CORÉ
Intérieur de la grande mosquée de Cordoue.
beauté merveilleuse, surmontée d'une élégante et légère toiture que supportent de nombreuses colonnes élancées. Sous les Mores, Cordoue fut célèbre par ses manufactures de cuirs (d'où vint le mol cordovanier, cordonnier.) Son orfèvrerie et surtout son filigrane sont encore fameux. On attribue la fondation de celle ville à Maivellus, qui dirigea la guerre des Cellibères (lo2 av. J.-C). Elle fut prise par César après la bataille de Munda, que suivit un horrible carnage. Sous le^ Mores, qui en firent d'abord un centre d'éludés, une sorte de métropole savante, elle s'éleva au rang de capitale de l'empire d'Espagne et devint le siège des Ommyades, de 736 à 1031, éclipsant Bagdad par sa splendeur et contenant un million d'hab., 300 mosquées et 900 bains. Prise et presque détruite par Ferdinand III de Castille, en 1236, elle ne se releva jamais. Les Français, commandés par Dupont, la prirent et la pillèrent eu ISOtJ. Lat. 37» 32' 45" N.; long. 7° 10' 0.
CORDOVA. I. Province centrale de la réniiblique argentine; 21G,-2G7 kil. carr.; 351,745 hab. Les parties E. elS. sont stériles et presque inhabitées; mais le reste est généralement fertile. Près de sa frontière 0., s'étend une chaîne de montagnes, appelée la Sierra de Cordova et riche en minerais de cuivre. Les plaines sont fréquentées par de grands troupeaux de guanacos. Les habitants s'occupent surtout de l'élevage des bœufs et des moulons. — II. Capitale de cette province, sur le Primero, à 720 kil. N.-E. de Buenos-Ayres, et à 323 kil. S.-E. de Rosario (sur le Paràna), auquel elle est reliée par une voie ferrée; 42,783 hab. Université, observatoire national, belle caihédrale ; exportation de peaux et de laines. Cette ville fut fondée en 1373.
Coreu^ ti'istis.
CORDOVA, ville du Mexique, à90kil. O.-S.-O. de la Vera-Cruz, près du volcan d'Orizaba; 10,0110 h.; coton, laines et cuirs.
CORDOVA (Francisco-Fernandez de), navigaleui' espagnol, mort en 1318. H commanda une petite expédition qui partit de la Havane en 1317, et qui découvrit le Yucatan.
CORDOVA (Gonsalvo de). Voy. Gonsalvo.
CORDUBA, Cordoue, anc. cap. dclaBétique, sur le Bétis ; colonie romaine en 132 av. J.-C. ; patrie de Sénèque et de Lucain.
CORDYLOPHORE s. m. [Kor-di-Io-fo-re].
Zoophyte d'eau douce. (V. S.)
CORÉE s. m. (gr. horis, punaise). Entom. Genre d'hémiptères héléromères, voisin des fiunaises et assez riche en espèces qui se rencontrent en France. Le corée paradoxe se trouve aux environs de Paris.
Une espèce américaine, le coreus tristis, vit sur les feuilles de vigne.
CORÉE, royaume de la côte orientale d'Asie, bornée par la Mandchourie, l'Aniniir russe, la mer du lapon, le détroit de Corée, la mer Jaune et la province chinoise de Liaoluns; 215,520 kil. carr.; pop. env. 8,900,000 hab. Ce royaume comprend : 1° la presqu'île de Corée, longue de 600 kil., large de 213; 2° la plupart des îles adjacentes, particulièrement nombreuses à l'O.; 3" et une partie toute continentale. Sa longueur totale du .N'. au S. est de 973 kil. Les monts Shangpeshan le séparent de la Mandchourie, et la chaîne Chimlai suit la direction de la côte sur tout son territoire. Parmi ses cours d'eau, on distingue le Valu, le Tatong, le Han, le Falu et le Tumen. Climat froid au N., mais tempéré au S. -G. Production de blé, de riz, de millet, do coton, de chanvre, de gingembre, de tabac, d'oranges, de citrons, de poires, de châtaignes, de pêches, de raisins, de bêtes à cornes, de petits chevaux, de porcs et de presque tous les animaux domestiques del'ancien continent. Parmi les bêtes sauvages, nous citerons l'ours, le chat, la panthère, le cerf, le tigre royal, la zibeline et plusieurs animaux à fourrures. Les habitants, qui appartiennent à la race mongolienne, ressemblent physiquement aux Japonais ; mais ils se rapprochent des Chinois par leurs mœurs. Us parlent une langue qui s'éloigne également du chinois et du japonais, et qui ne ressemble à ce dernier que par sa forme polysyllabique et son alphabet de 27 letlres. Les hautes classes, bien élevées et instruites, ont adopté les idées de Coiifucius; la masse est bouddhiste. Depuis 1632, les missionnaires catholiques ne cessent de Iravailleren secret à la conversion desCoréens; mais ce peuple se montre antipathique non seulement à l'introduction du christianisme, mais .') la civilisation des Européens et à tout commerce avec eux. L'industrie, assez développée, produit des soieries, des cotonnades, du papier-coton, du papier-riz, des armes, des tissus de crin, articles qui, avec le gingembre, les peaux, l'or, l'argent, le fer, le riz et l'huile donnent lieu à un important commerce d'exportation. Le gouvernement est despotique ; le territoire se divise en 8 taos ou districts, administrés chacun par un gouverneur. La capitale, Séoul, sur le Han-Kang, se Irouve à 40 kilomètres de la mer, et à 28,500 kilomètres de Paris (240,0(i0 habitants). Les autres villes principales sont Fousan, Chemoulpo, Geusan et Hienhing, sur la baie de Broughton. — Au xiii° siècle, la plus grande parlie de la Corée fut incorporée à la Chine, mais au siècle suivant, le prétendant au tiône coréen fut reconnu comme roi vassal. En 1592, les Japonais envahirent ce pays et le conservèrent jusqu'en 1598. Jus-
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