‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 135 sur 568 · CORI · texte numérisé non relu

CORI

qu'en l876.1eroirecevaitrinvestitiire de l'empereur de la Chine et lui payait uu tribut. (V. S.)

CORÉEN, ENNE s. et adj. De la Corée; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.

CORÉGENCE s. f. Fonction, dignité de corégent.

CORÉGENT s. m. Celui qui partage avec un autre les fonctions de régent.

CORÉGNANT, ANTE adj. Qui règne en commun avec un autre.

CORÉISCHITE s. m. Tribu de la Mecque, à laquelle appartenait Mahomet, et qui était charpée de la garde du temple.

* CORELIGIONiVAIRE s. Celui qui professe la même rcligiun que oeiiains autres : il défendit les inh'réts de ses eore ig'omuiires. — »v Par est. Qui professe les mêmes o|>ii)ions que certains autres : coreligionnaire politique.

CORENTYN [ko-rènn-taînn"], fleuve qui nail dans la Sierra-Acaray, court entre lesGuyanes anglaise et hollandaise et se jette dans l'Atlantique par un estuaire large de 40 kil. à son embouchure.

CORÉOPSIS s. m. [ko-ré-o-psiss] (gr. koris, korco6, punaise ; opsis. aspect). Bol. Genre de composées, tribu dessénécionées, comprenant une quarantaine d'espèces, originaires de l'Amérique du iNord. Les coréopsis sont recherchés dans les parterres et dans les jardins, à cause de la beauté de leurs fleurs. Certaines variétés nainesfornient de charmantes bordures, qui fleurissent en octobre. On les multiplie de graines et d'éclats.

CORÉTE s. f. Voy. Spirée.

CORFIOTE s. et adj. De Corfou; qui appartient a cette ile ou à ses habitants.

CORFOU. I. Nomarchie de Grèce, comprenant Corfou, Paxo, Leucade et plu-ieurs îles plus petites; 1,107 kil. carr.; 150,000 hab. — II. L'une des lies Ioniennes (anc. Corcyre), séparée du S. de r.\lbanie par ua détroit large de 2 à 30 kil.; elle mesure GO kil. du N.-O. au S.-E.; sa plus grande larceur est de 30 kil.; .ï97 kil. carr.; 90,000 hab. Elle produit de l'huile d'olive, des grains, du vin. des fruits, du lin et du coton. On suppose que cette ile est la Scheria d'Homère; elle fut colonisée par les Corinthiens, vers 734 av.J.-C. Devenue riche et puissante, elle entra en l'ivalité avec la ville de Corijithe, ce qui amena la guerre du Péloponèse. Elle tomba au pouvoir de Rome en 229 av.J.-C, et appartint ensuite successivement à l'empire d'Orient, au.x Normands et aux Vénitiens. Les Françaisia prirent en 1797, les Turcs en 1799. Cédée auxFrançais, elle fut capturée parles Anglais en même temps que les autres lies Ioniennes, dont

prend la ville proprement dite, ses faubourgs, sa citadelle et deux forteresses. Elle a beaucoup perdu depuis son annexion à la Grèce. Lat. (ile Vido) 39° 38' 20" N. Long. 17° 35' 43" E.

* CORIACE adj. (lat. corium, cuir). Qui est dur comme du cuir. Se dit surtout d'une viande dure, difOcile à mâcher : ce bœuf est coiiace. — Fig. et fam. .\vare, dur, difficile, dont on a de la peine à tirer quelque chose : c'est un homme coriace; il est très coriace.

* CORIACE, ÉE adj. Se dit des substances dont la eonsislauce approche de celle du

CUi['.

CORIACITÉ s. f. Caractère, nature de ce qui

est coriace.

CORIAMBE s. m. Voy. CHnRi.\uBE.

* CORIANDRE s. f. (lat. coriandrwn). Bot. Genre d'umljellifères, type des coriandrées, renfermant une seule espèce, la coriandre (coriandrmn sativum), dont les semences ont une odeur de punaise lorsqu'elles sont fraîches, et un goût très agréable lorsqu'on les a fait sécher. La coriandre est une plante annuelle, dont les graines carminatives, excitantes et toniques, entrent dans la composition de plusieurs liqueurs, particulièrement dans celle de l'eau de mélisse composée. On en a fait aussi de petites dragées semldables à l'anis suci'é et on s'en sert pour masquer le goût désagréable de certaines substances.

Tarente, à 42 kil. N. E. de Cosenza ; près de l'emplacement où s'élevait ranti([ue Syliaris; 19,500 hab. Importante fabrication de réglisse.

* CORINDONS, m. (de korwid, mot indien). Pierre précieuse, la plus dure après le diamant et qui est composée d'alumine pure : la topaze orientale, le saphir, le rubis oriental, ra7n''lltyste orientale sont des corindons.

CORINNE, femme poète grecque du V siècle avant J.-C, néeà Tanatrre en Béotie. Amie de Pindare qu'elle vainquit cinq fois aux jeux publics de Thèbes, elle fut surnommée la i\Iiise h/rique. On trouve le peu qui nous est parvenu de ses poésies dans les Poetse lyrid de Bergk, Leipsig, IS43.

CORINNE OU L'ITALIE, roman par M""" de Staël. C'est la lutt-: de deux caractères de femmes; l'une, Ilalienne passionnée, séduisante, l'autre. Anglaise douce et modesie, qui se disputent le cœur du même amant. Publié en langue allemande en 4807, avant l'édition française originale.

CORINTH, ville de l'état de Mississipi (Etats- Unis), à l'angle N.-E. de cet état; 1,780 hab. Point stratégique important pendant la guerre civile, elle fut attaquée, les 3 et 4 oci. 1 862, par 40,000 confédérés qui se retirèrent après avoir perdu près de 9,000 hommes.

CORINTHE, ville de la Grèce ancienne, à 75 kil. 0. d'Athènes, à l'extrémité S.-O. de

CORIANDRE, EE adj. Qui ressemble à la coriandre — s. f. pi. Triliu d'ombellifères ayant pour type le genre coriandre.— Cor/a/-i'7.(V. S.)

CORIENTES (Cap). I. Cap de l'île de Cuba, par 21" 44 :îu" lat. iN. et 86- 48' 32" long. 0. — 11. Cap du Mexique, sur le Pacifique, par 20° 2o' 30" lat. N. et 107° 59' 31" long. 0. — III. Cap de l'Afrique méridionale, en face de

Corfou, ville et ciladelle.

elle a suivi la destinée. — III. Gap. de la nomarchie de Corfou, sur la côte orientale de l'Ile du môme nom, à 8 kil. de l'Albanie et à 325 .N.-O. d'Athènes; 30,000 hab. Elle com-

la pointe sud de Madagascar, par 24' lat. S. et Xi" 10' 30" long. E.

CORIGLIANO [ko-ri-liâ'-no], Coriohwiim. 'Ville de l'Italie méridionale, près du golfe de

l'isthme de Corinihe et à la base septentrionale de l'Acrocorintlie ou acropole de Corinthe, colline rocheuse isolée qui s'élève d'une façon abrupte à 600 m. de haut et qui était la montagne naturellement fortifiée la plus formidable de l'Europe. Deux villes lui servaient de ports : Lechfeum, sur le goltéde Corinthe, etCenchreae sur le golfe Saronique. Sa magnificence, la luxure et l'opulence de ses habitants l'avaient rendue fameuse; ses architectes, célèbres dans toute la Grèce, inventèrent l'ordre leplus soigné, dit corinthien, .aujourd'hui cette antique cité n'est plus ([u'une petite bourgade dont les habitants font le commerce de fruits secs, de froment et d'huile. Une concession a été accordée en 1873, à une société qui s'est chargée de creuser, avant 1880, un canal à travers l'isthme de Corinthe. Cette ville paraît avoir été fondée par une colonie ionienne, qui fut subjusf'e par les Eoliens et tomba sous le jong des Doriens, vers l'an 1000 av. J.-C. En 747, la famille dorienne des Bacchiadées y établit une oligarchie qui dura environ yO ans. Elle fut renversée par Cypsclus, dont la dynastie, comprenant le fameux Périandre, gouverna pendant 74 ans, et lit de Corinthe la première puissance maritime de la Grèce et le centre du commerce entre l'Europe et r.\sie. Devenue plus tard l'alliée de Sparte, cette ville prit une part importante à la guerre du Péloponèse; mais ensuite, poussée par la jalousie, elle s'associa aux Athéniens et à d'autres

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