‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 19 sur 568 · CHATOUILLEUX · texte numérisé non relu

CHATOUILLEUX

EUSE adj. Uni est fort sensible au chatouillement: l'ows élei chatouilleux; ce cheval est chatouilleux. — Fig. et fara. Cet homme est bien chatouilleux, \\ s'offense aLsénieut, il se fâche pour peu de chose. — Cette affaire, celle question est bien chatouit-

conspeetion, parce que les plus légères erreurs auraient degravesinconvénients. — Chatouil- LKUX a l'éi'eiuin, se dit d'un cheval qui, au lieu d'obéir a ré|jeron, hennit et rue.

•; CHATOYANT. ANTE adj. Se dit des objets qui, vus sous dilbients aspects, seniliient changer de couleur, comme l'œil du chat : étoffe, pierre, couleur chatoyante.

' CHATOYER v. n. [cha-toi-ié] (rad. chat). Lapidaire. Changer de couleur 'selon les différents as|iects.

CHAT-FARD s. m. (franc, chat; lat. pardus, léopard;. Nom scientilique du lynx du Portugal, animal très carnassier. De ce mot sont venus nos termes d'argot : chaparder, chapardeur, etc.

CHÂTRE La), Castra, ch.-l. d'arr., sur la rive gauche de l'Indre, à 36 kil. S.-S.-E. de Chàteauroux (Indre) ; 4,&o0 hab. Eglise paroissiale de style romano-ogival. Ruines d'un château (auj. prison). Ville très ancienne, siège d'une seigneurie appartenant à la maison des Déols et qui passa au prince de Condé en 1614. Lainages, cuirs.

CHÂTRE (La), ancienne et illustre famille du liei ly, doni un membre, Eusie, c;omle de la Châtro-Nançay, a laissé des Mémoires intéressants sur la lin du règne de Louis Xlll et sur la régence d'Anne d'Autriche. Un autre membre reçut un bon billet de la volage Ninon.

* CHÂTRÉ, ÉE part, passé de CHATiiEn. — Subslanliv. : c'est un châtré; voix de châtré.

* CHÂTRER v. a. (lat. castrare). Oterles testicules. — Châtrer une truie, une chienne, leur faire une opération qui les mette hors d'état d'avoir des petits. — Châtrer des cotrcts, des fagots, en ôler quelques bâtons. — Châtrer des ruches, enlever, avec un couteau de fer fait exprès, la cire et le miel d'une ruche. — Châtrer un fraisier, en ôter les rejetons superthis. — Châtrer des melons, des concombres, en rotraneherquelques Heurs. — Châtrer une roue, ôter une faible partie des jantes, pour en resserrer los rais. — Littér. Retrancher ce qui choque les bonnes mœurs, la religion ou le gouvernement : Martial, dans celte édition, n'est pas entier, il a été châtré.

' CHÂTREUR s. m. Celui qui fait métier de châtrer le^ animaux. — Cnatnan [A.) (V. S.)

CHATSWORTH, propriété du duo de Dovonshire, dans la paroisse d'Edensor , Derbyshire (Angleterre), célèbre par sabelle habitation et ses magnifiques jardins. C'est là que se trouve

Chats worlh.

la vaste serre-aquarium construite sous la direction de sir .loseph Paxton, pour recevoir le lis colossal appelé Victoria regia. Les galeries de l'habitation contiennent plus de 1,000 tableaux.

CHAU

CHATTAHOOCHEE [Ichat-la-ou-tcbi], rivière de GéoPïrie, forme la frontière do la Géorgie et de l'Alabama et s'unit au Flinl, pour former l'Appalachicola, Longueur 800 kil. Elle est navigable depuis Columbus.

CHATTANOOGA [tchat-ta-nou'-ga], ville de l'Etat de Tennessee (Etals-Unis), sur le Jen- ' nessee, qui 'r devient navigable, au pied du mont Looko'ut, à 273 kil. S.-E. de Nashville ; 50,000 h. dont 2,000 noirs. La bataille de CLickamauga se livra dans les environs, ainsi que celles de Lookout mounlain ( 24 novembre IS63) et de .Missionarj- ridge (25 novembre). Après ces batailles, le général Grant, qui avait subi de grandes pertes, dut lever le siège de Chattanooga.

* CHATTEs. f. Femelle du chat. — ** Mar. Synonyme d'allège etde barque-citerne.— Sorte de grappin qui sert à ressaisir les cordages tombés dans une rade ou à accrocher un câble tendu qui a besoin d'être sorti de l'eau sans lever l'ancre à laquelle il est attaché. - Espèce de chasse-marée à fond un peu plat, employé à la pêche.

CHATTEMENT adv. Avec la câlineric d'une chatlp : rll,: all.i chattemerit à /î(i (Balzac).

' CHATTEMITE s. f. (franc, chatte; lat. mitis, doux). Personne qui afl'ecte une contenance douce, humble et flatteuse, pour tromper quelqu'un.

* CHATTER V. n. Se dit d'une chatte qui fait ses petits.

* CHATTERIE s. f. Caresses, cajoleries, petits soins, dtiu de friandises, etc.

CHATTERTON s. m. (Du nom de l'inventeur). Matière isolante employée dans la fabrication des câbles pour l'inllammation des torpilles.

CHATTERTON (Thomas), poète anglais, né à Bristol en 1732, mort eu 1770. Dès l'âge de douze ans, il avait terminé le poème d'Elinoure et Juga. Admirable calligraphe, il composa une série de faux écrits qu'il attribua à d'anciens auteurs, et s'empoisonna après avoir été démasqué. Ses « Mélanges en prose et en vers » furent publiés en 1 -78.

CHATTES. Voy. Cwtes.

* CHAT-TIGRE s. m. Espèce de chat sauvage de rAïuérique méridionale. Voy. .Mar-

CHATTOOGA. 1. ou Chatuga, l'une des branches principales de la rivière Savannab ; elle sert de frontière à la Caroline du S., a la Caroline du N. et à la Géorgie. — II. Rivière du N.-O. de la Géorgie ; aftluent de la Coosa.

CHAUBAGE s. m. Action de chauler. « Le chaubarjc s'applique surtout au seigle et quelquefois au blé et à l'avoine longue que l'on destine à faire des liens, parce que ce procédé ne brise pas autant la paille que le fléau » (Beleze).

CHAUBER v. a. Agric. Egrener les céréales à la niaiu sur le bord supérieur d'un tonneau défoncé ou sur une planche dressée de champ.

CHAUCER (Geoffrey), poète anglais, né vers 1328 ou I3i0, raort en 1400. Confident du roi Edouard III, il fut plusieurs fois envoyé sur le continent pour de secrètes négociations. Il épousa Pliilippa Rouet, dont la sœur devint '' la première maîtresse de Jean de Gand, et cette alliance lui valut la faveur du nouveau roi, Richard IL Plus tard, sous Henri IV, il embrassa les opinions de Wycliffe, fut persécuté, s'enfuit sur le continent, rentra en grâce et se retira à Woodstock, puis au château do Donnington, où il écrivit ses meilleurs ouvrages : Contes de Canlerhury, le lioman de la liose, Troitus et Crcsscide, la Reine Anneli'k et le faux Airitr, la Fleur et l". feuille, un TraiU sur l'Astrolabe et le Testament de l'Amour. Il fut enterré dans l'abhayc de VVestiiiinster.

Cil AU

CHAUCES ou Cauces, Chaud, Cauci, puissant peuple lie l'ancienne Germanie, entre l'Ems, l'Elhc et le Weser; vaincus par les Romains pendant les règnes de Claude et de ÎNérou, ils se révoltèrent au lu'^ siècle et ravagèrent les frontières de la Gaule. Us se confondirent ensuite avec les Saxons.

* CHAUD. AUDEadj. (lat. calidus). Quia de la chaleur, i|ui donne de la chaleur : feu chaud ; soleil chaud; joiirnée très chaude; cnu chaude; cendres chaudes. On écrivait autrefois chauld, chaulde :

Pour cstcindre d'amour les ftammes Plus chauldes que feu saint Anthoine.

F. Villon.

— Pleurer à chaudes larmes pleurer excessivement. — Tempérament chaud, tempérament ardent. — Prov. et fig. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud, il ne faut point se relâcher dans la poursuite d'une affaire, quand elle est en bon train. — Cet ouvrage est encore tout chaud de la forge, il sort des mains de l'auteur, il a été achevé tout récemment. — Avoir les pieds chauds, jouir des commodités de la vie. êlre dans une situation heureuse et agréable. — Prov. Froides mains, chaudes amours, la fraîcheur de; mains annonce d'ordinaire un tempérament ardent. — lia la main chaude, se dit de celui qui gagne plusieurs parties de suite, à certains jeux où le gagnant fait toujours. — Main chaude, jea où une personne, courbée sur les genoux d'une autre et les yeux fermés, reçoit des coups dans une de sesmains, qu'elle tend derrière elle, et doit deviner qui l'a touchée. — Prov. et lig. La rendre tout chaud, le rendre chaud comme braise, se venger promplement de quelque tort qu'on a reçu, ou faire une répartie vive et prompte à un propos piquant. — Etre chaud, se dit des femelles de quelques animaux, et signifie : être en chaleur. — Qui conserve ou augmente la chaleur naturelle du corps : manteau très chaud. — Qui augmente la chaleur intérieure du corps : le vin est chaud ; les épiceries sont chaudes. — On dit adverbialement : lioire chaud, manger chaud, servir chaud. — Fièvre chaude, fièvre ardente fièvre accompagnée de déjiie. — .Ardent, passionné, zélé: chaud partisan. — Il n'est ni chaud ni froid, il ne se détermine ni d'un côté ni de l'autre. — Style chaud, style animé. -- Peint. Ton chaud, coloris chaud, ton, coloris brillant et vigoureux. On dit aussi dansco sens: un tableau chaud de couleur. — A la guerre. Action, affaire chaude, attaque chaude, action, all'aire, attaque où le combat est sanglant. On dit, par extension, dans le langage ordinaire : la dispute, la querelle fut chaude. — Alarme

chaude, grande et soudaine alarme. — Fig Prompt, qui se met facilement en colère : il est chaud et emporté; il a la tête chaude. On dil dans le même sens :avoirle sang chaud. — Récent : il m'apporta la nouvelle toute chaude.— \\ Il fera c/i(i»d, jamais : quand je reviendrai, il fera chaud. — 'thauà s. m. Chaleur : ('/ fait grand chaud. — Teidr chaud, protéger contre le froid, ou conserver, augmenter la chaleur naturelle du corps : cet habit vous tiendrachaud.

— Il faisait chaud à cette affaire, à cette action, à cette attaque, on y courait di; grands danfrci-s. — Souffler le chaud et le froid, louer et blâmer une même chose, parler pour et contre une personne, être tour à tour d'avis contraires. — Celane lui fait ni froid 7ii chaud, se dit d'un homme qui reste indilléreiit sur une all'aire. - Cela ne fait ni chaud ni froid, se dit de ce quineserl ni nenuil àuneallairo.

- Tout chaud, tout bouillant, avec empressement, sans perdre un moment. — w Personne ardente ou zélée : c'est un chaud. — Un chaud de lapince, un homme luxurieux. — Chaud, corrupt. do caut, rusé, désigne un homme fin, malin : vous èies chaud. — Adjectiv. ; et toi chaud.

' CHAUD adv. Chaudement : boire chaud :

CHAU

servir chaud. — Chaud! chaud!, vite, vite. — A la chaude loc. adv. Sur l'heure, dans le preiiiiri' innment : on attaqua l'ennemi à la chaude.

CHAUDE s. f. Feu vif et clair qui chauffe promptcmcnl. — Techn. Double action de faire chautl'er le fer et de le forger : forger un fer en deux chaudes. — Petite chaude, chauffage au rouge brun. — Bonne chaude, cliaufl'age à blanc. — Chaude suante, chauffage jusqu'au point où le métal semble laisser échapper des gouttes fondues.

• CHAUDEAU s. m. (bas lat. caldellum).

Brouel ou bouillon chaud, que l'on portait quelquefois aux mariés, le matin du lendemain de leurs noces.— Toute boisson chaude (vieux).

* CHAUDEMENT adv. De manière que la chaleur se puisse conserver : se tenir chaudement. — Fig. Avec ardeur, avec vivacité : recommander chaudement une personne.

CHAUDESAIGUES [chô-de-zè-ghe], Aquse calentes, >laliiin balnéaire et ch.-l. de cant. , arr. et à 31 kil. S.-S.-O. de Saint-Flour (Cantall, dans une étroite vallée, entre les montagnes qui séparent le Gévaudan de l'Auvergne; 1,050 hab. 4 sources thermales abondantes, bicarbonatées sodiques, contenant dilïcrents sels à bases alcalines, recommandées contre les rhumatismes, les paralysies, les névroses, certaines maladies delà peau, les rétractions musculaires, elc. La source du Par est l'une des plus chaudes de l'univers; elle atteint 88" C. Les autres sources produisent également des eaux à un degré fort élevé. Ces eaux circulent dans la ville et servent à tous les usages domestiques; pendant l'hiver, elles chaulïent l'intérieur des maisons.

CHAUDET (Antoine), sculpteur et peintre, né à Paris en 1701, mort en 1810. Ses œuvres principales sont un « Paul et Virginie » une « statue de la Paix » en argent, (aux Tuileries) et le Napoléon cm'i resta sur la colonne Vendôme jusqu'en 1813. Il prit une part active à la rédaction du Dictionnaire des Beaux- Arts. Sa femme, Jeanne-Elisabeth Gariou, excjîlla dans la peinUire de genre et dans le portrait (1 707 -1830).

CHAUDEY ;Ange-Gustave), publicisle, né â Vcsoul le .'J oct. IS17, fusille à Paris le 23 mai 1871. Quelques brochures le firent connailrc sous Louis-Philippe. .\près la Révolution do 18i8, il combattit la candidature du prince Louis-Napoléon qui apportait pourtant à la France la constitution telle que Chaudey en avait élaboré le projet dans ses Idées de Napoléon en matière de constitution. E.\ilé après le coup d'Etat, il vécut en Suisse, rentra après l'amnistie dite des quatre mille (1836), collabora au Siècle et à plusieursjournaux de l'opposition et fut nommé, en novembre 1870, adjoint au maire de Paris, en vertu d'un décret du gouvernement de la Défense nationale. Le22janv. 1871, il se trouvait à l'hôtel de ville au moment où les mobiles bretons tirèrent sur les délégations de la populalioii. On l'accusa d'avoir ordonné le feu; la Commune le fit arrêter aux bureaux du Siècle, le 13 avril, el le tinta .\Iazas jusqu'au jour où Raoul Kigault vint, accompagné d'un peloton d'exécution, le tirer de sa cellule. C/iaK(/-/'roiJ.tV. S.)

♦CHAUDIÈRE s. f. (lat. ca/iiarium). Grand vai-sseau, ordinairement de cuivre, où l'on fait cuire, bouillir, chaull'er quelque chose : chaudière de teintuturier, de raffuieur de sucre, de brasseur de bière. — Chaudière boaillante, chaudière où il y a un liquide bouillant. — Chaudière à vapeur, vaisseau de cuivre, de tôle ou de fonte dans lequel l'eau se transforme en vapeur.

CHAUDIÈRE, rivière de la province de Quebec (Canadii', liait près de la fronli''TC des

cnAu

Elals Unis et se jette dans le Saint-Lauront, à 10 kil. au-dessus de Québec, après un cours de 100 kil. A environ a kil. de son cnibou-

CIIAU

l'avantage de pei'dre peu di- chaleur; quelques cheminées à la prussieniio peuvent brû-

CHAU

chure se trouvent les chutes de la chaudière {Chaudière Fnlls), qui ont 100 pieds de haut.

CHAUDON. I.{DoM Louis-Maïeul), bénédic- Un de Cluny, né à Valensoics ^Busses-Alpes) en 1737, mort en 1817. Auteur d'un Didionmiire historique (1700), plusieurs fois réimju-imé et largement mis à contribution par Feller; d'un Dictioimaire anliphilosophique (17l)7-'C9); d'une Histoire ecclésiii^tiijuc (178.H, "2 vol.), etc. — II. (Esprit-Joseph), frère du précèdent, né à Valrn-ules en IkIS, mort en 1800. Enseigna les humanités dans plusieurs collèges des Oratoricns et publia la Bibliotfièij)ic d'un homuv de goût, sur des matériaux fournis par son frère.

"CHAUDRONS, m. Petite chaudière quia une anse, et ([uiserl prini'ipalement à la cuisine. — »» Par dénigr. Mauvais instrumenta corde; mauvais piano.

* CHAUDRONNÉE s. f. (".c qu'un chaudron peut ciinlcnir.

* CHAUDRONNERIE s. f. Art. commerce du chaudnmnier ; loule marchandise de chaudronnier.

* CHAUDRONNIER, 1ÈRE s. Artisan qui fait, qui vend des chaudrons, des marrailes, et autres ustensiles de cuisine, de fer ou de cuivre.

* CaAUFFAGE s. m. Bois, ou combustible, que l'on consomme pour se chaulFer ; bolide chauffage. — Droit découper dans une forêt une certaine quantité de ûois pour se chauffer : il avait son rhauffage dans telle foret.— Action de chauiïer oudese (diauUer. — Chez les peuples primitifs le chautl'age se fit au moyen de feu allumé au milieu des huttes; chez les peu|ile; de l'antiquité, on se servit de combustible brûlant sans fumée, comme dans les modernes braseros des peuples méridionaux, fie fut au moyen âge seulement que l'on imagma la cheminée qui, par le moyen d'un conduit, écoule à l'extérieur les produits de la combustion et, en même temps, une grande partie de la chaleur. A mesure que la vie devint moins large, on diminua la hauteur et la largeur des cheminées, dont les exemples les plus giandioses se rencontrent dans les châteaux de la féodalité et de la Renaissance. Nos modernes cheminées devenant elles-mêmes trop coùteusesen raisondupeude chaleur qu'(dles produisent, on imagina d'abord les cheminées à hiprussiennc. appareils en tôle, munis d'une trappe également en tôle, que l'on peut abaisser ou soulever à volonté au moyen d'un treuil sur lequel s'enroulent deux chaînes. Cet appareil, que l'on peut encastrer dans une cheminée ordinaire ou placer dans l'intérieur de l'apiiaiiement, offre

ler de la liouille ou du C(d;e. Le [lassage se fit ra|)idement de celle cheminée au poêle, aujourd'hui si employé, surtout chez les peuples du iNoiil. Les poêles en -; terre cuite vernissée , ] s'échaull'ent et se refroi- -,1 dissent lentement; ils iaë,'-' ; donnent une chaleur l''^'''^;-] douce et unifurme et ■ i sont exempts de mauv,ii>e odeur; mais ils se leiidilleiit et se détruisent rapidement et l'un , no [leut guère y briller "" '.[ue du bois. Les poèli'S . de foute chaull'eiit et se .,..»: refroidissent très vite, ^^'^ donnent une chaleur 'X .'-•î^ peu uniforme et répan- '^Zi ' dent ])resiue toujours une odeur peu agréable ; leur seul avantage est une grande économie de chaleur et, par conséquent, de combustible. On donne le nom de \ialorifèves à-de grands poêles établis en dehors de la pièce à chauffer et qui y envoient la chaleur soit au moyen d'air chaud, soit au moyen d'eau chaude, soit au moyen de vapeur d'eau. Ce sont les appareils employés généralement au chauffage des ateliers, des manufactures, des édifices publics et des grandes maisons particulières. Les poêles-calorifères ou poêles portatifs sans tuyaux rcmplissentrair d'oxyde de carbone et sont très dangereux. Depuis longtemps déjà le gaz sert au chaufl'age des maisons; on a imaginé, pour cet objet, des poêles particuliers.

CHAUFFAILLES, ch.-j. de cant., arr. et à 33 kil. S. de Charolles (Saône-et-l.oire) ; 4,888 hab.

CHAUFFARD. I. (Marie-Denis-Étienne-Hyacinthe), médecin, né à Avignon en IT'.iO, mort en 187b. Son Traite des fièvres (182;)) fait autorité dans le ressort de la faculté de Montpellier. — II. (Paul-Émile), lils du précédent, auquel il succéda comme médecin en chef des hôpitaux d'Avignon, né dans cette ville en 1823, mort à Paris en 1875. Nommé professeur à l'Ecole de médecine de Paris en 1871, il fut accueilli par les huées et les sifflets des élèves, et son cours dut être fermé pendant deux mois. Il a laissé quelques ouvrages de médecine spiritualiste.

* CHAUFFE s. f. Fond. Lieu où se jette et se brûle le bois qu'on emploie à la fonte des pièces. — Action de chauffer : donner une chauffe à un appartement. — Produit d'une fonte de métal.

CHAUFFE-ASSIETTE s. m. Appareil qui sert à faire chiiulfer les assiettes. Plur., des Chaufpe-assikttes.

* CHAUFFE-CIRE s. m. Officier de chancellerie qui avait la charge de chauffer la cire pour sceller : des chauffe-cire.

CHAUFFE-LA-GOUCHE s. m. Mari trompé et content.

CHAUFFEPIÉ (Jacques-Georges de), pasteur hollandais, il'origine frani;aise (1702-'80). Le plus connu de ses nombreux ouvrages est un supplément au Dictionnaire de Bayle (4 vol. in-fol.; IT.'iO-'.SO).

CHAUFFE-PIEDS s. m. Chaufferette : des chauffe-pieds.

* CHAUFFER v. a. (lat. calefaccre). Rendre chaud : chauffer le four, de l'eau. — Prov. et fig. On saura, on verra de quel bois je me chauffe, on saura, on verra do ((iioi je suis capalde, quel homme je suis. — lS'>us ne nous chauffons pas du uiéme bois, nous n'avons pas les niènuîs

sentiments, les mêmes opinions. — Chauffer quelqu'un, l'attaquer vivement par des raisonnements ou des plaisanteries. — Faire une chose avec promptitude ou avec action : chauffezun peu cette affaire. — Art milit. Chauffer l'N POSTE, faire tirer vivement l'artillerie sur ce poste. Chauffer une ville assiégée, se dit de l'activité que commencent à prendre les batteries de siège off'ensif, et le ravage exercé parles projectiles. — ^lar. Brûler de la paille sous la carène d'un bâtiment pour fondre le brai, la dégager de tous les corps qui y sont attachés, et détruire les vers. — Chauffer les SOUTES, les sécher, afin que les provisions s'y conservent mieux. — w. Jari-'on. Chauffer une femme, faire l'empressé auprès d'elle. — Cha)iffcr le four, ho'ire beaucoup. - Ch'uiffer unartiste, l'applaudir chaleureusement. - Chauffer une entrée, une sortie, saluer d'une salve d'applaudissements un acteur à son entrée en scène et à sa sortie ; c'est la mission de la claque. — * v. n. Donner de la chaleur ; ce bois chauffe bien. — Etre chauffé : le four chauffe, le bain chauffe. — C'est un bain qui cliauffe, se dit d'un gros nuage qui menace de la pluie. — Ce n'est pas pour vous que le four chauffe, ce n'est pas pour vous que telle chose est préparée. — Ça chauffe, l'action, la dispute devient vive. — Se chauffer v. pr. Chauffer soi, s'approcher du feu : ûe.uezvous cltauffer. — Chauffer une partie de son corps r chauffez-vous les pkds.

* CHAUFFERETTE s f. Boite percée de plusieurs trous par le haut, dans laquelle on met du feu pour se tenir les pieds chauds. Il y a aussi des chaufferettes de terre cuite. — Petit réchaud que l'on met sur la table pour tenir les mets chauds.

* CHAUFFERIE s. f. Forge destinée à forger

le for qu'on veut réduire en barres.

* CHAUFFEUR s. m. Ouvrier chargé d'entretenir le feu d'une forge, d'une machine à vapeur. — Conducteur d'automobile.

CHAUFFEURS ou Garrotteurs, brigands qui s'organisèrent en France pendant le règne de laTerreuretqui, pour obtenir la révélation des cachettes de leurs victimes, leur faisaient griller les pieds, après les avoir bâillonnées et garrottées. De 17911 à 1803, ils exercèrent d'atfreux l'avages dansplusieursdépartements, surtout dans ceux de l'Est et du Midi. Us s'introduisaient la nuit dans les fermes, dans les maisons isolées, infestaient les grandes roules, enlevaient les filles et les jeunes femmes et résistaient aux troupes envoyées pour les combattre. Sous le Consulat, on forma un corps de gendarmerie mobile à pied qui finit par les détruire. Le fameux chef, Jean Btlckler, surnommé .Schinderhanues, tint le dernier sur les bords du Hhin. 'Voy. Vie de Schinderhannes et autres chefs de chauffeurs, par Sevelinges (Paris, 1804).

' CHAUFFOIR s. m. Lieu d'un monastère, où les religieux, les religieuses vont se chauffer. — S'e»l dit aussi, dans les théâtres, d'un endroit où les comédiens et les spectateurs vont se chaufl'er. On dit maintenant : foyer. — Chauffoir publie, chambre chauû'ée qui est ouverte aux pauvres pendant les hivers rigoureux. — Linge chaud avec lequel on couvre, on essuie un malade, une personne qui est en sueur. — Linge de précaution pour les femmes.

CHAUFFONTAINE, station minérale de Belgique, a 8 kil. de Liège. Traitement des rhumatismes, de la chorée et de l'hystérie.

CHAUFFURE s. f. Défaut du fer qui a été tro|) ehaullë et qui s'écaille.

* CHAUFOUR s. m. Grand four à cuire la chaux. Un dit plus ordinairement : four à chaux.

•CHAUFOURNIER s. m. Ouvrier qui fait la chaux.

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* CHAULAGE s. m. Agric. Action de chauler des céréales. Celte opération a pour but de détruire les {:erraes de certaines maladies sans altérer le grain.

* CHAULER V. a. (rad. chaux). Agr. Faire tremper du blé dans de l'eau de chaux avant de le semer — Se livrer au cliuulage.

CHAULIAG ou Cauliac (Gui de), chirurgien du siv^ siècle, né à Chauliac (Gévaudan). II exerça à Lyon et fut employé à Avignon par plusieurs papes. Son ouvrage principal : Inventorium, etc., traduit en français par Laurent Joubert, sous le titre de (h'ande Chirurgie (lo92), contribua à faire de !a chirurgie un art méthodique. Chauliac rétablit les opérations telles que les accomplissaient les chirurgiens grecs et arabes, il inventa de nouveaux instruments et fit subir des opérations à la lentille cristalline dans les cas de cataracte.

CHAULIEU (Guillaume Amfkye, abbé de], surnommé par Voltaire le premier des poètes négligés, et par ses amis l'.^naeréon français, né à Fontenay (Vexin) en !639, mort à Paris en 1720. La meilleure édition de ses œuvres est celle de 1774 (2 vol.).

CHAULIODE s. m. [kô-li-o-de] (gr. chauliodous, qui a des dents saiilaiilesi. Icht. Genre de brochets dont la mâchoire est armée de longues dents.

CHAULNES[chô-ne],|CaZnena,ch.-l. decant., arr. et à 18 kil. S.-O. de Péronne (Soninie), l,2n hab. Duché-pairie en 1621. Patrie de Lhomond.

CHAULNES. I. (Honoré d'Albert, duc de), maréchal de France, mort en i()49. La protecliun de son père, de Luyiies. lui valut un rapide avancement. — II. (Louis-Auguste d'Al- 'lERT d'Ailly, duc de), maiéchal de France, llti76-l744). Son goût pour les sciences lui acquit une certaine réputation.

• CHAUMAGE s. m. Agr. Action de couper le chaume ; temps auquel on le coupe.

CHAUMARDou Chomard s. m. Mar. Gros montant de bois fixé sur un banc du premier pont d'un grand bâtiment, pour recevoir les garants des drisses des basses vergues et ceux des guinderesses du mât de hune.

CHAUMAREYX ou Chaumareix (Hugues, VICOMTE DuiiOY OU DcROYS de), Capitaine de vaisseau, né à Vars (Corrèze) en 1760, mort vers 1838. Officier de marine, il déserta au commencement de la révolution pour se metlre au service de l'Anglelerre. Hoche le prit les armes à la main, lors de l'affaire de Quiberon, et lui laissa la vie sauve. La Restauration lui donna le grade de capitaine, bien qu'il n'eût pas vu la mer depuis vingt ans. 11 doit sa triste célébrité au désastre de la frégate la Méduse qu'il était chargé de conduire au Sénégal en 1816. Plein de hauteur, il repoussa les avis de ses officiers, s'engagea étourdinient trop près des côtes d'Afrique et manœuvra si bien qu'il vint s'échouer sur le banc d'Arguin. Puis il se sauva dans un canot cl abandonna son équipage, qui périt presque tout entier sur un radeau devenu célèbre. A son retour en France. M. do Chaumareyx fut condamné par le conseil de guerre à trois ans de prison militaire et fut déclaré déchu de son grade et incapable do servir l'Etat. Les Bourbons l'indemnisèrent de ces désagrémcnls disciplinaires en lui donnant un bon emploi de receveur des droits réunis à Bellac (Haute-Vienne).

• CHAUME s. m. (lai. calamus). Bol. Tige berbai ée, creuse, siii)[)le, garnie de nœuds, qui est propre aux graminées, telles que le blé, l'avoine, etc. — Partie de la lige des blés qui reste dans le champ quand on les a coupés : le chaume sert à faire de la litiirr.

— Par ext. Champ ou le chaume est encore sur pied : citte compagnie de perdrix s'est allée remettre dans un chaume. — Paille qui couvre les maisons de village, les habitations de paysans : maison couverte de chaume. — Poét. Chaumière -.habiter sous le chaume.

' CHAUMER V. a. et n. Agric. Couper, arracher du chaume.

CHAUMERGEY, cli.-l. de cant., arr. et à 32 kil. S.de Dole (Jura); b29hab.—C/iaMmtf«.(V.S.)

CHAUMETTE (Pierre-Gaspard', révolutionnaire, iie:i .Nevers en 1763, guillotiné le 1 3 avril 1794. Fils d'un cordonnier, il fit quelques éludes, el fut successixemcnt clerc de procureur, journalisle et orateur populaire. La part très active qu'il prit à l'insurrection du 10 août 1792 l'ayant tiré de l'obscurité, il remplaça iManuel comme procureur de la commune de Paris, quitta ses prénoms pour prendre celui d' Anaxagoras, saint qui, disaitil, avait clé pendu pour son incrédulité ; persécuta la famille royale, organisa les fêtes de la Raisoti, provoqua la chute des Girondins, l'établissement du Tribunal révolutionnaire, la loi du Maximum, la formation de l'année révoluliooiiaire el la loi des suspects. Par son éloquence et son énergie, il domina la Commune et se fil redouter de la Convention. Associé à Clootz el à Hébert, il épouvanta, par ses excès, Danton et Robespierre lui-même. Enveloppé dans la prosci'iption des héberlisles, il fut arrêté. On hésita, en raison de sa formidable popularité, à le livrer au bourreau.

' CHAUMIÈRE s. f. Petite maison couverte de chaiiine.

" CHAUMINE s. f. Petite chaumière.

CHAUMONOT ou Chaumonnot Pierre-Marie- Josephj, Jésuite et missionnitiic français, né en 1611, mort en 1693. Accompagné du Père Poncet, il débarqua à Québec en 1639 et se voua à l'instruction des Indiens, particulièrement des Ilnrons, parmi lesquels il demeura pendant plus de cinquante ans. Sa Grammidrc de la lanije huronne a été publiée à Québec en 1835 par la Société littéraire et historique.

CHAUMONT ou Saint-Chaumont (Buttes), agglomération de monticules arcidenlés, à l'F. de Pans, entre Belleville et la Villette (xix>^ arr.). Le 30 mars 1814, une poignée de jeunes gens y tinrent tête pendant toute une journée à l'armée prussienne en marche sur Paris. Les bulles furent annexées à la capitale en 1860; elles formaient alors un vaste désort, aride et désolé que l'on se hâta de transformer en un magnilique parc comprenant des collines abruptes, des falaises, un lac, une cascade, deux rivières, etc. Les bulles Cliaiimont l'ment l'un des derniers boulevards des fédérés en 1871 ; l'armée ne les occupa que le 27 mai.

CHAUMONT ou Chaumont-en-Bassigy, Calvus mous, l'aliimontiinn, Calmonliiiin, ch.-l. du dép. de la Hautfc-Marne, à 254 kil. S.-E. de Paris, (lar 46° 6' 47" lat. N. ei 2° 48' 19" long. E., sur une colline au confluent de la Marne et de la Suize; 13,428 h. Collèi;e, musée, grande bibliothèque; belles promenades. Fabr. de dra]is, de gants de peaux, de lainages. Comni. de fers, coutellerie. Eglise gothique: um-. tour des Ilautefeuilles. Cette ville, ch.-l. du Bassigny, fut réunie au comté de Champagne au xii* siècle. Pairie du sculpteur Bouchardun, du général Damrémont. — Tn.iiTÉ DE CiiM MONT, l"^' mars 1814. entre les alliés, pour le démembrement de la France.

CHAUMONT EN-VEXm, ch.-l. de cant., arr.

et à 27 kil. S. -S.-O. de Beauvais (Oise), sur la Troène; 1,443 h. Ancien comté.

CHAUMONTEL s. m. Poire originaire du vili.jgi' de Ch.aumontel (Seine et-Oisc).

CHAUMONTOIS s. et adj. Qui est de l'une des ville;, nommées Chauraont.

CHAUMONT-PORCIEN [si-ain] ch.-l. de cant., arr. el .à 22 kil. N.-iN.-O. de Rethel (Ardennes . sur l'Aisne; UOi hab.

CHAUNCEY (Isaac) [tchann'-si], officier de la marine américaine (1772-1840). Aprèss'êlre distingué devant Tripoli (1804), il commanda les forces américaines sur les lacs (1812), coopéra à la prise de Toronto et du fort George(18t3), et bloqua pendant six semaines l'escadre de sir James Veo (1814).

CHAUNCY. I. (Charles), théologien anglais (Ili92-1072). Persécuté à cause de son puritanisme, il passa en Amérique où il devint président du collège Harvard (1654). H a publié des sermons (Boston, 1659| et un ouvrage intitulé Antisynodalia Americana. — II.

(Charles), petit-fils du précédent, ecclésiastique américain (170o-'87). Fui pendant soixante ans, pasteur d'une paroisse de Boston. Nombreux ouvrages, parmi lesquels : Bonté de la Divinité ; Pensées sur l'état de la religion en Nouvelle- Anijlctcrre.

CHAUNOIS, OISE s. et adj. De Chauny ; qui apparlient a celle ville ou à ses habitants.

CHAUNY, Calniamm, ch.-l. de cant., arr. el à 36 kil. 0. de Laon (Aisne), sur l'Oise et sur un embranchement du canal de Saint-Quentin ; 9,927 hab. Jolie ville, où se fait, au moyen d'une machine hydraulique, le polissage des glaces de Sainl-Gobain. Bonneterie et produits chimiques. — Chnitsey (îles). CV.S.)

* CHAUSSANT, ANTE adj. Qu'on chausse facilement; ne se dit guère que des bas : un bas de soie est plus chaussant qu'un bas de fil.

CHAUSSARD(Pierre-Jean-Baptiste), homme

politique el littérateur, né à Paris en 1760, mort en 1823. Sous le nom de Puilicola, il participa à la Révolution elful envoyé comme commissaire en Belgique (1792). lien fulbienlôt rappelé à cause de nombreux actes d'arbitraire. Sous le Directoire, il fut un des sectateurs de la théopkiluntropie, puis enseigna les belles-lettres dans plusieurs lycées de province pendant le Consulat et l'Empire. La Restauration l'écarla du corps enseignant. Quelques-unesde ses odes ont obtenu un grand succès, notamment celle qui est intitulée l'Industrie et les Arts. Sa. Poéliqiie secondaire (ISM) est une sorte de complément A VAi't poétique de Boileau. Son opuscule politique: De l'Alleniiiijne et de la maison d' Autriche nélé plusieurs fois réimprimé. Il a laissé des Mémoires sur la révolution de Belgique (1793), et une traduclion de l'Histoire des expéditions d'Alexandre, par Arrien (1802).

* CHAUSSE s. f. (lat. calceus, soulier). Pièce d'étoile que les membres des universilés portent sur l'épaule dans les fonctions publiijiici et qu'on nomme aussi ; chupieron : chausse de docteur en théologie. — Pièce de drap taillée en capuchon pointu, dans laquelleon passe des liqueurs qui ont besoin d'être clariliées. — Chausse d'aisance, tuyau des latrines qui est ordinairement de polerie revêtue de plâtre. Voy. Cu.vL'ssEs. — Pêche. Manche du filet appelé bregin. — Sorte de filet dont l'ouverture est très large.

* CHAUSSÉ, ÉE, part, passé de Cn.Ai'.ssEn.— Prov. et li,:;. Les cordonniers sont les plus mal chaussés, on néglige ordinairement les avantages qu'on est le plus à portée de se procurer par son état, par sa position, etc. — S'enfuir un pied chaussé, l'autre nu, s'enluir en toute hâte, sans prendre le temps de s'habiller.

* CHAUSSÉE s. f. (rad. chaux). Levée de terre iju'on l'ail au boi'd d'une rivière, d'un étang, ijour retenir l'eau : chaussée d'une rivière, d'un étang. — Levée oui se fait dans les

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lieux lias, humides el marécageux, pour servir de chemin de passage : la chaussée de Bruncliinit; li'S Romains ont faitlaplupart desgrands cheiHUiS dans les Gatiks en manière de chaussées, et ils y cinidnyidcnt beaucoup de chaux. — Pariie bombée d'une rue ou d'un grand chemin, qui est enLre deux revers ou deux ruisseaux, ou entre deux bordures de pierres rustiques :' les voihires passent sur la chaussée — Ponts et chaussées, voy. Pont. — Rez-de-chaus- S'}e, niveau du terrain : le mur n'était encore (/u'au rez-de-chaussée, qu'à rez-de-chaussée. — Partie d'une maison qui est au niveau du terrain : j'habite lercz-dc-chaussée. — Chaussée d'Antin (quartier dk la), partie de Paris comprise entre les anciens et les nouveaux Ixiulevards, el entre les rues du Faubourg- Montmartre el des Martyrs à l'E., et colles de l'Arcade el du Rocher à l'O. On y rencontre de magniliques hôtels el plusieurs grands établissements publics; le quartier d'Antin, encore occupé de champs et de marais au xvni° siècle, est aujourd'hui l'un des plus beaux el des plus riches de la capitale. Il est traversé par la longue ellargerue delà Chaussée d'Antin.

CHAUSSÉE DES GÉANTS, en angl. Giants' c.\usKWAY, rochers basaltiques qui forment la principale curiosité du comté d'Aulrim, sur la côte N.-E. d'Irlande, entre Bengore-Hcad et Port-Uush. Sur une étendue de 12 kil. le long de cette côle, les rochers s'élèvent en colonnes verticales r|ui alleignent jusqu'à 20 et même 30 pieds de haut et dont la forme est

étricrs, enfoncer trop avant ses pieds dans les étriers. — Chausseï les éperons à (/uclipt'uii, lui mettre les éperons en le faisant chevalier. — Chausser de près les éperons à queliiu'un, poursuivre de près quelqu'un qui s'enfuit. — Mettre une chaussure à quelqu'un : il faut chausser cet enfant. — Ce cordonnier chausse bien, chausse mal, il fait bien, il fait mal les chaussures. — Ce cordonnier chausse un tel, me chausse, il fait ordinairement des chaussures pour un tel, pour moi.— Cette personne n'est pas aisée ci chausser, il est difficile de lui faire des chaussures qui lui aillent bien. — C'est un homme qui n'est pas aisé à chausser, on ne le persuade pas aisément. — Ce bas, ce soidier chausse bien, il va bien sur la jambe, sur le pied. — Agric. Chausser un arbre, une plante, entourer de terre le pied d'un arbre, d'une plante, pour les soutenir et favoriser leur accroissement. — w Jargon. Convenir : came chausse. On dit aussi : came botte. — * V. n. No s'emploie que dans ces phrases : Chaussera six points, à sept jmints ; chaasser à tant de p(dnls, porter des souliers de telle nu telle longueur. - Fig. et fam. Ces deux personnes chaussent il même point, sont chausséis àmémepoint, elles ont même humeur, mémo inclination, etc. — Se chausser v. pr. chausser soi : chaussez-vous. — Fig. et fam.Sr t7t(H(Sser une opinion dans la tête, s'entêter d'une opinion. Il se prend Loujours en mauvaise part.

' CHAUSSES s. f. pi. Partie du vêlement ries hommes, qui couvre depuis la ceinture jus-

rhnass^c des C

ordinairement celle d'un prisme hexagonal. Ouelques-unes ont !i, 7, 8 ou 9 côtés. Ces colonnes sontrapprochéesles unesdes autres, de manière à ne laisser aucun interstice entre elles. Danscerlainesparlies, elles se terminent à une hauteur uniforme elfornienl une chaus- (causeway), qui descend doucement dans la mer.

CHAUSSÉE (Pierre delà). Voy. La Chaussée.

* CHAUSSE PIED s. m. Instrument de corne ou long morceau de cuir dont on se seit pour chausser plus facilement un soulier : des chausse-picdi.

* CHAUSSER v. a. (lat. caleeare). Mettre des bas, des s(udicrs, etc. : chausser ses bas. On dit de même, chausser des bas, des souliers d quelqu'un. — Fig. Chausser le cothurne, se mettre à composer deslragédies. On le dit également d'un acteur qui s'essaye dans la tragédie. — Chausser le cothurne, en mauvaise part, enller son style. — Chausser le brodequin, se mettre a composer des comédies. On le dit également d'un acteur qui s'essaye dans la comédie. — Manège. Chausser les

(pi'aux genoux (vieux). — Chausses de pagc^: chausses courtes et plissées, que portaient les pages, et (ju'on appelait aussi : trousses. — Prov. el lig. // )('(( pas de chausses, il est fort pauvre. — Tirer ses chausses, s'en aller, s'enfuir. — Cette femme porte les chausses, elle est plus maîtresse dans lamaison que son mari. — Faire dans ses chausses, avoir une grande pour. — I! a la clef de ses chausses, se dit d'un jeune homme qui n'est plus en âge d'êlre châtié. — Chausses, se disait aussi de ce qui sert ordinairement à couvrir les jambes et les pieds, et qu'on nomme aujourd'hui: bas. Une paire de chausses. — Arniur. Chausse du mailles. Pantalon de cuir, garni extérieurement de mailles de fer, excepté aux parties qui appuyaient sur la selle, eldont le bordsupérieur s'accrochait au bord inférieur de la cote de mailles. Ce genre de chausses appartenait à l'armure à haubert, el il était interdit aux écuyei's d'en faire usage.

'CHAUSSETIER s. m. Marchand qui fait et qui vend des bas, des bonnets, etc. : ehaussciier-bonnetier. — On dit aujourd'hui : bonnetier.

' CHAUSSE-TRAPE s. f. Art milit. Instrument fonn('' di; (piatre pointes de fer disposées de maniéie que, lorsqu'on le jette à terre, une des pointes se tient toujours menaçante. On op|iose cet obstacle à la cavalerie. Leschaussetrapes se composaienlsouvent, au moyen âge, de pieux aiguisés, cachés dans les herbes, au fond des fossés. — Chausse-trape brûlante, sorte de brûlot dont on faisait emploi pour la défense des places. — Piège que l'on tend pour prendre les bêtes puantes : mettre des chause-trapes dans une forêt. — Plante très commune dans les lieux incultes et le long des chemins, qui a ses fleursarmées d'épines, disposées à peu près comme les pointes des chausse-trapes dont on se sert il la guerre. On la nomme aussi : chardon étoile.

* CHAUSSETTE s. f. Demi-bas de toile, de fil, etc., i(ue l'on met sous des bas. • — Simple anneau de fer que porte à la jambe le forçai qui n'est plus accouplé.

CHAUSSIN, ch.-l. de cant.; arr. et à l'J kil. S.-S,-U. dr Dôle (Jura); 4,20'J hab.

* CHAUSSON s. m. Chaussure qu'on met au pied par dessous les bas, et quelquefois pardessus. — Espèce de soulier plat à semelle de feutre, de buftle, etc., dont on se sert pour jouer à la paume, pour faire des armes, etc. — Chaussons de bal, dedanse, souliers fort légers qui servent pour danser. — Sorte de pâtisserie, qui contient de la marmelade, de la compote ou des confitures, et qui est faite d'un rond de pâte replié sur lui-même : les chaussons se servent froid <. — w Sortede combat appelé aussi savate; science de se batUc à coups de pieds.

'CHAUSSURE s. f. (lat. culeeus). Ce que l'on met au pied pour se chausser, comme les souliers, les pantoufles, les bottes, etc. — Prov. et fig. 'Frouver chaussiire à son pied, trouver justement ce qu'il faut, ce qui convient. Se dit aussi d'une personne qui en trouve une autre capable de lui tenir tête. — Chaussure a tous pieds, opinion, doctrine banale, accommodée de manière à plaire aux esprits les plus opposés. — Enxvcl. La plus ancienne forme de chaussure est la sandale, semelle attachée de diverses manières au pied par des courroies, ainsi que le montrent nos gravures. Les anciens Egyptiens portaient des sandales de cuir, el bmrs prêtres des sandales do feuilles de palniier et de papyrus. Les héros d Homère combattaient ordinairement nupieds, et celle habitude se conserva longtemps )iarnii les jeunes hommes de Sparte ; mais les femmes grecques portèrent toujoursdeschaussures. Les magistrats romains avaient de-^ chaussures rouges pour les cérémonies. Le calceus était une sorte de soulier couvrant tout le pied; il était attaché par des lacets ou

1' Samialos. — I, pied lie la statue d'Elpis. au Vatican; — 2, pied de femme cliaussé d'une sandale; — 3, pied de l'.Apolloudu Belvédère.

par des ficelles. Leseakei dessénateurs et des patriciens étaient élevés comme des brodequins, ornés d'un croissant d'ivoire et appelés caleei lunati. Les sabots ou chaussures de bois devinrent d'un usage très répandu en Europe au ix" siècle ; les princes eux-mêmes ne dédaignaient pas de chausser le sabot; mais ils portaient aussi des sandales de cuir luxueusement ornées. Sous le règne de Guillaume II, le Rouge, fils de Guillaume le Conquérant, un beau de l'époque , Robert , surnommé le Cornu, introduisit l'usage des chaussures dites (i la poulaine, ornées, en avant de l'orteil, de longues pointes recourbées comme les cornes d'unbélier. Celte mode étrange se répandit rapiilement, en dépit des invectives des

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prêtres, Au xrv° siècle, les pointes des souliers s'élevèrent jusqu'à la hauteur du genou, auquel on les attacha par des chaînes d'argent ou d'or ; la partie supérieure 1 . était découpée do façon à imiter dos fenêtres d'église. Pendant trois siècles, le clergé, les papes et les officiers publics essayèrent vainement, par des prédications, des bulles ou des ordres , de faire abandonner cette mode.

Par acte du parlement anglais, en 1463, il fut fait défense aux cordonniers, de fabriquer pour les (I classes non privilégiées »

des souliers ayant des pointes longues de plus de deux pouces'; plus tard l'excommunication fut prononcée contre toute personne portant des chaussures à la poulaine. L'extravagance de *la mode se dirigea dès lors vers la largeur de la semelle, qui atteignit jusqu'à sept et huit pouces auxvi' siècle. De toutes les chaussures portées che? les divers peuples, il n'en est pas de plus étrange ni de moins naturelle que les pantoufles i\cs dames chinoises d'un certain lang. Dés l'enfance, on arrête, au

1, Clic 2,Calceiislunatus,

1, pied de rciiipcicui' Fiédeiic 111, d'upies un portrait ; 2, soulier italien du xiv^ siècle.

moyen de bandages et au prix de grandes soull'rances, le développement de leurs pieds, et à l'âge adulte, une difformité indestruclihle ir.arque la noblesse de leur naissance. En Europe, les chaussures de bois sont encore d'un grand usage, surtout dans lescampagnis. C'est en France et en A.llemagne que l'on fabrique les meilleures chaussures en chevreau cl en veau, à cause de la qualité des cuirs que l'on emploie. Les chaussures de dames, de Illicites et d'enfants sont presque tontes faites a la machine, aux Etats-Unis; mais les souliers et Ils bottes des hommes, sont encore presque partout fabriquées engrande partie à la main. La chaussure d'enfant (fafiot et bottillon) est un article de Paris fort ii;iportant. La découverte de certaines propriétés du caoutchouc a donné naissance à la fabrication des élastiques pour rem[ilacer les cordons et les boulons. L'emploi du caoutchouc permet de faire des chaussures imperméables. — 11 nous faudrait un volumepourdonner une description, même succincte, des diverses machines employées à la confection de la chaussure. On a inventé des machines spéciales pour la coulure des semelles, d'autres pour les visser ou leur mettre des chevilles de bois; d'autres pour visser les talons et pour les tourner; des emporte-pièce pour tailler les semelles. Depuis 1851, Alpheus C. Gallahue n'a pas pris moins de six brevets dillérents pour des machines à visser ; l'un de ses appareils, perfectionné par Elmer Townsend et B. F. Sturtevant, de lîoston, permet de visser ou de cheviller deux paires de chaussures d'hommes en une minute. La machine cnuseuse connue dans toute l'Europe sous le nom de machine Blakf, fut inventée vers tS^JS par Lyman R. lilake; elle coud près de cent paires de chaussures de femmes en une heure. La bordeuse Goodyear jmile à s'y méprendre le travailà la main. Il y a aussi des machines à coudre ou à liroder le dessus des souliers.

CHAUTAUQUA, lac de l'Etat de New-York (Etals-Liiisj, long de 30 kil. large de 2 à '6k\l. La rivière Allfghany donne issue au trop-plein do SCS eaux.

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* CHAUVE adj. {lat. calvits). Qui n'a plus de cheveux, ou qui n'en a guère. -- Prov. et (ig. : l'occasion est chauve, elle est difficile à saisir, on n'a qu'un moment pour la saisir.

CHAUVEAU LAGARDE (Claude-François) ,

avoc.il, iir à Chartres on IT.'iti, mort a Paris eu IS4I. Pendant la Révolution, il défendit Miranda, Brissot, Charlotte Corday, Marie-Antoinette et M"» Elisabeth. Il fui avocat au conseil d'Etat sous Napoléon et. après la seconde Restauration, il se voua à la défense des proscrits. On a de lui une Note sur le procès de Marie-Antoinette et de M"" Elisabeth (Paris, 1816).

CHAUVELIN. L (Henry-Philippe de), chanoine (l7l(i-'7()). Ses Compt'S rrudits sur les doctrines des jésuites amenerenl l'expulsion de ceux-ci. — IL (Germain-Louis de) père du précédent, avocat général au parlement, garde des sceaux, né en 1688, mort en 17(VJ. Son crédit porta ombrage au oai-dliiiil de Fleuiv, qui le fit disgracier.— III. (François- Claude, MARQUIS de), général, fils du |irr-cédent. Il mourut subitement en faisant la partie de jeu de Louis X'V (1774).

CHAUVENET ( William ) , mathématicien américain (l819-'70). Sa méthode pour déterminer la longitude en mer a été adoptée par les marins des Etats-Unis. Ses œuvres coinprennent une « Astronomie plane et sphériqiie » et un traité de trigonométrie très complet.

• CHAUVE-SOURIS s. f. Mamm. Groupe de quadni]ièdes volants dont les dill'érents genres constituent la plus grande partie de l'ordre des chéiroptères. — Animal de ce groupe qui a des ailes membraneuses, et qui

Chauve-souriâ ordinaire tVeàpeiUliù cumnuiiiis .

ressemble aune souris, pour la forme et la grosseur du corps : les chauves-souris ne commencent à voler que le soir. — Mar. Partie la plus élevée de la ferrure du gouvernail , s'étendant en ailes, tribord et bâbord de Vétambot. — Encycl. Les chauves-souris fornienl deux groupes distincts, caractérisés surtout par la .sliuclure des dents. Le premier groupe, contenant les genres ftéropes et cé- •phaUites, est frugivore, a des dents molairiîs un peu plates, obliquement tronquées, trois jointures aux doigts, avec une pointe au second doigt, el une queue rudimentaire ou absente. Le second groupe, comprenant les genres vespcrtilion, phyllostome, nyeteris, etc., a les molaii-es aiguës, comme les vrais insectivores. La fanilté de voler repose sur une organisation entièrement dill'érente de celle des oiseaux. La principale partie de la membrane qui sert au vol de ce quadrupède s'étend entre ses doigts démesurément allongés et, de leur extrémité, vient correspondre jusqu'à la partie postérieure du corps. Les yeux des chauves-souris insectivores sont très petits, et les oreilles externes énorniéiiient développées; dans l'oreillard, les oreilles sont presque aussi longues que le reste du i'or|)S. Les chauves-souris possèdent, ainsi (|ue l'a découvert Cuvier, une exaltation extraordi-

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naire du tact, qui réside dans la membrane du vol. Cette membrane, fine et délicale. naît des lianes et comprend non seulement lesbras et les mains, mais encore les parties postérieures du corps ; elle se prolonge plus ou moins, suivant les genres, entre les jambes, et se déploie dans toute la longueur de la queue; formant une surface sensible, disproportionnée à la grandeur du corps ; pour augmenter sa sensibilité, elle est entièrement ou presque entièrement dépourvue de poils.

Telle est la finesse du tact, chez ces animaux, qu'ils connaissent la distance qui les sépare d'un corps par les dillérentes impressions de cette membrane au choc de l'air. Les chaimessouris communes { vcspertilio ) forment un genre qui comprend six ou sept espèces en France. On les trouve dans les cavernes, dans les souterrains, dans les ruines, dans les creux d'arbres; elles se tiennent accrochées, par leurs grill'es, la tôle en bas, tassées les unes contre les autres ; elles passent ainsi l'hiver et ne se réveillent qu'au printemps. Elles ne sortent de leur retraite qu'à la lin du jour et passent les nuits à faire la chasse aux papillons et aux insectes nocturnes. Les femelles mettent bas deux petits qu'elles tiennent cramponnés à leurs mamelles. Les principales espèces sont : la chauve-souris ordinaire [vcspertilio comnmnis), de 40 cenlim. d'envergure, brun marron dessus, gris clair dessous ; oreillons en forme d'alêne ; la chauve-souris s6'0iM!c, un peu plus petite; marron foncé; ailes et oreilles noirâtres , commune sous les toits des églises ; la chauve-souris nodule, qui vit dans les troncs des vieux arbres; ]a.chuuvesoiiris pipistrelle, de 17 cenlim. seulement d'envergure, brune noirâtre, à oreilles triangulaires.

CHAUVETE s. f. Etatd'unepersonne chauve.

Il vieillie

CHAUVIGNY, ch.-l. de cant. ; arr. et à iokil. iN.-U. de Monlmorillon (Vienne), sur la Vienne; 2.349 hab. Vins rouges; église cul'ieuse ; châteaux.

CHAUVIN s. m. [ch(3-vain] (de Nicolas Chau- 1 vin, grenadier saintongeais de la Répiililique et do l'Empire, vieux grognard, qui se lit remarquer par l'exagération d'un patriotisme fanalique et, apri's la chute de Napoléon, par le culte exalté qu'il rendait à la mémoire de son empereur). Personne entichée d'un patriotisme absurde ou d'une admiration plus passionnée que raisonnée. Se'ribe, dans le Solildt labourevr, a popularisé, ainsi que le spirituel Charlet, le type du chauvin. — Chauvin, ine adj. Se dit de ce qui tient au chauvinisme : en 1870, un entendait les blouses blanches soutenir l'opinion chauvine que 300,000 Français pouvaient vaincre un million et demi d'Allemands.

* CHAUVINISME s. m. (rad. Chauvin). Exagération du patriotisme ; sentiment exalté de la gloire nationale : le chauvinisme est de tous les pays.

CHAUVINISTE s. m. Synon. de Chauvin.

* CHAUVIR V. 11. N'est usité que dans celte phrase : chauvir des oreilles, dresser les oreilles ; et no se dit que des chevaux, des mulets et des ânes : ce cheval chauvit des oreilles.

* CHAUX s. f. [chô] (lat. caix). Oxyde de calcium ; substance terreuse, alcaline et blanche, obtenue en calcinant quelqu'un des diil'ércnls carlionates de chaux, tels que la fiierre à chaux pure, le marbre et les écailles marines. On appelle carbonates de chaux ou carboiudes calcaires les combinaisons de la chaux avec l'acide carbonique. — On ilonne le nom générique de pierre à chaux Si toutes les roches qui sont priiu:i[iali;ment coniposées de carbonate de calcium. On donne particulièrement ce nom aux roches non crislallines et non très blanches. Le carbonate de ch.iux, d'un grain

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fin vl iiii|i;ii"failcmeat cristallisé, reçûille nom de iiKU'bru. Les pierres à chaux do tous les genres se rencoiUrent dans les roches de tous les àj.'es géologiques ; mais les variétés les plus cristallines se trouvent dans les roches les plus métamorphiques. On fait calciner la pierre à chau\ dans des l'ours à chaux. Ainsi préparée, elle s'échaufl'e dans l'eau, s'y dissout, et forme une pâte fine et blanche qui, étant mêlée avec du sable ou du ciment, com- |iose le mortier dont on se sert dans les constructions de pierres et de briques. — Chaux vive, chau.x qui n'a point été imprégnée d'eau. — Chaux c'tcinte, colle qui a perdu ses pro- ])riétés en res'ant exposée à l'air, ou qu'on a délayée dans de l'eau. — Lait de chaux, blanc lie chaux, eau dans laquelle on a délayé de la chaux. — Cela est fait à chaux et à ciment, so dit d'une all'aire qui est faite solidement, avec toutes les [)récautions et les formalités nécessaires.— Ane. chim. 0,xyde : chaux mi'iallique ; chitux de euiore, d'élain, etc.— Blanc de chaux, eau dans laquelle on a délayé do la chaux, et dont on peint les murailles. — Encycl. Lachaux ^Ca 0) est fragile et facilement pulvérisable ; sa gravité spécilique varie, selon sa porosité, de 2-3 à 3-8 ; elle contient 40 parties de calcium et 1(1 d'oxygène en poids. On n'a pas pu la déeonqjoser par la chaleur ; et l'on n'est ]iarvenu à la faire fondre qu'à des feux vio- Icnls comme ceux que l'on obtient au moyen du chalumeau par un mélange d'oxygène et d'hydrogène et par l'arc voltaïque ; soumise à cette chaleur, elle émet une lumière intense ^lumière Drujnniundl. La chaux est dite riche quand elle est obtenue de pierre à chaux pui e (ui de dolomite; on dit qu'elle est pauvre quand elle contient des impuretés en assez grande quantité pour diminuer sa valeur dans la conqiosition du mortier ; celle qui contient de la silice et de l'alumine dans une pi'uportion qui lui donne la propriété de durcir rapidement en présence de l'eau, est appe- Ire chaux liydraulique (Voy. Ciment). — La chaux ronge les [laities molles des tissus animaux, verdit, puis jaunit le sirop de violette et rougit la couleur de curcuma. Exposée à l'air, elle se salure d'humidité et d'acide car- 1 lionique ; elle se gontle, se réduit en poussière et devient un carbonate ; on dit alors qu'elle s'est délilée. — Pour la calcination de la chaux, on enqjloie plusieurs espèces de fours, que l'on peut classer en deux genres : les fours péi'iodiqucs et les fours continus. Les premiers sont ceux dans lesquels la pierre à chaux et le combustible sont mélangés (la plus grande partie du combustible étant placée en dessous) et qui exigent, lorsqu'une opération est terminée, une interruption pour le nettoyage avant d en recoaimencer une autre. Les fours continus sont construits de telle sorte que la chaux cuite peut être retirée par un côté sans éteindre le feu. — La plus remarquable propriété de la chaux fraichcment calcinée est son aftinilé pour l'eau, avec laquelle elle s'unit avec violence et avec une grande production de chaleur, 100 parties de chaux en poids exigeant seulement 32 parlies d'eau pour produire une tenipéi'ature de ioO" C. Ce mélange, qui a pour résultat A'étcindre la chaux, donne une combinaison ou hydrate de la composition déhnie Ca H- 0- ou Ca 0 11- 0. Cet hydrate est une poudre douce et blanche qui se dégage de son eau à la chaleur rouge et est de nouveau convertie en chaux vive. L'hydrate de chaux, très soluble dans l'eau, produit avec celle-ci l'eau de chaux {aqua calcis) ; il est plus soluble dans l'eau froide que dans l'eau chaude, de sorte que lorsqu'on fait bouillir une solution saturée, une partie de la chaux se dépose ; et c'est pourquoi l'on soumet à l'ébullition les eaux de puils que l'on veut débarrasser des matièrescalcairesquiy sont contenues. — Les sels do chaux sont ti'ès nombreux. Le plus important est le phosphate tribasique (3 Ca 0 P 0'),

CHAZ

qui forme le principal constituant des os. Le carbonate de chaux (Ca G 0' ou Ca 0 C 0-), également important, est le plus abondant dans la nature. — Quand l'hydralc de chaux est exposé à l'action du chlore, il se forme un mélange de chlorure et d'hypochlorite de calcium (voy. Chloruiie). Le chlorure de calcium (Ca Cl) est employé dans les laboratoires, à cause de son grand pouvoir d'absorber l'humidité; le sulfate do chaux porte le nom de gypse. L'hyposulfile de chaux (Ca Os^ 0-) est utile aux photographes pour enlever les sels d'argent. - La chaux est d'une grande importance en agriculture ; on l'emploie sous dill'érontes formes, soit séparément, soit en combinaison avec plusieurs autres .substances dans les engrais artificiels. La chaux est un constituant de plusieurs sels dans tous les excréments. Les cendres de presque toutes les plantes contiennent la chaux sous une lormc quelconque et la foinnisscnt au sol dans les produits de leur déeonqiosition. L'emploi agricole de la chaux n'a pas seulement pour but de fournir aux plantes l'un des constituants indispensables a leur croissance, mais aussi d'agir comme agoni physique, pour rendre le sol plus friable, plus'pénétrable, et, pour ainsi dire, plus ouvert aux inlluences extériem'es. On l'applique ordinairement sous la forme de chaux fraichement éteinte, et alors son action sur la matière minérale cause la décomposition de celle-ci et favorise celle des matières végétales. Les sols riches en minéraux feldspathiques, ou ceux qui contiennent des silicates de potasse ou de soude, profitent particulièrement d'une application de chaux caustique, lorsqu'ils sont épuisés. L'hydrate de chaux est très employé pour revêlir les murs plâtrés; les tanneurs s'en servent pour enlever les poils des peaux ; et les papetiers en font usage, lorsqu'il est uni avec des carbonates alcalins, pour la prépaialiou de la pâte.

CHAUX-DE FONDS (La), ville de Suisse, à 14 kil. N.-U. de iNeufchâlel, dans une vallée du Jura, à 1,000 m. au-dessus du niveau de la mer. 29,966 bah., presque tous occupés à la fabrication d'horloges, de pendules, de montres et de bijoux, elc.

CHAVANGES, ch.-l. decant., arr. elà36kil. E. d'Arci■^-.-l^■-Aul)C (Aubel: 863 hab.

CHAVANOUX ou Chavanou, rivière, affluent de la Dordogne. Naît dans le département de la Creuse, près de Saint-Aignant, limite lo depariement de la Corrèze au N.-E., sur une longueur de 33 kil., et afflue près de Bort (Corrèze). C'est un cours d'eau profondément encaissé au fond d'une vallée graniticjuc et sauvage. — Chavée. (V. S.)

CHAVES [cbâ'-vèss], AquxFlmiae, ville de Tras-us-Montes (Portugal), àoo kil. O.-S.-O. de Bragance ; sur le ïamega qui y est traversé par un pont romain de dix-huit arches ; 42,109 h. Bainsd'eauxsalines chaudes.

CHAVES (Manoel de Sylveyra Pinto de Fonseca, comte d'Amar.v.me et M.\noLis di:), homme d'Etat portugais, mort en 1S30. Adversaire du parti libéral, il leva, en 1823, le diapeau de la révolution en faveur de Dom Miguel et de l'absolutisme.

CHA'VIREMENT s. m. Action de chavirer. • CHAVIRER V. n. (de cap, tête; virer, tourner). Mac. Tourner sens dessus dessous. Se dit d'un navire, d'un bateau qui tourne sur luimême, de manière à montrer sa quille audessus de l'eau.

CHAYLA (Armand-Simon -Marie de Bl.\nquet du), vice-amiral, w a Marvejols (Lozère), en 17.j9, mort en lt>2i). Se distingua dans la guerre d'.^mérique, commanda une division de la Hotte française à Aboukir, quitta le service en 1803 et fut nommé comte par Louis XVIII.

CHAZAL 1. (Jean- Pierre), conventionnel, né

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