CUME
CUMU
CUNE
de maïs, de vanille, de bétail et de mules. — II. Capitale de cet état, appelée aussi Nouvelle-tulède, sur le Maiizanares, à 295 kil. E. de Caracas: 12,037 hab. Belle et vaste rade, fréquents tremblements de terre ; commerce de mules, de bêtes à cornes, de viande fumée, de cuirs, de poisson salé et de cacao. Lat. 10» -27' 37" N. Long. 06° 30' 0.
CUMANIE, nom de deux districts de Hongrie, ainsi nommés parce qu'ils furent habités par les Cumans, peuple de race ugrique, qui joua un certain rôle dans l'histoire de l'Europe orientale depuis le si" siècle jusqu'au xlv^ — I. (Grande), en hongr. Nagy Kitnsag, plaine située au delà de la Theiss ; 1,196 kil. carr. ; 70.001) hab. Ville principale Kardszag. — 11. (Petite), hongr. £w Kunsng, formée de plusieurs portions du cercle Cis- Tibiscan: 2,423 kil. carr.; 83,000 hab. Ville principale, Félegyhaza.
CUMBERLAND, comté du N.-O. de l'Angleterre, sur la mer d'Irlande; 4, On2 kil. carr.; 250,000 hab. Capitale Carliste. Territoire pittoresque traversé par des montagnes et renfermant plusieurs lacs. Houille, fer, argent, plombagine, cuivre, plomb et pierre à chaux.
CUMBERLAND ville de l'état de Maryland (Etats-Unis), sur le Potomac, à 273 kil. N.-O. de Baltimore ; d4,000 hab.
CUMBERLAND (William-Augustus, duc de), général anglais, troisième fils de George II, né en 1721, mort en 1763. Il fut blessé à Dettingen (1743), battu à Fontenoy par le maréchal de Saxe (174:i), et repoussa le prétendant Charles-Edouard à Culloden (1740). Nommé commandant en chef des armées anglaises, il fut vaincu à Lawfeld encore par le maréchal de Saxe (1747). En 1757, pendant la guerre de Sept ans, il dut signer la capitulation de Closterseven, après laquelle les armées anglaises furent licenciées et le Hanovre resta à la merci de la France. A son retour, le roi, peu sastifail de ses services, ne lui donna plus aucun commandement. Sa vie a été écrite par Maclachan (1876). — Œrnest-Auguste, DUC de) (Voy. Ernest -Auguste;.
CUMBERLAND (Monts), portion du groupe des monts Appalachiens, sur la frontière S.-O. de la Virginie et au S.-E. de Kentucky.
CUMBERLAND, rivière qui naît dans les monts Cumberland et se jette dans l'Ûhio à Smithland, après un cours de 900 kil.
CUMBRIEN, lENNE adj. (de Cumberland).
Géûl. Nom de l'assise inférieure ou la plus ancienne, au-dessus de laquelle il n'y a que du talc-schiste. Cette couche se compose de schistes argileux ardoisiers, mêlés decalcaires marins, au milieu desquels on trouve disséminés des polypiens, des coquilles marines et des enveloppes de crustacés. De très petites portions de l'assise curabrienne sont restées à découvert dans les montagnes d'Ecosse, de Bretagne, des Vosges et du Jura.
CUMÉEN, ENNE adj. et s. Habitant de Cumes.
CUMÈNE s. m. (rad. cumin). Chim. Résine obtenue par la distillation de l'acide cuminique. Formule. C* H°*. On dit aussi hydride de
CUMÉNVLE.
CUMES 1. ou Cyme, Ancienne ville de l'Asie Mineure, sur le golfe de Cumes (Eolide), à 24 kil. N.-E. de Smyrne. Patrie d'Hésiode. — II. Cumx ou Cuma, l'une des plus anciennes villes grecques d'Italie; dans la Garnpanie, un peu au N. de Balte et à 8 kil. 0. de Naples. Elle fut fondée par des Eoliens de Cyme à une époque très reculée et elle était déjà au zénith de sa prospérité, lorsque Romen'étail encore qu'une bourgade sans importance. A quelque distance de Cumes, sur le bord du lac Averne, la fameuse sibylle de la légende romaine accomplissait, suivant Virgile, ses sau-
vages mystères. Cumes, après avoir fondé plusieurs colonies en Sicile et en Italie, fut dépouillée de toutes ses possessions par les Etrusques et tomba au pouvoir des Samnites en 420 av. J.-C. Elle devint municipe romain en 338. Les rois goths d'Italie en hrent leur forteresse; mais après sa capture par Narsès, en o.t3. elle resta sans importance.
CUMIDINE s. f. Chim. Alcaloïde dérivé du cumène : C H» H^ Az.
* CUMIN s. m. [ku-main] (gr. kuminon).
Bot. Genre d'ombellifères cuminées, comprenant trois ou quatre espèces qui croissent dans l'ancien contiuent. Le cumin officinal {cuminum cymimim), d'EgypIe, est une plante annuelle que l'on cultive aujourd'hui dans l'Europe méridionale, particulièrement a Malle et en Italie. Ses graines, convexes d'un côté, concaves de l'autre, un peu plus grosses que l'anis, ont une odeur forte et une saveur amère, aromatique et piquante. On les a employées en médecine comme carminatives, stimulantes et diurétiques. Elles sont d'un usage fréquent comme assaisonnement. Les Allemands les mettent dansleurpain, les Hollandais en aromatisent leur fromage.
CUMINAMIDE s. f. Amide cuminique :
C" IV> Az. 0.
CUMINÉ.ÉE adj. Bot. Qui ressemble au cumin. — s. f. pi. Tribu d'ombellifères ayant pour type le genre cumin.
CUMINIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide extrait de la graine de cumin : C"° H^^ 0^.
CUMINYLE s. m. Chim. Radical organique dont l'acide cuminique est l'hvdrate : O- H-3 0.
'CUMUL s.m.[ku-mul](lat. cîfmuiîw, amas).
Jurispr. Action de cumuler une chose avec une autie : le cumul du possessoire avec le pélitoire n'est pas permis. — Se dit souvent aujourd'hui enparlantde places, d'emplois, de traitement: loisurle cumul.— Législ. «Le cumul des fonctio7is est souvent interdit; ainsi le ministère ecclésiastique est incompatible avec tout commerce, avec les fonctionsjudiciaires etia plupart des fonctions administratives. Les magistrats de l'ordre judiciaire ne peuvent être en même temps administrateurs ni comptables publics (L. 24vendémaire an 111). Les fonctions de conseiller de préfecture sont incompatibles avec tout aulreemploipublicet avec toute profession (L. du 21 juin 1863, art. 3). Le cumul des traitements avaitété interditparles décrets des f 3 mars et 1 2 août 1 848 ; mais ces décrets furent abrogés en 1832, parlaloi deslînances, et l'on a vu, sous Je second Empire, comme sous le premier, des fonctionnaires publics cumuler les traitements d'un grand nombre de sinécures très grassement rétribuées. A moins de dispenses légales qui forment aujourd'hui des exceptions, le cumul de deux traitementspayésparl'Ëtat comporte la réduction àmoitié du traitementlemoinsélevé lorsque les traitements cumulés sont de 3,000fr. au moins ; en cas de cumul de plus de deux traitements, le troisième est en outre réduit au quart, le quatrième est l'éduit au huitième etainsidesuite(L.28avrillS10,tit.XVLart.7S; Ord. 31 mai 1838, art. 44). Les professeurs, savants, gens de lettres et artistes peuvent cumuler plusieurs fonctions rétribuées par le Trésor public; mais le montant des traitements cumulés, tant fixes qu'éventuels ne peut dépasser 20,000 fr. (L. 28 juillet 18,32, art. 28). Le cumul d'un traitement et d'unepension est autorisé dans certains cas; mais il y a, suivant plusieurs circulaires ministérielles, incompatibilité entre un traitement mililaire d'activité et une pension pour service militaire et entre une pension civile et un traitement civil d'activité, à moins que la pension et le traitement ne se rapportent à deux départements ministériels dill'éreuts, auquel cas le cu-
mul estpermisju3qu'àconcurrencedel,300 fr.
Sont susceptibles decumul, sanslimitedetaux, une pension de retraite pourservices militaires et un traitement civil d'activité, à moins que les services civils n'aient été supputés pour l'établissement du droit à la pens'\on. Le cumul de deux pensions peut avoir lieu jusqu'à concurrence de 6,000 fr. (L. 9 juin 1853, art. 28 et31) Laloi du l'^juin 1878 permet aux mililitaires de la réserve et de l'armée territoriale de cumuler en temps de paix, la solde qui leur est attribuée avec les traitements ou pensions dont ils jouissent. Devant les tribunaux, il n'est pas permis de cumuler, dans la même instance, l'action possessoire et l'action pétitoire (C. proc. 2b). » (Ch. Y.)
CUMULARD s. m. Celui qui occupe ensemble plusieurs places, et qui en perçoit les divers traitements.
* CUMULATIF, IVE adj. Jurispr. Qui se fait par accumulation : droit cumulatif.
' CUMULATIVEMENT adv. Par accumulation.
* CUMULER V. a. Assembler, réunir plusieurs choses. S'emploie surtout en termes de Palais : cumuler plusieurs droits pour fortifier une prétention. — Cumuler des pl.\ces, des
EMPLOIS, des TRAITEMENTS, etC, OU absol. CU- MULER, occuper plusieurs places, plusieurs emplois en même temps, jouir de plusieurs traitements à la fois, etc.
CUMULUS s. m. [ku-mu-luss] (lat. amas).
Météor. Gros nuage blanc demi sphérique ou pyramidal, à base horizontale, que l'on voit surtout en été. L'entassement des cumulus forme des nuages semblables à des montagnes dont le sommet serait couvert de neige.
CUNAT (Charles-Marie), marin et historien maritime, né et mort à Saint-Malo (1789-1862). Ses travaux incorrects se rapportent à l'histoire de sa ville natale et de ses compatriotes, les Malouins. Citons : Hlst. deSurcouf; Hist. de Suffren; Hist. d'Aleth; Saint-Malo sous la Terreur; Saint-Malo illustré par ses marins.
CUNAXA, ville de l'anc. Babylonie, près de l'Euphrate, à 60 kil. N.-O de Babylone. En l'an 401 av. J.-C, Cyrus le Jeune y fut vaincu et tué par son frère Artaxerxès II, contre lequel il avait conspiré. Après cette célèbre bataille, les Grecs auxiliaires de Cyrus commeiicèrentleur fameuse retraite dite des Dix-Mille.
CUNCTATEUR s. m. (lat. cunctator). Personne qui temporise.
CUNDIMARCA [kounn-di-mar'-ka], état central de Colombie, borné à l'O. par la Magdalena; 21,000 kil. carr. (non compris la vaste région presque inhabitée qui s'étend à l'E. de la rivière Meta): 420,000 hab. Territoire bien boisé et contenant de l'or, de l'argent, du cuivre, du plomb et du sel. Capitale Bogota.
* CUNÉIFORME adj. (lat. cuneus, coin.) Anat. Qui a la forme d'un coin : os cunéiforme. — Bot. Se dit, des parties qui vonten s'élargissant de la base au sommet : feuilles, pétales cunéiformes. — Antiq. Se dit de certaines écritures employées anciennement dans la Perse et dans la Médie. — Les inscriptions cunéiformes, appelées aussi sphénogrammes (gr.
sphén, coin) sont les archives monumentales lies anciens empires d'Assyrie, de Babylonie et de Perse. Leurs caractères se composent de deux éléments : l'un ressemble à un coiu, l'autre à une tête de flèche; mais ce dernier peut être considéré comme une combinaison de deux coins. Tous les caractères étaient produits par les diverses manières de placer ces deux éléments. On trouve des inscriptions cunéiformes sur des rochers, surdos blocs de marbre, sur des monuments, sur des vases, sur des pierres précieuses, sur des cachets et particulièrement sur des briques
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ou sur de petits cylindres ou de petits prismes en argfile. Certains coins mesurent jusqu'à 10 ou 12 centimètresdelong, tandis qued'aulres, surtout ceux qui sont sur l'argile, ne peuvent être aperçus qu'à l'aide d'un verre grossissant. La plupart des inscriptions de ce genre se trouvent dans la Perse occidentale. Les premières que l'on découvrit et que l'on copia sont en trois langues et en trois sortes particulières d'écriture, bien qu'elles soient toutes écrites à l'aide de caractères cunéiformes. Dans toutes ces inscriptions Irilingualos, l'écriture qui se trouve la première ou dans la position la plus apparente, est la plus simple et fut déchill'rée avant les autres; on l'appelle écriture cunéiforme persane. La seconde consiste en près de trois fois autant de caractères que la précédente et se nomme écriture scythe. La troisième, dite assyrienne ou babylonienne, est la plus compliquée et possède de 600 à 700 caractères. Le décbilfrement et l'interprétation de la première de ces langues peuvent être considérés comme complets. L'usage de ce genre d'écriture parait avoir cessé peu de temps après le règne d'Alexandre le Grand, et pendant près de deux mille ans on l'oublia de la manière la plus absolue. En 1018, Figueroa, ambassadeur de Philippe m d'Espagne, prit la copie d'une petite partie d'inscription trouvée à Persépolis. Pietro délia Valle, explorateur vénitien, envoya à Kircher une brique portantdessphénogrammes(l6'22). Chardin et d'autres personnes marquantes qui voyagèrent en Orient apportèrent en Europe des spécimens et des copies d'inscriptionscunéil'ormes. Karstens INiebuhr, en ayant découvert à Persépolis en 1767, lit, sur ce sujet, des travaux d'une grande importance. Il pensa, avecraison, que les insiTiptions, dont il publiadescopies, étaiententruis alphabets. Tychsen et Miinter ajoutèrent quelques exactes observations a celles qu'il avait faites; ■ en 1802, Groltefend présenta à l'Académie des sciences de Gœttingen ses premiers essais de déchiffrement de l'alphabet cunéiforme. Il limita ses études à la première de cessorles d'écriture. 11 remarqua que tous les coins horizontaux ont la pointe tournée vers la droite, que touslescoinsperpendiculaircsontlapointe en bas et que tous les coins obliques ont la pointe tournée à droite, soit par en haut, soit par en bas, tandis que l'angle intérieur du caractère en forme de tête de flèche est toujours ouvert du côté droit; d'oti il conclut que cette écriture devait se lire de gauche à droile. Il pensa que les inscriptions appartiennent à l'âge des rois achaeménides de Perse et que deux combinaisons de caractères représentent des rois qui ont été l'un le père et l'autre le tîls : d'où il crut pouvoir conclure qu'il s'agissait de Darius et de son fils Xerxès. Il parvint, par une suite de déductions ingénieuses, à déterminer un tiers de ses lettres. En 1826, Rask trouva la valeur des caractères représentant m et n. En 1830, furent publiés deux importants ouvrages, indépendants l'un de l'autre, l'un par le Français Eugène Biirnouf, l'autre par l'Allemand Lassen. Il fut prouvé que, dans certains cas, la même lettre est représentée par deux ou même trois caractères ditférents. H.-C. Rawlison, dans une note datée de Bagdad, 'io août 1846; Hinks, dans un mémoire publié dans les Transactions de l'Académie royale irlandaise, et datée du 22 oct. 1 846 ; Oppert, dans un ouvrage édité à Berlin en 1847, prouvèrent que l'emploi de l'une ou de l'autre forme d'une consonne dépend de la voyelle qui la suit. L'ouvrage d'Oppert contenait aussi la découverte que les nasales m et n se prononçaient quelquefois devant les consonnes, bien qu'elles ne fussent pas écrites; cette découverte compléta le déchiffrement de l'écriture de la première espèce. Nous donnons ici cet alphabet avec sa translitlération en lettre latines. — On sait que l'écriture cunéiforme fut d'abord
cr]NE
CUNÉ
ALPHABET CUNEIFORME PERSAN
VaxjMes.
ÏÏ!'^'^- ÏÏ^'-- (ÏÏ-^-
Consonnes.
soniiBES AsrmiîEs médiales
DEVANT nnVANT DEVANT DBVAVT DKVAMT DP.VANT DEVANT OBVANT DEVANT
Gutturales
Palatales ''\im
k y:^ f= k"<Y ih^yy ? «yy g<ry- ? g'<^%
i'-'^'- ttyTy :rYïY t' yry- tu y<y y<y Y<y à.^ à- ^yy à'<^y.
Labiales p ^ ^ ^ M« ? ? ^ ^y -y -y.
Nasales u W ^4 n ^^c: m >-yf y nf y/— m ^/»-.
zy..yy..yy-,y.
Semi-voyelles Sibilantes . .
^1 pY ^'-
ff tr, y< (1. ^^^ Um\ :^<yy dah.
Fortement aspirées . .
Signes composés . . ,
syllabique et que plus tard on y ajouta des [ par Layard étaient chargés d'inscriplinns eu caractères pour représenler les voyelles. — En 183.'i, C.-ll. Rawlison cununença en Perse le déchiffrement des inscriptions trouvées au mont Elvend, près de Kermanshah; et après des années d'un travail interrompu pendant longtemps, il put fournir à la Société royale asiatique un fac-similé complet de la partie persane des inscriptions de Behistun (1846) (Voy. Bisoutoun). Sur le rocher se trouve un groupe sculpté de figures humaines, parmi lesquelles on distinj;ue Darius et les rois qu'il a subjugués. Sous ce groupe est taillée la grande inscription persane. Les coins mesurent un peu plus d'un pouce de long. L'inscription forme cinq colonnes parallèles dont une partie a été endommagée ou détruite. Imprimée en lettres romaines de la grandeur de celles que nous employons pour notre dictionnaire, elle remplirait environ six de nos colonnes; en y ajoutant les traductions scythe et assyrienne (la [iremière en cinq colonnes, la seconde en quatre colonnes), le tout formerait neuf de nos pages. Cette inscription énumère les 23 pays sur lesquels Darius avait établi sa domination. Viennent ensuite le récit de ses guerres contre les différents rebelles représentés dans la sculpture et celui de leur châtiment, des remerciements aux dieux, des invocations, etc. Parmi les autres inscriptions faites par Cyrus, Darius, Xerxès, etc., que Ton trouve dans les ruines de Persépolis, de Suse et en plusieurs autres lieux, la plus ancienne est celle de Cyrus à Murghab, écrite sur un bloc isolé de marbre et répétée en différents endroits du voisinage. Elle se compose des mots : « Moi, Cyrus, roi, Âchaeménide ». D'après les travaux de Rawlinson, il est prouvé que la langue de ces inscriptions se rapporte au Zend Avesta et au sanscrit. Les deux autres espèces d'écriture cunéiforme sont beaucoup plus compliquées que la précédente etleurinterprétation présente de grandes difficultés. Celle de la seconde espèce est sans doute plus ancienne que la persane. Elle se compose d'environ 100 caractères différents, dont quelques-uns, pense-t-on, représentent des lettres, d'autres des syllabes, tandis qu'un certain nombre paraissent être des signes idéographiques. On suppose qu'elle est écrite en une langue appartenant à la famille désignée comme touranienne, scythe, etc.
L'écriture de la troisième espèce présente encore plus de difficulté. Les premières grandes découvertes en ce genre sont dues à M. Botta, consul français à Mossoul (1842-'o) et immédiatement après à Layard, dans les ruines de Ninive. Les murailles des palais déterrés
néiformes et on découvrit un nonilire immense de tablettes d'argile, de cylindres, de prismes couverts des mêmes caractères. Dos milliers de ces restes de l'antiquité furent envoyés au British muséum et au Louvre.
En 1873 George Smith explora la Mésopotamie aux frais du u Telegraph » de Londres, et il continua ses investigations jusqu'à sa mort, arrivée en 1876. Un grand nombre de savants, parmi lesquels Grotefend, Rawlison, Norris, Smith, Talbot,Sayce, Botta, de Saulcy, Op[iert, Lenormanl, Menant et Schrader, se sont consacrés à l'interprétation de ces écritures. Dans les inscriptions assyriennes, les dilférents groupes de coins représentent : premièrement, des idées; mais ayant été empruntés à un peuple étranger, les mots qui correspondirent d'abord à ces idées étaient bien différents des mots assyriens représentant les mêmes idées; secondement, des syllabes employées en épelant les mots sans aucun rapport à la signification des caractères comme représentant des idées. Ainsi, un certain groupe de six coins est employé comme idéographe pour représenter le mot « père » (en assyrien ubou) ; mais quand on en fait usage comme phonographe en épelant d'autres mots, il représente les syllabes ai et ad. Ce qui rend l'interprétation encore plus difficile, c'est que le même caractère peut représenter comme idéographe plusieurs idées fort différentes et comme phonographe diverses syllabes. Heureusement que les Assyriens sont venus eux-mêmes à notre aide. Parmi les tablettes d'argile que l'on a découvertes, il s'en trouve un grand nombre qui sont écrites en deux colonnes verticales dont la première contient des idéographes et la seconde leur signification en phonographes. D'autres tablettes ont une troisième colonne pour la signification en langue assyrienne. Les inscriptions que l'on a déchiffrées embrassent des listes de rois, les récits de leurs exploits, les lois qu'ils ont édictées, des tables chronologiques etastronomiques, et une foule d'autres sujets de la vie domestique bien susceptibles d'exciter notre curiosité. — L'un des travaux les plus intéressants, au point de vue historique, est la réunion que fil George Smith du texte cunéilorme de toutes les inscriptions du British muséum relatives à Ashurbanipal, roi d'Assyrie vers le milieu du vu" siècle av. J.-C. La principale de ces inscriptions se trouve sur un prisme de dix côtés et contient plus de 1,200 lignes d'écriture cunéiforme. Elle mentionne la conquête de l'Egypte par Hesarhaddon, pèred'Ashurbanipal,
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et les principaux événements du règne de ce dernier. On y trouve également l'histoire assyrienne des rois d'Esrypte Tirhakah, Néchào I" et Psamméticus ï", des rois lydiens Gygès et Ardys, de la conquête de Babylonie, de Susiane et d'Arabie, et plusieurs autres sujets traités par les historiens grecs. Smith a aussi réuni les légendes relatives au déluge; parmi les tablettes qui y ont trait, la II», mieux conservée que les autres, contient près de 300 lignes. Ces légendes sont d'accord avec le récit de la Bible.
CUNÉIROSTRE adj. (lat. cuneus, coin; rostritm, bec). Ornith. Qui a le bec en forme de coin.
CUNEO jkou'-né-o] ou Coni. I. Province de Piémont (Italie), sur la frontière de France, traversée par le Tanaro et autres affluents du Pô, et par les Alpes Liguriennes, Maritimes et Cottiennes; 7,136 kil. carr.; 700,000 hab. Bétail, grains, houblon, riz et soie. — II. Capitale de cette province, à 70 kil. S. de Turin; 27.529 hab. Autrefois très forte, elle subit plusieurs sièges. En 1800, les Français transtormèrent ses fortifications en promenades. Travail de la soie et du coton.
CUNERSDORF. Voy. Kunersdorf.
CUNETTE s. f. (diminut. du bas lat. cuna pour cuva, cuve). Canal pratiqué dans le fond d'un fossé de fortification.
CUNIBERT (Saint), évêque de Cologne, mort en 664; fut ministre de Sigebert 11 et de Childéric. Fête le 12 nov.
CUNICULAIRE adj. (lat. cuniculus, lapin). Mamni. Qui ressemble au lapin.
CUNIN-GRIDAINE (Laurent Cunin, dit), industriel et hiimme d'Etat, né à Sedan en 1778, mort en 18o9. D'abord ouvrier dans la manufacture de draps de M. Gridaine, il devint le gendre puis le successeur de son patron (1824), fui élu député en 1827, fut l'un des 221 qui donnèrent la couronne à Louis-Philippe, et conserva le portefeuille du commerce et de l'agriculture depuis 1837, presque sans interruption, jusqu'à la révolution de 1848.
CUNLHAT, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. N.-E. d'Ambert (Puy-de-DAme); 2,813 hab.
Fabrication de camelots.
CUPAR, capitale du Fifeshire (Ecosse), sur l'Eden, à 15 kil. 0. de Saint-Andrew's; 5,150 hab.
* CUPIDE adj. (lat. cupidus; de cupio, je désire). Qui a de la cupidité : c'est un homme cupide.
CUPIDEMENT adv. D'une manière cupide.
* CUPIDITÉ s. f. (lat. cupidilas). Désir immodéré, convoitise. E.xprime particulièrement l'amour du gain, des richesses : grande cupidité.
CUPIDON s. m. (lat. Cupido). Chacun des génies ailés que l'on fait ordinairement voltiger autour de "Vénus. — Par ext. Enfant ou adolescent d'une grande beauté.
CUPIDON, dieu païen de l'amour, VEros des Grecs. Les anciens eurent deux conceptions bien différentes de ce dieu : dans la plus ancienne, il est l'une des divinités primitives, l'une des causes fondamentales de la formation du monde; ensuite, l'Eros des poètes grecs devint identique au Cupidon des Latins ; ce fut alors l'un des plus jeunes parmi les dieux, le fils d'Aphrodite (Vénus); on le représentait sous les traits d un joli enfant au caractère folâtre, et il fut considéré comme le dieu de l'amour sensuel.
CUPRESSINÉ, ÉE adj . (lat. cupressus, cyprès). Bot. Qui re.--=emble ou se rapporte aux cyprès. — s. f. pi. Tribu de conifères ayant pour type le genre cyprès et comprenant, en outre, les genres genévrier, thuia, etc.
CUPRIQUE adj. (lat. cuprum, cuivre). De