‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 198 sur 568 · CZAR · texte numérisé non relu

CZAR

hébraïques, fondateur de l'empire de Perse, ré;.'iia de o-'iS à 529 av. J.-C. D'après Hérodote, dont le récit paraît plus exact que ceux de CtesiasetdeXénophon {Cyropédie\ Cyrus était fil° deCambyse, noble persan, et de Mandaiie, fille d'Astyage, roi de Médie.Ce roi, en conséquence d'un songe, donna ordre de mettre son petit-fils à mort aussitôt sa naissance, mais Harpahis, touchédecompassion, n'exécuta pas cet assassinat. Devenu grand, Cyrus excita les Perses a secouer le joug des Medes, défit son grand-père à Pasargade, le fil prisonnier et fut reconnu roi du nouvel empire de Perse et de Médie réunies. 11 prit les armes contre Crésus, roi de Lydie, beau-frère d'Astyage, passa l'Halys, vainquit la cavalerie lydienne sous les murs de Sardes, s'empara de cette ville et fit Crésus prisonnier. Harpajîus, son lieutenant, souniillesGrecs de l'Asie iMineure. En ii38, Cyrus pénétra dans Babylone, après avoir, comme le raconte Hérodote, détourné le cours de l'Eupbrate, en se servant d'un canal conduisant à un lac artificiel qui avait été creusé par les ordres de Nitocris, reine des Babyloniens, et en suivant le lit du tleuve mis à sec. Après la prise de cette capitale, prise qui délivrales Hébreux opprimés, toutes les provinces de l'empire babylonien se soumirent à lui. Hérodote raconte que Cyrus en voulant vaincre les Massagètes fut pris par leur reine Tliomyris, quile fit mettre à mort. Selon d'autres historiens, il mourut paisiblement à Pasargade. aujourd'hui Murgab, sa patrie. — II. Le Jeune, second fils de Darius Nolbu*:, roi des Perses, reçut de son frère la satrapie de l'ouest de l'Asie Mineure (407 av. J.-C). A l'avènement de son frère Artaxercèsll, Cyrus fomenta contre lui un complot, mais il fut pardonné et même rétabli dans sa satrapie. H rassembla une nombreuse armée, àlaqoelle il adjoignit 13,000 Grecs mercenaires, sortit de Sardes, en 401, et marcha sur Babylone. Artaxercès prit lui-même le commandement de son armée et rencontra, près de Cunaxa, le prince révolté. La victoire de celui-ci fut duc à la vaillance des Grecs, mais Cyrus, ayant aperçu Artaxercès, se jeta furieusement sur lui et fut tué. Alors commença la retraite des Dix Mille. Xénophon. dans l'Anafetwe, a raconté cette campagne, et la retraite des Grecs.

CYRUS, rivière d'Asie. Voy. Kor.

CYSOING [si-zouin], ch.-l. de cant., arr. et à 1.J kil. S.-K. de Lille (Nord); 3,379 hab.

CYSTICERQUEs. m. (gr./iusJw, vessie ; kerkos, queue). Helmint. Genre de vers intestinaux appelés aussi hydatides.

•CYSTIQUE adj.(gr.ft«s(w, vessie). Anat. Se dit de ce ([ni appartient à la vessie ou la vésicule biliaire. — Bile cï~sriQUE, celle qui a séjourné dans la vésicule biliaire. — Canal cys- TiQUE, conduit qui mène de la vésicule biliaire au canal cholédoque. — Fossette cystique, petit creux du lobe droit du foie, dans lequel est logée la vésicule du fiel.— Calcul cystiqde, calcul formé dans la vésicule biliaire.

CYSTIRRHÉE s. f. (gr. kystis, vessie ; rhéô, je coule). Palhol. Catarrhe vésical.

•CYSTITES. f. (gr. /ii/stis, vessie). Pathol. Inflammation générale ou partielle des membranes de la vessie. La première est la cystite proprement dite; la seconde est la cystite catarrhale. — 1° Cystitk proprement dite. Elle est aiguë ou chronique. La cystite aiguë reconnaît pour causes, les coups, les chutes, les plaies, les calculs, les rétentions d'urine, les abus alcooliques, une métastase rhumatismale, l'ingestion des cantharides et même parfois l'application des vésicatoires. Elle s'annonce par une vive douleur au bas-ventre, derrière le pubis, des envies fréquentes d'uriner,de la fièvre, de la soif, de l'anxiélé, de la constipation. Elle se termine ordinairement par résolution, quelquefois par suppuration, rarement par gangrène, assez souvent par l'état chro-

nique. Elle réclame surtout les antiphlogistiques locaux (de lo à 20 sangsues au basventre ou au périnée, puis des cataplasmes émollients pour favoriser l'écoulement sanguin), des boissons mucilagineuses (décoction de graine de lin) et surtout des lavements froids de la môme décoction ; des bains tièdes prolongés; des frictions stibiées à l'hypogastro. Dans la cystite chronique, on observe une douleur permanente, des urines troubles, muqueuses, filantes, glaireuses (catarrhe vésical), parfois purulentes et nauséabondes (cystite ulcéreuse). Elle se montre surtout chez les vieillards et peut avoir de la gravité. On la combat par l'eau de goudron, les bains de vapeur, les eaux minérales de Vichy, de ContrexévilleetdePfetfers.— 2»Cystitecatarhhale. Elle connaît les mêmes causes et présente les mêmes s^'mptômes que la précédente. Elle donne heu à une abondante sécrétion de mucus qui s'attache au fond du vase. Elle est aiguë ou chronique. On la traite comme la cystite proprement dite.

* CYSTOTOME s. m. (gr. kustis, vessie; tome, incision). Chirur. Instrument dont on se sert pour inciser la vessie.

* OYSTOTOMIE s. f. Chirur. Opération qui consiste à inciser la vessie, afin d'en extraire les calculs ou autres corps étrangers qui peuvent s'y trouver contenus.

CYTHÈRE, ancien nom de l'île de Cerigo, dans l'Aiehipel. Vénus y possédait un temple magnifique et, dans le langage poétique, elle est devenue la patrie allégorique des Amours. Aller a Cy'thère, faire le voyage de Cythére, signifient se livrer aux plaisirs de l'amour.

CYTHIA BOMBYX s. m. Ver originaire de Chine, qui produit ïailantine, fil comparable à la soie. Le cylhia bombyx se nourrit des feuilles de l'ailanle glanduleux. Ce ver à soie a été introduit à Turin par Fantoni en 18o6, et en France par Guérin-Méneville en IS.'iS.

* CYTISE s. m. [si-ti-ze] (lat. cytisiis, de cythnos, l'une des cyelades). Bot. Genre de légumineuses, composé d'arbres et d'arbrisseaux dont plusieurs sont cultivés dans les jardins à cause de la beauté et de la durée de leurs

Cytise aubour (Cytinus laburnum).

fleurs. Le cytise aubour, vulgairement fauxéfcénier (cytisus laburnum, Linn.), est recherché à cause de ses belles grappes de llours d'un jaune brillant. 11 croît spontanément dans les Alpes. Son bois dur, d'un grain fin et serré est employé par les ébénistes et par les tourneurs pour la confection de certains objets délicats.

CYTOBLASTE s. m. (gr. kustos, cavité; blnstos, germe). Bol. Petit corps sphérique ou lenticulaire qui constitue le noyau de la cellule végétale.

' CYZICÈNE s. m. Nom qu'on donnait chez les Grecs à une grande salle exposée au nord :

c'était à peu près ce qu'on nommait Cénacle

chez les I.alins.

CYZIQUE, l'une des plus anciennes et des plus (iui.ssantes villes grecques de l'Asie Mineure, sur une petite île (aujourd'hui presqu'île) de la mer de Marmara (Proponlide), près de la côte de Mysie. Elle fut partiellement détruite par un tremblement de terre en 443 après J.-C. et complètement ruinée par les Arabes en 67.'i. Pendant la guerre du Péloponèse, la Hotte lacédémonienne, commandée par Mindare, fut rencontrée et exteriiiinéo près de Cyzique par l'armée navale des Athéniens sous les ordres d'Alcibiade; 410 av. J.-C.

* CZAR ou Tzar s. m. Titre qu'on donne au souverain de Russie. Chez les .Mongoles, auxquels les Russes l'empruntèrent probablement, le mot cîar signifiait roi ou seigneur. Comme titre officiel du souverain moscovite, il date du xvi° siècle; avant cette époque les chefs russes se nommaient veliki kniazh, c'est-àdire grands princes ou- grands-ducs: il y avait le veliUi kniazh de Kiew, celui de Noveorod, celui de Vladimir, celui de Moscou, etc. Pierre le Grand, pour être classé parmi les monarques les plus élevés, ajouta, en 1721, le titre d'imperator à celui de czar. L'impératrice se nommait autrefois tzaritza; elle est aujourd'hui imperatritza; ses fils avaient le litre de tzarevitch, changé en celui de grand-duc; ses filles étaient appelées tzarevna, aujourd'hui grande-duchesse. Constantin, second fils de Paul 1", reçut en 1799 le titre de t:,<sarevitch, qui est resté, depuis 1831, celui de l'héritier présomptif de la couronne. Le nom populaire russe du souverain est toujours le mot czar ou hosudar {hospodar, seigneur).

CZARIENNE adj. f. Ne se dit guère que dans celle locution, Sa Majesté czarien.ne, le czar.

' CZARINE s. f. Titre qu'on a donné à l'épouse du souverain de Russie, ou à la princesse qui est de son chef souveraine de cet empire.

CZARNIECKI ou Czarnecki (Stephan) [tcharnyels'-ki], général polonais, né en 15(19, mort eii 1G6.'). Après avoir rendu quelques services érainenls, il forma avec Jean Sobieski et plusieurs autres la confédération de Tyszowce. Vers 1656, à la tête de 5,000 Tartares, il vainquit quatre fois les Suédois, qui avaient conquis une partie de la Pologne, ramena en triomphateur le roi Jean-Casimir et chassa Rakoczy, en lui faisant signer un traité de paix (juillet 1656), traité qui lui valut le nom de Libérateur de la Pologne. En 1658, il accompagna Frédéric III de Danemark, qui envahissait les possessions allemandes de la Suéde, et s'empara de l'île d'Alsen. 11 vainquit deux fois les Russes en Lilhuanie et repoussa les Cosaques au delà du Dnieper. En 1661, il obtint les comtés de Tykocin et de Bialystok. Voulant secourir le Khan des Tartares contre les incessantes déprédations des Cosaques, il traversa, à la tête de treize cavaliers seulement, la Bessarabie et l'Ukraine, jusqu'à la Crimée, battit les Cosaques àCzehryn (1664), à Stawiszcze (1665) et fui nommé hetman peu de temps avant sa mort.

* CZAROWITZ s. m. Fils et héritier présomptif du czar; on dit aujourd'hui tzesarevitch.

CZARTORYSKI [tchar-to-riss'-ki], famille princière polonaise doht l'une des branches, celle de Korsek, s'est éteinte en I SI 0, et l'autre, celle deinkow, est encore florissante. Les plus célèbres personnages de celle dernière branche sont : 1. (Adam-Kasimierz), néenl73l, mort en 18-23. Après la mort d'.Vuguste III (1763), les partisans de son père et de son oncle le choisirent comme candidat au trône, rnais son cousin Stanislas Poniatowski, qui était ambassadeur à Saint-Pétersbourg et favori de Catherine 11, fut élu roi. Après le premier

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