CH.\T
châssis est traversé d'une barre dite barre du châssis. C'est ce qui le dislingue de la ramette. — Côtés du châssis, chacun des deux compartiments formés par le châssis. — Châssis hollandais, celui dont la barre est placée aux doux tiers de la hauteur. — Mar. Partie inférieure d'un affût de caronade portant la semelle qui se meut dans sa coulisse.
— Fortifie. Châssis de barrière, cadre ou assemblage des barreaux, des montants et des traverses formant le vantail, soit d'une barrière de forteresse, soit d'une barrière de fortification passagère — Photoyr. (V. S.)
CHASSOIR s. m. Outil de tonnelier, pour chasser le cercle sur la futaille.
* CHASTE adj. (lat. castus). Qui s'abstient des plaisirs d'un amour illicite.
Reads-toi digne du nom de ma citaste moitié.
Corneille. HoTace, acte IV, se. vu.
— Pur, éloigné de tout ce qui blesse la pudeur, la modestie : amour chaste; cœur chaste.
CHASTEL. (Jean) Voy. Chatel.
CHASTELAIN [châ-te-lain].L (Claude), écrivain ecclésiastique, né à Paris vers Iti.-y, mort en 1712. A laissé un Martyrologe universel (Paris, 1709) et un Vocabulaire luujiologique publié avec le Dictionnaire étymologique de ménage. — II. (Georges), surnommé « l'Aventureux », poète et chroniqueur français, né dans les Flandres en 1*03, mort en 1475. Après de longs voyages, il se fit soldat, vécut dans l'intimité de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, avec le titre de panetier, et fut employé comme diplomate par Charles le Téméraire. Ses œuvres, réunies en 1863, comprennent sa Grande Chronique, de 1420 à 1474 (éditée par Buchon en 1837).— 111. (Jean- Claudel, conventionnel, né en 1747, mort en 1824. Fut élu par le département de l'Yonne, vota contre la mort de Louis XVI et fit partie du conseil des Cinq-Cents. On a de lui:J?acie social (Paris, 1795).
CHASTELARD ou Châtelar (Pierre de Bos- COBEL de) Lchà-le-lar], poète français, né en Dauphiné vers 1540, mort en 1563. Petit-fils du chevalier Bavard, il figura dans l'escorte de gentilshommes qui accompagnèrent Marie Stuart en Ecosse. Amoureux de cette princesse, il lui adressa desvers qui furent accueillis avec bienveillance. 11 commit l'imprudence de se cacher sous le lit de la reine, le 12 février 1563; Marie, irritée, lui ordonna de quitter la cour; mais, au lieu d'obéir, il se cacha de nouveau dans la chambre à coucher de la reine, le 16 février. 11 fut arrêté et condamné à mort. Une de ses pièces de vers nous a été conservée par Le Laboureur dans les Additions aux Mémoires de Castelnau.
CHASTELER [châ-te-lé]. I. (François-Gabriel-Joseph, MARQUIS du), éruQit et homme d'Etat belge, né àMons en 1744, niortà Liège en 1788. Son principal ouvrage est intitulé : Mémoires sur les émigrations des Belges (1718, in-S»). — II. (Jean-Gabriel-Joseph-Albert, MARQUIS du), général autrichien, fils du précédent, né a Mons en 1763, mort en 1825. 11 se distingua pendant la guerre de la succession de Bavière, en 1778, et contre les Turcs en 1789. Il défendit Namur contre les Français en 1792 et, dans les campagnes suivantes, il atteignit le crade de général. Il se distingua contre les français dans le Tyrol en 1809, mais fut complètement battu à Wœrgl par le maréchal Leléhvre, le 3 mai. Après 1815, il fut gouverneur de Venise.
CHASTELLUX. I. (Claude de Beauvoir, seigneur DEi j-lià-tôl-lû], maréchal de France, né en BoûrL-uiiiie vers 1386, mort en 1453. A la tète des lioupes du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, il surprit Paris, en 1418, et en chassa les Armagnacs, ce qui lui valut la dignité de maréchal. — IL (François-Jean, uarquis de;, officier et littérateur, né u Paris
CHAT
en 1734. mort en 1788. Il servit en Allemagne pendant la guerre de Sept ans et ensuite en Amérique sous les ordres de Rochambeau. U publia en 1772, l'ouvrage intitulé : De la félicité publique, satire amère du christianisme, qui le fit recevoir à l'Académie française en 1775. Ses Voyages dans l'Amérique septentrionale (1786. 2 vol.) sont meilleurs à tous les points de vue,
* CHASTEMENT adv. D'une manière chaste.
* CHASTETÉ s. f. Vertu par laquelle on est chaste : blesser la chasteté. — Entière abstinence des plaisirs de l'amour : vœu de chasteté.
CHASUARES, Chasuariou Chnttuarii, ancien peuple de la Germanie, allié ou dépendant des Chérusques, et plus tard, associé aux Francs.
* CHASUBLE s. f. [cha-zu-ble] (bas lat. casubula; du lat. casula, hulte). Ornement ipie le prêtre met par-dessus l'aube et l'étule pour céléLrer l.i nie^se.
'CHASUBLIER s. m. Ouvrier qui fait toute sorte d'orneuieiiLs d'église.
* CHAT s. m. (lat. coêi«, fin). Zool. Grand genre de mammifères carnassieis, comprenant les espèces les plus carnivores, les plus féroces de la tribu des digitigrades. Les animaux de ce genre se distinguent par la puissance de leurs mâchoires, qui portent chacune d'énormes canines, deux fausses molaires tranchantes, suivies d'une grande carnassière pointue et d'une très petite tuberculeuse supérieure ; leurs ongles rétractiles se redressent ou se cachent, a la volonté de l'animal ; ils voient aussi bien dans l'obscurité qu'à la lumière, ont peu d'odorat, mais possèdent une ouïe d'une finesse extrême ; leur tact, qui a lieu au moyen de leurs moustaches, est d'une grande délicatesse. Ce genre renl'erme plus de 25 espèces, dont les principales sont : le lion, letigre, le jaguar, la panthère, le léopard, le couguar, le lynx, l'ocelot, le cerval, le guépard, le chat ordinaire, type du genre, etc.
* CHAT, CHATTE, s. Espèce type du grand genre chat, comprenant des variétés que l'on a domestiquées depuis un temps immémorial, et qui se rendent utiles en faisant une chasse active aux rats et aux souris ; on les considère aussi quelquefois comme animaux d'agrément :
Mais que sait-on, dit Montagne, Lorsqu'avec son chat d'Espagne Un homme prend ses ébats, Si le cfiut n'a pas en tète Que l'homme n'est qu'une bêle Propre à divertir les chats?
— Fam. Elle est friande comme une chatte, et figurément, c'est une chatte, se dit d'une femme très friande. — Amoureuse comme une chatte, se dit d'une femme qui est de complexion amoureuse. — Prov. et fi g. A bon chat, bon rat, bien attaqué, bien défendu. — Ces gens s'accoi'dent, vivent comme chiens et chats, ils ne peuvent s'accorder, ils ne sauraient vivre ensemble. — La nuit tous chats sont gi'is, la nuit, il est aisé de se méprendre, de ne pas reconnaître ceux à qui on parle. Dans l'obscurité, il n'y a nulle ditlérence, pour la vue, entre une personne laide et une belle personne. — Prov. Il n'y pas là de quoi fouetter un chat, l'affaire la faute dont il s'agit, n'est qu'une bagatelle.
— C'est le chat , manière de répondre â quelqu'un qu'on ne le croit pas. — Cette fille a laissé aller le chat au fromage, elle s'est laissé abuser. — Bailler le chat par les pattes, présenter une chose par l'endroit le plus diflieile. — Se servir de la patte du chat pour tirer les marrons du feu, se servir adroitement d'un autre pour faire quelque chose de périlleux dont on espère recueillir le profit. — Chat échaudé craint l'eau froide, quand une chose nous a causé une vive douleur, nous a été très nuisible, nous en craignons même
:nAT
CHAT
CHAT
l'apparence. — Achekr chat en poche, conrlure un marché sans connailrc l'objel dont on traite. — Vendre chat en poche, v(M)dre une chose sans l'avoir montrée. — Éveiller le chat qui dort, réveiller une affaire qui était assoupie, cherelier un dariiîer qu'on pouvait éviter.
— Ap]j(lcr un chat un chat, appeler les choses par Icui' nom.
J'appelle un chat un chat, et Kolct un fiipoD.
BOILBÀU.
— Il n'y a pas un chat, il n'y a personne. — Avoir un chat dans la gorge, éprouver, au moment de chanter, quelque embarras dans la porgc— Art milit. Ch.\t-offensif. Machine de guerre employée au moyen àjre et qui consistait cnunebascule au moyen de laquelle on hissait les soldats i la hauteur des remparts, ce qui leur permettait de pénétrer dans la place assiégée. — Le môme nom était donné à une tour mobile ayant une poutre armée d'un harpon qui faisait l'office de bélier et decoi'beauel dont la plaie-forme était garide de soldats. — Chat hamt'é, instrument ayant des branches de fer élastiques et pointues, dont on l'ait usage pour visiter l'âme d'une pièce de canon, aliu de découvrir les chambres qui s'y trouvent. — Chat a cuiiffes, instrument qui sert à sonder l'àme des fusils de munition. — Chat a nhuf queues, fouet à neuf cordes terminées par une pointe de fer, qu'em|doient les Anglais pour fustiger le soldat. — Pèche. S.irle de grapin dont se servent les pêcheurs pour retirer leur filet du fond de l'eau lorsqu'il a échappé. — Jeux. Sorte de jeu.\ qui consiste à courir après un joueur pour l'atteindre et le loucher; celui-ci cherche à son tour à en toucher un autre. — Chat coupé, jeu dans leiiuel un joueur se substitue à celui qui est poursuivi en passant entre lui et le poursuivant. — Chat l'EiicnÉ, jeu dans lequel le poursuivi échappe lorsqu'il parvient à se suspendre au-dessus du sol par la force des poignets. — Le chat et le rat, jeu où deux joueurs se poursuivent, ayant les yeux bandés et étantattachés aux bouts d'une même corde. — Encycl. On pense que notre chat d'Europe descend du chat d'Egijpte {felis maniculala,
(h l i rpjttt. [rths maniculata)
Riippell), originaire de l'Afrique septentrionale. Le chat ordinaire {felis catiis, Linn.) se rencontre à l'état sauvage dans les forêts boisées do l'Kui'ope, où il se rond fort nuisible
sauvage lorsque des circonstances telles que le défaut do soins ou de nouri'iture, l'in-iécurité pour ses petits, lui font déserter le logis du maître ; il se retire alors dans les bois et y reprend en peu île temps le caractère de son frère non domestiqué. En captivité, il est omnivore ; mais il manifeste toujours sa préférence pour la viande et suri lut pour le poisson, qu'il prend rarement lui-même, à cause d'une crainte instinctive que lui inspire l'eau. Il est susceptible d'un grand attachement pour les hommes et pour les animaux qui ont été élevés avec lui. Il recherche, en faisant entendre son monotone ronron, les caresses dos personnes qu'il alfei'tionne; il feule en soufflant et on montrant les dents lorsqu'il se croit menacé, liull'on a jugé sévèrement son caractère; mais Champlleury l'a réhabililé [Les Chats, 1808, in-12). — Le chat domestique vit de dix à quinze ans. La femelle entre en chaleur deux fois [lar an, au printemps et à l'automne ; elle porte cinquante-cinq jours et p;0duit ordinairement de quatre à six petits qu'elle cache avec soin. Les chats sont toujours dangereux dans les appartements où il y a un petit enfant au berceau, parce qu'ils peuvent l'étouffer en se couchant sur sa poitrine. — Entre les mains des gargotiers de Paris, le chat devient Urpin de gouttières ; sa chair est assez bonne à manger. Les gardes nationaux firent, pendant le siège, une grande consommation de ces animaux, qu'ils nommaient des greffiers. Nous citerons parmi les
marrons et provenant ordinairement de châtaigniers greffés, se mangent presque toiijour.; rôties dans une |iûêle percée de trous et pa raissent sur les tables les mieux sorvjes.
•CHÂTAIGNERAIE, s. f. Lieu planté de châtaigniers.
CHÂTAIGNERAIE (La), ch.-l. de cant., arr., et à 22 kd. .N. de Fonteiiay-le-Comtc (Vendée); 1,0 'kt hab.
* CHÂTAIGNIER s. m. Bot. Genre de cupulifères, voisin des hêtres, comprenant une quinzaine d'espèces qui croissent dans les régions
Ctiat sauTage (Felis caius).
comme destructeur d'oiseaux et en général de tout le petit gibier à poils ou à plumes. Le elial domestiqué retourne volontiers à l'état
variétés domestiques les plus remarquables, le chat mallais ou chartreux, d'un gris bleuâtre ; le chat persan, à longs poils blancs ou gris ; le chat angora, ;'i poils très longs et très soyeux, ordinairement d'un blanc brunâtre ou rougeâtre ; et le chat espagnol, le plus beau de tous, à pelage tigré de blanc, de roux et de noir chez laïemelle, de deux couleurs seulement chez le mâle. Il y a aussi une race singulière de chats sans queue que l'on rencontre dans File de Man et dans le pays de Cornouailles (Angleterre). - Le chat botté, titre et héros d'un contede Perrault. Un chat, dont le maître est très pauvre, ne se laisse pas aller au désespoir et i force de travail, d'industrie et de ruse aussi, fait arriver à la fortune et aux honneurs son maître, qui devient le marquis de Carabas.
'CHÂTAIGNE, s. f. [gn m]\.](\a.t. castanea). Sorte de iriiit farineux, dont l'écorce est de couleur brune tirant un peu sur le rouge, et qui est renfermé dans une capsule hérissée. — Châtaigne d'eau, plante aquatique, ainsi nommée parce que son fruit ressemble à l.i châtaigne ordinaire. — *■». .\rgot. Souftlet : je vais l'envoyer une châtaigne. — Encycl. La châtaigne forme la base de la nourriture dans • certains p.ivs montagneux où les céréales font défaut : Limousin, Cévcnnes, Corse, etc. On conserve ces fruits, en les faisant sécher à une douce chaleur et en les dépouillant de leur enveloppe. En Corse et en Italie, on les convertit en farine dont on fait un pain agréable; dans le Limousin, on préfère les châtaignes blanchies ; pour cela, on les débarrasse de leur première écorco, pendant les veillées d'hiver et, le lendemain, on fait cuireles fruits dans un peu d'eau, en les débarrassant de leur seconde peau pendant la cuisson. Les plus belles variétés de châtaignes, nommées
Chàlaiguier cûmniun [Castanea vcsca).
tempérées de l'hémisphère nord. Le chdtaitaignicr commun {castanea vesca] est un grand et bel arbre que l'on rencontre dans les forêts de l'Europe. Il atteint jusqu'à 2b m. de haut et peut vivre plus de mille ans (on donne cet âge à celui que les touristes vont visiter aux environs de .Sancerre (Cher), l'armi les géants qui appartiennent à ce genre d'arbres, on cite le châtaignier du montEtn.-i, sous lequel s'abritent les bergers avec leui-s troupeaux. Son fruit, appelé châtaigne, est alimentaire ; son bois, élastique et tenace, sert à faire des douves de tonneau et des cercles, ainsi que des échalas.
'CHÂTAIN adj. m. Qui est de couleur do châtaigne. N'est guère usité que dans ces locutions : poil châtain, cheveux châtains. Il est invariable quand il est suivi d'un autre adjectif qui le modifie : des cheveux châtain clair.
• CHATAIRE s. f. Plante. Yoy. Cataire.
CHAT-CERVIER s. m. (fr. chat; lat. cervus, cerf). Zool. Espèce américaine du genre lynx. Le chat-cervier {lynx ruffus, Guld.) est long de 95 cent, et haut de 13 cent. Sa couleur générale est d'un brun rougeâtre en automne
Clial-cei-\ier.
et en hiver et d'un brun cendré dans les autres saisons. D'une grande lâcheté, il attaque rarement des animaux plus gros que le lapin. Ses variétés habitent le Texas, le .Mexique et la côte du Pacifique.
CHAT-CHATEIL s. m. [l mil.], .^rt milit. anc. Variété du chat offensif. - Galerie couverte flanquée de tours pour protéger le^ travailleurs pendant les sièges. On eu attribue l'invention à saint Louis.
CHAT
* CHATEAU s. m. (lai. castelhim]. Forteresse environnée de fossés, et de gros murs flanqués de fours ou de bastions : le château de Namiir. — Prov. Ville prise, chùteaii rendu, on ne peut guère tenir dans le chûteau, dans la forteresse, quand la ville est prise. — Faire des châteaux en Espagne, former des projets en l'air, se repaître de chimères. — Habitation seigneuriale : ruines d'un ancien château.
— Par ext. Toute maison de plaisance vaste et magnifique: /a vicde château. — Certaines résidences royales : lechâteaude Windsor; lechâteau de Versailles; le château de Saint-Cloud; le château des Tuileries, ou simplement : le château. — Château de cartes, petit édifice que les enfants s'amusent à construire avec des cartes.
— Château de carte, petite maison de campagne fort enjolivée, et peu solidement bâtie.
— Château d'eau, bâtiment qui ne renferme que des réservoirs d'eau. — Château branlant, se dit de quelqu'un ou de quelque chose de mal assuré et qui parait près de tomber. — Château fort, château composé d'un certain nombre de parties principales et essentielles : fossés, ponts, retranchements, portes, tours, créneaux, plates-formes, donjon, souterrains, pont-levis, etc. — Ane. mar. CHiiTEAU de pûlte ou Château d'arrière, et Château de proue ou Château d'avant, espèce de logement qu'on élevait sur la poupe ou sur la proue d'un navire, au-dessus du dernier pont.
CHÂTEAU (Le) ou Le Château-d'Oleron, ch.-l.decaiit..arr.etàt2kil.N. -O.deMarennes (Charente-Inférieure), à l'extrémité S.-E. de i'ile d'Oleron, sur la passe de Mauniusson ; 3,573 hab. Petite place de guerre; commerce et cahotape.
CHÂTEAUBOURG, ch.-l. de cant., arr. et à l.ï kil. 0. de Vitré (llle-et- Vilaine) ;l,281hab. Ardoises.
CHATEAUBRIAND /François-René, vicomte de), célèbre écrivain, im'- près de Saint-Malo le 4 sept. t76t>, mort le4juillet IS48.Entréjeune dans l'armée, il était capitaine, lorsque, pour fuir la Révolution, il prétexta un voyage scientifique en Amérique, afin de quitter le service sans perdre son grade ni les appointemi-nls qui y étaient attachés (1791). 11 explora les grands lacs, visita la Floride et vécut un instant avec les Natchez. Lors de l'arrestation de Louis XVI, il accourut à Paris pour mettre son épée au service de ce prince, mais il était trop tard : l'émigration avait produit le résultat d'isoler le monarque en aigrissant les esprits. Après s'être marié avec M'''' de Lavigne, il abandonna aussitôt sa jeune et vertueuse épouse, pour laquelle il n'eut jamais que de la froideur, et vint à Coblentz se mettre à la disposition des Allemands (1792). Blessé à Thionville, lors de la tentative d'invasion, il se relira de l'armée étrangère et se réfugia d'abord à Jersey, où il subit les atteintes de la petite vérole, puis à Londres, où il végéta dans la plus profonde misère. 11 se mit k écrire son Essai sur les Révolutions (Londres, 1797) , ouvrage sceptique qui lui fut souvent reproché. Le 18 brumaire lui ayant rouvert les portes de la France, il partagea avec son ami Fontanes le privilège du Mercure de France et publia l'épisode d'Atalud&Oi), puisle Géniedu Chi^stianisme (1802) dont l'apparition eut l'importance d'un événement public. Bonaparte, considérant Chateaubriand comme un utile auxiliaire, le nomma secrétaire de légation à Borne (1803), puis chargé d'affaires (1804). .Mais il donna sa démission aussitôt qu il eut connai-sance de l'assassinat du'duc d'Enghien, et depuis lors, il ne cessa de faire de ro[>position au gouvernement impérial. Un voyage en Orient (1806) inspira son Itinéraire de' Paria à Jérusalem, comme son séjour à Rome lui avait donné l'iilée d'écrire les Martyrs. Il visita ensuite l'Espagne et y prépara ses Aventures du dernier des Abencéragcs. En
CHAT
mars 1814 il publia son pamphlet : De Biionaparteetdcs lli'Urbons, qui, suivant l'expression de Louis XVIII, valut une armée de 10(1,001) hommes aux princes légitimas. Mal récompensé, il accepta avec répugnance la légation de Suède. Napoléon était de retour avant qu'il fût parti pour son poste. La seconde Restauration, plus reconnaissante, le fit ministre d'Etat et pair de Fi-ance. Son opposition dans le journal ultra-royaliste le Conservateur, au duc de Richelieu' et au ministère Decazes, particulièrement au sujet de la dissolution de la Chambre introuvable, le fil écarter du pouNoir. Un mémoire dans lequel il déplorait l'assassinat du duc de Berry (1820) le réconcilia avec le roi, qui le nomma ministre à Berlin, puis ambassadeur à Londres (1822). Dans cette ville, il composa les Q)iatre Stiiavts, assembla les matériaux de son Essai sur la littérature anijlaise et fil une traduction l\l\.éra]e du l'aradis perdu de Milton. Envoyé au congrès de Vérone, congrès dont il devint l'histoiien, il contribua à faire décider la guerre d'iispagne et dut à son attitude le portefeuille des affaires étrangères. Il montra comme ministre une incroyable incapacité et fut brutalement remplacé le 6 juin 1 824. Sa colère contre M. de Villèle ne connut plus de bornes. Telle fut sa haine qu'il abandonna le camp des ultra-réactionnaires pour entrer dans celui des libéraux. 11 se montra tout à coup le plus fervent défenseur de la liberté de la presse et, avec la véhémence qui distinguait son caractère, il se fit l'avocat de l'indépendance de la Grèce. La victoire de son pajti en 1828, lui valut l'ambassade do Rome; il donna sa démission lorsque M. do Polignao arriva au pouvoir. Le peuple, croyant à la sincérité de ses nouvelles convictions, le porta en triomphe après la révolution de 1830. Presque aussitôt Chateaubriand manifesta un grand dévouement pour le duc de Bordeaux, refusa de prêter serment à Louis-Philippe et renonça à son siège dans la Chambre des pairs, de même qu'à une pension de 12,000 fr. Son Mémoire sur la cajitivité de la duchrssr' de Bcrry, en 1833, lui attira un procès qui aboutit à un aquitlement. Depuis cette époque, il vécut dans la retraite. Sa continuelle pénurie d'argent le détermina à vendrede son vivantson autobiographie (Mcmo/rcs d'outre-tombe, 12 vol. 18i9-'o0) qui ne parut qu'après sa mort, mais pour laquelle une société commerciale lui compta 2,'i0,000 îv. et lui servit di'puis 1836 une rente annuelle de 12,000 fr. Chateaubriand était l'oracle du cénacle de M"" Récamier, à l'Abbaye-aux-Bois, où il se rendait chaquejour. Sa dépouille mortelle repose dans l'île de Grand-Bé, près de Saint-.Malo. La meilleure édition complète de ses œuvres e<t celle que revit Sainte-Beuve (12 vol. 18;i9-'(ll). Une statue lui a été érigée à Sai^t.-^fal^. en 1873.
CHÂTEAUBRIANT s. m. Epais morceau de filet de bœut grillé; il se sert sur une sauce brune avec garniture de pommes de ferre, de champignons ou de truffes.
CHÂTEAUBRIANT, Castrum Brientii, ch.-l.
d'air., à ()4kil. iN.-O. de Nantes (l.oire-lnférieure), sur la Chère; 7,001 hab. Vestiges du château construit vers l.'ilG pac Bricul, comte de Peuthièvre. Moulins, fours à chaux, tanneries; conserves d'angélique. Commerce étendu.
CHÂTEAUBRIANT (Françoise de Foix, com- TESS1-: tiEj, lielle maîtresse de François 1", fille de Jean de Foix, vicomte d'' Lautrec, née vers 147b, morte le 16 arX. 11)37. Mariée très jeune à Jean de Laval-M(udmorency, comte de Châteaubriant, elle [)arut bientôt à la cour et acquit sur le roi une influence; qui fut sans bornes depuis son accession au trône jusqu'à son retour di' Madrid (l.")26). Elb' fut supplantée par la fiiliu'e duchesse d'Etani|ics.
ClIÂTEAUBRUN (Jean-Baptiste Vivien de),
CHAT
littérateur, né fiAngoulême en f686, mort en 1773. Il fut presque constamment sifflé au théâtre, ce qui ne l'empêcha pas d'entrer à FAcadémje française. Sa tragédie, les Troyenncs 1 1734), obtint quelque succès. On a publié ses CEueres choisies (Paris, 1814).
CHATEAU-CAMPÉCHE s. m. (par opposition à Chàtemi-L'iffitc). Mauvais vin coloré avec du bois de Campêche : un verre de ehàtcaucampéche.
CHÂTEAU-CHÂLON, commune de l'arr. et à lii kil. N.-O. (le l.ons-le-Saunier (Jura), sur la rive droite de la Seille ; 472 hab. Buincs d'un château. Vins blancs très estimés
CHÂTEAU-CHINON, Castrum Canicum, Alisinuui, Asilinruut (Chinûn-la-Montagmk, pendant la Révolution), ch.-l. d'arr.; à 611 kil. E.-N.-E. de Nevers (Nièvre), au milieu dc.i monts du Morvan ; 2,5j4 hab. Bois, toiles. Ancienne cap. du Morvan, prise par Henri IV en 1391.
CHÂTEAU-DAUPHIN. Voy. Castel-Delphini.
CHÂTEAU D'EAU (Théâtre du), théâtre de Paris, construit en 1860, au coin du boulevard des Amandiers. On y joue des drames, des revues, des féeries, des pièces patriotiques, etc.
CHÂTEAU-DU-LOIR, ch,-l. de cant., arr. et à 44 kil. S.-t-l. do Saint-Calais (Sarthe); 4.317 hab. Toiles, marrons. Ancien ch.-l. clii Vaux-du-Loir.
CHÂTEAUDUN, CasteUo-Uunum, Castrodunum. hulic rlura, Castrum Duncnsc ou Dunii {Dun, en celtique, hauteur, colline), ch.-\. d'arr., à 44 kil. S.-S.-O de Chartres (Eure-et-Loir), surlepenchanf d'un coteau semi-circulaire que baigne le Loir; 7.400 hab; Grains, farines. Château des comtes de Dunois (mon. hisf. du x<^ siècle). Ancienne vicomte quidevintcap. du comté de Dunois au xiV siècle. Dun-stir-Loir, pendant la Révolution. Dans cette vieille cité furent massacrés, le 20 juillet 1183 environ 7,000 Brabançons fanatiques, que le caidinal Henri, abbé de Clairvaux, avait armés tleux ansauparavant pour exterminer les Albigeois. Ils devinrent le fléau du pays et il fallutorganiser les « capuchons » pour les détruire. Le 18 octobre 1870, une armée bavaroise, forte de 10,000 hommes et 27 canons, se présenta devant Châteaudun, où s'étaientrelranchésoOO gardes .lationaux et francs-tireurs. La résistance fut héroïque ; les Allemands, plusieurs fois repoussés, finirent par prendre la ville.
CHÂTEAU-GAILLARB (Le), célèbre forteresse féodale, dont on ad mire encore les ruines imposantes, sur les bords de la Seine, au Petil- Andely (Eure), etquijoua un grand rôle pendant les guerres de Cent ans. Elle fut construite avec une rapidité extraordinaire, en 1198, par Richard Cœur de Lion, qui s'écria avec orgueil, en contemplant sa triple enceinte de huit pieds d'épaisseur et ses dixsept tours formidables : « Qu'elle est belle, ma fille d'un an ! » Philippe-Augustes'en empara le 12 mars 1204, après un siège mémoralile de sept mois. Louis le Hutin y fit enfermer, en 1314, sa femme adultère, Marguerite de Bourgogne, qui y fut étranglée, après une captivité de deux ans. Le Château-Gaillard servit de retraite à Robei't Bruce, et en 13o5, de prison à Charles le Mauvais. Les Anglais y revinrent en 1419; la Hire le leur enleva en 1429; mais il retomba, la même année, au pouvoir des étrangers, qui le gardèrent pendant vingt ans. Henri IV le démolit en partie; Richelieu acheva de le démanteler. Vov. A, Deville : Histoire du Château- Gaillard,' Rouen, 1849.
CHÂTEAUGIRON, cb.-l. de cant., arr. et à 10 kil. S.-E. de Rennes (Hle-et-Vilame); I.2J5 hab. Toiles à voiles.
CHÂTEAU GONTIER, Castrum. Gonleril. rh.-l. d'arr. et sl.ilinii lialnéaire, à 30 kil. S. deLa-
CHAT
CHAT
CHAT
val (Mayenne) ; 7,227 hah. Ei,'lise du x" siècle. Les royalistes y battirent les républicains en octobre 1793. Eaux bicarbonatées calciques, sultatc-es froides. Etablissement. AfTections des voies digestives, atl'ections des organes féminins, catarrbe de la vessie, gravelle.
CHÀTEAU-HAUT-BRION, vignoble des Graves, cant. de Pujols, arr. de Libourne (Gironde), produisant environ OOOhectol. d'un vin rouge classé en première ligne des vins de Bordeaux.
CHÂTEAU-LAFFITE, vignoble du baut Médoc, comm. de Pauillac, arr. de Lesparre (Gironde), classé parmi les premiers crus de vins rouges de Cordeaux et produisant une moyenne de 900 beclol. de vins de l'"-' qualité et 180 de vins de 2" qualité. — Cbàteau-Laffite appartient à M. de Rotbschild.
CHÂTEAU-LAG RANGE, vignoble du haut MédoCjComm.deSuint-Julien-Heychevelle, cant.
et à 4 kil. S. de Pauillac (Gironde), vins rouges renommés.
CHÂTEAU-LANDON, Caslrum Mnlonis ou Lauildiiis, cb.-l. de cant., arr. et à .'32 kil. S. deFontaincbleau(Srine-ct-Marne) ; 2,793 bab. Ane. cap. du Câlinais. Pierre de taille qui se polit comme le marbre, serges, blanc d'Espagne.
CHÂTEAD-LATOUR, vignoble du haut Médoc, cant. de Pauillac, à 19 kil. S. -E.de Lesparre.
CHÂTEAU-LA-VALLIÈRE. ch.-l. de cant., arr. et à 39 kil. iN.-U. de Tours (Indre-et- Loire) ; l,2iG bab. Louis XIV l'érigea en ducbépairie, en faveur de M"" de la Vallière (1667).
CHÂTEAULIN, CaslroUnum, Château- Alain
cb.-l. d'arr., à 28 kil. N. de Quimper (Finistère), sur l'Aulne: 3,837 bab. Uuines d'un cbùteau que le duc de Brelagne. Alain le Grand, fit construire au x° siècle. Situation pittoresque, abondance de saunions; commerce d'ardoises. Elégante chapelle-ossuaire de la Renaissance. Viaduc monumental de Guily-Glas, pour le passage du chemin de fer sur l'Aulne (357 m. de "long, -49 m. 50 de haut; 12 arches); autre viaduc sur la Douffine (222 m. de long sur 40 de haut).
CHÂTEAU-MARGAUX, vignoble du Borde lais, arr. et à 32 kil. N.-O. de Bordeaux, un des premiers crus de vins rouges, produisant une moyenne de 730 hectol. de vins lins de première qualité, et 180 de seconde.
CHÀrEAU-MElLLANT, Caslrum MeUiani, ch.-l. de cant., arr. et cà 36 kil. S.-O. de Saiiit-.\mand (Cher), 3,790 bab. .Nombreuses antiquités gallo-romaines ; deux belles églises romanes ; château très ancien qui appartint à la maison de Lusignan.
CHÂTEAUNEUF. I. Ch.-l. de cant., arr. et à 38 kil. S.-E. de Limoges (Haute-'S'ienne). sur la Combade; 1.747 bab. — II. Ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. S.-E. de Saint-Malo (Ille-et- Vilaine), sur l'Auzon; 663 hab.
CHÂTEAUNEUF-DE-RANDON, ch.-l. de cant., arr. et à 29 kil. .N.-E. de Mende (Lozère), 731 hab. Du Guesclin mourut devant cette petite place qu'il assiégeait (1380).
CHÀTEAUNEUF-DU-FAOU, ch.-l. de cant., arr. et à i'i kil. E. de Chàteaulin (Finistère), sur l'Aulne; 3,661 hab.
CHÀTEAUNEUF-DU-RHÔNE, comm. du cant.
de Montehmar (l)rôme): 1,0S9 hab. Vins; magnaneries, marbreriis. bouille.
CHÂTEAUNEUF-EN-THIIVIERAIS. ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S -S.-O. de Dreux (Eure-et-Loir); 1,361 habit. Mine de fer.
CHÀTEAUNEUF-LES BAINS, station balnéaire, arr. et à 30 kil. N.-O. de Uiom (Puyde-Dùme), sur les deux rives de la Sioule; 8o6 hab. 14 sources bicarbonatées sodiques, de 10" à 35° G. Quatre établissements aujourdhui très fréquentés : Grand bain, bain de
César, bain de Mossieret bain delà Rotonde. avec cabinets de bains, douches, piscines, buvettes. lihumatisme, irritation gastro-intestinale, gravelle, eczi'ina.
CHÀTEAUNEUF-SUR-CHARENTE, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. E. de Cognac (Charente); 2,783 hab. Grand commerce d'eauxde-vie. Ruinesd'un ancien cliàteau du xii^siècle; église du xV siècle. Clulteauneuf fut pris sur les .\nglais, après un siège de quatre ans pendant le règne de Charles V (1380).
CHÂTEAUNEUF-SUR-CHER. ch.-l. de cant., arr. et à 23 kil. IN. -G. de Saint-Amand (Cher', dans une île formée par le Cher; 2,527 hab.; seigneurie érigée en marquisat pour Colbert.
CHÂTEAUNEUF-SUR-LOIRE, ch.-l. de cant..
arr. et à 24 kil. E. d'Orléans (Loiret); 3,392 hab. Lainages, vinaigre.
CHÀTEAUNEDF-SUR-SARTHB (CMieau-Se- )-o«)îe. jusqu'en 1131, époque où Geoffroy le Bel rebâtit le château), ch.-l. de cant., arr. et à 31 kil. E. de Segré (Maine-et-Loire); 1,439 hab. Aiic. cap. du comté d'Outre-Maine.
CHÂTEAUPONSACou Chàteau-Ponsac, ch.-l.
de cant., air. et à 21 kil. E.de Bellac (Haute- VienneV sur laGartempe; 4,025 hab.
CHÂTEAU PORCIEN [si-ain], ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. 0. de Relhel (Ardennes), sur l'Aisne; 1,267 hab. Ancien château. Seigneurie érigée en comté (1288), puis en principauté (15611. Lainages.
CHÂTEAU-REGNAULT ou Renaud village à 20 kil. N.-O. de Sedan (Ardennes) ; 2,319 liab. Principauté souveraine achetée parLouisXIII en 1629.
CHÂTEAURENARD ou Chàteau-Regnard. I.
Ch.-l. de cant.. arr. et à 38 kil. N.-lv d'Arles (Bouches-du-Uhonei, 6,194 hab. Ruines d'un château qui appartint à la reine Jeanne de Naples. — II. Ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. E.-S.-E. de Montargis ^Loiret^ ; 2,368 hab. Ancienne place forte des calvinistes.
CHÀTEAURENAULT ou Chàteau-Regnaud,
Caitnnn Hfiiiialdi. ch.-l. de cant , arr. et ,i 28 kil. N.-N.-O. de Tours Jndre-et-Loire), 4,492 hab. Lainages, tanneries, tuileries.
CHÂTEADRENADT ou Château -Regnaud (François-Louis Iîousselkt, comie rfci, viceamiral et maréchal de Fiance (1637-1 7 16). Chef d'escadre, il battit Huyter en 1675 etKvertzen en 1677. Lieulenant général des armées de mer, il remporta la victoire deBantry-IJay, le 12 mai I68'.i. et prit une part glorieuse à la bataille de Béveziers.
CHÂTEAU-RODGE (Le), monument de Paris (Montmartre). Fut la résidence de la belle Gabrielle;a été transformé en bal public, vers 1845.
CHÀTEAUROUX. Caslrum liadulfi. Chaleau- Bdoul (Indreville, pendant la Révolution). Ch.-l. du déparlement de l'Indre, à 2.'>7 kil. S.-O. de Paris, sur la rive gauche de l'Indre, par 46" 48' 50" lat. N.; et 0" 38' 32" long. 0. ;^ 23,863 hab. Draps, lainages, bonneterie, parchemins,vins, pi erres lithographiques; manufacture de tabac (1,000 ouvriers). Ancien Chàteau-Iiaoul, qui renferme les archives; tour du château du Parc, où mourut la princesse de Condé, nièce de Richelieu, après un emprisonnement de 23 ans ^1692). La ville se forma autour du château fondé en 950 par Raoul Le Large, prince de Déols ; elle fut brûlée par le prince de Galles en 1328, passa dans la maison de Bourbon-Condé, fut érigée en duché-pairie (1616) et servit d'apanage au comte d'.Vrtùis (depuis Charles X).
CHÀTEAUROUX (Duchesse de), titre donné par Louis .W à Marie-Anne de Nesle, l'une des quatre sœurs qui furent ses maîtresses. Née vers 1718. elle épousa, à l'âge de 16 ans, le marquis de la Tournelle, qui mourut en 1742.
Jeune encore et d'une grande beauté, elle sut plaire au roi beaucoup plus que ses trois sœurs. Ayant engagé le roi à se mettre à la tète des armées, elle le suivit dans les camps. Louis, tombé malade à Metz, eut peur de mourir en état de péché mortel ; il la chassa ignominieusement ainsi que l'une de ses sœurs. M'"" de Lauraguais. Lorsqu'il fut guéri, il n'obtint son pardon qu'en exilant tous les ennemisde labelle favorite; mais elle fut presque aussitôt prise de convulsions et mourut en accusanl Maurepas de l'avoir empoisonnée.
CHÂTEAU-SALINS [lain], Caslellum Salinarum (S.\Li.Ns-LiBKE, pendant la Révolution). Ancien ch.-l. d'arr., à 30 kil. N.-E. de Nancy, sur la rive droite de la Seille; 2,050 hab. Cédée à la Prusse en 1871.
CHÂTEAU-THIERRY, Castrum Theodorici.
(Egalitk-sur-M.\iine, pendant la Révolution), ch.-l. d'arr., à 70 S.-O. de Laon; en amphithéâtre sur la rive droite de la Marne que traverse un beau pont de 3 arches; 7.063 hab. Ancienne cité dont l'origine remonte à la fondation d'un château, construit par Charles Martel, vers 720, pour Thierry IV, et dont les ruines imposantes occupent un rocher escarpé.Château-Thierry a subi plusieurs sièges. Les Anglais le prirent eu 1421 et Charles Quint en 1544. Le 12 février 1814, le duc de Tarente y bal lit les Russes et les Prussiens commandés par Sacken. Patrie de La Fontaine, qui y a une statue en marbreblanc. Deux sources minérales; église fortifiée. Grand commerce de vin, de bétail, de grains et de laine. Filatures, tanneries, corroieries.
CHÂTEAU-TROMPETTE (Le), bastille aujourd'hui démolie que Charles VII fit construire à Bordeaux en 1451.
CHÂTEAU VILAIN ou Chàteau-Villain ( Villesuit-.\uju.N, pendant la Uévolution). Ch.-l. de cant., arr. et à 21 kil. S.-O. de Chaumont (llaule-.Marne), sur l'Aujon; 1,279 hab. Ancien comté, érigé en duché-pairie pour le comte de Toulouse (1703).
CHÂTEIGNERAIE i François de Vivo.nne, seigneur de Un, gentilhoiume, né en 1520. mort en 1547. Batailleur et sûr de son épée, il prit sur lui quelques paroles prononcées par le Dauphin, depuis Henri II. contre Gui de Chabot, seigneur de Jarnac. et prétendit n'avoir fait que répéter des confidences qu'il tenait de Jarnac lui-même. Gui de Chabot, voulant venger son honneur, l'appela eu champ clos; mais François L'"' n'autori,-a pas ce duel; Henri II le permit; il eut lieu dans le parc de Saint-Germain-en-Laye, en présence de toute la cour (10 juillet 1547). Jarnac ne fut vainqueur que grâce à un coup de revers, appelé depuis cou/j de Jarnac. La Chàteigneraie, blessé au jarret, fut tellement humilié de cette défaite imjirévue, qu'il arracha l'appareil mis sur sa blessure, et mourut dans la nuit suivante.
CHÂTEL s. m. Ancienne forme du mot
château.
CHÂTEL, ch.-I. de cant., arr. et à 17 kil. N.-O. d'Epinal (Vosges); sur la rive droite de la Moselle; 1,351 hab.
CHÂTEL ( Ferdinand - François - Toussaint ),
fondateur de l'Eglise catholique française, né à Gaiinat (Allier), le 9 janv. 1793, mort le 13 fév. 1857. Au sortir du séminaire de Clermont-Ferrand, il fut nommé vicaire de la cathédrale de Moulins, puis curé à Moiretay, aumônier au 20'^' de ligne et au 2" de grenadiers à cheval de la garde royale. Ses opinions lui firent retirer ses pouvoirs spirituels. Après 1830, il fonda une nouvelle Eglise catholique, dans laquelle il abolit la confession, le jeune, l'abstinence, le célibat des prêtres et l'usage de la langue latine. Cette religion fit d'abord des progrès et s'étendit hors Paris. Chàtel fut consacré Primai des Gaules en 1831. Le
CHAT
CHAT
g-ouvernement intervint en !842. Des agents | provocateurs commencèrent par semer le trouble parmi les lîdèles, ce qui motiva la fer- j meture des églises. En compensation, on otTrit à Châtel une place de directeur des postes, 1 qu'il accepta. Il voulut recommencer celte campagne après 1848; mais il fui arrête et rondamné pour avoir combattu la religion d'Etal. Persécuté par l'Empire, il passa ses dernières années dans la mendicité.
CHÂTEL ou ChasteliJean), élève des jésuites, qui tenta d'assassiner Henri IV, le 2/ dec. Ib94. Il était né vers lo7;;, d'un riche marchand drapier de Paris, cl étudiait au collège de Clermonl, où on lui enseignait que le roi n'était qu'un hérétique qui régnait sans la sanction papale. Plein de ces idées, il s introduisit à l'hôtel du Bouchage, situé près du Louvre, dans la chambre de Gabrielle d Estrée et frappa Henri d'un coup de poignard qui l'atteiffnit à la lèvre supérieure et lui rompit une dent. En apprenant que ce jeune meurtrier était élève des jésuites, le roi, qui venait de leur rendre un service en suspendant un arrêt d'expulsion rendu par le parlement, s'écria : « Fallait-il que les jésuites fussent convaincus par ma bouche ! ». Le '-9 déc. Jean Châtel fut tiré à quatre chevaux, et les jésuites furent expulsés comme corniplciirs deiajeunesse, perturbateurs durcpospubltc, etc. La maison du meurtrier, qui était devant le palais de justice, fut rasée et l'on éleva, sur son emplacement, une pyramide commemorative que les jésuites firent disparaître plus tard. Jean Boucher écrivit V Apologie de Jean CMtel, et ce précoce régicide fut, pendaul lonirtemps, représenté dans les écoles religieuses, comme un martyr de la foi.
CHÂTEL (Pierre du). Voy. Duchatel.
• CHÂTELAIN s. m. Celui qui commandait dans un château. — Celui qui avait droit de fortifier son manoir, et de rendre la justice dans une certaine étendue de pays : le chutclaindeCoucy.— Aà]ec[i\-.: seigneur chdtelam de tel endroit.— On disaitde même, au féminin: la châtelaine, la dame châtelaine, la femme du châtelain, ou la maîtresse du château. — Maître, maîtresse d'un château : généreux châtelain; une jolie châtelaine. - Juge châtelain, ou simplement Chûtdatn, juge d'un seigneur châtelain.
CHÂTELAIN (J.-B.), graveur. (V. S.) 'CHÂTELAINES, f. Chaîne attachée à la ceinture dune dame et à laquelle on suspend des bijoux.
CHAT-EL-ARAB {rivière des Arabes), fleuve formé par la réunion du Tibre et de l'Euphrate; 160 kil.
CHÂTELARD (Le, ch.-l. canl., arr. et à] 35 kil. -N.-E. de Charnbéry (Savoie); 861 hab. CHÂTELAU3REN [-drain] ch.-l. de canl., arr. et à 11 kil. N.-O. de Saint-firieuc (Côtesdu-Nord;, sur le Loff; 1,474 hab. Doit son nom au roi breton Audren, qui y construisit un château. Jusqu'à la Héfolution, Châtelaudren fut la cap. du comté de Goëlo . Une inondation y produisit de grands ravages en
CHÂTELDON, ch.-l. de caul., cl station balnéaire; arr. et à 20 kl.N. de Thiers l'uy-de- Dùme] ; 2,0114 hab. Sources Desbrc.^t et de la Monlagne, bicarbonatées calciques froides; eaux employées surtout en boisson et comme eaux de table. Petit établissement. Alfections des voies digeslives.
• CHÂTELÉ, ÉE adj. Blas. Se dit d'une bordure ou dun lamb'el chargé de plusieurs châteaux : la bordure de Vorlxigal et le lambel d'Artois sont ehâtelés.
' CHÀTELET s. m. 'Vieux moL qui signifie : petll château. 11 est reslé longtemps en usage dans quelques villes, et particulièrement a
Paris, où il v a eu doux anciens châteaux : le Grand Châlèlct, où l'on rendait la justice; et le Petit Châtelct, où l'on tenailles prisonniers. — Signifiait également, u Paris : la juridiction, le tribunal où les affaires civiles et criminelles se jugeaient en première instance. — Se disait, dans un sens analogue, des juridictions d'Orléans, de Montpellier et de quelques autres villes. — Hist. Grand Chatelf.t et Petit Chatelet, nom de deux forteresses de Parisconslruites, dit-on, parCésar.elplusieurs fois reparées ou même rebâties. La première, sur la rive droite de la Seine, à l'endroit où se trouve aujourd'hui la place du Chatelet, fut successivement occupée par les comtes, par les prévôts do Paris et par la cour de justice. Ses prisons étaient horribles. Elle fut démolie en 1802. Le Petit Chdtekt, sur la rive gauche du fleuve, servit d'abord de porte à la ville. On l'a démoli en 178i. Il s'élevait au lieu où se trouve la place du Petit-Pont.
CHATELET (Le), ch.-l. de canl., arr. et à 23 kil. S.-O. de Saint-Amand (Cher); 2,191 hab.
CHATELET iLe), ch.-l. de canl., arr. et à U kil. E.-S.-E. de Melun (Seine-ot-Marnc): 938 hab.
CHATELET (M"" du). Voy. duCiiatelet.
CHÂTEL-GUYON, station balnéaire, arr. et à 6 kil. 'S. Ai. de Hiom (Puy-de-Dôme). Eaux sulfatées sodiques de 16° à SM" C. Deux établissi-ments ; Barseet Brosson. Douches, douches ascendantes, douches pour dames. Engorgement du foie, de la rate, des viscères abdominaux; constipation, congestions, chlorose, anémie, atïeotion de l'utérus. 1,617 hab.
* CHÂTELLENIE s. f. Seigneurie et juridiction du jeigueur châtelain.— Etendue de pavs placée sons la juridiction d'un châtelain : celte terre était de l'a ehdtellcnie de tel lieu.
CHÂTELLERAULT [rô] Castellum Hcratdi ou .Urawli, ch.-l. darr., à 33 kil. iS.-N.-E. de Poitiers (Vienne), sur la Vienne; 20.014 hab. Coutellerie renommée, ai mes blanches, piei res lithographiques, dentelles, vins, grains, sel, ardoïs.s. Beau pont Henri IV; grand château. Vieille ville cjui lire sou nom de Héraut, Tun de ses seigneurs; duché-pairie en i:il4; plusieurs fois assiégée pendant les guerres religieuses.—-Manifeste de Cu.wellerault, dans lequel Henri de .Navarre se posait comme médiateur entre la Ligue et Henri 111; 4 mars l.i89. CHÂTEL-SUR-MOSELLE, ch.-l. decanl., arr.
et à 17 kil. .N.-.N.-O. d'Epinal (Vosges); 1,351 hab.
CHÂTELUS [lûj ou Chastellux jchâ-tèl ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. O.-S.-O, Boussae (Creuse); l,-'82 h. Commerce de réaies, de bois, de bestiaux et de laine.
CHÂTENAY. villagede Seine-et-Marne, cant.
de Nemours. Traité de lii/6 accordant aux calvinistes la liberté de leur culle. 680 t.
CHÂTENAY LEZ BAGNEUX, coinm. du dép.
de la Sein.', ;i J kil. S.-O. de Sceaux et à 12 kil. S. de Pan-, dans une jolie situation, entre les'bois d'Aulnay et de Verrières; 1,561 hab. Nombreuses maisons de plaisance. Patrie de ■Voltaire.
CHÂTENOIS, ch.-l. de canl.. arr. et à i;i kil. S.-E. de .N.ul'châleau (Vosges); 1,2-20 hab. Toiles, dentelles.
CHÂTENOIS. station balnéaire, à 2 kil. 0. de Schleslii.lt .Alsace). Doux soiiireschlorun es sodiques Iroidus; deux établissements : olilorose, atonie d.-s tissus, cngiirgemeiil du foie et do la rate, lymphatismc, carie des os.
CHATHAM l'Iia-lamm; angl. tchatl'-eum], I. Ville du comté de Kent (Angleterre), sur la .Mcdwav, pri-s ilc son coidliieiitavi'C la l.iniiso, il .'iO kil. S.-E. de Londres; 81,711 hab., y compris 8,000 marins et soldats. Arsenal ma-
CHAT
ritinie considéré comme l'un des plus beaux de la Grande-Bretagne. — II. Ville de Massachusetts (Etats-Unis), à l'extrémité S.-E. du cap Cod, a 140 kil. S.-E. de Boston; :2,.'i()i)hab. Port pêcheur. Beaux phares. — 111. Ville de l'Ontario (Canada|,à 300 kil. S.-O. de Toronto et à 7S E. de Détroit; 9,000 hab. - IV. Ville du New-Brunswick (Canada), sur le Miramichi; 5,000 hall. Exportation de bois et de poisson.
CHATHAM (île) [cha-lamm ; angl. tchatl'eum], groupe du Pacifique, possession de la Graiide-Brelagne, àl'E. delaiNouvelle-Zélande; entre 43" 40' el 15" 20' lai. S. et entre 178° et 179' long. 0. Les principales îles sont 'VVairikaori ou Chalhani proprement dite (de 125 à 175 kil. de circonférence) et Rangi-haute ou île Pilt, longue de 20 kil., large de 15. Climat doux et saluhre. Les habitants aborigènes appartiennent à la race malaise.
CHATHAM (comte de). Voy. Pitt (William).
* CHAT-HUANT s. m. [cha-'huan] (bas lai. cauauna, cauanniis). Ornith. Genre d'oiseaux de proie nocturnes, qui poussent, pendant la nuit, des cris plaintifs etsinislres: leschatshuants voient plus clair la nuit que le jour. — Le chat-hnant, hulotte ou chouette des bois [strix aluco), se dislingue de lachouelte parles plumes effilées du disque de ses yeux, une collerette de plumes écailleuses et l'absence d'aigrette; il est couvert de taches longitudinales brunes, avec des taches blanches aux scapulaires et vers le bord antérieur de l'aile. Le tond du plumage est grisâtre chez le mâle et roussâtre dans la femelle. 11 niche dans les vieux troncs d'arbres et se rend extrêmement utile par la chasse nocturne qu'il fait aux mulots el aux campagnols.
CHATI s. m. Espèce de chat de l'Amérique du Sud, dont la forme se rapproche de celle du léopard, et qui est un peu moins gros que notre chat sauvage. Le chati [fctis mitis) est d'un blanc jaunâtre avec des In -lips noires
-lu , de cé-
I iFc^ll
irrégulières sur le. dos, moins foncées sur les côtés; sa queue porte des anneaux noirs. 11 détruit beaucoup de petits quadrupèdes et d'oiseaux. Il s'habitue facilement à la captivité.
CHÂTIABLE adj. Qui mérite d'être châtié; qui peut rire châtié.
• CHÂTIER v. a. (lat. castigare). Punir, corriirer iiuelipriin (|ui a failli, lui faire soull'rir l,-( peine qu'il mérite : châtier les rebelles. — Prov. Quibienaime, bien châtie, c'est aimervérilablenient ipielqu'un que de le reprendre de ses fautes. — Manège. Châtier un cheval, lui donner des coups de cravache ou d'épci ou, lorsqu'il refuse de faire ce qu'on exige de lui. — Liltér. Polir, rendre plus pur, pluscorrect : il n'a pas nss« châtié ses derniers ouvrages; style châtié.
• CHATIERE s. f. Trou pratiqué aux porlcs des -iviii. rs ou ailleurs, pour laisser passer le ciiatï. — Pir-e a pn'iidic les chats.
CHÂTILLON (Gaucher de), connétable de France ri 249-1329;, prit part aux guerres de Charles d'Anjou en Italie, l'ut nomme connétable après la balaille de Courtray (1.102)
cnAT
cnAT
CHAT
obtînt d'éclatants sueci^s cnn(re los Fl.ininnils et eomniaiula l'armée 'Vaiiçaise à la bataille de Mont-Casscl (l.U'Sj.
CHÂTILLON-DE MICHAILLE, cb.-l. de caiit., arr. et à 'Jo kil. E. de Nantua (Ain), sur la Valserine ; d,021 hab.
CHÂTILLON-EN-BAZOIS, ch.-I. de cant. arr. et à 2;j kil. 0. do Chàleau-Cliinon (Nièvre), sur l'Aron; 1,731 liab. licsLiaux.
CHÂTILLON-EN-DIOIS. ch.-l. de caiit., arr. et ;i Ib kil. S.-E. de Die (Drôme! ; 1,011 liab. Chanvre.
CHÂTILLON-LES-BAGNEUX, commune du dép. de la Seine, à 4 kil. N. de Sceaux; 3,(196 hab. Pierres de taille, blanchisseries, plaire ; horticulture ; bétail. Vill.ige dans une belle situation, sur le penchant d'une colline d'uù l'on découvre tout Piiris. — Pla- TK.Mi DE Cu.\TiLLON. plaleau qui s'étend de Cbâlillon jusqu'aux environs de Vers.'iilles et qui domino los campagnes voisines. En juillet 1870, les Français y coniraeneèrent une redoute (jiii n'était pas terminée lorsque les Allemands investirent Paris , le 17 sept. Quelques troupes de nouvelle fornialion se trouvaient sur le filateau au moment où les ennemis s'y présentèrent ; la rési.<ïlance fut de courte durée. Des lâches s'enfuirent en jetant leurs armes et en criant : « Nous sommes trahis ! ». La débandade ne tarda pas à être générale et les fuyards vinrent jeler le trouble dans Paris. — Le i avril 1871, les gardes nationaux en marche sur Versailles, occupèrent, au nombre de i.'rl,0(lO, la redoute de Ciiâtillon ; le lendemain, ils furent repoussés, au combat de la villa Coublay et s'enfuirent du côté do Paris dans un désordre inde-criptible. Le 4 avril, la redoute fut prise par leslroupesde Versailles, qui y firent 1,000 prisonniers. Aujourd'hui le plaleau de Cbâlillon esl dominé par un fort.
CHÂTILLON-SUR-CHALARONNE ou Châtillon-les-Dombes, ch.-l. de cant. , arr. d à 2(1 kil.N.-N.-E. de Trévoux (Ain); 2,813 hab. Stalue de saint Vincent de Paul, qui y fut curé en 1617.
CHÂTILL0NSUR-lNDRE(lNDREMONTpendant la Révolution), ch.-l. de cant., arr. et à 48 kil. O.-N.-O. de Chàteauroux (Indre) ; 3.62'S hab. Ruines d'un château fort. Ancienne seigneurie donnée par Louis XI à Tanuegui- Duchàtel.
CHÀTILLON-SUR-LOING, ch.-l. de cant., arr. el à -H kil. S.-S.-E. de Montargis (Loiret); 2,257 hab. Château de la famille de Coligny-
CHÂTILLON-SUR-LOIRE, ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. S.-E. de Gien (Loiret) ; 3,450 hab. Marbres et pierres de taille.
CHÂTILLON-SUR-MARNE, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. S.-O. de Reims (Marne) ; t,U62 hab. Pairie du pape Urbain 11. Ruines d un ancien château fort.
CHÀTILLON-SUR-SEINE, Casldlio, ch.-l d'arc, à 81 kil, .N.-U. do Dijon (Cùle-d'Or). divisé par la Seine eu deux parties appelées l'une le Bourg et raulreCliaumont;4,7'.i4 bnb luiporlanles usines métallurgiques. Cette ville fut, pendant le moyen âge, une posilion slra-
é^i([uo que se disputèrent les princes qui régnaient sur les Gaules; elle fut la résidence des premiers ducs de.Bourgogne et capitale, jusqu'à la Hévolution, du pays bourguignon delà Montagne. Le 4 février ISi-i, les délégués de Napoléon [•-"■, y ouvrirent avec les coalisés, des conférences qui furent rompues le IS mars. Le l'J novembre 1870, les volontaires de Garibaldi y surprirent un détarhement prubsicn et lui liront 167 piisonniors. Les Prussiens se vengèrent en frappant la ville d'une conlribution. Eglise de Saint-VorleZeuse, il faut la' traiter avec beaucoup de eir
(xii° siècle), chàloau de Chaumont, hùlel de ville, palais de justice, église Saint-Nicolas (xii siècle). Patrie du duc de Ragusc.
CHÀTILLON-SUR-SÈVRE, autrefois Mauléon, ch.-l. de cant., arr. et ,i 22 kil. O.-N.-O. de Bressuire (Deux-Sèvres), sur la rive droite de la Sèvre nantaise ; 1,517 hab. Ancienne seigneurie de Mauléon, érig-ée en duché-pairie pour un comte de Chàtillun (1730). En juillet et en octobre 1793, les Vendéens y furent battus.
* CHÂTIMENT s. m. Punition, correction, peineipic l'on lait ^oull'l ira celui qui a failli. Les châtiments intligi's jadis dans le servi i ede teire cl do mer étaient particulièrement la 6oî(/()!c, les hrclilli-s, la cale, les coups de plat du sahrc, Vestnipiidc, le piquet, la sdli/née, la scldni/iic , les vcri/cs, la âécimatio» , elc. — Les Châtiments, recueil des satires r|ue Victor lliino composa contre le coup d'Elat et contre ceux qui s'y étaient associés (Bruxelles, 1853, in-12).— Chalin.{y. S.)
•CHATOIEMENT ou Chatoîment s. m. Effet produit sur la vue par une surface chatoyante : chatoiement d'une étoffe, d'une pierre
précieuse.
* CHATON s. m. (diminut. de chat). Petit chat : un petit chaton. — Assemblage des fleurs mâles ou femelles de certains arbres, disposées sur un pédoncule grêle et ordinairement pendant, de manière à oll'rir (]uelque ressemblance avec la queue d'un chat : le saule, le noyer, le coudrier, le chêne, etc., sont des arbres à chatons.
"CHATON s. m.Parlie d'une bague dans laquelle une pierre précieuse est enchâssée : la pierre est tombée du chaton. — Pierre montée: elle avait au doiijt une belle ranijée de chatons.
CHATONNEMENT s. m. Action d'encastrer dans un chaton.
CHATOU, commune à 6 kil. E. de Saint- Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), à 15 kil. 0. de Paris; 4,17i hab. Grains, légumes, bonneterie. Nombreuses villas. Château et terrasse le long de la Seine, avec de magniTiques points de vue.
* CHATOUILLEMENT s. m. Action de chatouiller; sensation qui en résulte. — Par ext. Impression agréable que reçoivent les sens.
* CHATOUILLER v. a. \ll ml!.] (wallon cati). Causer en certaines parties du corps, par un attouchement léger, un mouvement involontaire, un tressaillement qui provoque ordinairement à rire. — Manège. Chatouiller un cheval de l'éperon, le toucher légèrement avec l'éperon.— Chatouiller, ^ se dit, par cxt. de tout ce qui produit sur les sens des impressions agréables : la musique , l'harmonie chatouille agréablement l'oreille, les oreilles.— Fig.
Plaire, flatter : la flatterie chatouille les oreilles des i/rands. — Se chatouiller V. pr. Chatouiller soi. — Prov. et fig.
Se- chatouiller pour se faire rire, s'exciter à la gaieté, à la joie, pour un faible sujet, oumèmc sans sujet.