PROPRIÉTAIRE EST OBLIGÉ DE TENIR SON LOCATAIRE
CLOS ET coDVERT. il cst oblipc de lui donner et de lui entretenir son logement en bon état de clôture et de couverture. — Se tenir clos et COUVERT, se tenir en lieu de sûreté, de peur d'être pris ; cacher ses pensées et ses desseins : je l'ai voulu faire parler sur cette affaire, mais il se tient clos et couvert. — Fortifie. Chemin COUVERT, chemin sur le bord extérieur du fossé, et OÙ le soldat est à couvert du feu des assiégeants. — Servir quelqu'un a plats couverts, lui rendre en secret de mauvais offices ;
AU MOINS, IL NE L'a PAS SERVI A PLATS COUVERTS,
se dit d'un homme qui a rendu ouvertement quelque mauvais ollice à un autre. — Mors COUVERTS, mots qui cachent un autre sens que celui qui se présente d'abord. — Pays couvert, pays rempli de bois. — Vin couvert, vin fort rouge, qui est d'une couleur très chargée. — Chargé, rempli de : une table couverte de mets. — S'emploie fig. dans la même
acception : ce général est couvert de gloire. — Fig. Dissiiniilé, caché; un homme couvert.
' COUVERTE s. f. Email qui couvre une terre cuite mise en œuvre. Se dit particulièrement de la porcelaine : la pâte d'une bonne porcelaine doit être sans sets, et la. cnic: rte sans métaux. — i» Couverture de lit.
* COUVERTEMENT adv. Secrètement et en cachette.
* COUVERTURE s. f. Ce qui sert à couvrir quelque chose. Se dit ordinairement de la toile, du drap, d'une étoffe quelconque, avec lesquels on couvre, on enveloppe certaines choses: couverture de fourgon, couverture de lit. — Couverture de lit : il est mauvais coucheur, il tire les draps et la couverture. ■ — Faire la couverture, replier le drap et la couverture après que le lit est fait, pour qu'on y puisse entrer plus facilement. — Tirer la couverture a soi, DE SON CÔTÉ, prendre plus que sa part, chercher dans une affaire à s'emparer de profits, d'avanlases qu'on doit partager avec d'iiutics. — Papier, peau, etc., qui sert à couvrir un livre : couverture d'un livre. — Ce qui forme la surface extérieure d'un toit : la couverture d'une maison. — Fig. Prétexte : sous couverture d'amitié. — Banque et Comm. Garantie donnée pour assurer un payement : ce négociant me doit beaucoup, mais j'ai de bonnes couvertures. — J'ai tiré sur vous une
LETTRE DE CHANCE, ACCEPTEZ-LA ; JE VOUS KN- VERRAI La COUVERTURE, LA PROVISION AVANT L'É- CHÉANCE, jevousen ferai passer les fonds avant l'échéance.
* COUVERTURIER s. m. Marchand ou artisan qui \eiid, (jui fait des couvertures.
* COUVET s. m. Pot de terre ou de cuivre, avec une anse, dans lequel on met de la braise, et qup les femmes du peuple placent entre leurs pieds on hiver.
'COUVEUSE s. f. Poule qui couve, qui aime à couver — Couveuse artificielle. (V. S.)
' COUVI adj. m. Se dit d'un œuf a demicouvé, ou gâte pour avoir été gardé trop longtemps : dans cette omelette, il y a quelque œuf couvi qui la gdte.
COUVRANTE s. f. Argot. Casquette.
COUVRE -AMOUR s. m. Jargon. Chapeau d'homme.
* COUVRE-CHEF s. m. Ancien mot qui signifiait bonnet, chapeau. Se dit encore quelquefois par plaisanterie. — Chiiiir. Bandage dont on se sert pour envelopper la tète: des couvrechef.
' COUVRE-FEU s. m. Ustensile de cuivre ou de fer, qu'on met sur le feu pour le couvrir et le conserver la nuit. — Coup de cloche qui, dans certaines villes, marque l'heure de se retirer, de couvrir le feu ; sonner le Cuuvrefeu.
' COUVRE-PIED s. m. Sorte de petite couverture d'élollé, qui ne s'étend que sur une partie du lit, et qui sert à couvrir les [licrls :