DAB
' D s. m. [dé oude], La quatrième lettre et la troisième consonne des alphabets qui dérivent du système phénicien : le D est une des consonnes qu'on appelle linguo-dentales. — D, à la fin d'un mot, et devant un autre mot qui commence par une voyelle, se prononce souvent comme un T : c'est un grand ignorant, un grand homme. — D, devant un nom propre est une abréviation qui signifie, Don, titre donné aux seigneurs espagnols : D. Pedro, don Pedro, Il signifie aussi iJom, titre donné aux moines bénédictins : D. Brial.
' DA, particule qui se joint quelquefois, dans le langage familier, à l'affirmative Oui, et à la négative Nenni, pour exprimei' plus formellement une adhésion ou un refus : oui-da, nenni-da.
DA s. m. Mus. miiit. Petit coup frappé sur la peau du tambour avec la baguette de gauche.
DAB, DABE. DABESSEs. Maître, Dieu, père, patron, maîtresse, reine. — »v Argot. Dab ne LA CIGOGNE, procureuT général, grand maître de la justice. — Dab d'argent, spéculum. — Je
suis ASSISTÉ PAR MA DABE QUI m'aI'PORTE DE LA
CROusiiLLB, ma maîtresse m'apporte à manger.
DACC
DAGG
DABLON (Claude), jésuite et missionnaire | sur la Burha-Gunga, à 235 kil. N français, né en 1618, mort à Québec en 1697. | culta ; environ 82,500 hab., dont Il arriva chez les Indiens en 1655, fut nommé supérieur des missions du Canada en 1670 et prépara la Relation de la nouvelle France de^ti^ i-i, récemment publiée.
• D'ABORD loc. adv.
Voy. Abord.
DABOTs. m.(rad.do6
Ar^riit. Préfet de police,
DACAFOloc. adv.(ital ^ depuis le cnmmencement). f.
Terme de musique placé ^ à la fin d'un motif, pour faire recommencer le niolii précédent, jusqu'au mot Fin, qui termine ce premier motif,
DACCA ou Dakka.
I. Dislrict du Bengale, entre les bias princi|iaux du B aliiiia|Hiulre; sulmans. Elle a beaucoup perdu 1,000,000 hab. — II. Capitale de ce dislrict, | portancu.
-E. de Cal- 30,000 inu-
Dacca.
de son im-
DACI
D'ACCORD loc. ad. Voy. Accord. '
DACE. s, cladj. De l'ancienne Dacie ; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
DACE ou Dacius (Saint), évêque de Milan, mort en 512; lete le li |anv.
DAGHE s. m. Argot. Diable : va-t-en à da'she. — Dans l'argot militaire on dit niinux : je vais t'envoyer à dache, le perruquier des zouaves.
DACIE, ancien nom du pays compris entre les monts Carpathes, le Prutb, la mer Noire, le Danube et la Theiss. La Dacie forme aujourd'hui une partie de la Hongrie, de la Transylvanie et de la Roumanie; d'après quelques géographes, la Bukowine et la Bessarabie en faisaient partie. Les Daces formaient un peuple guerrier, d'origine thrace et peutêtre identique avec les Gètes. Sous le règne d'Auguste, ils traversèrent le Danube, saccagèrent plusieurs pays alliés des Romains, et furent repoussés. Leur roi Décébalc força Domitien à payer un tribut annuel pour obtenir la paix. Trajan refusa de payer cet impôt et entreprit une guerre qui se termina à la mort do Décébale (lOfi après J.-C). La Dacie, devenue province romaine, fut colonisée par des habitants venus de toutes les parties del'empire; de là naquit le langage roumanique des modernes Valaques, parlé en Transylvanie comme en Roumanie. Au m'-' siècle, les Gotbs envahirent la Dacie et se la firent céder par l'empereur Aurélien, qui transporta les colons romains dans une partie de la Mœsie nommée ensuite pendant longtemps Dacie.
DAGIER. l.J(André), célèbre philologue français, né à Castres le 6 avril 16o1, d'un avocat protestant de cette ville, mortle 18 septembre 1722. Il fit ses premières études à l'académie de Snumur, où il sut gagner l'amitié du professeur Tanneguy-Lefèvre qui l'admit à partager les leçons de sa filleAnne. Dacier fit, aussitôt la mort de son professeur, deux voyages à Paris; pendant le second, il put se faire présenter au duc de Montausier, qui lui confia la publication des œuvres do Fesliis, ad iisum Delphini. En 1683, il épousa .\nno Lefèvre, se convertit en même temps qu'elle en IGSb, et obtint du roi pour elle et pour lui une pension de 2,000 livres. En l(i!)o, il fut reçu àl'Acadéraie des inscriptions et, dans le courant de la même année, à l'Académie française. iNommo quelques années après garde des livres du Louvre, il fut en 1713 élu secrétaire ' perpétuel de l'Académie française. — IL (Anne Lefèvre dame), femme du précédent et fille du professeur Tanneguy-Lefèvre née à Saumur en 16ol, morte le 17 août 1720. Toute jeune encore, assistant à une leçon donnée par son père à son jeune frère, elle fit une traduction que ce dernier ne pouvait réussir. Lefèvre, émerveillé, lui donna dès lors les mêmes leçons qu'a son fils. En 1683, elle épousa Dacier et son union fut appelée le. mariage du grec uuoc le latin. Elle eut trois enfants dont l'un mourut à onze ans, lisant déjà Hérodote etPulybe, le second mourut à dix-huit ans, et l'autre, une jeune fille, prit le voile. Elle se livra alors entièrement à la science, tantôt en collaboration avec son mari, tantôt seule. Elle fut chargée par le due de iMontausier d'éditer certains auteurs grecs et latins, et se tira avec honneur de cette tâche difficile. Ses traductions de Florus(1G74}, d'AureliusVictor(16SI), d'Eulrope (1G83) sont fort estimées, mais celles de l'Iliade (1699) et de VOdyssèe (171»;) ont été considérées par Boileau et les savants de son temps comme les meilleures qui eussent été faites des œuvres d'Homère. Elle défendit ce poète contre Lamutte dans son Traité de la corruption du goût. Elle traduisit aussi Plante, Aristophane et Anacréon.
DACIER (Joseph- Bon, baron), littérateur français, né à Yalugnesen 1742, mort en 1833. Il entra à l'Académie des inscriptions en 1772
DACT
et à l'Académie française en 182,3. Ses œuvres les plus estimées sont ses traductions des Histoins d'FÂlen (1772), et de la Cyropédie de Xénophon (1777).
DACIQUE adj. Qui a rapport à la Dacie ou aux Daces : empire dacique.
DA COSTA (Isaak), poète hollandais, né en
1798, mort en 1S60. Il ,;tail d'origine portugaise-juive, se fit chrétien en 1822, et devint directeur du séminaire de l'Eglise libre écossaise de Leydo. Ses meilleurs poèmes sont : Prométhée, Poezig, God met ons, Histoire de la détieranee du peuple d'Israël, Biographie apologétique de saint Paul, etc.
* DACTYLE s. m. [da-kti-le] (gr. daktulos, doigt). Métrique gr. et lat. Sorte de mesure ou de pied, qui est formée d'une syllabe longue suivie de deux brèves : le vers hexamètre est composé de dactyles et de spondées. — »v Bot. Genre de graminées, tribu des festucacécs, comprenant des herbes à épillets compacts, disposés en une paiiicule unilatérale. Le dactyle pelotonné [daclylis glomerata. Linn.), très commun aux environs de Paris et dans les régions tempérées de notre hémisphère, est vivace, haut d'un mètre, et donne un bon fourrage. On le coupe de bonne heure en vert, parce que ses tiges durcissent quand elles fructifient. — Dactyles. (V. S.)
DACTYLIOGLYPHE s. m. [da-kti-li-o-gli-ffe] (gr. daktulios, anneau; (//ujj/id, je grave). Graveur sur anneaux, graveur en pierres fines.
DACTYLIOGLYPHIE s. f. Art du graveur sur
anneaux, du graveur en pierres fines.
DACTYLIOGLYPHIQUE adj. Qui a rapport à
la daclyliogly[ihie.
DACTYLIOLOGIE s. f. [da-kli-li-o-lo-ji] (gr. daktulios, anneau ; logos, traité). Partie de l'archéologie qui (raite des pierres gravées.
DAGTYLIOLOGIQUE adj. Qui a rapport à la
dactyliologie.
DACTYLIOLOGUE s. m. Celui qui s'occupe de
daelyliolugic.
DACTYLIOMANCIE s. f. [da-kti-li-o-man-si] (gr. daktulios, annoau ; mantcia, divination). Divination pratiquée à l'aide d'anneaux.
DACTYLIOMANGIEN, lENNE s. Celui, celle qui s'oeeuiie de daclylioniancie.
DACTYLION s. m. [da-kti-li-on] (gr. dactulos, doigt). Med. Adhérence des doigts entre eux. — Instrument, pouvant s'adapter à un piano, destiné à donner aux doigts plus de force et de souplesse.
' DACTYLIQUE adj. Qui tient du dactyle. — Vers dactyliûue, vers hexamètre, uniquement composé de dactyles, sauf le dernier pied qui est un spondée.
DACTYLOGRAPHE s. m. [da-kti-lo-gra-fe] (gr, daktulos, doigt; grapho, j'écris). Celui qui s'occupe de dactylographie. — Instrument a l'usage des aveugles sourds-muets, pour percevoir les signe; do la parole par le toucher.
DACTYLOGRAPHIÉ s. f. Art de converser au moyen du tact à l'usage des sourds-muets aveugles. Art d'écrire a la machine.
DACTYLOLALIE s. (gr. daktulos, doigt, lalein, parler). Art de converser avec les doigts. On dit aussi dactylologie.
DACTYLOLOGIE. 'Voy. Dactylolahe.
DACTYLONOMIE s. f. [da-kti-lo-no-mij (gr. daktulos, doigt; nomos, règle). Art de compter avec ses doigts.
DACTYLOPTÉRE adj. fgr. daktulos, doigt; pteron, aile), llisl. nat. Qui a les ailes ou les nageoires en forme de doigts. -- s. m. pi. Genre de poissons acanthoptérygiens à joues cuirassées, comprenant deux espèces, connues sous le nom vulgaire de poissons volants (Voy.TaiGLE.)
DAGU
* DADA s. ra. Terme dont se servent les en-
Ifanls, et ijuolquefois ceux qui leur parlent, pour désigner un cheval : un petit dada. — Bâton sur lequel un enl'.uit se met achevai. — Kig. et fani. C'est so.s dada, c'est son idée favorite, celle à laquelle il i-evient toujours. On dit aussi, être sur son dada.
* DADAIS s. m. Expression familière dont on se sert pour designer un niais, un nigaud, un homme gauche dans son maintien : c'est un 'Induis. — Diidi-Gogo. [\. S.)
DAËL (Jean-Franz van) [van-dâl], peintre belge, né en l.Gl, mort en 1810. Il acquit en France une certaine célébrité comme peintre de fruits et de Heurs, et fut protégé par les dill'érents gouvernements français. Ses plus belles toiles sont : le Croisé et une Tombe de jeune fille.
DAENDELS (Herman-'Willem) [dânn'-dèlss], général hollandais, né en 17(12, mort en 1818. En 1793, il fut promu, dans l'armée française, colonel d'un corps de volontaires, puis général de brigade. En 1806, il entra au service du roi de Hollande, occupa la Frise orientale, fut nommé gouverneur de Miinster. Il obtint peu après le grade de commandant en chef de la cavalerie, fut promu maréchal vX, de 1808 à 1811, gouverneur général aux Indes orientales. Après la chute de Napoléon, il alla organiser les possessions do l'E. de i'.Kfrique. On a de lui un ouvrage sur les possessions hollandaises aux Indes orientales.
DAGANA, chef-lieu d'un cercle formé des deux provinces du Diniar et du Oualo oriental (Sénégal) à 107 kil. de Saint-Louis, sur la rive gauche du Sénégal. — 845 hab. —Ecole primaire laïque.
DAGHESTAN, district de Russie, comprenant une grande partie des monts Caucase, du côté de la Caspienne; 29,840 kil. carr.; 448.900 hab. Capitale : Derbcnd. Territoireaccidenté, couvert de hautes montagnes, coupé de profondes vallées, de lacs et de glaciers. Les pics les plus élevés atteignent 4,500 m. Le Daghestan occidental est habité par les Lesghiens (les Albani de l'antiquité), qui sont encore à peu près indépendants. (Voy. Caucasie.) — JJayo. (V. S.)
DAGOBERT. I. Roi des Francs, né vers 600, mort le 19 janvier 638. Il devint en 622 roi d'Austrasie, du vivant de son frère Clotaire H, à la mort duquel il hérita des royaumes de Neustrie et de Bourgogne. Il annexa ensuite r.\quitaine à ses Etats, et força les Bretons à reconnaître sa suprématie. Sa cour égala en luxe et en magnificence celle de Constantinople. Sous son règne, les anciens statuts nationaux, connus sous le nom de loi Salique et loi Ripuaire, furent revisés. Dagobert fil construire l'église de Saint-Denis et y fut enterré. On a fait sur ce roi et sur son ministre saint Eloi une chanson, qui ne date certainement pas de son temps. — Dagobert 11, petit fils du précédent né en C52, le dernier roi Mérovingien en Austrasie. Envoyé secrètement en Irlande par Grimoald, maire du palais, il en revint en 674 pour monter sur le trône d'Austrasie et mourut en 679, assassiné par les ordres de Pépin d'Héristal. — Dagobert 111, monta en 711 sur le trône à l'âge de 12 ans, et mourut en ~\?>.DagobertdeFonteniUe.(\ .'^.)
DAGON (Héb. dag, poisson), divinité nationale des Philistins : on croit que Dagon personnifiait la force reproductive de la nature. On le représentait avec la partie supérieure d'un homme et la partie inférieure d'un poisson. Les Philistins offrirent dans son temple de Gaza un grand sacrifice, lorsque Samson leur fut livré. Un autre temple principal existait à Ashdod.
DAGORNE s. f. Vache à qui il ne reste plus qu'une corne.
* DAGUE s. f. [da-ghe] (bas lat. daga). Es-
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pècp de poignard : donnei- des coups de dague. — Il sst fin comme une dague de plomb, se dit d'un liomme qui a l'esprit lourd, et qui veut faire le fin. — Vén. Les dagues du cerf, la première tête qu'il porte à sa seconde année, lorsqu'il n'a encore que deux petites cornes pointues.
* IlAGDER V. a. Frapper de coups de dague : il le fit dmjiter dans son lit. — Vén. Se dit du cerf qui s'accouple avec la biche. — Fauconn. Voler de toute sa force.
DAGUERRE (Louis-Jacques-Mandé), peintredécorateur et physicien français, né à Cormeilies (Seine-et-Ôise) en 1789, mort à Petit- Brie-sur-Marne le 12 juillet IS.tI. Eprouvant un eoûl très vif pour la peinture, il quitta les oonlributions indirectes, où il était entré pour plaire à sa famille, et vint à Paris satisfaire son penchant : Degoti, le célèbre peintre de décors, lui donna les premières leçons et Daguerre se fit bientôt connaître par de magniliques décors peints pour l'Ambigu-Coniique et l'Opéra, et par l'invention du Diorama (H juillet 1822), tableau où il avait habilement combiné les procédés de peinture et d'éclairage naturel. Ses travaux de peinture ayant fi.\é son attention sur l'étude de la lumière, Daguerre eut l'idée d'arriver à la fixation des objets à l'aide de la lumière solaire. Il apprit qu'un habitant de Châlons-sur-Saône, nommé iNiepce, avait à peu près résolu ce problème; il se mit en relation avec lui et tous deux signèrent le 14 décembre 1829 un traité d'association pour mener à bonne fin leur découverte. Niepce étant mort en 183.3, Daguerre conclut avec son fils un nouveau traité stipulant qu'il abandonnait à la société son invention à la seule condition qu'elle porterait son nom; d'où daguerréotype. Soumis par Arago à l'Académie des sciences le 9 janvier! S39, les procédés de Daguerre furent, le 30 juillet 1839, achetés par l'Etat moyennant deux pensions viagères, l'une de 6,000 fr. pour Daguerre, l'autre de 4,000 fr. pour Àl. Niepce fils. LapartdeDaguerre, quiétait d'abord épa le à celle de M. Niepce, fut augmentée de 2,000 fr. à la condition qu'il rendrait publics sesprocédésduDiorama et ses découvertes postérieures. 11 fut aussi nommé officier de la Légion d'honneur. On a de lui deux ouvrages : Historique et description des procédés du daguerréotype et du Diorama (183!t), souvent traduit en anglais, elNouveau moyen de préparer la couche sensible des plaques destinées à recevoir les images photographiques (1844).
DAGUERRÉOTYPAGE s. m. Action de daguer-
réotyper.
* DAGUERRÉOTYPE s. m. Procédé inventé par Daguene et Niepce de Saint-Victor pour fixer l'image des objets sur une planche métallique, au moyen de la lumière du soleil : faire faire son portrait au daguerréotype. — Instrument employé pour obtenir ces sortes d'images.
DAGDERRÉOTYPER v. a. Reproduire une personne, une vue, une chose au moyen du daguerréotype.
DAGUERRÉOTYPEUR s. m. Celui qui exerce
la dagu'-ric''Oty[>ie.
DAGUERRÉOTYPIE s. f. Art de faire des reproductions au moyen du daguerréotype.
DAGDERRIEN, lENNE adj. Qui a rapport aux procidés de Daguerre.
D'AGDESSEAU. Voy. Agues.sead.
* DAGDET s. m. Vén. Jeune cerf qui est à sa première lête,qui pousse son premier bois.
DAHL (Vladimir-Ivanovitch), connu sous le nom de Kosak Llganski, littérateur russe, né vers 1800, mort en 1872. Il servit d'abnrd dans la ni.irine, exerça ensuite la médecine dan.-î l'armée et tint plusieurs autres emplois, il a publié environ 4,000 coules, fables et pro-