DATE
DATT
DAUB
lui fait-on une chasse active, et il disparaît peu à peu. Le dasyure commun {■lasyurus vi-
Dasyurc commun (Dasyurus \iveiTinus).
verririus] est un peu plus petit et beaucoup moins sauvage.
* DATAIRE s. m. Officier do la cour de Rome, qui préside à la daterie.
* DATE s. f. (lat. datum, donné). Indication du temps et du lieu où une lettre a été écrite, où un acte a été passé : la date d'une lettre, d'un contrat. — Date authentique, celle qui est constatée par un officier pulilic. — Conini. Une lettre de change a vingt jours de date, A TROIS MOIS de DATE, etc., c'esl-à-dire dont le payement est exigible vingt jours après celui de sa date, etc. — Epoque où un événement a eu lieu, indication de cette époque : la date d'un événement ;ily a un ouvrage intitulé : l'Art de vérifier les Dates. — De nouvelle date, de fraîche DATE, sc dit de ce qui est récent, peu ancien : une eonnaisaayice de nouvelle date. — Jour de l'enregistrement d'une supplique pour obtenir un bénéfice en cour de Rome : lirendre une date de tel jour. — Retenir une DATE CHEZ UN NOTAIRE, retenir le jour auquel on veut qu'un contrat soit passé. — Prendre DATE, constater l'époque où l'on a fait quelque chose, où l'on a annoncé un droit, une prétention quelconque, où l'on se propose de faire quelque chose : j'ai pris date avant vous, je dois vous être préféré. — Par ext. Prendre DATE, retenir DATE, indiquer à quelqu'un le jour où l'on fera une certaine chose avec lui ou chez lui, l'époque où l'on exigera de lui quelque chose : je ne puis aller diner aujourd'hui chei vous, mais je pi'ends date pour la semaine prochaine. — Etre le premier en date, avoir sur un ou plusieurs concurrents un droit de priorité, d'ancienneté, — Législ. « Les actes not.iriés font foi de la date qu ils portent (L. 2o ventôse an XI, art. i"), et il en est de même de tous les actes passés en forme authentique. Les actes sous seings privés n'ont de date certaine contre les tiers que du jour où ils ont été enregistrés, ou du jour de la mort de celui ou de l'un de ceux par qui ils ont été signés, ou du jour où leur substance a été constatée dans des actes dressés par des officiers publics, tels que procès-verbaux de scellés ou d'mventaire (C. civ. 1328). La date doit être inscrite dans les actes notariés et dans les exploits d'huissier, à peine de nullité. Dans les actes sous seing privé, la nullité ne résulte pas du défaut de date, sauf dans les testaments, olographes ou mystiques (id. 970, 979), dans les ellets de commerce et leurs endossements (C. comm. HO et s.) et dans les polices d'assurances (id. 332). L'antidate constitue un faux dans les endossements (id. 139) et dans toute écriture de commerce ou de banque (C. pén. 147). La date comprend l'année, le mois et le quantième; on doit, en outre, mentionner l'heure dans les procès-verbaux d'enquête ou de scellés; et l'on doit, dans les polices d'assurances, indiquer si elles sont signées avant ou après midi, La date doit être écrite en toutes lettres, dans
les actes de l'état civil, dans les actes notariés et dans les chèques tirés de place à place. »
(Ch. y.)
* DATER v. a. Mettre la date : dater une lettre, un arrêt, un contrat, une expédition. — Suivi de la préposition de, signifie neutralement, avoir eu lieu, ou avoir commencé d'exister à toile ou telle époque : l'invention de l'imprimerie date du quinzième siècle. — — Commencer à compter d'une certaine époque : datons du premier de ce mois pour mes appointements. — Fig. Dater de loin, se dit d'une personne âgée qui parle d'une chose arrivée depuis longtemps, mais dont elle a pu être témoin.
* DATERIE s. f. (rad. date). Espèce de chancellerie établie en cour de Rome, et où s'expédient divers actes de cotte cour : cela a passé en daterie. — L'office de dataire : le pape a donné la daterie au cardinal un tel.
DATHAN. Voy. Abihon.
* DATIF s. m. (lat. dativus). Gramm. Se dit dans les langues dont les noms et les adjectifs se déclinent au cas qui sert principalement à marquer attribution : le datif siyigulier; le datif pluriel, llouo, homme, fait au datif HoyiNi, à l'homme.
* DATIF, IVE adj. Jurispr. Il est principalement usité dans celle locution, tutelle da- TivE, la tutelle donnée par justice, à la différence de celle qui est déférée par la loi ou par testament. On emploie, dans un sens analogue, la locution tuteur datif.
DATIF(Saint) sénateurd'Abifine en Afrique, martyrisé a Cartilage en 304. Fête le 1 1 févr.
* DATION s. f. [da-si-un] (lat. dare, datum, donner). Jurispr. ne s'eni[i]oie que dans cette phrase, dation en paye.ment, action de donner une chose en payement d'une autre qui était due.
DATIS, général de Darius Hj'staspis, fut battu par Miltiade à Marathon (4'.)0 av. J.-C.) et mis à mort, peu de temps après, par les Spartiates.
' DATISME s. m. (de datis n. pr.). Répétition ennuyeuse de synonymes pour exprimer la même chose '.je me réjouis beaucoup, je suis bien aise, je suis royilent, je suis satisfait de vot7'e arrivée, etc. : ces manières de parler, lorsqu'on en réunit plusieurs, forment des datismes.
* DATTE s. f. (gr. daktulos, doigt). Fruit du dattier. Les dattes varient beaucoup de grosseur et de qualité; on en a décrit 46 variétés dans les oasis du Sahara. Comme article alimentaire, ce fruit est d'une grande importance; on le considère comme échauffant; il provoque la soif; pourtant les Arabes n'ont souvent que cette nourriture, pendant leurs longs voyages dans le désert. En général, les dattes sont un peu plus grosses que les olives, pulpeuses et sucrées; elles renferment un noyau très dur. On les emploie en médecine comme adoucissantes.
'DATTIER s. m. Bot. Genre de palmiers, comprenant une douzaine d'espèces qui croissent dans les parties chaudes de l'ancien continent. — Adjectiv. ; palmier dattier. — EncvcL. Le dattier cultivé {phœnix dactylifera), le plus important de ce genre, est, par excellence, le palmier des déserts sablonneux de l'Asie et de l'Afrique. Quoique d'une croissance très lente, il atteint quelquefois 2.'j m. de haut. Les jeunes dattiers, réunis en grand nombre dans certains endroits, y forment des fourrés absolument ininénétrables, à cause de la grande quantité et ae la rigidité de leurs feuilles. Les fruits mîirissent verslafind'août; quand ils sont secs, on les recouvre de sable et ils peuvent ainsi se conserver deux ans. Le palmier dattier appelé nahla représente, pour le Saharien, le bananier et le bambou des ré-
gions tropicales. Son fruit, nommé themer, est précieux dans les longs voyages des nomades ;
Dattier Spatho. fleurs et fruit.
ses palmes servent à fabriquer des clayonnages, des nattes, des paniers, des sacs, des cordes; avec sa tige, on fait les planches et les poutres qui entrent dans la construction des maisons et des puits: avec la bourre des feuilles radicales et du tronc, on rembourre les bâts et l'on tisse de grossières étoffes. Enfin, il n'est pas jusqu'à la sève des vieux palmiers décapités dont on ne sc serve pour fabriquer une boisson ressemblant, fraîche, à (lu coco, et fermentée, à une bière médiocre.
* DATURA s. m. (hindou daliro ; av. dalora). Bot. Genre de solanées, tribu des daturées, comprenant une vingtaine d'espèces, toutes plus ou moins narcotiques et vénéneuses. On
Datura stramonium.
donne spécialement ce nom à l'espèce nommée aussi stramoine [datura stramonium), qui est cultivée dans quelques jardins à cause de ses grandes fleurs blanches et odorantes (Voy. Stramoine). — Plur. des datuhas.
DATURE, EE adj. Qui se rapporte au genre datura. — s. f. pi. Tribu de solanées, ayant pour type le genre datura et conifirenant les genres nicotiane, pétunia, jusquiame, etc.
DATURINE s. f. Alcaloïde découvert dans le datura stramonium.
* DAUBE s. f. Cuis. Sorte d'assaisonnement qu'on tait à de certaines viandes : dindon, gigot à la daube, en daube. — Viande qui est assaisonnée de cette sorte. — Uauban. (V. S.)
DAUBENTON (Louis-Jean -Marie) [dô-banton], naturaliste et anatomisle.néà Montbard (Côte-d'Or) en 1716, mort en ISOO. Après avoir fait ses éludes chez les jésuites de Dijon, il alla à Paris suivre les cours de la Sorbonne et, à la mort de son père, revint dans son pays exercer la médecine. Rappelé à Paris par Buffon, il collabora à son Histoire natu-
DAUD
rcllr, pendant vingt-cinq années, et enrichit de descriptions analomiques les 45 premiers volumes de cet ouvrajre. Un malentendu amena la séparation dos deux savants : l'éditeur avait, sans prévenir BLilfon, publié la 8» édition en supprimant la partie anatomique faite par Dauheiilon. Ce dernier se livra ensuite à des recherolies sur l'anatomie comparée, fit construire le cabinet du Jardin des plantes, dont il était alors (174S) garde et démonstrateur, et fit de nombreuses et remarquables découvertesenconchyliologie.en physiologie, en minéralogie et en agriculture. 11 obtint de la Convention le changement du cabinet du Jardin des plantes en école spéciale d'histoire naturelle (Muséum), où il fut nommé professeur de minéralogie. 11 y resta jusqu'à sa mort et fut inhumé dans ce jardin qu'il avait créé. Peu de jours avant sa mort, il avait été nommé membre du Sénat. Comme médecin, il recommanda les pastilles d'ipécacuana; comme écrivain, il nous reste de lui : Jnslructi077 sur les bergers (178i); Tableau méthodique des minéraux (1784). — Sa femme (Marguerite), née en 1720, morte en 1818, qui était auiii sa cousine, publia plusieurs romans.
DAUBENY Charles-Giles-Bridle) philosophe naturaliste anglais, né en l'iQ.i, mort en 18G7. Il fut professeur de chimie à Oxford de 1S22 à I8b5. Il voyagea aux Etats-Unis en 1837-'S, et publia de remarquables travaux sur les sources minérales et la géologie de l'Amérique. Ses recherches sur les volcans de l'Italie et les volcans éteints en France sont d'un grand intérêt pour les géologues. Ses principales œuvres sont : Description of Yolcanoes, une Introduction ta the atomie Theory et Lectures on Climate.
' DAUBER v. a. (anc. ail. dubban, frapper). Battre à coups de poing : on l'a daubé. — Fig. et fam. Railler, injurier quelqu'un, parler mal de lui : on te dauba bien dans cette compagnie. — Se dauber v. récipr. : ces écoliers se sont bien daubés.
' DAUBEUR s. m. Celui qui raille, qui médit. LAUBIÉRE s. f. Ustensile de cuisine pour faire une daube.
D'AUBIGNÉ. Voy. Merle d'Aubigné.
DAUBIGNY ( Jean - Louis - Marie Villain), homme politique, né à Saint-Just, mort déporté aux îles Sevehelles en IHOl. Sa participation à la journée du 10 Août le fit noter comme un ardent révolutionnaire; et ensuite à chaque mouvement réactionnaire, il fut arrêté, sous l'inculpation de crimes imaginaires. A chaque fois on dut le relâcher, faute de preuves. L'explosion de la machine infernale donna à Bonaparte l'occasion de faire disparaître, sans jugement, ce patriote républicain.
DAUBIGNY (Charles-François), peintre et graveur, né à Pans le 15 février 1817, mort le 20 février 1878. Après avoir été l'élève de son père et de Paul Delaroche, il étudia trois ans en Italie. Simple, vrai, il excella dans la représentation des paysages tranquilles, des eaux limpides et fraîches; ses tableaux, très recherchés, se vendent à de hauts prix. On lui doit : Les Bords de la rivière d'Oullins, \a.Seine à Charinton, la vallée d'Oisans (1840); les iles de Bezons, la Seine à Bezons, les Vues de Picardie, Choisy-le-Roi (1852); le Printemps (1859, au Luxembourg), les bords du Cousin, l'Etang de Gylien, l'ile de Vaux, \a^ Bords de la Cure, le Hameau d'Optevoz, Une Mare dans le Morvan, un Verger, le Snir à Andresy M867', La Neige (1873); les Champs en juin (1874'); Vtf^ de Dieppe (1877).
DAUDIN (François-Marie), naturaliste, né à Paris en 1774, mort en 1804. Privé, dès son enfance, de l'usage des jambes, il se voua à l'élude et publia plusieurs ouvrages dont :