‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 130 sur 568 · COQ · texte numérisé non relu

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formées de croisement de plusieurs espèces. Pour les variétés domestiques, voy. Poule. — - Le coq est un oiseau d'une grande fierté; son maintien annonce l'assurance; sa démarche l'ail voir qu'il a conscience de sa force; à l'éneigie d'un caractère orgueilleux, il saiL joindre la bonté; il invite à chaque in>tanl sa femelle à manger a\ant lui la nourriture qu'il a découverte; il met son courage au service de ses poules et de leurs poussins, qu'il défend contre n'importe quel ennemi. Jaloux â l'excès, il ne supporte pas dérivai airiés de ses

Coq de comb.it.

épouses; il livre aux aulres coqs des combats furieux, qui doivent se terminer par la défaite et quelquefois même parla mort de l'un des combattants. La précocité et l'ardeur du coq sont remarquables : il est apte à la propagation dès l'âge de trois mois et il conserve sa vigueur pendant plus de quatre ans; il peut suffire à {'6 ou 20 femelles, auquelles il donne des témoignages multipliés de son amour. Dune grande coquetterie, il passe une partie de son temps à arranger ses plumes avec son bec. Sa voix est claire, sonore, vibrante comme si elle était produite par une trompette guerrière. — Le coq était l'un des animaux favoris chez les Grecs et chez les Romains, qui l'ont souvent représenté sur leurs monnaies. Les Gaulois l'avaient pris pour emblème en raison, sans doute, de l'analogie de son nom latin (gallus) avec le leur. La domesticité a produit les races les plus diverses, variant de taille depuis celle dé l'énorme coq cochinchinois et du dorking jusqu'à celle du

Coq Doiking.

coq nain elde lapoulede Bantam. — Les combats de coqs étaient des amusements populaires dans l'antiquité ; ils le sont encore chez les Anclais, dans les Indes orientales et dans l'Amérique espagnole. Pour cet objet, on recherche des races particulières ayant des formes sveltes; on coupe les plumes des animaux qui sont sur le point de combattre, afin de les rendre plus légers et de donner moins de prise à leur adversaire ; ou arme leurs pattes avec des éperons artificiels en acier,

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capables de faire une blessure moriclle. — Coq de bruyère, nom viilpaire de pliisirurs espèces de létras. On distingue le grand coq de bniiféri:, nommé àuisi coq de bois, coq de montagne, coq bruant, le plus grand des f.'allinacés, long de 90 cent., d'un phimaa-e ardoisé

Petit coq de brujere (Tetrao ItUiX;.

cl rayé de noirâtre, assez commun dans le nord de l'ancien continent; rare dans les nionlag-nes boisées de la France (.Auvergne, Ardeniies. Vos£»es); c'est un gibier excellent, que l'on a vainement essayé de domestiquer. Le petit coq de bruyère ou coq noir, moins rare que le précédent, se trouve dans toute l'Europe septentrionale. Le mâle pèse environ 2 kil. et la femelle 1 kil. Cet oiseau recherche les forêts plantées de bouleaux dontlesjeunes pousses font sa nourriture; au besoin, il se contente de baies et des grains qu"il glane dans les champs cultivés.

* COQ s. m. (lat. coquus, cuisinier). Cuisinier du bord : le maître coq; le coq. — Dans les corderies. Ouvrier qui fait chauffer le goudron.

* COQ-À-L'ÂNE s. m. [ko-ka-là-ne]. Discours qui n'a point de suite, de liaison, de raison : î7 m'a répondu par un coq-à-l'dne ; faire des coq-ii-l'ime.

COQ-HÉRON s. m. [ko-ké-ron]. Ancien nom du liéioii riiàle, resté à une rue de Paris.

COQDAGE adj. Jargon. Dénonciation, dans le jargon des voleurs.

COQUARD s. m. (rad. coq). Vieillard qui fait le gal.int (vieux). — Ornith. Métis de la poule et du faisan.

COQUARD s. m. Jargon. Œil : s'en temponer le coqnard, s'en moquer; niut-à-mot : s'en battre l'œil.

COQUARDEAD s. m. (rad. coquard). Galant (vieux).

COQUASSIER s. m. [ko-ka-sié] (rad. coq). Marcli.iud cil gros d'œufs et de volailles.

COQUÀTRE s. m. [ko-kâ-lre]. Coq qui n'est chapunné qu'a demi.

* COQUE s. f. (lat. ennrha, coquille). Enveloppe extérieure de l'œul : le poussin becquetait déjà la coque; les poulets, les perdreaux, courent au sortir de la coque. — Œufs a la COQUE, œufs cuits dans leur coque, et qu'on mange en y trempant des mouillettes. — Prov. et fig. Ne faihe que soutir de la coque, être encore très jeune : il ne /'ait que sortir de la coque, cl il ose déjà se permettre de parler sur ces choses-là. — Enveloppe ligneuse de la noix, de l'amande : cocpie de noix; je n'en donnerais pas une coque de noix. — Mar. La coqijk DUN NAVIRE, le corps d'un navire, abstracticm faite du gréemenl et de la mâture. — Coques DE PERLE, OU simplement Coques, demi-perles qu'on réunit ordmairemenl deux à deux, de manière qu'elles imitent des perles entières. — Bot. Enveloppe de certains fruits ou de

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certaines semences : les fruits de la coriandre, de l'unis, de la capucine, du géranium, etc., sont for77iés de coques. — Coqub du Levant, fruit d'un arbre des Indes, d'un brun noirâtre et de la grosseur d'un pois, qui a la propriété d'enivrer les poissons, de manière qu'on petit les pêcher à la main. — Enveloppe où se renferment le ver à soie et autres larves d'insectes qui filent : le ver à soie commence à faire sa coque.

* COQUECIGRUE s. f. [ko-ke-si-grù]. Baliverne, conte en l'air : il 7îOiis vient conler des coquecigrues ; des coquecigrucs de mer. — Par anal. : raisonner comme une coque cigrite.

COQUEFREDOUILLE s. m. [Il mil.]. Pauvre hère.

•COQUELICOT s. m. Espèce de pavot qui croît coiiiniunément dans les blés et dont la fleur est d'un rouge éclatant: on cultive dans les jardins des coquelicots doubles de différentes couleurs. — Méd. Les fleurs de coquelicot sont émollientes et légèrement calmantes: de 3 à 4 gr. par infusion avec d'autres fleurs, surtout avec la molène. — Coqueliiier. (V. S.)

* COQUELOURDE s. f. Nom vulgaire d'une espèce danéiiinne. — Plante qui sert à l'ornenient des pai'terres.

* COQUELUCHE s. f. (lat. cuciilhis, cape, ca- [luchon). Soi'te de capuchon en usage au xiv^ et au xv" siècle. — Fig. Favori, personne dont on est coiffé: il est la coqueluche des fctnmes. — Pathol. Toux epidéinique qui régna au xiv" siècle et contre laquelle les médecins conseillaient do se tenir chaudement la tête. — Anjouid'bui, affection nerveuse, contagieuse cl quelquefois épidémique, caractérisée par des accès do toux violente et convulsive, revenant par quintes pendant lesquelles la respiration est suspendue, et qui seteirainenl par une longue inspiration sifflante, avec expectoration de mucosités filantes et puriformes. Elle alleinl surtout les enfants de 1 à 7 ans et se montre ordinairement au printemps et à l'aulonine; elle dure de 6 semaines à 2 mois et n'est pas sans danger chez les petits enfants de moins de 2 ans. Elle débute par une toux seehe qui ressemble à un rhume ordinaire; les yeux sont rouges, larmoyants. Puis, au bout de 8 à l.ï jours, apparaissent les quintes convulsives accompagnées d'un son particulier, sifflant, d'une anxiété extrême, de sulfocation, de secousses, d'agitation. Ces i|uintes reviennent à des intervalles plus ou moins éloignés, plutôt la r.uit que le jour. La première indiialion serait de changer de pays et d'envoyer les malades à la campagne. A l'apparition de la toux convulsive, on fait usage des antispasmodiques, particulièrement de la belladone à doses progressives (de 3 à .-) cuillerées à café de sirop de belladone dans la journée, ou de 1 à i centigr. de poudre de belladone, suivant l'âge de l'enfant). On surveille l'eflet de ce médicament, afin de s'arrêter lorsipie 1.1 pupille est très dilatée. On pose une mouche de Milan en permanence sur la poitrine, ou bien on frictionne avec l'huile de jusquiame. 'V<iiintif à l'ipéca, 3 ou 4 fois par semaine ; un peu de café matin et soir. Pendant l'accès, asseoir l'enfant, lui faire respirer de l'élher dont on verse quelques gouttes sur un mouchoir, ou bien lui faire respirer des vapeurs nitrées en biûlanl près de lui du papier qui a été trempé dans une forte solution de sel de nitre, puis séché.

COQUELUCHEUX, EDSE adj. Atteint de la coqueluilie.

* COQUELUCHON s. m. Espèce de capuchon : coqueiai:liini de moine; porter un eoqueluchon. Ne se dit guère qu'en plaisantant.

* COQUEMAR s. m. [ko-ke-mar] (lat. cucvma, chaudron), f^-pèce dépôt de terre vernissé, ou de cuivre, ou d'élain, ou d'argent, ayant une anse, et servant ordinairement à faire bouillir

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ou chauffer de l'eau, de la tisane ou d'autres litpiides : faire bouillir de l'eau, de ta tisane dans un coquemar.

COQUER v. n. Jargon. Dénoncer. — Cuisiner, apporter tout préparé. — Coquer le POIVRE, donner du poison. — Coqufr letaffe, faire peur. — Coquer le rifle, mettre le jeu.

COQUEREL I. (Athanase-Laurent-Charlesi, pasteurprotestant. né et mort à Paris (27 aoiit 179b-10 janvier 11S68). Après avoir prêché pendant 12 ans à Amsterdam, à Leyde et à Ulrccht, il fut appelé à Paris par Cuvier en 1 83U. Il ne tarda pas à acquérir une grande influence comme prédicateur et comme écrivain. 11 s'opposa à l'agitation calviniste nommée le Réveil, repoussa les doctrines de la prédestination, des peines éternelles et de l'expiation. Il futélu àla Constituante en 1848, et à la Législative en 1849. Le coup d'Etat l'ayant fait rentrer dans la vie privée, il se consacra exclusivement au service de son Eglise; entra, en 1852. au concile central des Eglises réformées, dont il devint président par ancienneté en 1867, et c'est en cette qualité qu'il fit de grandes concessions au protestantisme libéral. Ses dernières années furent attristées par les persécutions que son fils Athanase (né à Amsterdam en IS'.'O) eut à subir de la part des orthodoxes, dirigés par M. Guizot. Plusieurs de ses ouvrages ont été plusieurs fois réimprimés. . — II. (Charles- Augustin), écrivain, frère du précédent, né et mort à Paris (7 avril 1 797- 1""' février 1851). Il fut, en 18i5, l'un des fondateurs de la Revue brilnnniqne. Son ouvrage le plus important, intitulé llislnire des églises du désert, est le récit des souffrances des protestants fran ais après 1685. Il a laissé également une Hisloire de la littérature anglaise.

• COQUERET s. m. (diminut. de coq). Bot. Plante, dont l'espèce la plus remarquable est l'alkékengfi, qui porte une baie légèrement aigrelette, renfermée dans une vésicule rougeàtre. — Coquerel, horlog. (V. S.)

COQUSRICOs. m. Onomatopée par laquelle on désigne quelquefois le chant du coq : le coq chaula coqaenco. — Coqucriquer. (V. S.)

• COQUET, ETTE adj. [ko-kè] (rad. coq). Qui a de la coquetterie, qui use de coquetterie: il ne fut jamais d'homme si coquet; il a l'esprit co'/uel. l'humeur coqu lie. — Substantiv. En parlant de femmes : c'est une vraie coquette; le maiièàc d une coquetle. — Théâtre. Grande COQUETTE, comédienne qui joue certains grands rôles de femme dans la comédie de caractère : jouer les coijuclles.

COQUETER V. n. Etre coquet ou coquette, user de coquetterie : il ne /'ait que coquelet.

• COQUETIER s. m. Marchand d'œufs et de volailles en gros. ^ Petit ustensile de table, ordinairement en forme de verre à liqueur, dans lequel on met un œuf, pour le manger à la coque : un coquetier de buis, de porcelaine.

COQUETIERS s. f. Ustensile qui sert à faire cuire les œufs à la coque.

COQUETTEMENT adv. D'une façon coquette.

• COQUETTERIE s. f. [ko-kè-te-ri]. Désir de plaire, d'attirer, d'engager; se dit surtout en parlant des femmes qui cherchent à plaire par vanité : celle femme a de nombreux adorateurs, sa coquetterie doit être saltsfaile. — Manières, paroles employées à dessein de plaire, soit qu'on éprouve ou qu'on n'éprouve pas le sentiment que l'on veut inspirer : ses manières an t bien de la coquellerie; il s'est laissé prendre aux coquellericsde celle femme. — Par ex t. M oyenqu'u ne personne emploie pour faire valoir ses avantages, en quelque genre que ce soit : ce poêle lit ses vers avec une espèce de coquellerie. — Se dit aussi de certaine manière de parler ou d'écrire : sa conversation, son style a de la coquellerie.

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CCQUEUR s. m. Argot. Dénoncialeur. Le coquiMir qui est compagnon de prison d'un accusé s'appelle mouton ou musicien. Son rôle consiste à capter la confiance des accusés dont la justice attend les révélations ; les variantes sont : coi] et coquin. — Goqueur de BILLES, bailleur de fonds. Variante : CoQUF.ua

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