DAUN
une Histoire naturelle des rainettes, des grenouilles et des crapauds (Paris, 1803, 8 vol. in-8''), et pour faire suite à celle de Bull'on, une Histoire naturelle des reptiles (8 vol., 1802-'4) que sa femme illustra de gravures. De son Traité élémentaire d'ornithologie, il n'a paru que 2 vol. iii-4° (Paris, 1800), contenant les oiseaux de proie et une partie des passereaux.
DAULIS, ville de l'ancienne Grèce, en Phocide, détruite par Xerxès et ensuite par Philippe de Macédoine. On la recontruisit et on la fortifia de manière à la rendre à peu près imprenable.
DAUMAS (Melchior- Joseph-Eugène), général etéciivain français, né en 1803, morten 1871. 11 s'engagea en 1822 et partit en 183,t pour l'Algérie dont il organisa complètement l'administration sous les ordres des généraux Lamoricière et Bugeaud. Il accompagna en France Abd-el-Kader prisonnier, fut nommé directeur des affaires d'Algérie au ministère de la guerre (1 850), général de division (1 853) et sénateur (1857). Gomme écrivain, Dauraas s'est beaucoup occupé de l'Algérie : Chevaux du Sahara (1858); le Sahara algérien (1845) et Mœurs et coutumes de l'Algérie; ce dernier ouvrage a eu beaucoup de succès.
DAUMESNIL (Pierre) général, né à Périgueux en 1776, morten 1832 à Vincennes. 11
S engagea à 15 ans, se signala à Arcole, à Ma rcngo, à Saint-Jean-d'Acre, fut nommé chef d'cscadion en 1806, colonel des chasseurs en 1808 et eut la jambe emportée par un boulet à Wagram. Promu général de brigade, il reçut de plus le commandement de Vincennes. En 1814, il refusa une première fois de rendre celte forteresse et, lors de la deuxième Restauration, fit le même refus à Bliicher iiui lui offrait 3 millions pour prix de sa trahison. Mis à la retraite par les Bourbons, Daumesnil reprit du service en 1830 avec le grade du général de divison, et mourut du choléra deux ans après. 11 avait reçu, pendant sa carrière, vingt-trois blessures.
DAUMIER (Honoré), célèbre caricaturiste, né a Marseille en 1808, mort à Valmondois (Soine-et-Oise), le 10 févr. 1879. Dès le mois d'août 1832, il fut condamné à six mois de prison, pour avoir publié dans le journal la Caricature un dessin représentant Gargantua, roi glouton, comme on sait, qui avalait des petits millions à chaque repas. Observateur lin et original, Daumier a créé des types populaires, parmi lesquels on cite surtout celui de Robert Macaire. Tant que dura le règne de Louis-Philippe, il se moqua dans la Caricature et dans le Cliurivari, de la royauté constitutionnelle et des hommes au pouvoir. La censure du second Empire mil des entraves à sa verve, sans pouvoir rétouffer. Daumier devint aveugle sur la fin de ses jours, et la troisième Ré[mblique lui lit une pension.
DAUN (Léopold Joseph-Maria, comte) [daônn]. Général autrichien, né en 1705, mort en 1766. Après avoir servi contre les Turcs et dans la guerre de Silésie, il battit Frédéric le Grand à Kidlin et à Huchkirchen pendant la guerre de Sept ans, et lit prisonnier en Saxe le général [irussien Fink et 11,000 (1759). Il causa la défaite de Landon à Lie (-1760), en ne venant pas à son aide; la même année, il fut battu à Torgan.
DAUNOU (Pierre-Claude-François), homme politique, né a Houlogne-sur-Mer le 18 août 1761, mort à Paris le 20 juin 1840; fut ordonné prêtre en 1787, se fit connaître par plusieurs mémoires. Elu à la Convention par le Pas-de-Calais, il adopta la politique des Girondins, vota contre la mort du roi, après avoir prononcé trois remarquables discours, resta une année en prison, lors de la chute de la (iironde, rentra à la* Convention, lui le principal auteur de la constitution de 1 an 111 et fut élu par 27 départements au conseil des
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Cinq-Cents, dont il fut le premier président. Il présida aussi l'Institut, dès sa création. « Ciloven Daunou, mettez-vous là et prenei la plume », lui dit impérieusement Bonaparte, après le coup d'Etat,; et Daunou rédigea la constitution de l'an VIII de la main impassible qui avait écrit celle de l'an III. Il entra au Tribunal, y fil quelque opposition et en lut éliminé en mars 1802; il resta seulement garde de la bibliothèque du Panthéon et fut nommé archiviste de l'empire en 1807. Les honneurs et les dignités ne lui firent pas défaut sous les règnes suivants. Sim œuvre capitale est son Cours d'études historiques (20 vol. in-8°, 't842-'46), résumé de ses leçons comme professeur d'hi.itoire et de morale au Collège de France (1819-'30).
* DAUPHIN s. m. [dô-fain] (gr. delphim). Mamm. Genre de cétacés carnivores, type de la famille des delphiniens, comprenant des mammilères qui ont la forme extérieure d'un poisson : le marsouin est une espèce de dauphin. — Aslr. Constellation de l'hémisphère septentrional. — Encycl. Les dauphins sont peutêtre les plus vifs, les plus rapides des cétacés, grâce à la puissance de leur nageoire caudale. Leurs nageoires pectorales ne servent qu'à balancer et à guider leur corps, ainsi qu'à porter leur petit. Leurs yeux et leurs oreilles sont conformés comme chez les autres mammifères; mais on les considère comme à peu près privés du sens de l'odorat; leur goût doit être des plus imparfaits; c'est à peine si leur peau est sensible an toucher. Leurs dents ne servent qu'à retenir la proie ; ils ne mâchent pai?
Dauphin commun (Delptii'ius delphis;
celle-ci et l'avalent toute entière. Le dauphin commun (delphinus detphis, Linn.) était le poisson sacré des anciens, le favori d'Apollon et le prétendu bienfaiteur ou ami de l'homme. Sa fiu'ure est représentée sur de très anciennes médailles et sur des pièces d'une haute antiquité; elle formait la pièce la plus apparente des anciens seigneurs du pays appelé ensuite Dauphiné et fut plus lard l'emblème des dauphins de France. Sa taille atteint une longueur de 2 à 3 m. ; toutes les parties de son corps sont admirablement disposées pour la rapidité, qui forme son caractère particulier. Il habite les mers d'Europe, la Méditerranée et les régions septentrionales et tempérées de l'Atlantique.
Dauphin buufllmr ^Dtlphinus luisio).
Ceux que l'on trouve dans les mers d'Amérique, d'Asie et d'Afrique appartiennent à des espèces différentes. 11 se nourrit de poissons,