‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 220 sur 568 · CAPITER UNE SOCIÉTÉ, UNE COMPAGNIE, UN CORPS · texte numérisé non relu

CAPITER UNE SOCIÉTÉ, UNE COMPAGNIE, UN CORPS

détruire les hommes ou les classes qui sont à leur tête.

DÉCAPODE adj. (gr. deka, dix ; pous, podos, pied). Zool. Qui a dix pieds ou dix organes analogues. — s. m. pi. Le premier et le plus important des ordres de la classe des crustacés, comprenant deux familles : celle des brachyures (crabes) et celle des macroures (langoustes, écrevisses, crevettes).

DECAPOLE (gr. deha dix, polis, ville), district de lE. delà Palestine, ainsi nommé jusqu'au II' siècle, parce qu'il comprenait les dix villes de Damas, Philadelphie, Raphana, Scylhojiolis, Jadara, Hippos, Dion, Pella, Galasa ou Gerasa, et Canatha.

DÉCAPUCHONNER v. a. Enlever le capuchon.

DÉCARBONATER v. a. Chim. Enlever à une substance l'acide carbonique avec lequel elle est combinée et qui en fait un carbonate.

DÉCARBONISER v. a. Enlever à une substance le carbone qu'elle contient.

DÉCARBURANT, ANTE adj. Chim. Qui a la propiiélé d'enlever le carbone contenu dans un carbure.

DÉCARBURATION s. f. Destruction de l'étal de carburation d'une substance.

DÉCARBURER v. a. Enlever le carbone contenu dans un carbure.

DÉCARCASSER (Se) v. pr. Jargon. Agiter sa carcasse, se démener, s'agiter en criant.

DÉCARDINALISER v. a. Rayer de la liste des cardinaux.

DÉCARÉMER (Se) v. pr. Faire un bon repas après abstinence ou carême.

DÉCARRELAGE s. m. Action de décarreler.

DÉCARRELER v. a. Oter les carreaux qui pavent un lieu carrelé.

DÉGARRER v. a. Argot. Fuir, s'en aller : au moment où la rousse arriva, ils décarrèrent tous.

' DÉCASTÈRE s. m. (de dèca et stère). Mesure de la valeur de dix stères ou dix mètres cubes.

•DÉCASTYLE s. m. (gr. deka, dix; stylos, colonne). Archil. Edifice à dix colonnes de front.

• DÉCASYLLABE adj. (de dèca et syllabe). Se dit de» vf.vi fraii(;ais de dix syllabes. — Siitislanliv. Un poème écrit en décasyllabes, écrit en vers décasyllabes.

DEÇA

DÉCASYLLABIQUE adj. Voy. Décasyllabe.

* DÉCATI, lE part, passé de décatir — « .\rgot, Décrépi : comme il est décati, ce pauvre garçon.

' DÉCATIR T. a. Oter le cati, l'apprêt que le fabricant a donné à une étoffe de laine : décatir du drap.

' DÉCATISSAGE s. m. Action de décatir, ou

effet de cette action.

• DÉCATISSEUR s. m. Artisan qui fait le décatissage des étoffes de laine : envoyer une pièce de drap au décatisseur.

DECATDR [di-ké'-tor] I. Ville de Géorgie, à 10 lui. E. d'Atlanta; iiOO hab. Une bataille s'y livra le 20 juillet 1864, entre une partie de l'armée de Sherman, commandée par le général Thomas, et les confédérés sous le général Hood, qui battit en retraite à la nuit tombante. L'Union eut 1,500 morts ou blessés, et les confédérés, au dire du général Sherman, n'en eurent pas moins de S, 000. — 11. Ville de l'Illinois, sur le Sangamon,à60kil. E. de Springneld; 16,841 hab.

DECATUR (di-ké'-tor). I. (Stephen), officier de marine américaine, né à Newport en IT.ïl, mort en 1808. Pendant la révolution, il commanda plusieurs corsaires, fut nommé capitaine de vaisseau en 1790 et commanda le Delaivare. Il s'empara des corsaires français le Croyable et le Marsouin, et en ISnO fui mis à la tête de l'escadre de la Guadeloujie. — 11. (Stephen) le Jeune, marin américain (1779-1820). Il fut nommé capitaine, après s'être emparé, à la tête de 83 hommes, d'un navire tripolitain, dans la nuit du Iti fév. 1804. Il se signala ensuite en repoussant l'attaque d'une llottille Iripolitaine. Le 2.ï ocl. 1812. il prit une frégate anglaise; mais en 181o il fut fait prisonnier par les Anglais. En juin de la même année, relâché sur parole, il châtia les Algériens, pour quelques insultesqu'ilsavaieiit • faites au commerce américain. Il fut tué dans un duel.

DÉCA'ITAGE s. m. Etal de l'homme qui a tout perdu, qui est complètement décavé.

* DÉGAVÉ, ÉE part, passé de décaver ws. m. Argot. Homme ruiné par le Jeu, les femmes, la Bouise, etc.

* DÉCAVER v. a. Jeu de brelan ou de bouillole. Gagner toute la cave de l'un des joueurs.

DECAZES (Elle, duc) homme d'Etal, né à Saiiil-Martin-de-Laye près de Libourne (Gironde), le 8 septembre 1780, mort le 24 oct. 1860. 11 sortit de l'étude de son père, qui était avoué, pour se rendre à Paris, où il entra dans les bureaux du ministère de la justice. Le roi Louis Bonaparte l'appela en Hollande, d'où il revint, en 1805, pour être secrétaire de M">^ Laetitia. Il épousa quelques années plus tard M'ii^Muraire, fille du premier président à la cour de cassation : ce dernier le fit nommer, en 1810, conseiller à la cour impériale de Paris. En 1814, Decazes se rallia aux Bourbons, et fut aux Cent-Jours exilé par Napoléon à plus de quarante lieues de Paris. Louis .XVIII le nomma, après Waterloo, préfet de police, ministre de l'intérieur (1818), puis minisire de la police générale en 1819. En 1820, les ultra-royalistes, auxquels il avail déplu par sa politique de conciliation vis-à-vis des libéraux, l'accusèrent de complicité dans l'assassinai du duc de Berry. Decazes résigna son portefeuille, mais il reçut du roi le titre de duc, le cordon du Saint-Esprit, et fut envoyé comme ambassadeur à Londres, où il resta jusqu'en décembre 1821. Il désapprouva les mesures extrêmes de Charles X, et, en 1 834, . fut nommé grand référendaire à la Chambre des pairs En 1818, le roi de Danemark l'avait fait duc de Glucksburg, â l'occasion de son second mariage avec sa' parente M"= de Saint- Aubin. Le duc Decazes quitta la vie politique après 1848. (V. S.)

DECE

DECAZEVILLE, ville du canton d'Aubin, arr. et à 3:i kil. N.-E. de Villefranche (Aveyron); 9,034 hab. Houilltres classées parmi les plus importantes de France; forges fondées vers 13-io par le duo Decazes, tombées en faillite et rai-lietées le 3i janvier 1868 par une société. 3,000 ouvriers.

DECCAN ou Dekkan (Le), (sanscr. Bakshina, le Sud), répioti de l'Iiidoustan, entre Ifi» et Ta" lat. N., s'éteiidant de lamer d'Arabie à la baie du Bengale et formant un plateau triangulaire. Principaux cours d'eau : le Godavery et le Mahanuddy. Le Deccan a été, parcelle a parcelle, réuni aux possessions anglaises depuisISIS.

DÉCÉBALE, race des Daces. Voy. Dacie.

* DÉCÉDER v. n. Mourir de mort naturelle. Ne se dit que des personnes : il décéda tel iour. N'est guère usité qu'en ternies de jurisprudence et d'administration.

* DÉCÉLEMENT s. m. Action de déceler.

* DÉCELER V. a. Je décèle. Je décèlerai. Découvrir ce qui est cacbé. Se dit en parlant des choses et des personnes : déceler un secret. — Se déceler v. pr. : il craiynit de se déceler.

DÉCELEUR, EUSE s. Personne qui décèle.

* DÉCEMBRE s. m. (lat. dccember, de decem, dix). Le dernier mois de l'année, ainsi nommé parce qu'il était le dixième de l'année romaine ; le mois de décembre. — Le deux décembre ou Coup d'Etat du deux décembue, révolution militaire qui commença dans la nuit du \<" au 2 décembre 1831 et qui fut sanctionnée par le plébiscite des 20 el'J.\ décembre. L'Assemblée législative s'étant rendue odieuse et méprisable par ses votes réactionnaires et par les intrigues auxquelles se livrait la majorité, une foule d'ambitieux et d'intrigants se groupèrent autour du prince président, Louis-Napoléon Bonaparte, pour profiter de l'état des esprits, renverser le gouvernement légal et le remplacer par la dictature militaire. Le chef le plus babile de cette conspiration était iM. de Morny, frère adultérin du président. Sous la main ferme de cet intelligent déclassé, étaient venus volontairement se placer des officiers tels que Saint-Arnaud, Pélissier et autres. L'Assemblée, prévenue des menées de cette bande, sentit son impopularité et ne voulut, en haine de la démocratie, prendre aucune des mesures qui auraient pu sauver la République. Le 26 novembre le général Magnan s'assura de l'armée en réunissant les généraux de sa division et en leur faisant promettre leur concours. Dans la nuit obseure du 1^' au i décembre, M. de Maupas, préfet de police, accepta, en tremblant, la tâche facile d'opérer l'arrestation de Cavaignao, de Lamoricière, de Changarnier, de Bedeau, de Le Flô et d'une fouie de républicains. Saint-Arnaud, ministre de la guerre, fit prendre position à ses troupes, en cas de soulèvement du peuple, et lit investir le palais de l'Assemblée. M. de Béville, colonel d'étatinajor, s'empara de l'Imprimerie nationale et lit imprimer sous ses yenx la proclamation du prince président. Dès le matin du 2 déccuibre, celte proclamation annonça à la population étonnée que l'Assemblée nationale était dissoute, que le suffrage universel était rétabli et que le peuple aurait à sanctionner ce coup de force. Une soixantaine de députés, qui étaientparvenus à pénétrer dans le palais de l'Assemblée, voulurent protester; mais le président Dupin les invita à se retirer, ce qu'ils firent. Un groupe de 300 députés royalistes se réunit à la mairie du X» arrondissement, décréta la déchéance du président delà République et ordonna la réunion d'une haute cour de justice pour le mettre en accusation. Des forces nombreuses, envovées contre la mairie du X», arrêtèrent les dép"uté3,qui furent conduits, au milieu de l'inditf.-rence générale, les uns à Alazas, les autres à Vincennes ou au

DECE

Mont-Valérien. Les députés de la gauche et de la Montagne furent traqués et arrêtés, après avoir essayé d'organiser une prise d'armes. Le lendemain, 3 décembre, on fit quelques barricades dans le faubourg Saint- Antoine, sous la direction des représentants Baudin, Esquiros, Madier de Montjau, etc.; mais ce ne fut là qu'un simulacre de résistance, car les représentants de la loi restèrent à peu près seuls en facedesba'ionneltes de l'insurrection victorieuse. Baudin se fit tuer; Madier de Montjau fut blessé. Le 4 décembre, les généraux, voulant terrifier les Parisiens, (irent canonner et fu.-.iller les promeneurs inolfensifs sur les boulevards; l'incident le plus saillant de cette journée fut le bombardement de la maison Sallandrouze. Le coup d'Etat ne fut pas accepté sans résistance dans les départements; mais des fusillades, des arrestations en masse et dos promenades militaires eurent facilement raison de la province. Le 8 décembre, le prince président décréta la déportation à Cayenne ou en .\lrique de tous les individus soupçonnés d'avoir fait partie d'une société secrète. to,OUO républicains furent, en conséquence, arrêtés comme conspirateurs et déportés, chassés du territoire ou in ternes à l'intérieur. (Voy. Commissions mixtes.) Le plébiscite des 20 et 21 décembre donna, par sept millions et demi de suffrages, l'absolution à ce pronunciaraento, et le 2 décembre de l'année suivante l'empire fut proclamé. — Voy. Thénot : Elude historique sur le coup d'Etat (Paris, 1S68) ; lu, Province en IS.'il (Paris 1S6.S).

' DÉCEMMENT adv. [dé-sa-man]. D'une manière décente : il est vêtu fort décemment. — Parext. Convenablement : décemment, nous ne pouvons pas nous dispenser de lui faire une visite.

' DÉCEMVIRs. m. [dé-sèmm-vir] (lat. decem, dix; vir. homme). Hist. Un des dix magistrats qui furent créés par la république romaine pour rédiger un code de lois. — Les decemviri legibus scribendis, nommés pour rédiger un code de lois, furent choisis, en 4ol av. J.-C. , parmi les patriciens; on les nomma pour un an, avec le pouvoir d'édicter les nouvelles lois, qui furent gravées sur dix tables d'airain. Deux tables aiiditionnelles étant devenues nécessaires, un nouveaudécemvirat fut nommé pour l'année suivante; et les lois complétées furent nommées lois des douze tables. — Les decemviri litibus judicandis formèrent une magistrature judiciaire dont l'autonté s'étendit sur les matières relatives aux personnes et aux propriétés taxables. — Lesticcemviri sacris faciundis (ou plus brièvement sacrorum) formèrent un collège de prêtres établi vers 368 av. J.-C, pour l'interprétation des livres sibyllins.

*DÉCEMVIRAL, ALE adj. Qui appartient aux décemvirs : collège déccmviral.

' DÉCEMVIRAT s. m. [dé-sèmm-vi-ra]. Dignité do décemvir, magistrature décemvirale : C abolition du dècemvirat. — Espace de temps pendant lequel Rome fut soumise à l'autorité décemvirale : pendant le premier dècemvirat.

'DÉCENCES, f. [dé-san-se]. Honnêteté extérieure; bienséance qu'on doit observer quant aux lieux, aux temps et aux personnes : il ji'cst pas de la décence de faire telle chose. — Bienséance en cequi concerne la pudeur : avoir un maintien plein de décence.

•DÉCENNAL, ALE, AUX adj. [dé-sènn-nal] (lat. decem, dix; annus, année). Qui dure dix ans, ou qui revient tous les dix ans : magistrature décennale. — Décennales s. f. pi. Fêtes instituées par Auguste en l'an 17 av. J.-C. et célébrées tous les dix ans, après que le sénat avait prorogé ses pouvoirs. Les empereurs conservèrent la coutume de célébrer les décennales, et cet usage était encore en vigueur sous le règne de Conslautiu.

DECE

* DECENT, ENTE adj. [dé-san](lat. decens). Qui est selon les règles de la bienséance et de l'honnêteté extérieure : cette conduite n'est }ms décente pour un magistrat. — Ce qui est conforme à la pudeur ; cette femme a un maintien fort décent.

DÉCENTRALISATEUR, TRICE adj. Qui tend à la décentralisation. — s. m. Partisan de la décentralisation.

• DÉCENTRALISATION s. f. Action de détruire la centralisation, ou état de choses contraires à la centralisation. — Législ, « La centralisation administrative a été organisée par la Convention, dansle but d'effacer ce qui restait encore de particularisme provincial, et de rendre la nation une et indivisible. Le Consulat et l'Empire en ont encore resserré les liens, et il faut reconnaître que cette concentration des pouvoirs a rendu la France forte contre ses ennemis du dedans et contre ceux du dehors. Mais le système a été poussé à l'excès, et il en est résulté un affaiblissement considérable do l'énergie individuelle des citoyens. L'esprit d'iniative s'est éteint en même temps que le souci des affaires publiques a disfiaru; et le pays s'est trouvé prêt à subir le joug, et à obéir à tous ceux qui ont été un instant maîtres de la capitale, de l'armée et des grands services publics. (Voy. Deux décembre. )Le gouvernement a été écrasé de charges et de responsabilité, et l'expédition des affaires a été nécessairement ralentie et entravée par leur masse. Les décrets du 2.S mars IS.'î2,du 13 avril l86l,etc.,ont transfiorté aux préfets une partie des attribution s multiples qui étaient réservées aux ministères; mais ce n'est pas là delà décentralisation proprement dite. Celle-ci consiste à accroître la compétence des conseils issus de l'élection, à habituer peu à peu les départements, les communes et les citoyens à se gouverner et à trancher eux-mêmesles questions dont la solution peut leur être confiée sans un danger public. C'est ce qui a été fait très lentement jusiju'à ce jour : pour les conseils généraux, par les lois du 10 mai 1838, du 18 juillet 1866 et surtout par celle du 10 août 1871 ; et pour les conseils municipaux, par les lois des 18 juillet 1837, 24 juillet 1867, 12 août 1876, 28 mars 1882, etc. Celte réaction décentralisatrice doit faire encore de nouveaux progrès, au fur et à mesure que, les partis politiques venantà disparaître, on aura moins à redouter l'abus de la liberté. 11 faut prendre garde, en augmentant les attributions des conseils élus et des pouvoirs locaux, de trop affaiblir le pouvoir central. Si nous cherchons des comparaisons dans les lois administratives des pays centralisés, nous voyons que, sauf peut-être en Russie où la commune a une existence très indépendante, les administrations locales sont placées sous la tutelle de l'Etat, ou qu'elles sont contrôlées par un conseil hiérarchiquement supérieur. Il en est ainsi, en Belgique, en Hollande, en Allemagne, etc. La loi autrichienne du 17 mars 1849 s'exprime ainsi dans son premier article; « La base d'un Etat libre est la commune libre »; mais elle ajoute plus loin : « Pour toutes les attributions propres, « la commune est sous l'autorité de la diète « provinciale et du comité de la diète. Pour « toutes les attributionsrfiî^H&s, elle est .-ous « l'autorité de l'Etatelde sesreprésentants ». L'Angleterre elle-même, ce pays où les libertés locales ont toujours été l'objet d'une sorte de culte, reconnaît qu'une action centrale est souvent indispensable pour arriver à la réalisation des progrès que lesç//-(;ou(;nîmeîît ne peut atteindre complètement. Alin que le pays ne restât pas en arrière des nations civilisées, le parlement anglais a voté plusieurs bills récents ; en 1870 sur l'éducation, en 1871 sur le gouvernement local, en 1872 sur les mesures hygiéniques, etc., et il a confié l'exéculion

DECE

DEC H

DECH

de ces lois à des bureaux dont les pouvoirs s'étendent sur toute l'Angleterre. » (Ch. Y.) — Mais dans les pays démocratiques, il n'y a pas de liberté sans àécentralisalion; la Suisse et les Etats-Unis d'Amérique ne vivent en république que parce que ces pays ne possèdent pas un régime centralisateur : la démocratie centralisée, c'est l'ernpire.

' DÉCENTRALISER v. a. Rendre les différentes parties d'un Etat plus indépendantes ''u pouvoir central.

DÉCENTRALISME s. m. Système de décentralisation.

DÉCENTRALISTE s. ra. Qui professe la décentralisation.

* DÉCEPTION s. f. [dé-sè-psi-on] (lat. deceptio). Tromperie, séduction : cela s'est fait sans fraude ni déception. — Attente vaine, espérance déçue : il a éprouvé dans sa vie bien des déceptions.

DÉCERCLER v. a. Oter les cercles. — Se décercler v. pr., Perdre ses cercles: ce tonneau s'eit décerclé.

' DÉCERNER v. a. (lat. decernere). Accorder, donner. Se dit en parlant de récompenses, d'honneurs accordés par l'autorité publique : le sénat décerna les honneurs divins à Auguste. — Se dit, par ext., en parlant des prix que donnent certaines compagnies : l'Académie vient de décerner le prix de poésie. — Fig. Décerner LA PALME A QUELQU'UN, le déclarer supérieur à tous ses concurrents, à tous ses rivaux : c'est à lui qu'on décerne la palme. — Se dit quelquefois en parlant des peines que les lois prononcent : de tels hommes sont coupables, quoique les lois ne décernent aucune peine contre eux. — Ordonner, par un acte juridique, des mesures de précaution que les lois autorisent : décerner un mandat d'amener, un mandat d'arrêt.

' DÉCÈS s. ra. [dé-sè](lat. decessus, départ). Mort naturelle d'une personne : le jour de son décès. — S'emploie surtout en termes de jurisprudence et d'administration. — Législ. « Tout décès doit être constaté avant l'inhumation et l'officier de l'état civil ne doit délivrer l'autorisation d'inhumer qu'après s'être transporté auprès de la personne décédée, pour s'assurer du décès. A Paris et dans les villes ifhportantes, les décès sont constatés par des médecins vérificateurs; partout ailleurs, il est d'usage que le décès soit constaté par le certificat d'un médecin. Lorsqu'il y a des indices de mort violente, l'inhumation ne peut être faite qu'après qu'un officier de police a dressé procès verbal de l'état du corps. (Voy. Cadavre.) Les actes de décès sont dressés par l'officier de l'étal civil sur la déclaration de deux témoins. Tout acte de décès doit contenir les prénoms, nom, âge, profession et domicile de la personne décédée, les prénoms et le nom de l'autre époux, si la personne était mariée ou veuve, les prénoms, noms, âges, professions et domiciles des témoins déclarant, et, si ce sont des parents, leur degré de parenté. Le même acte doit contenir de plus, s'il est possible, le lieu de naissance du décédé, les prénoms, noms, profession et domicile de ses père et mère. Dans les hôpitaux militaires ou civils, et dans les autres maisons publiques, les directeurs doivent faire connaître au maire, dans les vingt-quatre heures, les décès qui ont lieu dans lesdites maisons, et ils doivent tenir registre de ces déclarations; il en est de même dans les prisons. En cas de décès pendant un voyage en mer, l'acte en est dressé, savoir : sur les bâtiments de l'Etat, par l'officier d'administration ; et sur les navires de commerce, par le capitaine, maître ou patron. Cet acte est inséré à la suite du rôle de l'équipage; puis, à l'arrivée du bâtiment dans un port, deux expéditions en sont remises au bureau de l'inscription maritime,

ou entre les mains du consul, suivant que l'on aborde en France ou dans un port étranger. Dans les corps de troupes qui se trouvent hors du territoire français, les actes de décès sont dressés par le major du régiment ou par le capitaine commandant; mais, s'il s'agit du décès d'un officier sans troupes ou d'un employé de l'armée, l'acte est rédigé par l'intendant ou par un sous-intendant. Dans tous les cas où l'acte de décès a dû être fait hors de la commune du domicile de la personne décédée, celui qui a dressé l'acte doit en envoyer expédition au maire de ladite commune, lequel l'inscrit de suite sur ses registres de décès (C. civ. 77 et s.). Les actes de décès des Français morts à l'étranger peuvent être valablement dressés, soit dans les formes usitées dans le pays, soit conformément aux lois françaises, par les agents diplomatiques ou consulaires de la France (id. 47. 48). » (Gh. Y.)

DECETIA adj. Decize, ville des Eduens, dans la Gallia Lugdunensis, sur une lie de la Loire.

* DÉCEVABLE adj. Facile à tromper; sujet à être trompé.

•DÉCEVANT, ANTE adj. Qui abuse, qui trompe : espoir décevant.

* DÉCEVOIR V. a. (lat. decipere). Séduire, abuser, tromper par quelque chose de spécieux et d'engageant : ces proposilions ne tendent qu'à vous décevoir. — Se décevoir v. pr. S'abuser soi-même : il reconnut alors combien il s'était déçu.

' DÉCHAÎNEMENT s. m. Action de déchaîner, ou état de ce qui est déchaîné. Ne se dit qu'au figuré, pour exprimer un emportement qui se manifeste par des discours violents ou des paroles injurieuses : il est dans un perpétuel déchaînement contre vous.

' DÉCHAÎNER v. a. Oter la chaîne, les chaînes; détacher de la chaîne : on déchaîna les captifs. — Fig. Il semblait que tous les VENTS FUSSENT DÉCHAÎNÉS, Se dit en parlant d'un violent ouragan. — Exciter, animer, soulever : il déchaîne toute sa cabale contre vous.

— Se déchaîner v. pr. S'emporter avec violence contre quelqu'un : je ne sais pourquoi il se déchaîne si fort contre vous.

DÉCHALASSER v. a. Oter les échalas.

* DÉCHANTER v. n. Changer de ton, rabattre de ses prétentions, de ses espérances, de sa vanité. Ne s'emploie guère que dans ces façons de parler familières : il a bien eu à déchanter; il trouvera bien à déchanter.

' DÉCHAPERONNÉ, ÉE part, passé de déchaperonner. — Maçoiin. Se dit d'un mur dont le chaperon est ruiné : un mur décliaperonné.

' ÛÉCHAPERONNER v. a. Fauconn. Oter à un oiseau dressé pour le vol le chaperon dont on lui avait couvert les yeux. — w Oter le chaperon à un mur.

* DÉCHARGE s. f. Action par laquelle on ôte d'une voiture, d'un chariot, etc., les ballots, les marchandises, ou autres objets dont ils sont chargés : se trouver à la décharge d'un ballot. — Se dit en parlant des bateaux, des charrettes, des bêtes de somme sur lesquels des marchandises etc., sont chargées : se trouver à la décharge de la charrette. — Archit. Construction faite pour soulager quelque partie d'un édifice du poids qui est au-dessus.

— Jurispr. Acte par lequel on déclare une personne quitte ou libérée d'une dette, d'un dépôt : décharge bonne et valable. — Paver

Page 1