‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 155 sur 568 · DES COUVRE-PIEDS · texte numérisé non relu

DES COUVRE-PIEDS

COUVRE-PLATINE s. m. Morceau de cuir dont on couvrait la platine d'un fusil ; des couvre-platine.

' COUVREUR s. m. Artisan dont le métier est de couvrir les maisons : couvreur en ardoise, en tuile, en chaume. — ** Argot. Chapelier : couvreur de la haute.

' COUVRIR V. a. (lat. cooperire: decum, avec; operire, couvrir). Je couvre, tu couvres, il couvre; nous couvrons, vous couvrez, its couvrent. Je couvrais. Je couvris. J'ai couvert. Je couvrirai. Couvre. Que je couvre. Que je couvrisse. Couvrant. Couvert. Mettre une chose sur une autre pour la cacher, la conseiier, l'orner, etc. : couvrir une statue, un tableau, une maison. — Se dit aussi des choses avec lesquelles on en couvre d'autres : on enleva la terre

qid couvrait le cercueil. — Couvrir un malade, augmenter le nombre des couvertures, pour le garantir du froid, ou pour lui procurer une sueur. — Couvrir le feu, mettre de la cendre dessus pour le conserver. — Couvrir UNE CARTE, mettre une carte sur une autre; ou mettre de l'argent sur sa carte. — Couvrir ii'oR UN domaine, un TABLEAU, eu ofi'rir un prix excessif. — Couvrir la joue a quelqu'un, lui donner un souftlet. - Revêtir ; les vêtements qui le couvrent. — Mettre une chose eu grande quantité sur une autre : couvrir un haliit d'or, d'argent, de clinquant, de broderie. — Se dit aussi Ci^., dans le sens qui précède : son diseoui'S fut couvert d'appia}(diiSements.

Les lis, les œillets et les roses Couvraient la neige de son teint.

VoiTuuE, Poésies.

— Se dit pareillement des choses qui s'étendent, qui se répandent sur d'autres : les eaux débordées couvrirent en un moment toute la campagne — Cacher, dissimuler : il s.tit bien couvrir ses desseins. - Guerre. Couvrir sa marche. cacher sa marche, la dérober à l'ennemi : un bon général doit savoir couvrir sa marche. — Fig. Couvrir sa marche, cacher ses desseins, aller adroitement a ses lins. — Excuser, faire pardonner, pallier : quelques beautés ne sauraient couvrir les nomlrcu.c défauts de cet ouvrage. — Ce crime a ÉTÉ COUVERT PAR l'aMNIS-

TiE, on ne peutplus en poursuivrel'aiiteurpuisqu'il a été amnistié. — Gariintir, mettre à l'abri : il s'élança et le couvrit de son corps. — Protéger, défendre : la citadelle couvre la ville.

— Banque. Garantir, donner une couverture.

— Couvrir un siège, empêcher que l'ennemi ne vienne mettre obstacle à la continuation d'un siège. — Se dit aussi d'un son ou d'un bruit qui en domine un autre, et ne permet pas de l'entendre ou de le distinguer : le t.'ruit qui se faisint dans l'assemblée couvrit entièrement la voix de l'orateur. — Fig. Se dit de ce qui indemnise des frais, des dépenses qu'on a faites dans quelque entreprise : le produit de la recette est à peine suffisant pour couvrir les frais. — Jurispr. Couvrir la prescription, l'interrompre. On dit aussi, couvrir la péremption; COUVRIR UNE FIN DE NON-RECEVOIR,

UNE NULLITÉ, faire qu'elle ne puisse plus être opposée. Par anal. Couvrir uncrime. — Couvrir UNE ENCHÈRE, enchérir au-dessus de quelqu'un.

— Seditencore des animaux qui s'accouplent avec leurs femelles : cette chienne a été co^(verte d'un épayneul. — Se couvrir v. pr. Couvrir soi. — Se couvrir d'un manteau, mettre un manteau pour se préserver du froid. — Fig. et fam. Se couvrir d'un sac mouillé, se servir d'une vaine excuse qui aggrave la faute au lieu de la diminuer. — Secouvrir d'un habillement MODESTE, se vêtir de cet habillement.

— Mettre son chapeau sur sa tête : il se couvrit lepjremier. — Se couvrir de diamants, mettre sur SOI une grande quantité de diamants. — Secouvrir de lauuiers, remporterdesvictoires, une grande victoire. — Se couvrir de boue, s'avilir pur des actions basses, infâmes, tomber dans le dernier mépris.— Se couvrir du sang DE quelqu'un, tuer ou faire tuer quelqu'un. iNe se dit que d'une action criminelle. — S'envelopper; se répandre : la terre se couvre de verdure; son front se couvrit d'une aimable rougeur. — Le ciel, le temps se couvre, l'horizon se couvre, il se brouille, s'obscurcit par des nuages. — Fig. L'houizo.n SE COUVRE, il survient des obstacles; des événements sinistres se préparent. — Se servir de : se couvrir d'un prétexte. — Se couvrir DE SON ÉpÉE, se servir asjez adroitement de son épée pour mettre à couvert et défendre à la fois toutes les parties do son corps. — Absol. Au trictrac. ;Se couvrir, placer une seconde dame sur une tlèclic i]ui n'en avait qu'une.

— Escrime. Tenir la pointe de l'épée de son adversaire hors de la ligne du corps. — Sauver les apparences : le vice cherche quelquefois à se couviir des amiarences de la vertu. — Se

COVI

protéger : se couvrir de son bouclier. — Se couvniR d'un bois, d'un mahais, se protéger, se poster pnVs d'un bois, d'un marais, eïi sorte ([u'on ne puisse Otre attaqué que diriicilement de ce rûté-là.

•COVENANTs. in. Pacte conclu entre les Koossais pi)iir la conservation de leur culte et pour s'opposer au despotisme des Anglais. Le covenant comprenait 6 aiiicles : i" conservation de l'Eglise réformée en Ecosse; '2" suppression du piijjisme et de la hiérarchie catholique ; 3» conservation des libertés parlementaires; i" recherche et punition des gens mal intentionnés; 5° maintien de la paix entre les trois royaumes ; 6° assistance a tous ceux qui ont adopté le covenant. Cet acte solennellement accepté par le parlement écossais le 25 sept. 1()43, le fut aussi par Charles II le 16 août 'I6o0, mais ensuite répudié par ce prince lors de sa restauration en 1661. Les derniers coveiilairi's furent nommés Cameronuîns.

•COVENANTAIREou Covenanters. m. Adhérent du Covenant.

* CO'VENDEUR s. m. Individu qui vend avec un autre un uhjet qui leur est commun.

COVENT-GARDEN, nom d'une place et de l'un des plus l'anieux théâtres de Londres.

COVENTRY. l.Villedu Warwickshire (Angleterre), sur la Sherbourne, à loO kil. N.-N.-O. de Londres ; 52.72(1 hab. La partie ancienne de la ville renferme des rues étroites et tortueuses avec de vieilles maisons; la partie moderne est mieux bâtie. L'église Saint-Michael, l'une des plus vastes églises paroissiales de r.Viigletorre. date du xiv° siècle.

COYP

COVILHAO, ville de lieira ^Portugal), sur le versant oneulal de l.i Serra de la Estrella, a 30 lui. S.-O. de Guarda; 33,474 h. Draps, droguet. Vieux château.

COVINGTON, ville du Kentucky(Elats-Unis), sur rOhio, en face de Cincinnati ; 50,000 hab.

COWES [kaouz], ville do l'ile de Wii,'ht (Angleterre), à l'embouchure de la M^edina, à IC kil. S.-S.-i:. lie Siiiilhampton: Ki.riS ImI..

CR.VB

C'est l'une des plus populaires parmi les stations balnéaires maritimes do l'.Angleterre. Au.K environs se trouve la résidence rovale d'Osborne, villa de la reine Victoria.

COWPENS, village de la Caroline du Sud (Etats-Unis), prés de la frontière de la Caroline du Nord. Les Anglais y fui'ent ballus par les Américains, le 17 janv." t7S7.

CO'WPOXs. m. [kaou-puk,-s] (angl. COU), vache; pnx, petite vérole). Patliol. Eruption, sur le pis des vaches, d'où l'on tire le vaccin.

•COXAL, ALE. AUX adj. [ko-ksal] (lai. co.m, hanche). Anat. (Jui appartient à' la hanche : os coxal.

COXALGIE s. f. [ko-ksal-ji] (lat. coia. hanche; gr. ali/os, douleur). Pathol. Tuiiieur blanche de l'articulation coxo-fémorale. Elle reconnaît les mêmes causes et suit le même trailemenl (|ue les auti'cs tumeurs blanches.

COXALGIQUE adj. Qui a rapporta U'cjial-

wsssa,, ; ffie.

Saiilt-MichaLl à CovL-ntiv

Grandefabrication desoieries, de dentelles, de montres, elc— 11. Ville de l'étatde Rhode Islund lElals-Unis), à 19 kil. S.-O. de Providence; '^.06") hab. Eabriquesde mousseline, delaines, de cotonnailes, elc.

COVILHAM ou Covilhâo (Joao-Peresda) [kovil-ion], navigateur portugais de la fin du XV» siècle. A la tête d'une expédition, il partit pour l'Abyssinie en 1487, et atteignit ce pays en passant par le Caire et par Aden; il visita ensuite Malabar. Il retourna en Abyssinie en 1490 et présenta au chef de cette contrée les lettres que le roi du PortugalJean II écrivait au lé?endaire Prêtre-Jean. Retenu à la cour, il y upousa une riche Abyssine et y resta jusqu'à sa mort.

COXO-FEMORAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui appartient a la fois â la hanche et au fémur.

COYER s. m. [ko-ic] ilat. colaritis, qui est relatif à la pierre à aii:ui5er]. Petit récipient i\f forme presque conique dans lequel les faucheurs mettent leur pierre à aiguiser.

COYER (Le grand), montagne du départementdes Basses-Alpes; 2,G9(i m. de haut. Lat. 44" 0' I" N. Long. 4° 21' 12" E.

COYPEL [kouà-pel] famille de peintres français. — 1. (Noël), peintre graveur, né et mort à Paris {îli déc. 1628-24 déc. 170";). Il étudia d'flbord à Orléans avec Poncet etGuillerier et revint à Paris en 1646, travailler aux décors de l'opéra d'Orphée, puis aider Charles Erard dans les peintures du Louvre. Admis, enl663, à r.\cadémie de peinture, il fut nommé directeur de l'Académie de Rome en 1072, et le 13 août 169;;, il succéda comme directeur de l'Académie de peinture à Pierre Hignard. La Mort d'Abel et L'Assomption de la \'ierge, ses plus belles toiles, sont d'un admirablecoloris. — 11. (Antoine), lils du précédent, né et mort à Paris (Il avril lf)6l-7 janvier 1722), peintre et graveur. Elève de son père, il étudia Raphaël, Carrache et Michel-.Ange. .Admis a 20 ans à l'Académie (IG81), û fut cette même année choisi pour peintre par Monsieur et, eu ITlOjpar le roi ; ilélait directeur de

l'Académie de peinture en 1714. On lui reproche d'être maniéré. Son Assomption à Notre-Dame, son Christ en croix et son Christ decaut les d.o<ienrs sont ses chefs-d'œuvre. — m. Noël-Nicolas), né d'uti second mariage de Noël, à Paris en IC84, mort en 1734, a peint beaucoup detableaux pour les égliscsdeParis. On a aussi de lui VEulèvement d'Europe et le Triomphe d'Amphytrite. — IV. (Charles-Antoine . iiU (i'AnIniiie, néen 1094, niorlen 17j2 ; excella dans les portraits.

GOYPU s. m. [koipouj. .\Iamm. Grand rongi'urde l'Amérique du Sud, assez semblable a un petit cas tor, mais qui porte une queue longue et ronde I ommc celle de l'oiidaira. Il est répandu au < liili et au Paraguay ; il se creuse des terriers sur le bord des rivières ou de la mer. On l'ap- [lello aussi CouiAet Ha-

COÛNDA.

COYSEVOXfAntoinel,

l^oaa-/.o-voj, sculpteur, ■ à Lyon, en 1640, aune famille espagnole, mort à Paris le ibocf , tubre 1720. Lérainbert

lut son professeur. En 1607, il alla décorer le château de Saverne (Alsace), et revint quatre ans après à Paris, où il fut en 1670 reçu membre de l'Académie des Beaux-Arts. Il y fut successivement en 1677 professeur, en 1694 recteur, en I60:; directeur, et en 17IG .■hancclier. Le tombeau de Mazarin, de Colbert. le moiimruujt de Charles Lebrun et la statue de Coins \IV sont ses plus belles œuvres.

COZ£S,ch.-l. decant., arr. et à 25 kil. S.-U. de Saintes (Charenle-Inférieurej, 1,000 hab.

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