‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 170 sur 568 · CUIER A SON DE TROMPE, CRIER A BAN, CRIER A · texte numérisé non relu

CUIER A SON DE TROMPE, CRIER A BAN, CRIER A

TROIS BRiEFs JOURS. Ces phrascs se disaient autrefois quand on citait des criminels à comparaître devant les juges dans un temps marqué. — Faire crier un oejet perdu, faire publier qu'on a perdu un objet, afin que les personnes qui l'auraient trouvé sachent à qui il appartient. — Crier une marchandise, annoncer le prix auquel elle se vend : on a crié du vin à quinze sous. — ■ Crier des meubles, etc., les mettre à l'enchère, inviter à les enchérir : l'huissier a déjà crié ces meubles. — Se dit aussi de ceux qui courent habituellement les rues pour vendre ou acheter certaines choses : crier de la salade.

* CRIERIE s. f. [kri-rîj. Bruit qu'on fait en criant, soit que l'on conteste, ou que l'on réprimande, soit que l'on se plaigne à haute voix : cricrie importune.

* CRIEUR, EUSE s. Celui, celle qui crie, qui fait du bruit : faites taire ce crieur, cette cricusc. — Celui qui proclame, qui annonce quelque chose : un crieur public. — JuréciiiEUK. ou simplement, crieur, s'est dit autrefois de certains olTiciers publics chargés d'aller par la ville faire des annonces au nom des particuliers, d'inviter aux funérailles, et de fournir la tenture pour les cérémonies funèbres, etc. — JuRÉ-CRiEUR, s'est dit aussi de certains officiers qui publiaient les édits, etc., au son des trompettes. — Se dit quelquefois des gens qui courent habituellement les rues en annonçant ce qu'ils vendent ou ce qu'ils achètent : un crieur de vinaigre.

GRILLON [kri-ion ; Il mil.], famille française descendant de la famille piémontaise Bulbes, qui vint se lixer en France au xv" siècle. — 1. (Louis des Balbes de Berton de), fameux capitaine français, né en 1541, au château de Murs (Provence), mort le 2 déc. lOlii. Après avoir fait ses études k Avignon, il embrassa la carrière des armes en 1557 et se signala bientôt au siège de Calais, comme aide de camp du duc de Guise. En 1560, il attaqua et battit les conjurés d'Amboise, et se signala successivement aux batailles de Rouen, de Dreux, de Jarnac et de Montcontour (156!)), où il fut blessé. En 1571, il se trouvait à Lépante. Après le siège de la Fère (1580), il reçut le cordon du Saint-Esprit et fut nommé lieutenant - colonel général de l'infanterie, grade créé pour lui et qui ne lui survécut pas. Après la journée des Barricades, il refusa aux Etats de Blois ri588) d'assassiner Henri de Guise, et offrit ae se mesurer avec ce prince en combat singulier. Henri Ul mort. Grillon s'attacha à Henri IV, qui lui écrivit après la victoire d'Arqués : « Pends-toi, brave Grillon, nous avons combattu à Arques et tu n'y étais, pas. Adieu, je vous aime à tort et à travers. » A peine convalescent, il combattit à Ivry et assista aux sièges de Paris et de Rouen. C'est devant cette dernière ville, qu'accusé par Biron d'avoir quitté son poste, il ne put contenir sa colère en présence du roi, et accabla le maréchal du poids de son mépris. Après la guerre de Savoie (1601), il se retirai Avignon, où il vécut des revenus de son archevêché d'Arles et de ses évêchés de Toulon, Fréjus et Senez. — 11. (Louis des Balbes de Berton de), duc de mahon, maréchal de camp, né en 17IS, mort en 1796. Il fit les campagnes d'Ualii' (l^:'ii), assista aux batailles de Fuute-

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