CUST
CUSPIDÉ, ÉE adj. (lat. cuspis , cuspidîs , pointe). Bol. Terminé en pointe.
CUSSET, Cussiacum, ch.-l. de cant. et station minérale, arr. et à '25 kil. S.-O. de Lapalisse (.\llier), et à 3 kil. de la gare de Vichy ; t),441 hab. 3 sources bicarbonatées sodiques à 4- 16» 8 C, débitant 34,000 litres. Dyspepsie, anémie, gravelle, diabète ; maladies du foie, de l'estomac. Etablissement avecbains, douches et buvettes.
CUSTER (George), officier américain (1839-
'76). En 1876, voulant attaquer le camp des Sioux sur le Litlle Big Horn river, il fut tué avec tout son détachement composé de 13 officiers et de plus de 200 hommes.
CUSTINE [kuss-ti-ne]. I. (Adam-Philippe, COMTE de), général français, né à Metz en 1740, décapité le 28 août 1793. A l'âge de sept ans, il fit, comme lieutenant en second au régiment de Saint-Chamans, la campagne des Pays-Bas sous les ordres du maréchal de Saxe, puis il revint à Paris terminer ses éludes. A sa sortie du collège, il entra dans le régiment du roi et gagna le grade de capitaine pendant la guerre de Sept ans. Choiseul créa pour lui le régiment de Custine, dont il fut nommé colonel et dont il garda le commandement jusqu'en 1780. Il visita ensuite les cours du Nord, passa quelque temps à Berlin et à son retour à Paris, introduisit la discipline allemande dans son régiment. Il partit peu après pour aller faire la guerre d'Amérique, pendant laquelle il fut promu maréchal de camp au siège de New-York. Il en revint pour être fait gouverneur de Toulon, où il ne resta pas longtemps, car en 1789 il fut élu député aux états généraux par la noblesse de Lorraine. Son rôle fut presque nul dans cette assemblée, où il vota constamment avec la gauche. La session terminée, Custine fut mis à la tête de l'armée du Rhin inférieur et s'empara en 1792 de Worms, de Mayence, de Spire et de Francfort-sur-le- Mein. Mais ses succès ne furent que des triomphes aisés, car les populations des bords du Rhin accouraient au devant des Français et se donnaient avec enthousiasme à la République. En 1793, Custine abandonnant à l'ennemi Francfort et Mayence, repassa le Rhin, et après plusieurs échecs se replia derrière les lignes de Weissembourg. Accusé par la Convention d'avoir entretenu des intelligences secrètes avec les princes étrangers, il n'eut pas de peine à se disculper, fut mis à la tête de l'armée du Nord, où il fil encore preuve d'impéritie en dégarnissant d'artillerie Lille, qui était cependant menacée d'un siège. Mandé le 29 juillet à la barre de l'Assemblée pour y expliquer sa conduite, il fut traduit le 13 août devant le tribunal révolutionnaire et, après 12 jours de débats, condamné à la peine de mort. Les apologistes même de Custine ont avoué que ce général était un médiocre officier, incapable de n-mplir un grand commandement. —II. (Renaud- Philippe de), fils du précédent, diploiuale et mililaire, né en 1768, guillotiné le 3 janvier 1794. 11 fut aide de camp de son père et reçut la mission de proposer, à l'insu de Louis XVI, au duc de Brunswick le titre de généralissime et même la couronne do France. Mais la tentative échoua. — m, (Astolphe, marquis de), voyageur et littérateur français né en 1793, mort en sept. 1807. Il était (ils du diplomate et de M'" de Sabran. Il voyagea beaucoup en Europe et publia de nombreuses im[)ressions de voyage. Son ouvrage la Russie en 1839 (1843, 4 vol. 111-8°), a été traduit en plusieurs langues étrangères.
CUSTIS (George- Washington-Parke). fils adoptif de Geurge Washington, né en 1781, mort en 1857. Il était le plus jeune des enfants de John Parke Custis, fils d'un premier lit de miblress Washington, et accompagna le gêné-
CUTT
rai Washington au siège de York-Town, en
qualité d"aide de camp. Après 1852, il était le seul survivant de l'entourage familier de Washington. 11 a écrit plusieurs pièces de théâtre, a publié dans le National Intelligenccr les Becolli'c.tions of Washington et a peint plusieurs tableaux de batailles révolutionnaires. Le général Robert E. Lee était son gendre.
* CUSTODE s.f.(lat.c«s<odia, garde). Rideau. N'est gurre d'usage qu'en parlant des rideaux ou courtines qu'on met, dans certaineséglises, à côté du maître-autel. — Prov. et fig., dans le premier sens : Donner le fouet sous la CUSTODE, châtier, réprimander en secret. — Couverture ou pavillon qu'on met sur le ciboire OÙ l'on garde les hosties consacrées.
' CUSTODI-NOS s. m. [kus-to-di-noss] (lat. garde-nous}. Confldentiaire qui garde un bénéfice, ou un office, pour le rendre à un autre dans un certain temps, ou qui n'en a que le titre, et en laisse les fruits à celui dont il est le prt'te-nom : il faisait tenir ses bénéfices par des custodi-nos.
CDSTOZZA [kouss-tott'-sa], village d'Italie, à lo kil. S.-O. de Vérone. Les troupes piémontaises de Charles-Albert y furent écrasées par Radetzky, le 25 juillet 1848; et le général Lamarmora, à la têle de deux corps italiens y fut battu par l'archiduc Albrecht, le 24 juin 1806.
CÛSTRIN (Voy. Kustrin).
* CUTANÉ, ÉE adj. (lat. cutis, peau). Anat. et Méd. Qui appartient à la peau : muscle cutané.
CUTCH, état indigène de l'Indoustan, sous la surveillance du gouvernement de Bombay, borné au S.-O- parla mer d'.\rabie; 17,500 kil. carr. (non compris le grand marais salé que l'on appelle Runn de Cutch); environ 800,000 hab. Production de coton, de sucre, de houille, de fer et d'alun. Capitale : Bhooj ; ville principale ; Anjar. La race dominante est une tribu rajpoute dont le chef porte le titre de rao.
CUTCH (golfe de), bras de la mer d'Arabie , entre CutcU et la presqu'île de Cattywar (Indoustan), long de 170 kil., large de 40.
CUTCH GUNDAVA [kotch-gonn-dâ'-va] province N.-E. du Bélouchistan, bornée par le Sindeet r.\fghanistan; 25,000 kil. carr.; environ 100, 000 hab. Capitale : Gundava. Territoire formé par une grande plaine aride. La partie S.-E. est occupée par le désert de Shikarpour, long de 60 kil.
CUTHBERT (Saint), évêque de l'Eglise anglaise, né vers lecommencementduvii" siècle, mort le 20 mars 687 . Il fut prieur de Melrose, puis du couvent de Lindisfarne, où il devint évoque. Fête, le 20 mars.
CUTICULE adj. (lat. (;wfe, peau: colère, habiter). Entom. Qui vit sous la peau.
•CUTICULE s. f. (lat. cuticula). Anat.
Petite peau très mince, pellicule, épiderme.
CUTTACK.I. Division de la province de Bengale (Indoustau), bornée à i'E. et au S.-E. par la baie de Bengale; 18,000 kil. carr.; 3,034,690 hab. Les Anglais l'acquirent en 1803 et la divisèrent en districts dePooree,de Cuttack proprement dit (8,600 kil. carr.) et de Balasore. Ce territoire produit du blé, du maïs, du riz, du sucre, des légumes, des épices, des plantes tinctoriales, du bois de construction, du fer et le meilleur sel de l'Indoustan. — 11. Capitale de cette division, sur le Mahanuddy. à 340 kil. S.-O. de Calcutta; 40,000 hab. Elle est à moitié en ruines et est bâtie au milieu d'un pays malsain.
* CUTTER s. m. [ko-trej (mot anglais formé de to eut, couper). Mar. Petit bâtiment de guerre à un mât, dont la grande voile a
CUVI
beaucoup d'étendue : les grands cutters portent un mât de hune.
' CU'VAGE s. m. Action de faire cuver le vin.
* CUVE s. f. (lat. cupa). Grand vaisseau, communément de bois, qui n'a qu'un fond et dont on se sert ordinairement pour fouler la vendange, ou pour y laisser fermenter le vin nouveau avec la grappe. On le dit aussi de quelques autres vaisseaux à peu près de même nature, dont on se sert pour faire la la bière, etpour divers autres usages : cuve de vendange. — Prov., fig. et pop. Déjeuner, dîner A FOND DE CUVE, déjeuner, dîner amplement. — Fosses a fond de cuve, fossés d'une forteresse, d'une ville, etc., qui sont revêtus des deux côtés à pied droit.
* CUVEAU s. m. Petite cuve.
* CUVÉE s. f. Ce qui se fait de vin à la fois dans une cuve : cuvée de tant de tonneaux. — Prov. et fig. En voici d'une autre cuvée, se dit lorsque, après avoir entendu un conte plaisant, quel(|u'un en commence un autre.
* CUVELAGE s. m. Opération par laquelle on revêt de planches ou de solives l'intérieur des puits qui descendent dans les mines, pour empêcher l'éboulement des terres et des roches : faites en sorte que le cuvelage soit solide.
' CUVELER V. a. Faire un cuvelage : cuveler le puits d'une mine.
CUVELLEMENT s. m. Action de cuveler un puits de mine.
* CUVER V. n. Demeurer dans la cuve. Ne se dit que du vin nouveau ([u'on y laisse avec la grappe durant quelques jours, pour qu'il se fasse, pour qu'il fermente : c'est du vin qui n'a pas cuvé.' — Cuver son vin, dormir, reposer après avoir bu avec excès; ce qui dissipe ordinairement l'ivresse. Dans cette phrase, cuver est actif. — Cuver son vin, signifie aussi , dans une acceplion plus figurée, se donner le temps de s'apaiser, de revenir à la raison : il faut lui laisser cuver son vin.
' CUVETTE s. f. Vase dont on se sert pour se laver les mains ou pour d'autres usages : cuvette de cuivre. — Archit. Vaisseau ou espace d'entonnoir de plomb disposé pour recevoir les eaux d'un tuyau de descente, ou les eaux d'une source, d'un aqueduc. — La cuvette d'un baromètre, l'espèce de petit vase qui est à la partie inférieure du tube d'un baromètre. — Plaque de cuivre qui couvre en a
CUVI
rrière le mouvement de certaines montres montre à cuvette.
* CUVIER s. m. Cuve où l'on fait la lessive : grand cuvier.
CUVIER. I. (Georges Léopold-Chrétien-Frédéric-Dagobert, baron), l'un des plus célèbres naturalistes fiançais, né à Montbéliard (appartenant alors au duc de Wurtemberg), le 23 août 1769, mort à Paris le 13 mai 1832. Après avoir terminé ses études à l'Académie de Stuttgart, il accepta une place de précepteur en Normandie, chez le comte d'Héricy (1788). Il y poursuivit, pendant six années, ses études sur l'histoire naturelle et y conçut le plan des grands travaux qu'il devait accomplir plus tard. Grâce à la protection de Geofl'roy Saint- Hilaire, de Lacépède et de plusieurs autres savants que ses premiers travaux avaient vivement intéressés, il fut nommé professeur à l'Ecole centrale du Panthéon en 1793. En 1799, il passa professeur d'histoire naturelle au Collège de France, et en 1802, il succéda à Mertrud dans la chaire d'analomie comparée au Jardin des Plantes. Comblé de faveurs sous l'Empire, il occupa des places importantes ayant rapport à l'organisation de l'éducation publique. En 1813, bien qu'il fût protestant, on l'envoya à Rome, pour y organiser une université. A l'apogée de la gloire, il vit s'ouvrir devant lui les portes de toutes les académies
et de toutes les sociétés savantes de l'univers. Peu d'hommes de génie ont été aussi appréciés de leur vivant. Tous les honneurs académiques et civiques lui furent conférés; Louis- Philippe l'éleva à la pairie en l?i'!l. Son cerveau, le plus développé de ceux que l'on a étudiés, pesait près de 1,900 grammes, c'està-dire près d'une livre de plus que ne pèsent en général les cerveaux humains; cet excès était dû au développement prodigieux des hémisphères cérébraux. — Parler en détail des travaux de Cuvier dans le champ de l'histoire naturelle serait faire l'historique de cette science pendant la première in(iitiéduxix''siècle.II créaunemélhodedeclassilicatiun fondée sur les caractèresinvariablesdestructure anatomique, au lieu de s'appuyer sur de simples ressemblances extérieures; il introduisit la grande division en radiés, mollusques, articulés et vertébrés. Il fit marcher côte à côte l'étude de l'anatomie comparée et celle de la zoologie; union dont il sut déduire les lois de la vie animale fossile. Ses premières recherches se portèrent sur les animaux à. sang froid, qu'il distribua entre les classes de ses séries d'invertébrés en 1795, année qui fait époque dans la réforme de l'histoire naturelle. En 1 796 parut son mémoire sur les squelettes du megaionyx et du mcgallicrium, ainsi que sur les crânes d'ours fossiles trouvés dans plusieurs cavernes. Il donna ensuite successivemont : Ménagerie du Muséum d'histoire naturelle, avec Lacépède et Geofl'roy, Paris, 1804, 2 Tol. petit in-S"; il y en a aussi une édition grand in-fol.; Tableau élémentaire de l'Histoire naturelle des animaux, 1 vol. in-8o, Paris, an VI (1798); Leçons d'analomie comparée, recueillies et publiées par Duméril et Duvernoy, 5 vol. in-8°, Paris, 1800 et 1805; ses Recherches sur les ossements fossiles de quadrupèdes, 4 vol. in-i", Paris, 1S12, produisirent une grande sensation dans le monde savant. Par la comparaison des spécimens vivants et des fossiles, il conclutque des espècess'étaient éteintes et que celles qui les remplacent s'en distinguent complètement. Il donna ensuite : Mémoires pour servir à l'hiatoire et à l'anatomie des mnilusques, 1 vol. in-4n, Paris, ISKi. Dans son système, Cuvier établit des époques pour l'histoire de la création. La première époque comprend la période où parurent les mollusques, les poissons et les reptiles monstrueux, la seconde est celle où vivaient les singuliers pachydermes fossiles des environs de Paris ; la troisième est celle du mammouth, du mastodonte, etc.; la quatrième est l'âge de l'homme. Avant la première époque, notre globe était privé de vie organique, soit végétale, soit animale. En 1817, parut la première édition du Régne animal (4 vol.). ouvrage qui a été la base de toutes les classifications zoologiques subséquentes. Son dernier grand ouvrage, entrepris avec la collaboration de Valenciennes, est son Histoire naturelle des poissons, application de sa méthode à la classification des poissons. Plus de 5,000 espèces ont été décrites dans les 20 volumes qui furent publiés. Cuvier donna souvent à l'Institut des preuves de ses immenses connaissances en chimie, en physique, en minéralogie, en géologie, en botanique, en anatomie, en zoologie, en médecine, en chirurgie, en agriculture et dans l'art vétérinaire. Il a fourni des articles au Dictionnaire des sciences naturelles et à d'autres ouvrages du même genre; dans un écrit sur la Nature, il combat le panthéisme. En qualité de secrétaire de l'Académie des sciences, il lut les éloges historiques des membres décédés de cette société savante; trois volumes de ces éloges ont été publiés. Il n'était pas moins habilecommelégislateur que comme naturaliste. Commissaire royal, conseiller de l'Université, membre du Conseild'Etatoupré' sident du comité de l'intérieur, il montra sa supériorité dans toutes les charges qu'il remplit; on lui doit d'utiles modifications dans
CUZC
CYAN
les lois ™un.dpa.es et dépa.ten^nlales, ainsi , versité^ coljège.^un^ hôle. ^es ^nnaies.
qup dans l'instruction publique. Tous ceux qu rapprochaient dans l'intimilé admiraient son caractère privé. Qu'il parlât ou écrivit, son stvle était toujours clair, concis, énergique. Excellent dessinateur, il présidait a 1 illustration de ses ouvrages. - I. (Frédéric), frère du précédent, né à Montbéliard en 1 / /3, mort à Strasbourg en 183S. Nommé directeur de la ménagerie du Muséum en 1804. il publia de bons Mémoires sur rinstinctetrintelligenc: des animaia:. En 1823 parut son ouvrage important sur les Dents des mammifères, plein d excellentes observations, qui amenèrent des chaneements dans la classification naturelle de ces animaux. Les résultats de ses études conime directeur de la Ménagerie se trouvent dans son Histoire naturelle des mammifères [\S 1 b- 3 , 70 livraisons in-fol.), commencée en commun avec GeotTrov Saint-Hilaire. En 182/, une chaire de phvsiologie comparée fut créée pour lui au Muséum. — CuvilUer-Fleury . (\ • b.)
CUXHAVEN [koux-'hâ-fènn], port maritime d'Allemagne, dans le territoire et a 90 kil. U de Hambourg, à l'embouchure de Itlbe, 4 000 hab., presque tous pêcheurs et pilotes Bains de mer, quarantaine, beau phare a f.u fixe.par;i3"of âi-lat.N. etG"22 31 longE CUYABA fkou-iâ-bâ'], ville du Brésil, capi taie de la province de Matto Grosso, sur la rivière Cuyaba, tributaire navigable du faia guav, à 1,490 kil. N.-O. de Rio de Jane.iu Inviron lb,000 hab. Elle est au milieu d un territoire très riche en diamants et en or.
CUYAHOGA [ka-ié-ho'-ga], rivière qui arrose l'étal de l'Ohio (Etats-Unis) et qui se jette dans le lac Erié à Gleveland.
CUYP 'Albert) [koîp], peintre hollandais né eu lOO.i, mort vers 1683. Son père Jacob Gerritse Cuvp, peintre de paysages et d ani-
des manufactures de col.on, de lainages, fie cuir, de parchemin, de bijoux, etc.; elle tait un grand commerce de fer, de bois et devoirs végétal D'après la tradition nationale, Cuzco, la plus ancienne ville du Pérou, fut fondée au u" siècle par l'inca Manco Capac, quiy eU^ blit le sièïK de son empire. C'était la cite sainte, contenant un maguilique temple du soleil richement orné d'or et d'argent, et ver-i lequel accouraient des nuées de pèlerins. Une partie des murailles de cet edilice existe encore dans le couvent des Dominicains. Uu 1 côté du nord, la ville était protégée par un
CYAN
oiseau de cage; on la nourrit d'insectes et de "raines.
CuiC'j \i ^
contrefort des grandes Cordillères, sur lequel se dressait une forteresse inexpugnable, mereiaa.u- veiUeux spécimen de l'architecture cycloniau.,'fur;robaldement son -,tn,. Api.s^ péenne dont g^s sont^encore v^blc. mort, ses toiles furent loiiglemps dédaignée. En lo3ie^ ^ ^.^^^^,^ suivante,
mais depuis une cinquantaine d année, elles posssion a ^^^^,^ ^^ .^^^^^^ ^,^^,^ ^^ ont fréquemment atteint le P/'l^'le MÇO à Pua e y ^ ^^^ l^,^^
1,500 guinées. Cuyp a.represen e les paysage W ^1^1'° ^ ^^^.^^^^ „ traverse les monde la Meuse, aux environs de Uoit avec ae» eb^a o, ^^^^^ ^^ ^.^^^^^ ^^^ p^^.^^ 5j.pL „.
ae la Meuse, dui ^,11...^..-— — . „,.,i,„, troupeaux et des cavaliers, des f carmouches de cavalerie, des marines, des clairs de lune, des paysages d'hiver, des scènes d interieui ; il a réussi dans chaque genre.
CUZCO [kouss'-ko]. I. Dép. du Pérou, divisé en M provinces; 240,000 hab. Indiens en majorité; nombreuses mines. — n. capuaie
Ctizoo.
de ce déparlement, dans une vallée, à 3,4fi8 m. au-dessus de la mer, entre les rivières Apourimac et Ouroubamba, à 772 kil. E.-S-h. de Lima; environ .30,000 hab. dont lo, 000 Indiens. Bien bùtie, aulour d'une vaste place carrée d'où rayonnent des rues larges et droites, elle renferme plusieurs édifices publics, une uni-
agnes et qui mène de Cuzco au Pérou seplen trîonal est^ncore existante et ^^a,PP|"e «he min des Incas. Lat. 13- 30 55 b. Lon^. 74° 24' 30" 0.
CWT (abréviation du mot latin cenlim. cent ; et du mot anglais weifjht. poids). Abrevic-tion par laquelle lesAnglaisdésignentleur quintal.
CYAME s. m. (gr.
huamos, fève). Crusl.
Genre d'isopodes qui " *>& vivent sur la baleine, j^i; Le cyame ovale, iv cona|r: leurblanchàtre,setrouve en grande quantité sur les éminences cornées de latêle de ce célacé. Le cyame errant, d'un rouge vineux, se cramponne .sur la peau unie des intervalles qui séparent les tubercules.
Le cyame grêle, d'un jaune clair, reste sur les protubérances de la tête.
CYANATE s. m.
Chiiii. Si'l tornié par la combinaison do l'acide cyanique avec une base. CYANÉE s. f. (gr. h/a7ios, bleu). Zool. Genre de méduses à bouche centrale, dont une espèce, la ryaniie de Lamarck {ryanca Lnmarhii] est d'un beau bleu et se trouve dans la Manche. — Ornilh. Genre de fringilles du Mcxi.pie a du sud des Etats-Unis. La cyurK'r vuligo {cyanospr.a cyanea, Baird) est un charmant
Cynnéc (Cyanospiza cj-anca). — 1- Mâle. 2. Femelle.
CYANEUX adj. m. (gr. kyanos, bleu). Chini Se dit d'un acide formé par l'une des combinaisons du cyanogène avec l'oxygène.
CYAKHYDRATE s. m. Sel produit par la combinaison de l'acide cyanique avec une basi' organique.
• CYANHYDRIQUEadj. m. (gr. kyanos, bleu; hiidor, eau). Chiin. Se dit d'un acide produit par la combinaison de l'hydrogène et du cvanoïène : acide ryanhydrirjue. S appelle communément : acide prussique. Formule : Cy H ou C- Az H.
CYANIQUE adj. (gr. kyanos, hleu). Chim. Se dit d'un acide produit par lune des combinaisons de l'oxygène avec le cyanogène (Voy. Cyanogène). U est incolore et lluide. Ses sels se nomment CYANATES.
CYANISMEs.m. Phys. Intensité de la coloralum du ciel en bleu.
CYANITE s. m. (gr. kyanos, bleu). Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide cyaneux avec une base.
CYANOFERRATE s. m. Chim. Sel produit par la combinaison de l'acide cyanique avec I une base.
' CYANOFERRIQUE adj. Chim. Se dit d'une combinaison d'acide cyanhydrique et de cyanure de fer.
* CYANOGÈNE s. m. (gr. kyanos, bleu; gennacin, produire). Chim. Gaz incolore, composé d'azote et de carbone, dans la proportion d un atome du premier pour deux atomes du spcond; son nom lui vient de ce qu'd entre dans le bleu de Prusse. Quoique compose, il joue, dans ses combinaisons, le r61e de corps simiile, et son symbole est Cy. Il fut découvert par Gay-Lussac en 1814; on peut l'obtenir en décomposant le cyanure de mercure dans une petite cornue de verre à la chaleur dune lampe à esprit de vin. Sa gravité spécifique est 1-80; il possède une odeur acre et forte. Mêlé à deux volumes d'oxygène, il fait explosion quand on le met en communication aveune étincelle électrique ou quand on le chauffe à la chaleur rouge; il se sépare alors en acide carbonique et en azote. 11 s'unit a l'oxvgène pour former plusieurs acides : acide cyanique, Cy H 0 : acide fulminique, Cy^ H'' 0 et acide cyanurique Cy^ H^ 0'.
CYANOMÈTRE s. m. Phys. Instrument inventé par Arago pour mesurer l'intensité de la couleur bleue de l'atmosphère.
CYANOSE s. f. [si-a-no-ze] (gr. kyanos, bleu ; nnscs, maladie). Palliol. Coloration bleue, lividi- ou noirâtre de la peau. — Miner. Sulfate naturel de cuivre, que l'on appelle aussi
COllPEHOSU BLEUE.
CYANOSE, ÉE adj. Pathol. Atteint de cya-
CYCL
CYCL
CYGN
nose; qui a rapport, qui ressemble à la cyanose : couleur cyanosée.
CYANOSER V. a. Pathol. Rendre bleu ou
livide.
* CYANURE s. m. Chimie. Combinaison du cyaroi:è[ie avec un corps simple. — Cyanure de fer et de zinc, employé contre les névroses, l'épilepsie, la chorée. Dose: 0,0o à 10 eentigr. — Cyanure de mercure, anlisyphililique; même dose que le sublimé corrosif; poison très énergique. —Cyanure de potassium, sédatif que l'on préfère à l'acide bydrocyanique : de 1 à .■) cciiti^'r. à l'intérieur.
CYANURIQUE adj. Se dit de l'acide formé par l'une des combinaisons du cyanogène avec l'oxypène.
* CYATHE s. m. (gr. kuatos, coupe). Anliq. Petit gobelet qui servait à verser l'eau et le vin dans les coupes ou tasses. — Mesure de capacité qui équivaut à un peu moins de la moitié d'un décilitre. — Cyathiforme. (V. S.)
CYAXARE, nom de deux rois raèdes {Voy.
MÉiiu:)-
CYBÉLE ou Rhéa [si-bè-le], divinité mylho- Logiqne des Grecs et des Romains, fille d'Uranus ou Ciel, et de Gè ou Terre, femme de Chronos ou Saturne, et mère des dieu?; les plus élevés. Son culte, partout établi, était bachique; ses prêtres portaient en Phrygie le nom de corybantes; en Crète celui de curetés ; à Rome celui de galles. Ils devaient être à la fois jeunes et eunuques. Cybèle est habituellement représentée assise sur un crône; cependant, on la place quelquefois sur un char traîné par des lions.
CYCADÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux cycas. — s. f. pi. Famille d'arbres dicotylédones, ayant pour type le genre cycas.
CYCAS s. m. [si-kass] (gr. kiikas, sorte de palmier). Bot. Genre de cycadées comprenant une dizaine d'espèces, qui vivent dans les parties chaudes des deux mondes. Le cycas mt'galophylle {cycas mcgnlophylla) porte un cône dont nous donnons la figure. Cette espèce
Cycas mégalophylle (Cycas meyalopiijlld'. conc et feuille.
et plusieurs autres sont recherchées pour orner nos serres. Les cycas sont des arbres qui se rapprochent des conifères pour la structure et le mode de fructification; ils ressemblent aux palmiers par leur port et aux fougères par le développement de leurs feuilles. CYCLADES, groupe d'environ 60 petites îles de la mer Egée, au N. de Candie. Le nom de Cyclades leur fut donné parce que les anciens croyaient qu'elles formaient un cercle (gr. kuklos) autour de Délos. A l'exception de Stampalia, qui est restée sous ie joug de la Turquie, ces lies appartiennent à la Grèce, dont elles constituent une nomarchie (2,399 kil. carr.; 125.000 hab.): capitale, Syra ou Hermopohs (Voy. Syra). Parmi les iles de cet archipel, nous citerons : Santorin, île volca-
nique remarquable; Paro et Anliparo, célèbres par les stalactites de leurs grottes; Andro, Tino, Mykono, Délos, .Naxos, Amurgo, Syra, Anaphy, Kéa, Thermia, Kimolo et Milo. Plusieurs d'entre elles produisent de l'orge, de l'huile d'olive, du vin, du soufre et de l'alun.
* CYCLAMEN s. m. [si-kla-mènn] (gr. hjklos, cercle; allusion au rhizome, qui est arrondi). Bot. Genre de primulacées, comprenant une quinzaine d'espèces, qui croissent dans l'Europe centrale et méridionale et dans le nord de l'Afrique. Les cyclamens ont une racine tubéreuse sphérique et des feuilles en forme de cœur; ils portent, en automne, des Heurs formées d'un pétale en cinq segments oblongs. Le cyclamen commun (cyrlamen Eiiropœum) a des racines acres et forlernenl purgatives, que les cochons recherchent avidement; d'où lui vient le nom do Pain ue pourceau, que l'on lui donne vulgairement.
* CYCLE s. m. (gr. hjklos, cercle). Astron. Période astronomique après laquelle les mêmes phénomènes se reproduisent dans le même ordre. — Cycle solauie, période de 28 ans, après laquelle les dates des mois et les jours de la semaine se correspondent dans le même ordre.— Cycle lunaire, période de 235 lunaisons, ou 18 ans, après laquelle la lune et le soleil se retrouvent dans les mêmes positions relatives. — Cycle d'indiction, période de lii années juliennes. — Cycle caniculaire ou soToiAQUE, période de 1,460 ans, en usage chez les anciens Egyptiens. — Cycle épique, se dit dans la littérature grecque de l'ensemble des poèmes où était racontée l'histoire des dieux et des héros depuis l'origine du monde jusqu'à la fin de la génération qui avait pris part à la guerre de Troie : les poèmes du cycle épique sont tous perdus, à l'exception de l'Iliade et de l'Odyssée. — Par ext. Se dit de tout ensendile de poèmes qui se rapportent à une même époque historique ou fabuleuse : le cycle de Cliarlcmagne.
' CYCLIQUE adj. Anl. gr. Se dit des anciens poètes grecs qui ont composé les poèmes compris dans le Cycle. — • Les poètes cycliques furent ainsi appelés parce qu'après la mort d'Homère, ils formèrent un cycle épique et racoulèrentles événements postérieurs ou antérieurs àlaguerre de Troie. Les plus célèbres sont Hésiode, Pisandre, Stasinus, etc. — Se dit aussi des poésies mêmes : poèmes, poésies cycliques. — Cyclisme. (V. S.)
CYCLOÏDAL, ALE adj. Qui a rapport à la cycloïde.
* CYCLOÏDE s. f. (gr. kuklos, cercle ; eidos. aspect). Geoni. Ligne courbe que décrit un point de la circonférence d'un cercle quand celui-ci roule sur un plan, en suivant une ligne droite. Un clou de la bande d'une roue de voiture décrit une cycloïde lorsque cette roue tourne sur une route. La ligne droite sur laqu(;lle roule la circonférence est appelée base de la cycloïde et sa longueur est égale à la circonférence. La longueur de la cycloïde égale quatre fois le diamètre du cercle. L'aire de la surface comprise entrela cycloïde et sa base est égale à celle du cercle multipliée par quatre. La cycloïde est l'une des courbes les plus importantes dans la théorie mécanique, et la recherche de ses propriétés fut l'une des plus anciennes parmi les applications du calcul dilîérentiel. — Horloge a cycloïde, horloge dans laquelle le pendule est assujetti à décrire un arc de cycloïde.
CYCLOLOBE s. m. (gr. kuklos, cercle; lobos, gousse). Bot. Genre de légumineuses renfermant une seule espèce qui croit au Brésil.
CYCLOLOBÉ, ÉE adj. (gr. kuklos, cercle; lobos, lobe). Bot. Qui a l'embryon disposé en cercle ou en anne;iu. — s. f. pi. Tribu de chénopodées, renfermant les genres qui ont un embryon cyclulobé.
CYCLOLOMA s. f. ou Cyclolome s. m. (gr. kuklos, cercle; loma, frange). Bot. Genre de chénopodées, tribu des cyclolobées. Une espèce signalée par M. Daniel Beard, pullule dans les plaines du Kansas. Elle se développe sur une tige très courte en forme de boule herbacée mesurant quelquefois 1 m. oO de diamètre. Une fois mûre, la boule se dessèche et se détache emportée par la plus légère brise. Dans les tempêtes, cette boule prend de fantastiques allures.
* CYCLONE, subst. masc. Méléor. Tempête de vent qui balaie la terre ou la mer en tour- | noyant sur elle-même : les cyclones sont fréquents dans la mer des Indes. — Ces ouragans, qui tournoient avec une grande rapidité ont quelquefois 300 et même l,ciOO kil. en diamètre. Ils naissent, en dehors de la zone équatoriale entre les tropiques et se dirigent vers les pôles.
*CYCLOPE(gr. kuklos, cercle; ops, œil), s. m. Mythol. gr. Nom de certains géants qui n'avaient qu'un gros œil rond au milieu du front. Ceux dont parle Homère dans l'0'/î/s«ir, étaient des bergers cannibales de Sicile; leur chef était Polyphème. Les cyclopes d'Hésiode sont les fils de Cœlus (Uranus), et de Gè (la Terre) ; ils furent précipités dans le Tarlare par leur père, et délivrés par Jupiter, pour lequel ils fabriquèrent la foudre. Une tradition plus moderne nous donne les cyclopes comme des ouvriers de Vulcain forgeant des armures et des ornements dans des cavernes placées sous l'Etna, et dans les volcans des îles Lipari et de Lemnos.
* CYCLOPÉEN, ENNE adj. Anliq. Se dit de monuments très anciens dont la contructioii était fort solide, et dont on voit encore les ruines en Italie et dans la Grèce : ce savant a fait des recherches sur les monuments cyclopéens.
— Quelques antiquaires donnent à ces monuments le nom de Pélas'jiques.
CYaLOSE s. f. (gr. kuklos, ccrde). Bot. Mouvement de circulation de la sève descendante dans les vaisseaux laticifères des végétaux dicotylédones.
CYCLOSTOME adj. (gr. kuklos, cercle ; stoma, bouche). Zool. Qui a la bouche ronde. — s. m. pi. Icht. Famille de poissons cartilagineux comprenant les genres lamproie, myxinc et ammocète.
CYDNUS, ancien nom d'un fleuve de Cilicie. 11 se jetait dans la Méditerranée un peu audessous de Tarsus, d'où lui vient so.t nom moderne de Tersus. Il était fameux pour la pureté et la fraîcheur de ses eaux dans lesquelles Alexandre le Grand se baigna couvert de sueur (Voy. Alexandrb). L'empereur Frédéric Barberousse s'y noya en 1190.
CYDONIE, ancienne ville de Crète, rivale de de Cnossus et de Gortyna, puis alliée de la première de ces cités. Elle s'élevait sur la côte N.-0..au lieu où se trouve la moderne Canca. Elle était fameuse dans l'antiquité par la qualité des coings récoltés dans ses environs; d'où vient le nom scientifique du genre coignassier.
' CYGNE s. m. [gn mil.] (gr. kuklos; lal,cycnus). Gros oiseau aquatique dont le plumage est blanc, et qui a le cou fort long : les anciens croyaient que le cygne chantait mélodieusement, lorsqu'il étçiit près de mounr.
Que ta plainte, une fois de mon cœur épanchée. Rappelle un jeune cygne et son doul chant de mort. jUmc Desbordes- Valmorb.
— Etre blanche comue un cy'gne, être blanc comme cygne, avoir la blancheur du cygne, avoir la peau blanche. — Il est blanc comme UN CYGNE, se dit quelquefois d'un homme qui a la barbe et les cheveux tout blancs. — C'est LE chant du CYGNE, SB dit du dernier ouvrage qu'un grand musicien, un grand poète, un homme éloquent a fait peu de temps avant sa
GYGN
mort. — Se dit, fifi., dans le slyle élevé, des grands poètes, deshoninies éloquents, et quelquel'ois des grands niasiciens: itcyy»(; dcMantoue,Virpile;/e cygne thHiain,P'md-dTe;lec'jr/nc de Cambrai, Fénelon. — - Cou de gygne, partie de l'avant-train d'une voiture à quatre roues, qui est courbée, afin de laisser passer les roues de devant par-dessous, quand la voiture tourne. — En'cycl. Les cygnes forment, dans le genre canard, un sous-genre comprenant les plus grands et les plus gracieux des oiseaux aquatiques, distingués surtout parlalongueur de leur cou. Le cygne sauvage d'Europe ou cygne criard (cygints férus, Ray), mesure environ d ni. bO de loug: son corps est blanc, sa tête et son corps portent des taches jaunâtres; son bec est noir, marqué de jaunâtre à la base et sans tubercule. Il habite la Laponie, la Sibérie, la Kussie, où il fait ses petits, qui sont d'un grisbrunâtredansleurjeunesse. Le cygne est un oiseau cruel et vindicatif. Les mâles se battent entre eux d'une manière sauvage, à la saison de l'appariement; les femelles, quand elles ont des petits, attaquent n'importe quel autre animal qui veut s'approcher de leur nid. Le cygne peut repousser les gros oiseaux, et même l'aigle. Dans le combat, il essaye de noyer son ennemi en lui plongeant la lete dans l'eau. C'était l'oiseau consacré à .\pollon et aux Muses. Sa chair est noire et dure. Le cygne domestique d'Europe ou cygne û bec rouge (cygnus olor, Gmel.) est tout blanc.
Cygne à bec rouge (Cygnus olor).
Son bec rouge a du noir à l'extrémité et sur les côtés; il porte un tubercule à la base. Il habite les mers de l'Europe orientale et est répandu dans toute l'Europe et en .Amérique comme oiseau d'ornement; on dit qu'il vit un siècle et au delà. Sa chair, qui est très estimée, rappelle, par son goût celle de l'oie, et par sa saveur celle du lièvre. Cet oiseau de luxe fait l'ornement des bassins et des pièces d'eau dans les grands jardins paysagers. Il faut l'élever avec soin, le loger dans une cabane bien sèche, sur le bord de l'eau. Il est farouche et on ne doit l'approcher qu'avec précaution. Il se nourrit de grains, de pain et d'herbe fraîche. 11 est monogame. La femelle pond, au commencement du printemps, quatre ou cinq oeufs, et les couve cinquante jours. Les petits, très faciles à élever, se contentent pendant leur premier mois, de grain broyé et de mie de pain pétrie avec du lait; ensuite leur nourriture est la même que celle du cygne adulte. La variété polonaise {cygnus immutabilis, Yarr.) est très répandue aux Etats- Unis; ses petits naissent blancs, tandis que ceux de l'espèce commune sont d'un gris cendré. Le cygne siffieur {cygnus Americunus, Sharpless) se trouve dans toute r.\mérique du Nord. Le cygne noir {ehenopis atrata), habite l'Australie; il se trouve aujourd'hui dans les principaux parcs d'Europe.
CYGNE (Le), constellation septentrionale très célèbre parce que sa 6I« étoile est la première dont on ait mesuré la dislance au soleil.C'est une étoile double de sixième magnitude, et qui est distante de la terre d'environ 92 millions de millions de lieues.
CYMB
CYGNE (Ordre du), association charitable fondée en 14*3 par Frédéric II, électeur de Brandebourg, et réorganisée en 1S43. Elle a pour but de récompenser ceux qui se distinguent en soignant les malades. Le grand maître de l'ordre est le roi de Prusse.
CYLINDRAGE s. m. Action de cylindrer.
* CYLINDRE s. m. Corps défigure longue et ronde, et d'égale grosseur partout : cylindre de verre, de marbre, de bois, de carton. -- Gros rouleau de pierre, de bois ou de fonte, dont on se sort pour écraser les mottes d'une terre labourée, pour aplanir les allées des jardins ou les aires des granges : il faut faire passer k cylindre sur ces allées. — Dans les papeteries, rouleau armé de lames de fer, qui sert à broyer les chiffons. — Vaisseau de cuivre ou de tôle, en forme de grand marabout, qu'on remplit de braise, et qu'on tient plongé dans l'eau d'un bain, pour la chauffer. — Hist. nat. Le nom de certains coquillages appelés aussi R0ULE.\ux, et plus ordinairement »'olutks. — Typogr. Chacun des rouleaux qui font partie d'un laminoir ou d'une presse mécanique, et sous lesquels passent les feuilles de papier.— *v Jargon. Se faire éclater le cylindre, mourir. — Tu t'en ferais, il s'en ferait ÉCLATER LE CYLINDRE, phrascs que l'on emploie, dans un certain monde, comme formules de refus. — Géom. On donne le nom de cylindre au volume engendré par la révolution d'un rectangle tournant autour d'un de ses côtés, qu'on appelle axe du cylindre. La surface engendrée pendant ce mouvement do rotation, s'appelle surface latérale du cylindre. Les cercles décrits constituent les bases du cylindre; les circonférences décrites sont les circonférences des bases. — La surface latérale du cylindre s'obtient en multipliant la circonférence de la base par la hauteur. Son volume a pour mesure le produit de la base par la hauteur.
.CYLINDRER v. a. Donner la forme d'un cylindre; passer au cylindre.
• CYLINDRIQUE ndj.Qui a la forme d'un cylindre, (fui e.st loiid comme un cylindre ; Miroir eylindri'jiic.
CYLINDRIQUEMENT adv. En forme de cylindre.
CYLINDROÏDE s. m. Solide semblable au cylindre, mais dont les bases sont elliptiques.
* CYMAISE s. f. Archit Voy. 'Jim.aise.
" CYMBALAIRE s. f. Bot. Espèce de muflier à tiges rampantes et à fleurs bleues ou blanches, qui croit sur les vieilles murailles.
* CYMBALE s. f. (gr. kumbalon ; de kumbos, objet creux). Instrument de musique fait d'airain. — Aujourd'hui instrument de musique consistant en deux disques ou plateaux de cuivre que l'on frappe en mesure l'un contre l'autre.
• CYMBALIER s. m. Celui qui joue des cymbales.
CYMBE s. f. (gr. tem6^).Antiq. Petit bateau à deux proues relevées, dont on se servait sur les rivières.
CYMBULIE s. f. (dimin. de Cymbe). Moll. Genre do mollusques ptéropodes munis d'une enveloppe cartilagineuse en forme do sabot. Les cymbulies sont hérissées de petites pointes en séries longitudinales; elles portent deux grandes ailes à tissu vasculaire, et leur corps est d'une transparence qui permet de distinguer les organes intérieurs à travers l'enveloppe. Très nombreuses dans les mers des régions tropicales, elles y étalent leurs couleurs étincelantes. naviguent dans leur coque en guise de clialoupc et gouvernent àl'aide d'une large nageoire munie d'une petite queue. Sous l'éijuateur, on voit tout a coup pendant les nuits tièdes des myriades de ces gondoles lilliputiennes agiter leurslanlernesil'un horizon
CYNO
à l'autre : c'est l'éblouissante et interminable escadre des papillons de mer.
* CYME s. f. Rot. Voy. Cime.
CYMINDIS s. m. [si-main-diss] (gr. kumindis, chouette). Ûrnith. Genre d'aigles comprenant deux espèces de la Guyane et du Brésil.
* CYMRIQDE adj. [kimm-ri-ke]. Se dit d'un des principaux dialectes de la langue celtique : le dialecte eymrique. — s. m. Le eymrique se parle dans le pays de Galles (Voy. Celte).
CYNjEGIRUS, guerrier athénien, frère du poète Eschyle. A la bataille de Marathon, où les Perses vaincus essayaient de sauver leurs vaisseaux, il en saisit un de la main droite : on la lui coupa ; il lesaisit de la main gauche : elle eut le même sort ; il saisit alors le navire avec ses dents.
CYNANCHÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux cynauques. — s. f. pi. Tribu d'asclépiadées ayant pour type le genre cynanque.
' CYNANCIE s. f. (gr. kuùn, kunos, chien ; agcliein, étrangler). Méd. Espèce d'angine, dans laquelle les malades tirent la langue à peu près comme font les chiens altérés.
CYNANQUE ou Cynanche s. m. (gr. kuôn, kunos, chien; ngchein, étrangler). Bot. Genre d'asclépiadées, type de la tribu des cynanchées, dont deux espèces croissent dans le midi de l'Europe.
CYNARÉ, ÉE adj. (Voy. Cinahé).
•CYNÉGÉTIQUE adj. (gr. kunêgetikos; de kuôn, chien; ciyo, je conduis). Qui a rapport à la chasse, aux chiens : exercices cy}iégéliques. — s. f. Art de la chasse : traité de cynégétique.
* CYNIPS s. m. [si-nipss] (lat. cynips). Entom. Genre d'hyménoptères, formé de petites mouches légères, qui semblent comme bossues. Les femelles sont pourvues d'une tarière au moyen de laquelle elles piquent, pour y déposer leurs œufs, diverses parties des végétaux et y déterminent les excroissances nommées galles. Les petits , qui naissent sans pattes, rongent l'intérieur de ces galles, d'où ils ne sortent qu'au bout de b à 6 mois, à l'état d'insectes parfaits. Le cynips de la galle à teinture (cynips gallotinctoria), vit sur une espèce de chêne du Levant, où il produit la noix de galle. Nous avons en France le cynips du chêne, du rosier, du figuier, etc.
* CYNIQUE adj. (gr. kunikos; de kuôn, kunos, chien). Hist. Qualilication donnée à une école de philosophes grecs, fondée par Anlisthène dans le gymnase Cynosarge à Athènes vers 380 av. i.-C. Les plus célèbres sectateurs de cette école furent: Diogène,CratèsdeThèbes, sa femme Hipparchie et Menippus. Ils pensaient que la philosophie spéculative est la route la plus sûre pour arriver à la vertu et que le but de la philosophie est de faire parvenir à vivre moralement et en paix. La vertu pour eux consistait en une très grande simplicité dans le genre de vie : aussi en étaient-ils arrivés à ne plus observer ni la décence, ni la propreté, ni les règles de la civilisation et du travail. Leur nom était une injure et c'est pour cette raison qu'on le fait dériver de kuùn, chien, bien qu'en l'éalité il soit venu de Cynosarges. — Substantiv. : les cyniques. — Par ext. Impudent, obscène : Être cynique dans son langage. — Substantiv. : biogène le cynique.
CYNIQUEMENT adv. D'une manière cynique.
' CYNISME s. m. Philosophie cynique, doctrine de.-^ philosophes cyniques : le cynisme lit de grands progrès dans la Grèce. — Caractère du cynique, impudence ; le cynisme de sa conduite est révoltant.
' CYNOCÉPHALE s. m. [si-no-sé-fa-le] (gr.
CYNO
kuôn, kimos, chien; kephalê, tête). Mamm. A tête (le chien : nom donné à un genre particulier de singes de l'ancien continent. Les principales espèces de ce genre sont le papion et le babouin. — • Antiq. Petit babouin à tête de chien, adoré autrefois par les ligyptiens, qui le croyaient doué d'une merveilleuse puissance et le regardaient comme très intelligent. Thot, le dieu des lettres et des sciences, est souvent représenté avec la tête d'un cynocéphale.
CYNOCÉPHALES, chaînes de montagnes de l'ancienne Thessaiie, dans le pays des Pélasges, célèbres par deux batailles : la première en 364 av. J.-C. où lesThébains, commandés par Pélopidas, furent vainqueurs des Pbéréens ; la seconde en 197 av. J.-C. où le consul romain Flamininus défit Philippe, roi de Macédoine.
" CYNOGLOSSE s. f. (gr. kuôn, kunos, chien ; glôssa, langue). Bot. Genre de borraginées, ainsi nommé à cause de la forme des feuilles dans la plupart des espèces, et principalement dans la cynoglosse officinale ou langue-de-chien : (cynoglossum of'ficinule), herbe bisannuelle qui croit en France ; elle répand une odeur désagréable; sa saveur est fade el nauséabonde; sa variété bicolore {l'ynojtossiim bicolor) est employée en médecine, en raison du suc narcotique contenu dans sa racine. Ce suc entre dans les pilules calmantes do cynoglosse, qui renferment 4 cenligr. d'opium. On en donne une ou deux chaque soir pour calracr la toux.
CYNOLÀTRE s. et adj. (gr. kuôn, chien; latreiiù, j'adore). Qui adore les chiens; qui aime les chiens d'une manière immodérée.
CYNOLÂTRIE s. f. Adoration des chiens; amour exccïsif des chiens.
CYNOMORPHEadj. [si-no-mor-fe] {gr.kuôn, kunos, chien ; inorphê, forme). Mamm. Qui a la forme d'un chien.
CYNOMYS s. m. [si-no-miss] (gr. ftudn, kunos, chien; ynus, rat). Mamm. Genre de rongeurs américains, intermédiaires entre les
Cyuuiu\s LuiJovicianus.
marraotes et les sperraophiles. L'espèce commune, nommée chien de prairie (Gynomys Ludovicianus, Ord.), mesure environ 45 cenlim. de long, en y comprenant sa queue, longue de 10 centim. Sa couleur est rougeàtre dessus et blanchâtre ou jaunâtre dessous; il abonde dans les plaines occidentales du Missouri; il vit de plantes et quelquefois d'insectes. Les chiens de prairie vivent en société, par centaines dans le même canton. Leurs nombreuses habitations, couvertes d'amas de terre hautes de plus de 45 centim., sont placées les unes à côté des autres et couvrent des espaces de plusieurs kil. Ce sont de véritables villes dans lesquelles s'agite un peuple actif de quadrupèdes. Les chiens de prairie
CYPR
sont inofTcnsifs; leur chair est tendre, grasse
et succulente.
CYNOPHILE adj. [si-no-fi-le]. Qui aime les chiens.
CYNOREXIE s. f. [si-no-rè-ksî] (gr. kuôn, kunos, chien ; orexis, faim). Pathol. Appétit insatiable, faim canine.
CYNOSARGE, faubourg de l'ancienne Athènes où se trouvait l'école des Cyniques.
• CYNOSORE s. f. [si-no-7.u-re](gr. kuôn), kunos, chien; aura, queue). Astron. Un des noms de la constellation de la Petite Ourse.
— Cijnihia Bombyx. Voyez Cylhia.
CYNURIE, district de l'ancien Péloponèse, sur le golfe d'Argolide; villes principales : Cynura et Tyrée.
CYPARISSE, adolescent de l'île de Céos, aimé par Apollon. Ayant tué par inadvertance son cerf favori, il fut pris de désespoir et Apollon le métamorphosa en cyprès.
CYPÉRACÉ, ÉE adj. (lat. cypcrus, souchet). Bot. Qui ressemble ou se rapporte au souchet.
— s. f. pi. Famille de glumacées ayant pour type le genre souche! et comprenant, entre autres genres, celui des laiches.
CYPHONISME s. m. (gr. kuphôn, carcan).
Ânt. gr. Supplice qui consistait à enduire de miel un patient et à l'attacher à un poteau, en plein soleil pour que les mouches pussent le piquer.
■ CYPRÈS s. m. [si-prè] (de cyparisse, n. pr.) But. Genre de conifères comprenant de grands arbres, propres aux régions tempérées de
CYPR
Cyprès pyramidal (Cupressus sempcrifirens).
'.icmisphère boréal et dont le bois estremar- |uable par sa durabililé. Les cyprès se dis-
Cyprès horizontal (Cupressus horizontalis).
tinguent de? pins et des sapins par leurs feuilles, qui sont réduites à de simples écailles, et par
leurs cônes, qui consistent en nn petit nombre de bractées ligneuses dont chanme porte plusieurs petites graines anguleuses. Le cyprès pyramkial [cupressus sempcnirens Willd) , mentionné oans la Bible et célèbre dans l'antiquité, croît naturellement dans les îles de l'Archipel, particulièrement en Crète, et dans l'île de Chypre ; on le trouve aussi en Grèce, en Turquie (surtout dans l'Asie Mineure) et en Perse. Les anciens médecins envoyaient en Crète leurs malades atteints de consomption, pour y respirer les émanations balsamiques des cyprès. Chez nous, cet arbre toujours vert, orne les cimetières. Des rameaux touffus et serrés donnent à son ensemble une forme conique élancée. 11 est devenu en quoique sorte le symbole de la mort, du deuil, de la tristesse :
Ombre divine et tulélatre.
Celle lyre qui t'a su plaire.
Je la suspends â tes cyprès.
Ecoccdibd-Ledku». Ode à Buffon.
Le cyprès horizontal {cupressus horizontalis Duhamel) de l'Asie, a des branches étalées, souvent chargées de cônes.
CfPRIEN (Thascius-Caecilius-Cyprianus),
saint de l'Eglise chrétienne, né à Caiihago au commencement du m' siècle, mort le 14"septembre 2o8. Il consacra aux pauvres son immense fortune et abandonna la vie du monde pour se livrer à l'étude des saintes Ecritures. Dans sa solitude, il composa un traité sur la v.inité des âmes. 11 ne tarda pas à embrasser 1 elat ecclésiastique, et à la mort de Donatus, lut nommé évèque de Carthage, siège alors métropolitain. Pendant la persécution de Décius, qui eut lieu en 2-50, Cyprien se cacha sans toutefois négliger les intérêts de son diocèse. Nombre de chrétiens apostasièrent, mais au retour de la paix l'Eglise ne tarda pas à triompher. Cyprien refusa d'admettre la chute originelle sans complète expiation, et une controverse ayant éclaté, on réunit à Carthage un concile pour vider cette question. Cyprien soutint contre le pape Etienne que le baptême donné par les hérétiques était de nulle valeur. Sous la persécution de Valérien (258), il fut décapité pour avoir refusé de sacrifier aux faux dieux. Fête, le 16 septembre. Ses œuvres, pleines d'énergie, ont souvent été imprimées de nos jours.
CYPRIEN ( Saint-), ch.-l. cant, arr. et à 20 kil. 0. de Sarlat (Dordogiie); 2,064 hab. Eslise classée parmi les mon. hist. Château C: Fages, grotte de Roque-Fournier.
CYPRIÉRE s. f. Lieu planté de cyprès.
CYPRIN s. m. (gr. kuprinos, carpel. Icht. Genre de poissons d'eau douce, type ae la famille des cypnnoïdes et comprenant 6 sections : les carpes, les barbeaux, les goujons, les tanches, les brèmes et les ables. — Cyphun DORÉ DE L.\ CHINE OU poisson Tougc, poisson de la famille des cyprinoïdes, très voisin des carpes, originaire des lacs de la Chine et introduit en Europe par les Hollandais vers 1611. 11 fait aujourd'hui, l'ornement de toutes nos pièces d'eau.
CYPRINOÏDE adj. (gr. kupros, cercle; tidos, '
aspect). Icht. Qui ressemble à un cyprin. — ; s. m. pi. Famille de poissons malacoptérygiens abdominaux, comprenant les genres
les moins carnassiers : cyprins, loches, ana- |
bleps, etc. • i
CYPRIOT, OTE s. et adj. De Chypre; qui aivKutient à celte.île ou à ses habitants.
CYPRIPÉDE s. m. (gr. Kupris, nom de Vénus; pcdiion, chaussure). Bot. Genre d'orchidées, comprenant une vingtaine d'espèces, qui croissent dans tout l'hémisphère nord, depuis les tropiques jusqu'au Canada et à la Sibérie. Le cypripède acaule {cypripedium iiuaule) se trouve dans l'Amérique du Nord ; il
CYRA
croît sous les arbres toujours verts. La plus belle espèce américaine est le cypripède magnifique {qjpripedium spectabile), aujourd'hui
(Cypripedium spectabile.)
cultivé pour la beauté de ses fleurs. Le cypripède du Népaul (cypripedium insigne) a des
(Cypripedium indigne.)
feuilles épaisses d'un vert sombre; ses fleurs sont tachées de vert, de jaune et de pourpre.
CyPRIS ou Cyprine, l'un des surnoms de Vénus, ainsi appelée de l'île de Chypre ou Cvpris, qui lui était consacrée, et aux environs de laquelle on prétendait qu'elle avait été formée de l'écume de la mer.
CYPSELUS, tyran de Corinthe, que sa mère, une descendante des Bacchiades, sauva de la mort pendant son enfance en le cachant dans un codre (kupselé). 11 chassa de la ville les partisans de l'oligarchie et ré^na 30 ans (653-625 av. J.-C). Son fils Périandre lui succéda.
CYR (Saint-), village situé non loin de Versailles, à 14 kil. S.-O. de Paris, arr. et à 4kil. de Versailles (Seine-et-Oise); 4,205 hab. Maison d'éducation, fondée en 1686, pour les Jeunes filles pauvres appartenant à la noblesse. Son local fut ensuite occupé par l'Académie militaire de Fontainebleau, qui y fut transférée en 1806 et qui est devenue célèbre sous le nom d'Ecole militaire spéciale de Saint-Cvr.
CYRANO DE BERGERAC (Savinien), littérateur français, né a Bergerac (Dordogne) en 4620, mort en 16o3. Un curé de campagne lui fit faire ses premières études. Cyrano le quitta pour entrer en rhéiorique au cèllèce de Beauvais, à Paris, où, tout en étudiant l'éloquence, il écrivit une comédie, le Pédant joué, à laquelle Molière emprunta des inspirations pour les deux plus belles scènes de ses Fourberies de Scapin. Il s'enrôla ensuite comme cadet au régiment des gardes, et mena une vie folle et dissipée. Il mérita d'être classé parmi les duellistes célèbres de son époque et fut surnommé le démon des braves. Blessé à la
CYRI
tête, il quitta le service, s'adonna à la littérature, et discuta beaucoup avec Loret, Scarron, Montlleury et d'autres littérateurs de son temps. On a de lui : une tragédie, Agrippine, un Voyngc dans la lune et une Histoire comique des Etats et empires du soleil. Corneille, Molière et Swift (dans ses Voyages de Gulliver) se sont inspirés de ses œuvres.
* CYRÉNAÏQUE adj. Se dit d'une secte philosophique fondée à Cyrène par Aristippe, élève de Socrate, l'an 380 av. J.-C, et qui plaçait le souverain bien dans la volupté : école cyrénaique. — s. Les cyréna'ïqoes, les adeptes de cette secte.
CYRÉNAÏQUE ou Cyrénée, ancienne contrée d'Afrique, dans la partie N.-E. de la moderne régence de Tripoli; elle correspondait à peu près au pays appelé aujourd'hui Barca. Par sa position, son climat et son sol, elle formait la plus délicieuse région du monde connu; elle devint l'une des plus florissantes colonies grecques. Battus de Théra, chef de la colonie primitive, fonda, vers 631 av. J.-C, une dynastie qui compta quatre rois de son nom et quatre rois appelés Arcesilaiis. Les villes principales de ce royaume fuient : Cyrène, Apollonia, Ptolémaïs (aujourd'hui Tolmeta), Arsinoé et Bérénice (Benghazi). Le premier Ptolémée annexa à l'Egypte ce territoire, qui tomba en 96 av. J.-C. au pouvoir des Romains. Ceuxci lui ajoutèrent la Crète, pour former leur province de Cyrénaique. Sous Constantin le Grand, ce pays devint une province séparée que l'on nomma Lybie supérieure. L'invasion sarrasine, au vu' siècle, amena sa ruine complète. La Cyrénaique se nommait aussi Pentapole, à cause de ses cinq villes, savoir : Cyrène, Ptolémaïs, Bérénice, Apollonia et Arsinoé. Elle est aujourd'hui presque déserte.
CYR-EN BOURG (Saint-), commune de l'arr. et à 8 kil. de Saumur (Maine-et-Loire); 735 hab. Ruines imposantes du château do la Bûuchardière.
CYRÈNE, aujourd'hui Ghrenna, ville principale de l'ancienne Cyrénaique, fondée par une colonie grecque en 631 av. J.-C, à environ lo kil. de la côte, près d'Apollonie, qui.lui
Cyrène. — Temple tailK-
servait de port. La route qui réunissait Cyrène à .\[>ollonie était une vaste nécropole, où l'on truuve encore des ruines intéressantes.
CYRÉNÉEN. ENNE s. et adj. De Cyrène; qui appartient a cc-lte ville ou à ses habitants.
CYRILLE D'ALEXANDRIE (Saint), patriarche et docteur, né vers 376, mort en 444. 11 hit, en même temps que son oncle, le patriarche Théophile, excommunié par le pape, pour avoir pris part au synode du chêne, en Chalcédoinc, lequel avait deslitwé et banni saint Jean Chrysostome. En 412, il fut, non sans contestation, élu évêque d'Alexandrie. Il débuta par fermer les églises des Novatiens.
CYRU
En 421, Cyrille se réconcilia avec Rome, et dans les controverses nestoriennes qui eurent lieu en 428, il se mit à la tête du mouvement orthodoxe. 11 écrivit à Nestorius, convoqua des synodes et en appela à Rome au pape, et à Constantinople à l'empereur. Le concile général d'Ephèse (431) déposa Nestorius et condamna ses doctrines, en adoptant les douze anathèmes de Cyrille. Pendant les années suivantes, Cyrille travailla à la restauration de la paix dans son église, et, en 433, il annonça à son peuple la soumission de Jean d'Antioche et des évêques de Syrie, qui avaient épousé la cause de Nestorius. Il a écrit beaucoup d'ouvrages exégéliques, de doctrine et de controverse. Les Grecs célèbrent sa fête le 18 janvier, et les Latins le 28 du même mois.
CYRILLE DE JÉRUSALEM (Saint), docteur de l'Eglise, né vers 31b, mort en 386. En 350, il fut nommé évêque de Jérusalem par Acacius, évêque arien, métropolitain de la Palestine. Ce dernier le persécuta ensuite, et en 338 lui enleva son évêché. A l'avènement de Julien (361), Cyrille retourna à Jérusalem, et blâma l'empereur qui voulait reconstruire les temples. L'empereur Valens l'exila (367), et il revint 11 ans après, pour ne plus quitter cette fois son siège épiscopal. Il passa ses dernières années à faire triompher l'orthodoxie et condamna au concile de Constantinople les hérésies arienne, semi-arienne et macédonienne.
CYRILLE et MÉTHODE (Saints), apôtres des Slaves, que l'on suppose être frères. L'un naquit vers 820 et mourut le 1 4 février 869 ; les dates de naissance et de mort de l'autre sont inconnues. Ils appartenaient à une famille sénatoriale. Cyrille fut un moine savant, et Méthode, d'abord général, entra bientôt dans le même ordre que son frère. En 848, les Khasars, qui habitaient la Crimée et les contrées environnantes, prièrent l'impératrice Théodorade leur envoyer des missionnaires pour les convertir à la foi. Cyrille fut choisi et eut un tel succès, que Radislas, roi de Moravie, demanda lui aussi à Théodora des missionnaires. Celte fois, l'impératrice en- ^^^^^^^,^^^ voya les deux frères, " """^ "^"" ^ qui furent chargés de
catéchiser la Bulgarie, la Serbie et la Pannonie . Ils emportèrent avec eux une traduction des Evangiles en slave ancien et leur œuvre marcha rapidement, car Cyrille avait accommodé les alphabets grec et romain à l'idiome slave. Leur manière d'agir dillérantde celle des évêques allemands, lepape Adrien II les fit venir à Rome et les éleva à l'épiscopat, après avoir approuvé leur mode de célébration de la messe. Cyrille mourut pendant son retour, mais Méthode, qui avait été créé métropolitain de Moravie, continua ses travaux, convertit Borzivoï, duc de Bohême, qui le pria ensuite de l'aidera convertir son peuple. Mais cette conversion ne put se faire qu'après une guerre civile. La fête de Cyrille est célébrée par les Grecs le 14 février," et par les Latins le 9 mars. * CYRILLIEN, lENNE ou cyriUique adj. Se dit de l'alphabet formé par saint (Cyrille, sur l'alphabet grec, avec addition de quelques lettres nouvelles, et qui est encore en usage en Russie, en Servie et en Bulgarie.
CYRILLUS Voy. CiniLLO.
CYRUS. 1. L'Ancien, leKoreschdesécriture»
CYST
CYZI