washington par le général Gates, est connu aux Etats-Unis sous le nom de n Conway's Cabal ». Démi-sionnaire en 1778, il revint en France, où il reçut en 1781. le gouvernement de Pondicliéry et de tous les étiiblissements français dans l'Inde (1787).

COOBLIGATION s. f. Obligation réciproque ou coiiiinuiiea plusieurs personnes.

• COOBLIGÉ s. m. Celui qui est obligé avec un ou plusieurs autres dans un contrat, dans une obligation : (7 a été condamné d payer, sauf son recours sur ses eoobligés, contre ses coobligés.— Défense d'atïenteh a sa personne, si;s diens, ses cautions et ses coobligés, formule dont on u.sait autrefois dans les arréls rendus en faveur des débiteurs que la justice prenait sous sa protection.

COOK [kouk] 1. (Charles), ecclésiastique anglais (1787-18.j8), tut envoyé comme missionnaire à Gaen (Calvados) en 1818 cl l'tiL l'un des fondateurs du méthodisme français. — 11. (James), navigateur aufjlais, né en 17i8, tué a Uawaï, le 14 février 1779. Entré dans la marine royale d'Anglelerre en 17l)ii, il accompagna l'escadre envoyée au Canada pour coopérer à l'expédition de Wolf, conlre Québec. En 1768-'9, il commanda le navire qui transporta dans le Paciliquc les savanls chargés d'observer letransilde Vénus. Il partit ensuite; à la recherche du continent antarctique, explora la iN'ouvelle-Zélande, prit possession des rivages autour de Bolany-Bay, étudia la côte australienne sur uiu! étendue de 2,000 kil., prouva l'enlicre séparation de celte grande iie et de la Papouasie et atli;i,::nit l'Angleterre, le 11 juin 1771, après avoir fait son premier voyage autour du monde. En 1772, il entreprit une nouvelle circumnavigation, dans le but d'étudier fiarticuliciement les hautes latitudes antarctiques et de savoir s'il existe un continentprés du pôle sud. 11 atteignit71° lO'lat. S., par 100" 14' long. 0.;explora laparlie defOcéaii qui est cumpriseentre ■i.i" et 30° de lat., depuis l'île Orientale jusqu'aux Nouvelles-Hébrides, découvrit la Nouvelle-Calédonie, doubla le cap Horn et revint, par le cap de Bonne-Espérance, en Angleterre où il arriva le .30 juillet 177.'). L'année suivante il partit pour son troisième voyage autour du monde. Son but élail de chercher un passage au N.-O. de l'.Asie. Après avoir exploré quelques iles de l'océan Paciliquc du Sud, il se dirigea vers le détruit de Behriiiu' et découvrit les iles Sandwich. 11 atteignit les côtes de l'Amérique en mars 1798 et fut arrêté dans le détroit de Behring par une impénétrable barrière de glace. 11 ne s'éluiiiiia pas, néanmoins, sans avoir déterminé du ne manière exacte la dislance qui existe eiiln; l'Asie elle point le plus oecidenlul de l'Amérique. Il atteignit le cap Icy, le 18 août. Retournant aux Sandwich, il découvrit Hawaï et Maui, déc. 1778. Un bateau lui ayant été volé par les indigènes de la première de ces iles, il descendit à terre, avec dix hommes, et voulut saisir le roi, pour le garder en otage jusqu'à la restitution de son embarcation. Le peuple ne voulant pas subir cette injure, se souleva et tua sur le rivage de la baie de Kalakakua le capitaine Cook, ainsi que plusieurs de SOS compagnons. En 1874, un monument cûiiimémoralif a été élevé sur le lieu où tondja ce grand explorateur.

COOK (Iles de), Cook's Islands ou Archipel Ilarcey, groupe du Pacifique, au sud de la

COOP

COOP

coos

Pol.vnésic, par 20» laL S. cl loO" long. 0. ; environ 12,000 hab. La plus grande de ces île?, Rai'atonga, eslle centre des missions protestantes.

COOK (Détroit de), CooVs strait, passage do 30 à 120 kil. de large, qui sépare le groupe de la Nouvelle-Zélande en îles du nord et iles du milieu. 11 fut découvert par le capitaine Cook.

COOKS' TOWN, ville du comté de Tyrone (Irlandel, à l.'. kil. N. de Dunganuon ; 3,800 hab. '

COOLIE ou Coulie s. m. [kou-li] (hindoustani, kùli. iouriialier). Nom anglicisé que l'on donne aux travailleurs dans les Indes orientales, en Chine cl au Japon. Au plur. Des Coolies [kou-liz]. Ce mol a reçu dans les colonies le sens restreint de travailleur asiatique importé sous les latitudes tropicales pour la culture des plantations, et engagé soit par un contrat eu règle pour un certain nombre d'années, comme cela se pratique dans les colonies anglaises, soit par force ou par fraude, ainsi'cpie Ton en a nu de nombreux exemples à Cuba cl au Pérou. Dans ce sens restreint, les coolies peuvent être divisés en deux classes : ceux de l'Inde et ceux de Chine. En 1838, un chargement de coolies fut conduit de CalcuUa dans la Guyane anglaise ; l'expérience de cette entreprise ne tut pas heureuse. Ko 1S42, l'émigraUon des Indous fut autorisée par une lui et strictement réglée sous le rapport du nombre des passagers à bord dos navires, sous celle des provisions, etc. Leur engagement est de cinq ans, pour payer les frais de leur transport, après quoi, ils" sont libres de s'engager comme travailleurs indépendants. Faute de remplir leurs promesses, ils sont condamnés à la prison ou à l'amende. La plupart n'ont pas rendu les services que l'on en attendait, et le manque de feuinies les a poussés à l'immoralité. Les coolies indous sont presque tous employés dans les plantations de canne à sucre; "ils gagnent une moyenne de 23 à 30 sous par ,|our. De 1843 à 187-2, il en est arrivé SSS.TS.'i à Maurice, 80,!i09 dans la Guvane anglaise, 44,1197 à la Trinité, lo,599 à la Jamaïque, el l4(i,Gti3 dans toutes les Indes occidentales anglaises; 137,331 sont retournés dans leur patrie. Les coolies forment aujourd'hui les deux tiers de la population de Maurice. Dans les colojiies françaises de la Réunion et des Antilles, on emploie également un grand nombre de coolies. — Le ^.remier chargement de coolies chinois fui transporté par un navire portugais de Macao au Pérou en 1847 ; presque aussitôt les planteurs cubains demandèrent des travailleurs du même pays, et la traite des jaunes commença sur une vaste échelle, par les bâtiments français, péruviens, san-salvadoriens, portugais et espagnols. Les capitaines achètent à vil prix des esclaves, des prisonniers de guerre, des prisonniers pour dette, etc., qu'ils transportent de Macao en Amérique el qu'ils revendent à des compagnies, en leur donnant le nom d'engagés. Ce trafic est défendu aux Etats-Unis. Au Pérou, un cooly est vendu de 1.7o0 fr. à 2,250 fr. Environ 200,000 coolies ont été transportés à Cuba, cl 2:i0,000 au Pérou, mais beaucoup ont obtenu l'autorisation de retourner dans leur [lalrie, et l'on n'en trouve plus guère que 30,000 à Cuba et o0,000 au Pérou.

COUPER [kou-pcur] (sin Astley), chirurgien anglais (1708-1841). La hardiesse et le succès de ses opérations lui valurent une vogue immense. .\yanl extirpé une tumeur qui était survenue a la tête de George IV, il fut nommé baronaeten 1821. Ses œuvres comprennent un célèbre traité sur l'hernie, « Dislocalions and « fractures » « Analomy and Discascs of the • Brcast », >' Structure and Dcscascs of Ihc Tcs-

11 ticle », et (I Analoniv of the Thymers « Gland ». — II. (JamesFenimore), romancier populaire américain, né à Rurlinglon (.New-Jersey), le Ib sept. 1789, mort à Coopcrstown le 14 sept. 18.t1. Après avoir passé trois années au collège Yale, il entra dans la marine, atteignit le grade de lieutenant et donna sa démission après six ans de service. En 1819. il publia, sous le voile de l'anonyme, son premier roman. Précaution, qui n'attira point l'attention ; mais l'Espion, donné en 1821, devint de suite populaire et fut traduit dans toutes les langues. Deux ans plus lard, il donna les Ptowiiers el le Pilote, qui obtinrent encore plus de succès que l'Espion. En 1826, pavul le Drrnicr des Mohicans, roman considéré comme son chef-d'œuvre. En 1827, il vint en Europe, où il demeura six ans, et où il publia le Corsaire rouge, ta Prairie et plusieurs autres ouvrages. Se trouvant à Paris, lors de la Révolution de 1830, il publia une séiie de lettres dans le National, pour corabalLre certaines médisances publiées contre les Etats- Unis. De retour dans son pays, il donna, en 1833, les Monikins et le Démocrale américain, satire politique qui lui fit beaucoup d'ennemis et l'engagea dans une polémique acerbe. En 1839, parut son Histoire navale des Etats- Unis, qui ne fitqu'irriter davantage ses adversaires. Abandonnant ce terrain brûlant, il en revint au roman el donna le Tueur de daims (1842), le Feu follet (1842), les Lions de mer (1849), etc. Ses œuvres complètes ont été traduites par Defauconpret (lS38-'45, 25 vol. in-8°).

* COOPÉRATEUR, TRICE s. Celui, celle qui opère avec quelqu'un. S'cjnploie surtout dans les matières de piété : les ministres de l'Eglise sont les coopéraleurs de J.-C.

' COOPÉRATIF, IVE adj. Econ. sociale. Qui réunit tous les ellorts des intéressés, et les fait concourir à l'amélioration du sort de chacun : société coopérative.

' COOPÉRATION s. f. [ko-o-pé-ra-si-on] (du préf. i;o, et opération). Action de coopérer. — Sociétés de coorÉRATiON, société d'ouvriers ayant pour but de mettre en commun leurs elforts afin de sortir de la misère. Hubert Owen (1771-1838) établit à New-Lanark (Ecosse) une colonie industrielle qui prospéra, grâce aune juste répartition des bénélices, à de grandes léduclionsdans le prix des objets de consommation domestiipie et à un bon système d'éducation pour les enfants el les adultes. Owen doit donc être considéré comme le créateur des sociétés coopératives. En 1844, après une inutile grève de tisserands en laine, vingl-huil ouvriers de Rochdale (Angletcri'c) formèrent la « Société amicale des équitables Pionniers de Rochdale », d'après les principes d'Owen. Chacun donna d'aboi-d 4 sous par semaine, puis 6 sous ; au bout de 18 mois, ils possédaient 28 livres sterl. I!s achetèrent en gros des épiceries, de la fai'inc, du beurre, du gruau, louèrent un magasin, firent des bénéfices, agrandirent le cercle de leurs opérations, tinrent commerce de tous les objets nécessaires à la vie, eurent un magasin de draperie, une boucherie, une fabrique de chaussure et un atelier de tailleur. Les acheteurs, associés ou non, participent aux bénéfices de l'entreprise, en payant la marchandise au prix du gros el en recevant, au bout de 3 mois, un dividende qui va jusqu'à 10 fi. 100 du prix de leurs acquisitions pendant le trimestre; 2 p. 100 des bénéfices sont prélevés au profil de la bibliothètjuc, des écoles el des cours. Le surplus appartient aux sociétaires. Celte prospère association compte aujourd'hui environ 6,000 membres, possède un capital de près de 1 million de fr. et fait pour 7 millions d'afi'aires chaque année. Ce magnifique exemple de ce que peuvent l'association et l'économie, fil naître, en Angleterre, près do 1,303 sociétés coopératives.

administrées d'après les règles générales établies par le parlement. Elles "comptent un demi-million de membres, possèdent 110 millions de fr., vendent pour 400 millions de marchandises et font 30 million^de bénéfice par année. — En Allemagne, un mouvement analogue fut provotpié par Schulze-Delitzscli, en opposition au socialisme de Lassalle el do Marx, qui tendaient à former une association internationale. Schuize -Delitzsch organisa une nouvelle forme de coopération qui obtint un succès extraordinaire. Il imagina une Il Banque du peuple » ou banque coopérative de crédit, à laquelle les membres peuvent emprunter jusqu'à 1,000 Ihalers. Le capital provient de droits d'admission, de cotisations et de souscriptions. Le prix des actions a été fixé à 40 thalcrs. L'Alleinai^ne compte plus de 2,000 banques de ce genre el un grand nombre de sociétés ouvrières dilcs de consommation. En France, les exemples sont moins nombreux. On cite néanmoins une vingtaine do sociétés à l'aris : Société du XVIII" arrondissement, les Equitables, la Moissonneuse, la Fourmi, l'Espérance, la Revendication de Poteaux, etc. Elles comptent environ 4,000 membres. (V. S.) — Cdopt'ralismc- (V. S.)

COOPÉRATIVEMENT adv. Dune manière coopérative.

• COOPÉRER V. n. (lat. coopcrari, travailler avec). Opérer conjointement avec quelqu'un: coopérer au succès d'un dessein, d'une entreprise.

COOPERSTOWN, village de l'Etat de New- York (Ktals-Unis d'Amérique), sur le lac Otsego,àl50Uil.O.d'Albany;1,800 hab. Fenimore Cooper y eut sa résidence.

•COOPTATION s. f. (lat. optatio, option). Admission cxlraordinaire dans un corps, accompagnée de dispense : il fut admis par cooptation dans l'université de Paris.

'COOPTER v. a. (lat. cooptare). Admctlre quelqu'un dans un coips en le dispensant de quelqu'une des conditions nécessaires pour y entrer : l'université de Paris coopta Pierre Halley en 1041.

• COORDINATION s. f. (lat. cum, avec; ordi- 7iatio, action de classer). Action de coordonner ; étal des choses qui sont coordonnées : habile coordination.

COORDONNABLE adj. Oui peut être coordonne.

COORDONNATEUR, TRICE adj. Qui coordonne.

• COORDONNÉ, ÉE pail. passé de Coonoo.N- NEn. • — Granini. PnorosmoNS coordonnéks, celles qui correspondent entre elles. — s. f. pi. Géom. Se dit des abscisses et des ordonnées d'une courbe, considérées ensemble, et relativement les unes aux autres. • — Au sing. : une coordonnée de ce point étant connue, l'autre sera facile à déterminer.

•COORDONNER v. a. (rad. ordonner). Arranger certaines choses entre elles suivant les rapports qu'elles doivent ou peuvent avoir; les disposer convenablement pour un but, une fin : un système dont toutes les parties sont bien coordonnées entre elles. — Se coordonner V. pr. Etre coordonné : toutes les parties de cet oiivrage se coordonnent.

COORDONNOtîRAPHE s. m. (franc, coordonnée ; gr. gni/j/iû, je décris). Dess. Instrument qui sert à dessiner mécaniquement la perspective.

COORG, Koorg ou CAnicA, district de l'Indouslan méridional, aci|uis par la compagnie anglaisedes Indes Orientales en IS3i. Population : 11 5,000 hab.

COOSA [kou-za], rivière qui se forme dansia Géorgie (Amérique du Nord), par la réunion de l'Elowah el de l'Oostenaula, et qui devient

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