TANT A LA DÉCHARGE DE QUELQU'UN, A LA DÉ
cuahge d'un compte, payer tant en déduction de ce que doit quelqu'un, de ce qui est porté sur un compte. On dit aussi, porter une SOMME EN décharge, indiquer sur le registre, sur le compte, qu'elle a été acquittée. — Mat. crim. Justification, avantage qui résulte pour l'accusé, des circonstances ou des dépositions favorables : informer à charge
et à décharge. — Plus général. Soulagement : c'est une décharge considérable pour l'Etat. — La décharge de la conscience, l'acquit de la conscience ije vous en avertis pour la décharge de ma consciejice. — Action de tirer à la fois plusieurs armes à feu : une décharge de mousqueterie. — Par ext. et fam. Une décharge de COUPS de baton, une bastonnade. — Ecoulement des eaux d'un bassin, d'un canal : tu)/aa de décharge. — Ouverture qui donne issue aux eaux d'un étang, d'un fontaine, etc., soit pour les empêcher de déborder, soit pour qu'elles s'écoulent entièrement : la fontaine a sa décharge à vingt pas de là. — Réservoir ou bassin qui reçoit le trop-plein d'une rivière, d'un lac, d'une fonlmne : établir une décharge. — Fig. La décharge des humeurs, l'écoulement des humeurs du corps. — Lieu de la maison, où l'on serre ce qui n'est pas d'un usage ordinaire, ou ce qui causerait de l'embarras : portez cela dans la décharge. On dit dans .le même sens, pièce de décharge. — Législ. « Le mot décharge a plusieurs acceptions dans le langage du droit. Tantôt il est synonyme de remise de dette (C. civ. 1285 et s.); tantôt il signifie une quittance{id. 482, 499, -513); mais il exprime plus spécialement la libération définitive d'une responsabilité, d'un mandat, d'un dépôt, d'un séquestre, ou la reconnaissance d'une remise de pièces, d'objets et même de personnes (id. 1960, 2276; C. procéd. 115,209, 60o; Inst. crim. 111.) Les décharges contenant quittances de sommes sont assujetties au droit d'enregistrement de 0 fr. 625 par 100 fr. et les simples décharges, au droit fixe de 3 fr. 7.ï. Le timbre de quittance doit être apposé sur toute décharge constatant une libération, ou la remise de pièces ou d'objets (L. 23 août 1861, art. 18). Lorsqu'un contribuable a été porté au rôle pour une imposition qu'il ne doit pas, ou lorsque l'immeuble imposé à été entièrement détruit, il y a lieu a réclamer décharge, c'est à dire exonération complète de l'impôt.
(Voy. Contribution.) » (Ch. Y.)
' DÉCHARGEMENT s. m. Action de décharger. Se dit pniicipaleinent ea parlant des navires, des bateaux et des voilures de transport : le déchargement d'un navire, d'une diligence.
• DÉCHARGER v. a. Oler ce qui formait la charge, le fardeau. Se dit principalement en parlant des marchandises, des denrées et des autres objets qu'on retire du navire, du bateau, ou de la voilure qui sert à les transporter : d^c/iaî'ger des marchandises. Absol. Ces voitures, ces bateaux viennent décharger à tel endroit. — Il prend aussi pour régime le nom de la personne, de l'animal ou de la chose qui porte la charge, le fardeau : décharger un crocheteur. — Oter un poids, un fardeau qui surcharge : décharger un plancher. — Fam. Décharger LE plancher, sortir, se retirer de la chambre, de l'appartement. — Décharger un ARBRE, en couper quelques branches, ou en ôler des fruits, quand il est trop chargé de bois ou de fruits. — Décharger son estomac, son VENTRE, le soulager par quelque évacuation. Cette drogue décharge le cerveau, elle dégage le cerveau, elle le soulage des humeurs qui l'incommodent. — Impr. Décharger des balles, une forme, ôler l'encre qui se trouve dessus. — Fig. Soulager d'une charge excessive : cette province était accablée d'impôts, on l'a déchargée. — Déchargeu son cœur, découvrir, déclarer avec franchise les sujets de douleur, d'inquiétude ou de plainte que l'on a : 7na patience est à bout, il faut que je décharge mon cœur. — Décharger sa conscience, faire une chose que l'on se croit en conscience obligé de faire, meltre à couvert sa responsabilité morale : je dis cela pour décharger ma conscience. — Décharger un accusé, porter témoignage en sa faveur, dire des ciioses qui tendent à le justifier : ils l'avaient chargé
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d'abord, mais ensuite ils l'ont déchargé. — Dispenser, débarrasser quelqu'un d'une chose : il s'est fait décharger de la tutelle de ce mineur.
— Jurispr. Tenir quitte, déclarer quitte d'une obligation, d'une dette, d'un dépôt : décharger quelqu'un d'une obligation, d'une demande, d'une dette, d'un dépôt. — Décharger d'accusation, prononcer par un jugement qu'un accusé est innocent du délit qu'on lui avait imputé : Ha été déchargé de l'accusation, d'acçusatio/i, de toute accusation. — Décharger un
REGISTRE, UN CONTRAT, UNE MINUTE, y mettre
la quittance de ce qu'on a reçu. On dit dans un sens analof.'ue en commerce, décharger UN COMPTE, DÉCHARGER SON LIVRE, rayer d'un compte, de son livre les articles qui ont été
payés. — DÉCHARGER LA FEUILLE d'uN MESSAGER,
y mettre le récépissé des marchandises ou autres objets que l'on a reçus. — En parlant d'une arme à feu. Tirer, faire partir le coup : il faut avoir l'attention de décharger ses armes à feu avant de rentrer chez soi. — Oter la charge d'un fusil, ou de toute autre arme à feu, avec un tire-bourre : mon fusil a raté plusieurs fois, -je suis obligé de le décharger. — Par ex t. Décharger UN COUP, asséner un coup : décharger un coup de poing, un coup de bâton. — Fig. Décharger SA BILE, sa colère SUR QUELQU'UN, lui faire sentir les effets de sa colère : il était irrité contre sa femme, il a déchargé sa colère sur ses enfants.
— y. n. Maculer : cette encre décharge. — Se décharger v. pr. Se décharger d'un fardeau.
— Se décharger sur quelqu'un du soin d'une AFFAIRE, DU SOIN DE SES AFFAIRES, lui en remettre le soin. — Se décharger d'une faute sur quelqu'un, la rejeter sur lui, la lui imputer.
— Cette couleur se décharge, elle se déteint et devient moins chargée. — Se dit particulièrement des eaux. S'écouler, se dégorger, sejeler : le trop plein du réservoir se décharge par cette ouverture.
* DÉCHARGEUR s. m. Celui qui décharge les marchandises : les déchargeurs du port de la halle.
' DECHARNE, EE part, passé de décharner : des os décharnés. Les exemples suivants se rapportent au sens d'amaigrir : corps décharné; visage décharné. — Fig. Un style décharné, un style trop sec, trop nu.
* DÉCHARNER V. a. Dépouiller les os de la chair qui lis couvre : décharner un cadavre.
— Amaigrir, ôter l'embonpoint : cette maladie l'a fort décharné. — Fig., en parlant du langage, du style. Dépouiller d'agréments, d'ornements : il décharné son style, et croit le rendre simple.
* DÉCHASSER v. n. Danse. Faire un chassé vers la gauche, après en avoir fait un vers la droite : chassez et déchassez.
' DÉCHAUMER v. a. Agric. Se dit en parlant d'une terre qu'on retourne avec la bêche ou la charrue, pour enterrer ce qui reste de chaume après la moisson. — Se dit, par ext., en parlant d'une terre dont on commence le défrichement.
* DÉCHAUSSÉ, ÉE part, passé de uéchausser. — Cauues déchaussés ou déchaux, carmes de la réforme de Sainte-Thérèse, qui ne portent point de bas, et qui n'ont que des sandales.
* DÉCHAUSSEMENT s. m. Agric. Façon qu'on donne aux arbres et aux vignes, lorsqu'on les laboure au pied, ou qu'on ôte quelque peu de la terre qui est sur les racines pour les recouvrir avec du terreau ou du fumier. — Action de déchausser une dent avant de l'arracher; ou état des dents, lorsque les gencives en sont décollées et retirées, par l'effet de l'âge ou de quelque maladie.
'DECHAUSSER V. a. Oter, tirer à quelqu'un sa chaussure : déchausser son maître. — Fig. et par exag. N'être pas digne de déchausser quelqu'un, lui être fort inférieur en ta-
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lent, en mérite : vous n'aies pas digne de déchausser celui dont vous parlez si mat. — Déchausser un mur, une construction, enlever la terre qui est autour de ses fondations. Se dit aussi de l'action des agents physiques qui minent et dégradent le pied d'un mur : tes mu7-s de ce quai sont tout déchaussés. — Déchausser DES arbres, ôter la terre qui est autour du pied : les ravines ont déchaussé ces arbres. — Fig. Déchausser les dents, les découvrir, et les détacher de la gencive : déchausser une dent avant de l'arracher. — Se déchausser, v. pr. S'enlever sa chaussure : elle s'est déchaussée.
" DÉCHAUSSOIR s. m. Instrument de chirurgie qui sert à détacher les gencives d'autour des dents qu'on veut arracher.
* DÉCHAUX. Voy. Déchaussé.
DÉCHE s. f. Argot. Misère, gêne momentanée. Un acteur du Cirque-Olympique, chargé dedonner la réplique : Quelle déception, mon empereu) ! fut tellement intimidé qu'il s'écria : Quelle dèche, mon empereur ! Le motlit fortune et resta dans le vocabulaire des titis.
* DÉCHÉANCE s. f. Action de déchoir, dégradation : la place qu'il occupe aujourd'hui est à côté de la précédente une déchéance. — S'emploie siirlout au moral : il est tombé si bas, qu'il n'a même plus le sentiment de sa déchéance. — Jurispr. et Administrât. Perte d'un droit : d peine de déchéance. — Acte par lequel un souverain est déclaré déchu du trône : le Sénat prononça la déchéance de Napoléon. — Légisi. « La. déchéance est la perte d'un droit par suite de l'expiration de délais fixés ou de la non-observation de conditions déterminées par la loi ou parles conventions. Ainsi les délais pour interjeter appel des jugements emportent déchéance lorsqu'ils sont expirés (C. procéd. 444; Inst. crim. 203). De même, après l'expiralion des délais fixés par la loi pour la présentation d'un effet de commerce, pour le protêt faute de paiement, et pour l'exercice de l'action en garantie, le porteur de l'eU'el est déchu de tous droits contre les endosseurs et chacun de ceux-ci du recours contre son cédant (C. comm. 1(18 et s.). Aucune déchéance n'est comminatoire et le juge doit les appliquer toutes (C. procéd. 1029). Les sommes dues par l'Etat et qui sont payables sur des crédits ouverts doivent, a peine de déchéance, être liquidées, ordonnancées et payées dans le délai de cinq ans, à compter du premier jour de l'exercice auquel elles appartiennent. Si le créancier réside hors du territoire français, le délai est de six ans (L. 29 janvier 1831, art. 9). 11 en est de même pourles créanciers d'une succession en déshérence, et le délai court du jour où l'Etat a été envoyé en possession (Arr. Cons. d'Etat 1 2 avril 1 843). Les sommes versées aux caisses de l'administration des postes ne peuvent être réclamées après un délai de cinq années (L. 15 juillet 1882); les arrérages de pensions, après trois années écoulées sans réclamation (L. 9 juin 18.'>3, art. 30); les sommes perçues en trop pour timbre ou enregistrement, après deux années, et toutes autres créances contre l'Etat, après trente années, suivant le droit commun (G. civ. 2262). (Voy. Prescription.) » (Cn. Y.)
* DÉCHET s. m. [dé-chè]. Diminution, perte qu'une chose éprouve dans sa substance, dans sa valeur, ou dans quelqu'une de ses qualités : il y a du déchet dans la fonte des monnaies. — Fig. Il Y A DÉJÀ DU déchet dans sa beauté, elle est moins belle.
* DÉCHEVELER v. a. Mettre en désordre la chevelure de quelqu'un. S'emploie surtout avec le pronom personnel : ces deux femmes en se battant se sont toutes deux déchecelées.
DÉCHEVILLER v. a. Oter les chevilles qui lient des pièces de bois.
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•DECHIFFRABLE adj. Qui peut être déchiffré : un chiffre qui n'est pas déchiffrable.
* DÉCHIFFREMENT s. m. Action de déchiffrer, ou résultat de cette action : il est chargé du déchiffrement des lettres.
' DÉCHIFFRER v. a. Expliquer ce qui est écrit en chiffre : déchiffrer une lettre. —Par ext. Lire ce qui est mal écrit ou difficile à lire : cela est si mal écrit, que je ne saurais te déchiffrer. — Fig. et fam. Déchiffrer un caractère, en pénétrer, en révéler la nature intime, les mouvements secrets : c'est un caractère difficile à déchiffrer. — Déchiffrer des hiéroglyphes, en pénétrer le sens. — Fig. et fam. Déchiffrer UNE affaire, une INTRIGUE, etc, démêler ce qu'elle a de compliqué, pénétrer, découvrir ce qu'elle a de secret : cette affaire était difficile, il nous l'a bien déchiffrée. — Fig. et fam. Déchiffrer quelqu'un, révéler ou découvrir ses inclinations, ses desseins, ce qu'il fait ou ce qui lui est arrivé de plus secret. Cette phrase, peu usitée, ne se prend guère qu'en mauvaise part : on a parlé de lui dans une compagnie où on l'a bien déchiffré.
* DÉCHIFFREUR s. m. Celui qui a la clef d'un chiffre, qui est chargé du déchiffrement.
— Celui qui a le talent de déchiffrer des lettres sans en avoir le chiffre : c'est un grand déchiffreur, unexcellent déchiffreur. — Par ext. et fam. Celui qui sait lire ce qui est mal écrit ou difficile à lire : c'est un habile déchiff'reur de manuscrits, d'inscriptions.
* DÉCHIQUETÉ, ÉE part, passé de déchiqueter. — bot. Feuille déchiquetée, feuille dont le bord a des découpures inégales et profondes.
* DÉCHIQUETER v. a. (rad. chiquet). Tailler menu, découper en faisant diverses taillades : déchiqueter la peau.
' DÉCHIQUETURE s. f. Ne se dit guère que des taillades qu'im fait à une étoffe : il ne faut point de déchiqueture à cette robe.
' fiÉCHIRAGE s. m. Action de défaire un train de bois flotté, ou de désassembler les planches qui composent un bateau : déchiruge de trains. — Bois de déchirage, le bois qui provient du déchirage d'un bateau.
•DÉCHIRANT, ANTE adj. Qui déchire. 11 n'est d'usage qu'au tiguré : un spectacle déchirant; des cris déchirants.
' DÉCHIRÉ, ÉE part, passé de déchirer. — Etre déchiré, tout déchiré, avoir ses vêlements déchirés, en lambeaux. — Fig. et fam. Cette femme, cette fille n'est pas trop déchirée, n'est pas tant, n'est pas si déchirée, elle n'est pas laide, elle est assez jolie. Cela se dit aussi d'une femme d'un certain âge qui conserve encore des restes de beauté. — Prov. Chien hargneux a toujours l'oreille déchirée, il arrive toujours quelque accident aux gens querelleurs.
* DÉCHIREMENT s. m. Action de déchirer, ou résultat de e.ette action : le déchirement des habits était parmi les Juifs une marque de douleur et d'indigiiation. — Par exag. Déchirements d'entrailles, violentes douleurs d'entrailles : la colique cause des déchirements d'entrailles. — Fig. Déchirement de cœur, douleur vive et amère. — Fig. au pluriel. Guerres que causent les factions, dans une ville, dans un pays : les longs déchirements auxquels l'Italie fut en proie pendant le Moyen âge.
* DÉCHIRER V. a. Diviseren morceaux, mettre en pièces sans se servir d'instrument tranchaii t. Se dit au propre en parlant des étoffes, de la toile, du papier, du parchemin, de la peau, des chairs : déchirer du papier; déchirer de la mousseline. — Prov. et fig. Il ne s'est pas
FAIT déchirer le MANTEAU, SON MANTEAU POUR
CELA, se dit d'un homme qui ne s'est pas fait i trop prier pour faire ce qu'on désirait de lui.
— Déchirer quklqu'un a belles dents, médire
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outrageusement de quelqu'un : vous me déchiriez à belles dents, tandis que l'étais occupé à défendre vos intérêts. — Par exag. Des
DOULEUnS QUI DÉCHIRENT l'ESTOMAC, LES EN- TRAILLES, se dit de douleurs vives et aiguës dans l'esloniac, etc. — Fig. DÉcmnRn l'oreille, LES oreilles, se dit des sons discordants, des sons aigres qui affectent désagréablement le sens de l'ouie. — Par est. Di'xHinER m bateau, désassembler les planches qui le composent, lorsqu'il ne doit plus servir. — Dans le langage militaire. Déchirer la cartoucbe, déchireravec les dénis lexlrémilé par laquelle on introduit la poudre dans le canon du fusil (vieux). — Se dit aussi, fig., de ce qui émeut ou agite douloureusement le cœur, l'âme : re spectacle déchire te cœur, déchire. — Se dit encore, fig. des factions, des dissensions qui troublent un Etat, une ville, un grand corps : les gicerres civiles ont déchiré ce royaume durant plu>:ieurs années. — Fig. Oiïenser, outrager par des médisances, par des calomnies : di^cWrer in réputation d'un tumnète homme. — »* Déchirer LA TOILE, se dit d'un feu de peloton dont les armes ne parlent pas toutes en même temps, le bruit produit par la succession des coups
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— Prendre telle résoluLion; arrêter, déterminer ce qu'on doit faire : eh bien, que décidez-vous^ nous décldûmrs de partir sur-lechamp. — v. n. Ordonner, disposer : c'est à vnus à décider de mi fortune. — Porter son jugement sur quelque chose : c'est un homme qui aime à décider, qui décide trop hardiment.
— Se décider, v. pr. Etre décidé, terminé, conclu : mon sort va bientôt se décider. — Se déterminer à faire une chose : allons, décidezvous. — Se décider pour quelque chose, pour quelqu'un, se prononcer, se déclarer pour quelque chose, pour quelqu'un, lui donner la préférence : nous nous décidâmes pour ce parti. — Déeidu, Déciduales. {\ . S.)
* DÉCIGRAMME s. m. Mesure de poids qui vaut la dixième partie du gramme.
de feu imitant celui d'une toile qu'on déchire. — * Se déchirer v. pr. Etre déchire : ma robe s'est déchirée. — Récipr. : ces auteurs se déchirent mutuellement.
•DÉCHIRURE s. f. Ruplure faite en déchirant : ily a une déchirure, plusieurs déchirures à votre habit.
* DÉCHOIR v. n. Je déchois, tu déchois, il déchoit; nous déchoyons, vous déchoyez, ils déchoient. Je déchus. Je décherrai. Je déeherrals. Que je déchoie, quetu déchoies. Que tu déchusse. Déchéant. Déchu, ue. Tomber dans un état moins brillant, moins avantageux que celui où l'on était : déchoir de son rang. — Etre déchu d'un droit, d'un privilège, etc., en être dépossédé, l'avoir perdu. — Se dit quelquelois des choses; et signilie, diminuer, s allaiblir : son crédit, sa fortune, sa réputation, commencent à déchoir. — CoMaENCER a déchoir, se dit aussi d'une personne avancée en âge, lorsque les facultés du corps ou de l'esprit commencent à s'affaiblir en elle. — Mar. Se disait autrefois, pour dériver, sortir de la route.
•DÉCHOUERv. a. Mar. Relever, remettre à flot un bâtiment qui était échoué. On dit mieux, déséchouer.
• DÉCHD,OE part, passé de déchoir. — t\Adiectiv. Qui est tombé dans un étal inférieur à celui où il était.
• DÉCIARE s. m. Mesure de superficie qui vaut la dixième partie de l'are.
DECIATES, peuple ligurien, fixé entre la source de la Druentia (Durance) et les côtes de la Méditerranée. Leur ville principale, Dedatum. se trouvait entre iNicsea et Antipolis.
' DÉCIDÉ, ÉE part, passé de décider. — Une CHOSE ui.ciDÉE, une chose arrêtée, résolue. — Adjectiv. Résolu, ferme, qui a des principes dont il ne s'écarte point : c'est un homme décidé. On dit dans un sens analogue, air décidé, ton décidé, etc. — Qui n'a rien de vague, d'incertain, qui ne marque point d'hésitation : son styb l'a point de caractère décidé.
* DÉCIDÉMENT adv. D'une manière décidée. S'emploie quelquefois absolument, surtout
ians le langage familier, en parlant d'une rô- •lolulion bien arrêtée, ou d une chose regardée comme devenue certaine : décidément, je ne partirai pas.
• DÉCIDER V. a. (lat. decidere). Porter son
incemenlsur une chosedoute'i>e eu contestée, a résoudre : décider une affaire, une question, un point 'ie droit. — Terminer une contestation, ou l'atfaire qui est en contestation, y mettre fin : décider un différend, une querelle par un combat. — Déterminer quelqu'un à faire quelque chose : cette raison m'a décidée partir.
' DECILITRE s. m. Mesure de capacité, qui vaut la dixième partie du litre.
* DÉCILLER V. a, Voy. Dessiller.
•DECIMABLEadj. Sujet à la dime : champ déemuible.
' DÉCIMAL, ALE, AUX adj. (lat. decimalis; de dKCtw, dix). Arithra. Qui procède par dix ou par puissances de dix. S'emploie principalemputdans les locutions suivantes : -- Fractions DÉCIMALES, fractions dont les partiessoat des dixièmes, des centièmes, des millièmes, etc., d'unité. On dit de même, parties décimales. — Calcul décimal, le calcul de ces sortes de fractions. — Système décimal, inode de sous-division décimal aiipliqué aux poids et aux mesures. — s. f. Fraction décimale : une décimale.
* DÉCIMATEUR s. m. (lat. deelma, dîme). Celui qui avait droit de lever la dime dans uue paroisse : principal déeimateur.
' DÉCIMATION s. f. Action de décimer : la décimation des soldats.
* DÉCIME s. f. (lat. decimus, dixième). Se disait autrefois delà dixième partie des revenus ecclésiastiques, levée pour quelque affaire qui importait a la religion ou à l'Etat ; le second concile de Lyon ordonna une décime pour six ans. - Se dit également, au pluriel, de ce que les bénéliciers payaient tous les ans au roi sur le revenu de leurs bénéfices : décimes ordinaires. — Hist. « La décime ne doit pas être confondue avec la dime : cette dernière était prélevée sur tous les produits de la terre et des animaux par le clergé; mais lorsque celui-ci, par suite de nombreuses donations, eut acquis une immense étendue de terres, le trésor royal était épuisé et les richesses avaient passé à l'Eglise, selon l'expression de Grégoire de Tours. Alors Charles Martel et Pbihppe -Auguste exigèrent la décime ou dixième des revenus sur les biens du clergé, comme sur les autres, afin de faire face aux dépenses delà guerre. Louis le Jeune réclama seulement le vingtième; mais la décime fui rétablie pendant la captivité du roi Jean. Eu 1561, le clergé obtint de remplacer l'iiupOt de la décime royale par une redevance lixe dont la répartition était faite entre les diocèses par l'assemblée du clergé, puis, dans chaque diocèse, entre les bénéliciers, par le bureau des décimes. Plus tard, celle redevance dont le clergé prétendait toujours s affranchir, prit le nom de don gratuit ordinaire et elle était votée tous les cinq ans, dans les assemblées du clergé, à titre de compensation volontairement accordée, pour les immunités dont jouissaient les ecclésiastiques; car ils étaient dispensés de la taille personnelle pour leur patrimoine, de la taille réelle pour les biens d'église, des droits d'aides sur les vins du crû de leurs bénéfices, des droits sur le sel, elc. La décime papale, qui était établie en France au profit du pape, cessa d'être perçue sous Louis XI. » \^^- ''•)
* DÉCUVIE s. m. 'Valeur monétaire qui est la dixième partie du franc : un décime vaut à
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peu près deux sous tournois. — Décime de GUERRE, impôt extraordinaire d'un décime pour franc en sus de certains droits, établis en vue de subvenir aux dépenses de la guerre. — Double décime, doublement de l'impôt du décime de guerre. — Législ. " Les décimes sont des additions au principal des droits de timbre et d'enregistrement des amendes et de quelques impôts indirects. La loi du (1 prairial an VII, élablit, à titre de subvention extraordinaire de guerre, un décime par franc, en sus des droits d'enregistrement, de timbre et d'hypothèque, droits de greffe, droits de voiture publique, de garantie, amendes etcoiidamnations pécuniaires, ainsi que sur les droits de douane. Un second décime sur les mêmes droits a été ajouté au premier par la loi du 14 juillet ISoS; ce second décime, aboli pour les droits d'enregistrement par l'article 13 de la loi du 23 juin 18.=)7, rétabli sur ces mêmes droits par la loi du 2 juillet 1862, réduit ensuite de moitié pour les droits dont il s'agit, par celle du 8 juin 1864, entièrement aboli pour les baux et les échanges de biens immeubles en vertu de l'article 3 de la loi du 18 juillet 1866, a été intégralementrétabli par la loi du 23 août 1871, sur tous les droits et produits dont le recouvrement est conlié à l'administration de l'enregistrement. Enfin la loi du 30 décembre 1873 a ajouté aux impôts et produits déjà soumis aux décimes, cinq pour cent ou un demi-décime lorsque le droit principal est seul déterminé par la loi, et quatre pour cent sur les taxes de douane et autres dont la quotité fixée par la loi comprend à la fois le principal et les décimes. Ce demi-décime ne s'appli(jue pas aux droits de grefl'e et de timbre, aux droits sur les allumettes, ni à l'impôt sur les places de voyageurs et sur les transports à grande vitesse. Les villes qui ont un ociroi sont quelquefois autorisées à percevoir temporairement des décimes additionnels aux droits d'octroi. Le décime par franc sur 1rs spectacles a été établi par la loi du 7 frimaire an V au profit des bureaux de bienfaisance, et il doit être ajouté au prix de tous les billets d'entrée dans les spectacles et concerts quotidiens. (Voy. Bienfaisance.)» (Ch. Y.)
* DÉCIMER V. a. (lat. decimus, dixième). Mettre a mort, ou frapjier de quelque autre peine, une personne sur dix, selon que le sort en décide. Se dit principalement en parlant de soldats qui ont mérité d'être punis, ou de vaincus : décimer une compagnie. — Faire périr un certain nombre de personnes, sur un nombre beaucoup plus grand : on parcint à faire cesser le fléau qui décimait chaque année la population.
' DÉCIMÈTRE s. m. Mesure de longueur, qui vaut la dixième partie du mètre.
DECIMO adv. (mol lat.). Dixièmement. DÉCINTRAGE s. m. Voy. Décintreuent.
* DÉCINTREMENT s. m. Archit. Aclion de déciiili'or.
* DÉCINTRER v. a. Archit. Oter les cintres qu'on avait placés pour construire une voûte : on ne doit décintrer les voûtes que quand elles sont bien sèches.
DÉCINTROIR s. m. Marteau de maçon à deux taillants tournés en sens inverso et qui sert à écarter les joints dans les démolitions.
* DÉCISIF, IVE adj. [dé-si-ziir](rad.rf(!'id(;r). Qui décide, qui fait cesser toute indécision : la pièce décisive d'un procès. — Qui décide hardiment avec une sorte d'autorilé et en prenant un ton avantageux : c'est un homme décisif.
' DÉCISION s. f. (lat. declsio). Jugement, résolulioii. Se dit égalemenl et des personnes qui décident, et des matières qui sont décidées ; cela est contraire aux décisions des conciles, prendre une décision. On a dit de même, FORMER UNE DÉCISION — Résolutlon, couragB,
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promplitude à prendre un parti et fermeté à s'y tenir : il a de la décision dans l'esprit.
* DÉCISIVEMENT adv. D'une manière décisive : initier décinivement.
' DÉCISOIRE adj. Jurispr. Décisif. Est princip.ilfiiiriil usité dans crlle locution, serment décisoihe, celui qu'une partie défère à l'autre pour en faire dépendre le jugement de la cause.
• DÉCISTÈRE s, m. La dixième partie du stère.
DECIUS iCaïus Messius Quintus Trajanus), empereur romain de2i9 à iï>\. 11 était g-énéral et sénateur, lorsque les légions de Mœsie se révoltèrent contre l'empereur Philippe ; il leur fut alors envoyé pour les ramener au devoir; mais les troupes en insurrection le forcèrent de revêtir la pourpre et de marcher contre Philippe. Celui-ci fut tué près de Vérone (249). Decius essaya de faire revivre les mœurs vertueuses de l'ancienne Rome ; mais il persécuta les chrétiens. Il péril avec toute son armée dans une bataille livrée aux Goths, sur le Danube (2')1).
DECIUS MUS (Publius), nom porté par trois célèbres consuls plrbiiens de Rome. — 1. Le premier coniniaiida les troupes, en 340 av. J.-C, avec Titus Manlius Torquatus contre les Latins. Après une grande bataille, les deux consuls apiirirent,par un rêve, que les dieux internaux protégeraient celle des deux armées, dont le chef sacrifierait sa vie. Decius se sacrifia pour que son armée fût victorieuse. — IL Fils (lu précédent ; il mourut de la même façon à la bataille de Scnlinum ("29;;), où il se battait contre les Gaulois. — III. Certains historiens prétendent que le troisième Decius voiilutse dévouer comme son père elson grandpère à la bataille d'/Esculum pendant la campagne contre Pyrrhus et les Tarentins (279), mais qu'il ne put se faire tuer.
DECIZE. Decetia, ch.-l. de cant., arr. et à 34 kil. S.-B. de INevers (Mèvre), dans une île de la Loire, à la naissance du canal du Nivernais ; 5,134 hab. Ville importante au temps des Eduens, elle fut pillée en lo'^.ï, elpresque entièrement incendiée en I5,i4. Riches mines de charbon; fonderies et importantes verreries.
DECKEN (Karl Klaus baron von der). voyageur allemand, né en 18:33, mort en 1865. 11 lit, en lSb7, un voyage en Afrique, et, en 1861 -'2, des explorations dans la région dos lacs de l'E. de r.\frique et sur les côtes. Eu IStJo, il remonta la rivière Juba et fut n^<assiné par les naturels. .Ses voyages ont été racontés par Kersten dans Reisen in Ostafrika in den Jahren 18o9-'6.';> {1869-"71).
DECKER ou Dekker (Jeremias de), poète hoUauilais, né vers 1610, mort en 1666. Il fit des traductions et des imitations des poètes classiques, et cultiva principalement l'épigranmn . Son poème le plus célèbre estl'A^otoijie de l'avarice.
* DÉCLAMATEUR s. m. Celui qui déclame.
Se dit des anciens rhéteurs qui faisaient des exercices d'éloqueni-e dans les écoles. — Celui qui déclame des vers, un discours : c'est un excellent déilamaleur, un mauvais déclamateur. — Orateur, écrivain emphatique, outré dans ses expressions : ce n'est qu'un déclamateur. — Adiecliv. surtout dans le sens qui précède : il est un peu déclamateur. — w On dit au féminin : déclamatrice.
* DÉCLAMATION s. f. [dé-kla-ma-si-on]. Action, manirie, mt de déclamer : avoir une mauvaise déclamation. — En parlant des anciens rhéteurs. Pièce d'éloquence que l'on compose pour s'exercer : les déclamations de QuiiiUlien, de Sénécjue le père. — Se dit, par ext., de l'emploi d'expressions et de phrases pompeuses dans un sujet, dans un ouvrage
qui ne le comporte pas, ainsi que d'un dis- , cours, d'un écrit où l'on remarque ce genre d'all'ectation -.il y a un peu de déclamation dans ce discours. — Discours vague et injurieux : son plaidoyer, son factum ne contient aucune raison solide, c'est u.ie déclamation continuelle.
' DÉCLAMATOIRE adj. Qui appartient à la déclamation : (()■( déclamatoire. — Qui ne renferme que des déclamations : style déclamatoire. Dans ce sens, il ne se prend qu'en mauvaise part.
* DÉCLAMER v. a. (lat. declamare). Prononcer, réciter à haute voix et avec le ton et les gestes convenables : déclamir des vers, un discours. — Se dit souvent absol. : déclamer en public. — V. n. Invectiver, parler avec chal-ur Contre quelqu'un, contre quelque chose : il déclame toujours contre les personnes en place.
DÉCLANCHE s. f. Mécan. Appareil destiné à séparer deux pièces d'une machine dont le mouvement était lié.
DÉCLANGHERv. a. Mécan. Manœuvrer la déclanche pour séparer deux pièces qui étaient liées. — Se déciancher. v. pr. Se séparer par accident, en parlant de deux pièces qui travaillaient ensemble. — Se démettre l'épaule.
DÉCLARATEUR, TRICE, s. Celui, celle qui
déclare.
* DÉCLARATIF, IVE adj. Jurispr. Se dit d'un acte par lequel on déclare quelque chose : il rapporte un titre qui n'est point attributif du droit, et qui est seulement déclaratif.
•DÉCLARATION s. f. Action de déclarer; discours, acte, écrit par lequel on déclare : faire une déclaration d'amour, et simplement, faire une déclaration, sa déclaration; signer une déclaration. — Déclar.vtion de guerre, action de déclarer la guerre, acte par lequel une nation, une puissance, etc., déclare la la guerre à une autre : il fit sa déclaration de guerre par un manifeste. — Jurispr. Déclaration d'absence, jugement par lequel l'absence d'une personne est déclarée constante. Déclar.vtion D'nvP0THf:QUE, déclaration qui fait coniiailre l'alfectution d'un bien à l'hypollièqui de quelque créance. Demande en déclaration d'hypothéqué, demande qui tend à faire déclarer un héritage alfecté et hypothéqué à quelque créance. — Autrefois. Loi par laquelle le prince expliquait, réformait ou révoquait un edit : déclaration du roi vérifiée en parlement, enregistrée en parlement. — Prat. et Jurispr. comm. Mémoire, état détaillé : déclaration de dépens.
' DÉCLARATOIRE adj. Prat. Se dit d'un acte par lequel un déclare juridiquement quelque chose : acte déclaratoire.
' DÉCLARÉ, ÉE part, passé de déclarer. — Adjectiv. Ennemi déclaré, ennemi mortel.
* DÉCLARER v. a. (lat. declarare). Manifester, faire coniiaitre ; déclarer son amour, sa passion, sa volonté :
Jô le déclare donc : Quînaiilt est un Virgile. t^oiLKAD, Satire IX.
— Déclaber Là guerre, déclarer qu'on va prendre les armes et faire des actes d'hostilité : la France déclara la guerre d l'Autriche. Fig. : déclarer laguerre aux préjugés, aiixabus.
— Manifester, prononcer, décréter par acte public, par autorité publiiiue : il fut déclaré atteint et convaincu de tel crime. — Se déclarer v. pr. S'expliquer : il ne veut point se déclarer là-dessus. — Se manifester, se faire connaître ; il s'est déclaré l'auteur de ce licre. On l'emploie souvent au figuré, dans ce sens, en parlant des choses : la muladie se déclara.
— Se prononcer, prendre parti pour ou coiilre quelqu'un, pour ou contre quelque chose : ces deux hommes ayant eu querelle, toute la ville se déclara pour le jdus jeune. — Prendre
parti dans une guerre commencée : une partie de l'Allemagne se déclara pour les Suédois.
DÉCLASSÉ, ÉE part, passé de déclasser. — Substantiv. 15(diêiiie, homme ou femme tombée par vice dans une classe inférieure à celle où la nature l'avait placée.
DÉCLASSEMENT s. m. Action de déclasser;
étal d(!s déclassés.
DÉCLASSER v. a. Déranger ce qui est classé.
- Confondre les classes. — Dccliit. (V. S.)
DÉCLENCHER v. a. (rad. clenche). Lever la clenche.
DÉCLIC s. m. [dé-klick]. Mécanisme à simple ou à double crochet, disposé pour faire cesser, à un moment donné, la solidarité qui existe entre deux pièces : le déclic des sonnettes à pilotis.
DÉCLIMATER v. a. Changer de climat.
* DÉCLIN s. m. Etat d'une chose qui penche vers sa lin, qui arrive au terme de son cours, qui perd de sa force, de son éclat : le déclin du jour, de l'âge. — Arqueb. Ressort par lequel le chien d'un pistolet, d'un fusil, s'abat sur le bassinet : le déclin vint à se lâcher, à se débander.
DÉCLINABILITÉ s. f. Qualité d'un mot déclinable.
* DÉCLINABLE adj. Gramm. Qui peut être décliné : nom déclinable.
* DÉCLINAISON s. f. [dé-kli-nê-zon] (rad. décliner), .\stron. Arc de la sphère céleste qui mesure la distance angulaire dont un astre est éloigné de l'équateur, soit au nord, soit au sud : ta déclinaison d'un astre se mesure sur son cercle horaire. — Phj-s. La déclinaison DE l'aiguille AIMANTÉE, l'angle qui mesure son écart du vrai nord, soit vers l'est, soit vers l'ouest. — Gramm. Manière de faire passer les noms et les adjectifs par tous les cas, dans les langues qui ont des cas : ily a plusirtirs déclinaisons dans cette langue. {\. S.)
* DÉCLINANT adj. Qui décline. Caddan déclinant, cadran qui ne regai'de pas directement queliiu'un des points cardinaux. — Plan déclin.vnt, plan qui faitangle avec le mérid..;n.
* DÉCLINATOIRE adj. Terme de procéd.Se dil des exceptions, des moyens qu'on allègue pour décliner une juridiction : exceptions déclinatoires. (Voy. Conflit.) — Faire signifier un DÉCLINATOIRE. — ** Boussole de fomie longue, en usage pour la topographie, surtout au point de vue militaire.
* DÉCLINER V. n. (lat. declinaré). Déchoir, pencher vers sa fin; s'affaiblir, diminuer : le jour commence à décliner. En parlant des personnes, se dit soit de la diminution des forces physiques, soit de l'atiaiblissement des facultés intellectuelles, et quelquefois de l'un et de l'autre en même temps : ce malade décline tous les jours. — Astron. Se dit des astres qui s'éloignent de l'équateur ; un astre qui décline.
— Se dit en Phys. de l'aiguille aimantée qui s'écarte du nord vrai : l'aiguilk décline de tant. — Se dit également, en Gnomonique, d'un plan vertical qui ne regarde pas directement celui des points cardinaux vers lequel il est tourné : ce mur décline d'un degré du midi au couchant. — v. a. Faire passer un nom, un adjectif, par tous ses cas, dans les langues qui ont des cas, telles que la langue grecque et la langue latine : décliner un nom. — Décliner SON NOM, dire qui l'on est, afin de se faire connaître : il fut obligé de décliner son nom. — Procéd. DÉCLINER une juridiction, décliner la
JURIDICTION, la compétence d' UN JUGE, o'uN TRI- BUNAL, ne vouloir pas reconnaître la compétence d'un juge, d'un tribunal, et demander à être renvoyé devant un autre.
DÉCLINQUER v. a. Mar. Dépouiller de son bordage, en parlant d'uiieembarcation à clin. DÉCLIQUER v. a. Oter le déclic.
DÉCO
DÉCO
DÉCLIQDETER v. a. Horlog. Dégager le cU quel de.
* DÉCLIVE adj. (lat. declivis). Qui va ei penle : terres déclives.
* DÉCLIVITÉ s. f. Situation d'une chose qui est en penle : la déclivité d'un terrain.
' DÉCLORE V. a. Oler la clôture : il fut con damné à déclore son champ.
' DÉCLOS, OSE part, passé de déclore. Qui n'est plu^ clos, ou dont la clôture est tombée en partie. Ne se dit que des lieux qui sont ordinairement clos : ce parc est déclos en plusieurs endroits.
* DÉCLOUER V. a. Détacher quelque chose eu arrachant les clous qui l'attachent : déclouer des ais, des planches. — »v Jargon Retirer du rlou (du Mont-de-piété). - Se déclouer V. pr. Etre décloué : cette planche ce décloue.
DÉCOAGULATION s. f. Action de décoaguler ou de se décoaguler; résultat de celte action.
DÉCOAGULER V. a. Ramener à l'état liquide. ~ Se décoaguler v. pr. Revenir à l'état liquide.
* DÉCOCHEMENT. s. m. Action de décocher.
* DÉCOCHER V. a. Tirer une Hèche, un trait avec l'arbalète ou avec quelque autre machine semblable : décocher une flèche. — h ig. et fam. décocher un trait de satire, une épigramme, etc., lancer un liait malin, une epigramme. On dit quelquefois, mais plus familièrement, DJÎCOCHER UN COMPLIMENT.
DÉCOCONNAGE s. m. Action de décoconner.
DÉCOCONNERv. n. Détacher les cocons des bruyères ou autres objets sur lesquels le ver à soie les avait filés.
DÉCOCTÉ s. m. Pharm. Produit d'une décoction.
• DÉCOCTION s. f. [dé-ko-ksi-on] (iat. decoqiierer,decoctum. faire cuire). Opération qui consiste à faire bouillir plus ou moins longtemps dans un liquide les substances médicamenteuses dont on veut extraire les principes solubles. On prépare ordinairement par décoction les fruits et les corps difficiles a diviser. — DÉCOCTION BLANCHE DE Sydenham, préparation contre la diarrhée, obtenue en faisant bouiUir une demi-heure dans 600 gr. d'eau, 30 gr. de corne de cerf calcinée et pulvérisée, 90 pr. de mie de pain et 30 gr. de comme arabique pulvérisée. On passe et on sucre. On eu prend une cuillerée toutes les heures.
DÉCOGNOIR s. m. Typogr. Morceau de bois dur ou de fer, qui sert à chasser les coins avec lesquels on serre les formes. On dit aussi co-
GNOIR.
DÉCOIFFEMENT s. m. Action de décoiffer.
* DÉCOIFFER V. a. Oter ce qui coiffe, ou défaire la coiffure : décoiffez cet enfant. — Déranser la coiffure, les cheveux, les mettre en désordre : le vent l'a toute décoiffée. — Décoiffer UNE BOUTEILLE, ôter l'enveloppc de goudron ou de toute autre matière résineuse qui entoure le bouchon; et, par extension, la boire, la vider. — Se décoiffer v. pr. Défaire sa coiffure, enlever son chapeau.
DÉCOINCEMENT s. m. Action de décoincer ou de se décoincer.
DÉCOINCER v. a. Enlever les coins de. — Se décoincer v. pr. Etre ou devenir décoincé.
DÉCOLÉRER v. n. Cesser d'être en colère.
DÉCOLLAGE s. m. Action de décoller.
* DÉCOLLATION s. f. [dé-co-la-si-on]. Action par laquelle on coupe le cou : la dicoUation de saint Jean.
• DÉCOLLEMENT s. m. Action de décoller, de se décoller; ou état de ce qui est décollé. — Par est. Chir. Organe qui se détache d'un
autre auquel il était adhérent : dans certains abcès, il y a décollement de la peau.
' DÉCOLLER V. a. (lat. decollare). Couper le cou à quelqu'un : on ne décollait autrefois en France que les gentilshommes.
* DÉCOLLER V. a. Séparer, détacher une chose qui était collée : décoller du papier, une estampe. — Kig. Au jeu de billard, décoller UNE BILLE, l'éloigner, la détacher, en jouant, de la bande contre laquelle elle était. Se decollerv.pron.— Détacher sa bille de la bande. w Cesser d'être collé.
DÉCOLLETAGE s. m. Opération qui consiste à couper le collet qui se forme à la gaîne des feuilles des graminées. — Action de couper le collet des betteraves. — Action de se décolleter et résultat de celte action : le décolletage des femmes est contraire à la décence.
* DÉCOLLETER v. a. Découvrir le cou la gorge, les épaules. — v. n. Se dit aussi d'un vêtement dont le collet se rabat et n'embrasse pas le cou : vous avez là ttn habit qui décolleté beaucoup. — Se décolleter v. pr. Se découvrir le cou et une partie de la poitrine : les dames ne doivent pas trop se décolleter. — ** Fig. Devenir très libre : la conversation se décolletait.
DÉCOLLEUR, EUSE s. Celui, celle qui décolle.
• DÉCOLORANT, ANTE part. prés, décolorer. — adjectiv. : substance décolorante. — Substantiv. : un décolorant.
"DÉCOLORATION s. f. Méd. Perle de la couleur naturelle : la décoloration de la peau. DÉCOLORER v. a. Oter la couleur effacer la couleur : la maladie l'a toute décolorée. —, Se dit figurémenl en parlant des ouvrages d'esprit : les corrections trop minutieuses peuvent décolorer le style, décolorer un ouvrage. — Se décolorer, v. pr. : ces roses se décolorent.
DÉCOLORIMÈTRE s. m. Instrument imaginé par Payeii. pour mesurer la force décolorante dé certaines substances.
DECOMBEROUSSE (Benoît-Michel), poète, né à Villeurbanne (Rhône) en i7bl, mort à Paris en 1841. 11 fit partie de la Convention et, plus tard, du Conseil des Anciens. Ses ouvrages principaux sont : le Siège de Florence. tragédie en 5 actes et en vers, an 111, in 8°; et le Code Napoléon mis envers, Pans 1811, in-12.
* DÉCOMBRER v. a. Oter les décombres, les immondices, les débris, les plâtras qui embarrassent un terrain, etqui bouchent quelque passage : décombrer le pied d'une muraille.
* DÉCOMBRES s. m. pi. Amas de matériaux inutiles .mi restent sur le terrain après la démolition d'un bâtiment : il faut faire enlever les décombres.
DÉCOMMANDER v. a. Contremander; annuler un ordre, une invitation, par un ordre une invitation contraire : décommander un bal pour cause de <ieuil.
DE COMMODO ET INCOMMODO [dé-com-môdô-eU-in-j Loc. lat. qui signilie : de l'avantage et du désavantage. (Voy Commodo.)
DÉCOMPLÉTER v. a. Rendre incomplet.
DÉCOMPOSABLE adj. Qui peut être décomposé : cur/s décomposable.
DÉCOMPOSANT, ANTE part, passé de décomposer. —Adjectiv. Qui produit la décomposition : agent décomposant. — Substantiv. : un décomposant.
* DÉCOMPOSER v. a. Analyser un corps, le réduire à ses principes, séparer les éléments dont il est composé : ki chimistes décomposent les corps en les faisant agir les uns sur les autres. — Par anal. Phys. Décomposer les rayons solaires, LA LUMiÊRb. — Mécan. Décomposer le
DÉCO
mouvement d'un corps, considérer le mouve-* ment actuel d'un corps comme produit par la co-exislence de plusieurs mouvements partiels ayant des directions et des intensités diverses que les principes de la mécanique enseignentà déterminer. — Produire dans quelque substance une altération ordinairement suivie de corruption, de putréfaction, de dissolution : la chaleur décompose les matières animales. — Seditfig. en parlant de l'altération des traits du visage par l'effet de la maladie, de la mort, de quelque passion violente : la maladie, la mort avait décomposé ses traits. — Se décomposer, v. pr. S'emploie dans les deux sens qui précèdent : une liqueur qui se décompose.
' DÉCOMPOSITION s. f. Chim. Résolution d'un corps en ses principes, séparation de ses éléments : la décomposition d'une substance par les acides. — Fig. : la décomposition d'une idée. Mécan. ; la décomposition d'un mouveincnt. — Altération ordinairement suivie de corruption, de putréfaction, de dissolution : la décomposition qu'éprouvent certains corps au contact de l'air.
DÉCOMPTE s. m. [dé-con-te]. Ce qu'il y a à rabattre, à déduire sur une somme qu'on >" paye : il y a tant de décompte. — Faire le ■ décompte, rabattre sur une certaine somme, ou faire la supputation de ce qu'il y a à rabattre : faire à quelqu'un son décompte en lin payant ses gages, son traitement- On dit de même, payer le décompte, payer ce qui est dû en retenant ce qu'on a avancé. — Trouver DU DÉCOMPTE DANS UNE AFFAIRE, reconnaître qu'elle n'est pas aussi avantageuse qu'on l'avait espéré : il attend cent mille francs de cette affaire, mais il y trouvera bien du décompte.
' DÉCOMPTER V. a. Déduire, rabattre d'une somme : sur ce qu'on lui doit, il faut décompter ce qu'il a reçu. - Fig. et fam. Rabattre de l'opinion qu'on avait d'une chose, d'une personne. Dans ce sens, on l'emploie d'ordinaire alisolument, et il n'est guère usité qu'à l'infinilif : il croit que cette succession va luiprocurcr une somme énorme; mais il trouvera à décompter.
DÉCONCERTEMENT s. m. Action de déconcerter; résultat de cette action.
* DÉCONCERTER v. a. (rad. concert). Troubler un concert de voix ou d'instruments : il ne faut qu'une voix discordante pour déconcerter toutes les autres. — Fig. Rompre les mesures de quelqu'un, l'arrêter dans l'exécution de ses projets : cet accident les a fort déconcertés. — Troubler, interdire quelqu'un, lui faire perdre contenance : cet événement le déconcerta. — Se déconcerter, v. pr. Etre déconcerté, troublé : il se déconcerte facilement.
DÉCONFÉS, ESSE adj. (rad. confés). Qui ne s'est pas confessé ; il mourut déconfés.
' DÉCONFIRE v. a. (lat. conficere, achever, exlenniner). Défaire entièrement dans une bataille : décon^re /es ennemis. — Fig. Plaisant. DÉCONFIRE quelqu'un, le réduire a ne savoir plus que dire, ni quelle contenance tenir : ce discours l'embarrassa, il fut tout déconfit.
•DÉCONFITURE s. f. Entière défaite.— S'emploie quelquefois au figuré, dans le langage familier : on fit une grande déconfilurc de gibier.^ — Fig. et fam. Ruine entière d'un négociant, d'yn banquier, etc. : les banqueroutes qu'il a essuyées ont été cause de sa déconfiture. — Jurispr. Insolvabilité, état d'un débiteur dont les biens ne sont pas suffisants pour payer ses dettes : une sociélé finit par la déconfiture de l'un des associés. - Législ. « Il y a déconfiture quand les biens mcul.les et imminibles d'un débiteur non commerçant ne sufliscnt pas à désintéresser ses créanciers (Coût, de Pans, art. 180). L'étal de déconfiture fait perdre au débiteur le bénéfice du terme de paiement (C.civ. 1188, 1913);
• DÉCO
mais if ne produit pas les autres effets de la faillite. La déconfiture de l'un des associés met fin à la société civile (id. 186o); celle du mandant ou du mandataire met fin au mandat (id. 2003). » (Ch. y.)
* DÉCONFORT s. m. Découragement, désolation d'une personne qui se voit sans secours.
* DÉCONFORTER V. a. Décourager, abattre, ar(li;:oi' : ici naiilent l'a extrêmement déconforti'. — Se déconforter, v. p. Se décourager,
s'aftliger.
* DÉCONSEILLER v. a. Dissuader, conseiller de ne |ias l'iine quelque chose, en délourner par ses raisons, par ses avis : je ne lui conseille, ni ne lui déconseille cette entreprise. — On lui donne aussi le nom de la personne pour régime : il fera ce qu'il voudra; je ne le conseille, ni ne le déconseille.
' DÉCONSIDÉRATION s. f. Perte de la considéraliun, de l'estime : imc complète déconsidération est le chdtîment de sa conduite.
* DÉCONSIDÉRÉ, ÉE pari, passé de déconsi- DÉRKR. — adj. Uui n'est plus jugé digne de considération, d'estime ; c'est un homme tout à fait déconsidéré.
' DÉCONSIDÉRER v. a. Faire perdre la consideraluiii, l'i^sliine : sa conduite l'a déconsidéré. — Se déconsidérer v. pr. Perdre par sa
faute la cunsidi'ralion.
DÉCONSTRUCTION s. f. Action de déconstruire.
' DÉCONSTRUIRE v. a. Défaire une construclion : on déconstruisit ce monument pour le reconstruire ailleurs.
DÉCONTENANCE s. f. Défaut de contenance.
* DÉCONTENANCÉ, ÉE part, passé de décon- TEXANCKR. — U"' a perdu contenance, ou qui de soi-même n'en a point : quand il est en compagnie, il est tout décontenancé.
' DÉCONTENANCER v. a. Faire perdre contenance à ([ut.'lqu'un : on lui 'i dit des choses qui l'ont décontenancé. — Se décontenancer V. pr. Perdre contenance par Imndité, par embarras: es jeune homme se décontenance très aisément.
* DÉCONVENUES, f. Malheur, mauvais succès : il nia conté sa déconvenue.
DÉCOORDINATION s. f. Méd. Destruction de la coordination des organes ou des éléments organiques.
* DÉCOR s. (lat. décor, beauté). Archit. Ce qui décore. Ne se dilguère que des peinliircs lie bâtiment qui font partie de la décorai, un iuiérieure des apparleinents : voilà un joli décor. — Décoration d'une pièce de théâtre : les décors de cet opéra sont d'une grande richesse.
* DÉCORATEUR s. m. Celui dont la profos- ^ioll est d'orner l'intérieur des appartements, ou qui fait des décorations pour les théâtres, pour des fêtes, pour des pompes religieuses : un habile décorateur. Ou dit aussi, adjectivement, PEINTRE DÉCORATEUR.
* DÉCORATIF, IVEadj. Qui sert à décorer, qui décore bien : peinture décorative. — Arts UKCoRATiFs, arts qui ont pour but la décoration, comme la sculpture d'ornement, la tapisserie, etc.
* DÉCORATION s. f. Embellissement, ornemeul. Se dit surtout des ornements d'architecture, de peinture et de sculpture : faire plusieurs ouvrages pour la décoration d'une ville. — Représentation des lieux oi'i l'action est supposée se passer : les décorations du nouvel Opéra sont très belles. — Se dit souvenl, au pluriel, des châssis et des toiles peintes qui torniiut l'ensemble d'une décoration : le feu prit aux décorations. — Marque d'honneur, de dignité : le roi, avant de l'envoyer en ambas-
lui a conféré xm de ses ordres, pour qu'U 14S
sade
, 4 DÉCO '
eût une décoration. — Législ. « Les décorations étant, pour les gouvenienirnts, un moyen de payer des services, on a dû leur conserver quelque valeur en réservant le droit de s'en parer, à ceux qui ont reçu les distinctions conférant ce privilège. C'est pourquoi le Code pénal (art. 2.j9) punit d'un emprisonnement de six mois à deux ans toute personne portant une décoration qui ne lui appartient fias; en outre, le tribunal peut onlnnncr l'insertion du jugement dans les journaux par lui désigné.-» (L. 28 mai 1838j. Le Code de justice mililaiio inflige, pour le même lait, la peine de deux mois à deux ans d'emprisonnement, qu'il s'agisse de décorations françaises indiiment portées ou insignes étrangers revêtus sans autorisation. Les ordres étrangers non conférés par une puissance souveraine sont considérés comme illégalement et abusivement obtenus. Tout Français qui a obtenu un ordre étranger doit, avant d'en porter les insignes, obtenir préalablement l'autorisation du chefde l'Etat. La demande est adressée au grand-chancelier de la Légion d'honneur par l'intermédiaire du préfet de la résidence, et s'il s'agit d'un fonctionnaire ou employé rétribué, par l'inlerniédiaire du ministre dont relève le demandeur. Cette demande doit être accompagnée de l'acte de naissance, du brevet original, de la traduction de ce brevet et d'un récépissé des droits de chancellerie. Ces droits sont versés à la caisse des dépôts et consignations ou aux receveurs particuliers des finances; et ils s'élèvent : à 100 Ir., pour les décorations portées à la boutonnière; à ioO fr., pour celles portées en sautoir; à iOO fr., pour celles avec plaque sur la poitrine, et à 300 fr. pour les grands cordons en échaipe. Les militaires, jusques et y compris le grade de capitaine ou de lieutenant de vaissc'au, sont exempts des droits. Les décrets d'autorisation sont rendus après avis du conseil du sceau des titres et sont insérés au Journal officiel. Une décoration étrangère ne peut cire portée en sautoir que parles officiers supérieurs ou les fonctionnaires d'un rang analogue, les plaques et les grands cordons ne peuvent être porfés que par les officiers généraux et les fonctionnaires d'un rang correspondant (Décr. 13 juin is:i3, 13 mars i8o9, 22 mars 187,"); Cire. min. int., Il janvier ISiii). Celui qui a été puni de la dégradation civique est privé du droit de porter aucune décoration (C. pén. 34). Et celui qui a été exclu de la Légion d'honneurne peut plus porteries insignes d'aucun ordre étranger (Décr. 24 nov. I8;;2, 9 mai 1874) (Voy. Légion d'honneur). — Les dccnralions de tiiéùtve doivent être déposées d.uis un magasin séparé de la salle de spectacle (L. \" gorm. an VU)». (V. S.) (Ch. Y.)
•DÉCORDER V. a. Détortiller une corde, se parer les petites cordes dont elle est composée : décorder un vieux câble.
* DÉCORER V. a. Orner, parer : décorer un théâtre, un temple, un édifice public, un salon, ( .c. - Honorer d'une décoiation, revêtir d'un titre, d'une dignité : il était décoré de l'ordre du Saint-Esprit. — Se dit absol. en parlant de la Légion d'honneur : il est décoré. — S'emfiloie quelquefois figui'érneiit : ils décorent du nom de sagesse leur insensibilité. — Se décorer V. pr. Se parer : se décorer d'un titre que l'on n'a pas mérité.
DÉCORNER V. a. Arracher les cornes. — Faire tuinlier, rabattre les cornes faites à un livre.
DÉCOROMANIE s. f. Manie de décorer certains olijefs. —Manie de porter des décorations.
• DÉCORTICATION s. f. Action d'écorcer on de peler des branches, des racines, des graines, etc.
' DÉCORTIQUER v. a. (lat, decorticare). Enlever l'écorce des arbres, des graines, etc.