CROY
rieure du pain durcie par la cuisson : croûte de pain. — Fig. et pop. Casser la croûte, une CROUTE avec QUELQU'UN, manger amicale-' ment et sans façon avec lui : je le connais beaucoup, nous avons souvent cassé la croûte, ensemble. — Prov. Ne manger que des croûtes, faire mauvaise chère : c'est un avare qui ne mange que des croûtes pour épargner. — Gros morceau de pain où il y a plus de croûte que de mie, et qu'on fait mitonner longtemps avec du bouillon : servir des croûtes. — Pâte cuite qui enferme'la viande d'un pâté, d'une tourte : la croûte d'un pdté. — Tout ce qui s'attache et se durcit sur quelque chose : mettez de la mie de pain sur ce chapon pour y faire une croûte. — Méd. Plaque plus ou moins dure qui se forme sur la peau, par la dessiccation d'un liquide sécrété à la surface : quand une gale sèche, il s'y forme une croûte. — Croûtes de lait, croûtes qui surviennent chez les enfants à la mamelle. — Son corps n'est qu'une CROUTE, se dit d'un homme couvert de gale. — 'Vieux tableau dont la couleur est noire et gercée, et plus ordinairement mauvais tableau : une vieille croûte.
' CROÛTELETTE s. f. Il a la même signification que Croustille.
CROÙTER V. a. Couvrir d'une croûte. — Se croùter v. pr. Se couvrir d'une croûte.
CROÛTEUX, EUSE adj. Qui a des croûtes.
CROÛTIER s. m. Mauvais peintre qui ne fait que des croûtes. Est familier. On dit aussi,
CROUTON.
'CROÛTON S. m. Morceau de croûte de pain : donnez-moi un croûton. — Cuis. Petit morceau depainiritqu'onmetdans une omelette, dans une purée, ou qui sert à garnir des plats d'entrée ou d'entremets : omelette aux croûtons. — Fig. et fain. Très mauvais peintre : ce n'est qu'un croûton.
CROÛTONNER v. n. Peindre comme un croûton.
CRO'WE (Elyre-Evans) [kraou], historien anglais, né vers 1799, mort en l8bS. Ses principales œuvres sont: The Grcck and the Turk (1So3), Reigns of Louis XVIIl and ('hai-les X (18;i4), et History of France (5 vol. 18a8-'68).
CRO'WN s. f. [kraounn] (angl. couronne). Monnaie d'argent anglaise qui vaut 5 fr. 81.
CROWN GLASS s. m. [kraoun-glass] (angl.
crown, couronne ; glass, verre). Verre blanc de belle qualité, qui se fait avec des silicates de chaux et de potasse. I
CROWN-POINT, ville de l'état de New-York ' (Etats-Unis), sur le bord occidental du lac Charaplain, al40kil. N. d'Albany ; 3,1)00 liab. Les Français y bâtirent le fort Frédéric en 1731 ; les Anglais le leur enlevèrent en 17y9 et les Américains s'en rendirent maîtres en mai 1775.
CROWS [kraouz] (angl. corbeaux), nom anglais dune tribu d'Indiens américains de la grande famille Dakota, autrefois répandus sur les bassins des rivières Yellowstoiie, liig Horn et Tongue. Les Crows se donnent le nom d'.Vbsaroka ou Upsaroka. Us vivent, au nombre de 3,000, dans le territoire de Montana.
CROY ou Croûy, ancienne famille qui a fourni les branches de Chimay, de Chiévres, etc.
* CROYABLE adj. Qui peut ou qui doit être cru. Se dit des personnes et des choses : c'est un homme croyable; c'est ce qui rend la cliose plus croyable. — Subslantiv. Ce récit va au delà du croyable.
•CROYANCE s. f. [kroi-ian-se]. Pleine conviction, persuasion intime : telle est ma croyance. — Opinion : cela est arricé contre la croyance de toul le monde. — Action d'ajouter
CRUA
foi à quelqu'un, à quelque chose : ils donnaient croyance à cet imposleur. — Ce qu'un croit dans une religion : la croyance des chrétiens; ta croyance des Juifs. — Par ext. Certaine opinion qui, sans être relifrieuse , a le caractère d'une conviction intime : )'/ a persisté j^lsqu'â la fin dans ses croyances phitosoi)hiques.
* CROYANT, ANTE s. Celui, celle qui croit ce (jue hd religion enseigne. S'cnifiloie surtout dans les phrases suivantes : Ahrahum est appelé le l'ère des croyants ; les califes prenaient le titre de Chefs ou commandeurs des croyants.
— Adjectiv. Une âme croyante.
CROYDON, ville de Surrcy (Angleterre), à 17 kil. S. de Londres; 152,000 h. belles maisons des liclies marchands de Londres.
CROYLAND ou Crowland, ville du Lincolnshire (Angleterre), sur le Welland, à l.'îkil. N. de Pelerhorouyh; 2,413 hab. Muines d'une fameuse abbaye fondée par lithelbald en 71 (î, et d'un pont construit sous le règne d'I'ldouard II.
CROZATIER (Charles), fondeur en bronze, né au Puy-en-Velay en 179,ï, mort à Paris en IS.'iS. SeSœuvreslespluscélèbres sont : le Quadrige de l'arc du Carrousel, le Gutenberg, à Mayence, et le d'Assas du Vipan. Crozet. CV. S.)
CROZON, ch.-l.decant.,arr.età3:i kil.N.-O.
de Chàtrauliu (Finistère), au centre d'une péninsule comprise entre les baies de Brest et de Duuarnenez; H, 340 hab.
' CRU s. m. Terroir où quelque chose croît. N'est guèie usité qu'en parlant des produits agricoles, et surtout du vin. — Vin du cru, vin fait avec le raisin recueilli dans l'endroit même où on le consomme. On dit prov. Il FAUT SE DÉFiiiR DU VIN DU CRU, parce quB beaucoup de crus sont mauvais. — Se dit quelquefois, fig. et fam., en parlant des choses qu'on imagine, qu'on invente, par opposition i celles qu'on tient ou qu'on emprunte d'un autre : cette histoire est de votrecru. — Accroissement : ces arbres ont bien poussé, voilà le cru de cette année.
' CRU, UE adj. Qui n'est point cuit : viande crue. — Cuir cuu, cuir qui n'est pas préparé. GuANvaE CRU, celui qui n'a pas été trempé dans l'eau. — Soie chue, celle qui n'est ni lavée ni teinte. Plusieurs disent, soie écrue.
— Chimie. Métal chu, celui qui est tel qu'il est sorti de la mine : antimoine cru. — Méd. Humeurs ckces, urines crues, celles qui n'ont pas été sut'Iisamment élaborées par la chaleur naturelle. — Uiflicile a digérer : ce fruit est bien cru sur l'estornac. — Eau crue, celle qui ne diisout pas le savon, et qui ne cuit pas les légumes : l'eau crue n'est pas favorable à la digestion. — S'emploie lig. en parlant des choses fâcheuses, désagréables que l'on dit à quelqu'un sans garder aucun ménagement, sans prendre la peine de les adoucir : parole bien crue. — Libre, peu décent : discours un peu trop crus. — Se dit également, au figuré, d'une production d'esprit qui est encore informe, à laquelle on n'a pas mis la dernière main : il a lyiis sa pensée toute crue sur le papier. — Peint. Ton cru, ton qui ne se marie pas, qui ne se fond pas avec le ton qui l'a- Toisine. Couleur crue, couleur tranchante, trop entière. On dit aussi qu'uNE lumière, qu une ombre est crue, lorsque les grands clairs ne sont pas séparés des grands bruns par des passages. — A cru loc. adv. Sur la peau nue : botté à cru. — Archit. Porter a CRU, se dit d'une construction qui porte direclemeul sur le sol.
* CRU, UE part, passé de croître. — L'accent circontlexe, qui se met au masculin singulier seulement, distingue ce participe de CRU, participe de croire.
'CRUAUTÉS, f. (lat. cn/rfefrtns). Inhumanité, luclination à répandre ou à voir ré-