CZAR
partage de la Pologne (1772), Adam-Kazimierz accepta dans les ai'niées autrichiennes le grade de général d'artillerie. Après le second partage (1793), il ne prit plus aucune part aux afTaires polonaises, jusqu'en 1812, époque à laquelle il fut promu maréchal de la coalition, qui précéda l'invasion française en Russie. L'issue fatale de cette campai-'ne ayant fait perdre tout espoir de restauration polonaise, Adam se retira à Pulawy. En 1815, il se mit à la tète d'une dépulalion au congrès de Vienne. — II. (Marya-Anna), fille du précédent, née en 1768, morte en 1834. Elle épousa, en 1784, Louis-Frédéric-Alexandre, prince de Wurtemberg, mais, ce prince ayant trahi la cause de la Pologne, elle l'abandonna et obtint son divorce. En 1818, elle publia. 17«/vina, roman qui a été traduit en français et eu russe. Les propriétés que la famille Czartoryski possédait en Pologne ayant été confisquées, Marya-Anna refusa une pension que voulait lui faire son fils unique, le prince de Wurtemberg, qui avait combattu les Polonais. ■ — III. (Adam-Jerzy), frère de la précédente, né en 1770, mort en 1861. Il fut en 178.5 envoyé à Saint-Pétersbourg comme oiage de la fidélité de sa famille, et devint l'ami intime du grand-duc .Alexandre, plus tard empereur. 11 resta membre du corps diplomatique russe jusqu'à l'érection du duché de Varsovie, par le traité de Tilsit en 1807. En 1814, il accompagna Alexandre au congrès de Vienne et fut, en 1815, nommésénateur palatin du nouveau royaume de Pologne. Il consacra d'immenses richesses à défendre la cause de la Révolution de 18.30 '.31 et devint président du gouvernement national. Il ne fut pas compris dans l'amnistie de 1831 et se vit confisquer tous les biens qu'il avait eu Russie. 11 habita
CZER
longtemps Paris, où il était le chef du parti monarchique des Polonais émigrés. .Son second fils, Wladyslaw, néenlS28, est aujourd'hui le chef de la famille.
CZASLAU [tchàss'-laou], ville de Bohême, à 7"> kil. S.-E. de Prague; 6,000 hab. Sucre de bellerave, alcool, ustensiles de cuivre et d'airain. Victoire de Frédéric le Grand sur les Autrichiens, le 17 mai 1742.
CZECH ftchèk]. Voy, TcniîQUE.
CZEGLÉD [tsèg'-lèdd], ville de Hongrie, à 6o kil. S.-E. de Pesth; 26,000 hab.
CZELAKOWSKY. Voy. Celarovsky.
CZENSTOCHOVA ou Czenstochau [tchènnsto-ko'-va; tcheinn-slo-kaou], ville de la Pologne russe, sur la Warta, près de la frontière prussienne; SS.OOO hab, Fabr, de chapelets et d'images pour les pèlerins qui se rendent au monastère de Saint-Paul, où se trouve un portrait miraculeux de la Vierge. Ce monastère, jadis fortifié, a subi plusieurs sièges.
CZERMAK [tcher-mak] (Johann-Nepomuk), physiologiste bohémien, né en 1S2.S, mort en 1873. Il fut successivement professeur à Gratz, à Cracovie, à Pesth, à léna, puis, en 1870, à Leipzig. Le premier, il a employé le miroir pour la laryngoscopie et la rhinoscopie et a beaucoup écrit sur la zoologie et la physiologie.
CZERNOVITZ [tchèr'-no-vitz], capitale de la Bukowino (Autriche), sur le Pruth, k'I'^i kil. E. de Vienne; 54.471 hab. Archevêché grec et belle cathédrale; université ouverte en 1875; industrie considérable. Le commerce est entre les mains des Juifs et des Arméniens.
CZERNY (Karl)[tcher-ni], compositeur autri-
czuc
chien, né à Vienne en 1701. mort en 1S.">7. Il enseigna le piano à Vienne, eut pour élève Liszt, et écrivit un grand nonibre de variations et d'études pour le [liano,
CZERNY (George) ou Kara George (George le Noir), leader des Serbes, né vers 1770, étranglé et décapité en juillet 1817. 11 s'engagea dans l'armée autrichienne pour servir contre les Turcs et devint bientôt le chef d'une bande de proscrits qui s'étaient réfugiés dans les montagnes de la Serbie. En 1805. il se mit à la tète d'une insurrection qui réussit, et, en 1807, la Porte le reconnut comme chef des Serbes. Pendant l'année qui suivit, il remporta de nouvelles victoires, mais après la paix de Bucharest (1812), les Ottomans restèrent maîtres de la Serbie, et George fut obligé de s'enfuir. Lorsqu'en 1817, l'hétœrie grecque prépara une insurrection dans le nord de la Turquie George retourna en Serbie et pressa Milosh Obrcnovitch. qui était chef semi-indépendant, de lever la bannière de l'insurrection. Milosh le dénonça au pacha de Belgrade, qui envoya sa tête àConstantinople, pour y être exposée à la porte du sérail.
CZiJCZOR (Gergely) [tsou'-tsor], écrivain hongrois, né en ISOO, mort en 1866. Il était moine bénédictin, professa à Uaab et à Conioru et fut plus tard élu archiviste de l'Académie hongroise. En 1844, il commença la publication du Dictionnaire de l'Académie. En 1840, il fut condamné à six ans d'emprisonnement pour son jRiado,\a. Marseillaise honi/roise, fut interné à Kufstein et gracié en 1850. Sa Bataille d'Augsùourg (1824), l'Assemblée d'Arad 1828), sont ses meilleures productions. Il a ,iussi publié une traductioude la Vie de Was- \iinijto?i, par Spark.