‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 223 sur 568 · DEE · texte numérisé non relu

DEE

DECURIONAL, ALE adj. Relatif aux déciiriûns ou au décurionat.

DÉCURIONAT s. m. Dignité, fonction du décurion.

DÉCURRENCE s. f. Bot. Etat d'un organe déc'irrenl.

DÉCURRENT. ENTE adj. [dé-kur-ran] (lat.

de'unxrc, couiir le long de). Bot. Se dit des feuilles dont le limbe se continue le Ion? de la ti?e en y adhérant, comme dans certains chardons. '

DÉCURSIF, IVE adj. Bot. Se dit des feuilles dont le pétiole se continue le long- de la tige, comme dans le millepertuis. — Se dit du st3'le dont la base se continue le long de l'ovaire.

DÉCDRTATION s. f. (lat. decioiatio). Arboric. Couronnement volontaire d'un arbre pratiqué comme système de culture.

DÉCUSSATION s. f. (lat. decussatio). Croisenient en l'orme de .X. — Béciissé. (V. S.)

DÉCUVAGE s. m. Action de décuver.

DÉCUVAISON s. f. Synon. de décuvage.

DECUVER V. a. Transvaser le vin d'une cuve dans une autre.

* DÉDAIGNER v. a. [gn mil.] (lat. dedignari). Marquer du dédain à quelqu'un : vous nous dédaignez tien. — Rejeter, refuser avec mépris, regarder comme au-dessous de soi.

comme indigne de ses désirs : vous dédaignez mon (imitié.

•DÉDAIGNEUSEMENT adv. Avec dédain, d'une man.ère dedaigeuse : regarder dédaigneuseynent.

' DÉDAIGNEUX, EUSE adj. Qui marque du dédain ; airs dédaigneux, mine dédaigneuse. — Substanliv. Faire le dédaigneux, la dédaigneuse.

' DÉDAIN s. m. (lat. dedignatio]. Mépris vrai ou alleité, exprimé par l'air, le ton, le maintien : recevoir avec dédain.

•DÉDALE s. m. (de Dédale, n. pr.). Labyrinthe, lieu où l'on s'égare, où l'on se perd, à cause de la complication des détours. — Embarras dont il est très diflicile de sortir, choses très compliquées qu'il est difficile de concevoir nettement ou de débrouiller : cela vous engagera dans un dédate de procédures.

DÉDALE. Mylh. Personnage qui appartenait probablement à la race royale athénienne d'Erechleus, et que d'autres pensent être Cretois. Sculpteur de talent, il fut condamné à mort par l'Aréopage pour avoir tué par jalousie artistique son neveu, qui était aussi son élève; ils'eufuiten Crète, où il fut emprisonné après avoir construit un taureau de bois, destiné à satisfaire la coupable passion de Pasiphué, et le fameux labyrinthe de Cnosse, où se trouvait enfermé le Minotaure. Délivré de ses fers par Pasiphaé, il résolut de fuir l'Ile de Crète, et dans ce but, il fabriqua, pour lui et pour son fils Icare, des ailes, qu'il ii.\a sur ses épaules, avec de la cire. Il arriva sain et sauf en Sicile, mais Icare, s'étanl approché du soleil, fil fondre la ciie et tomba dans cette partie de la mer Egée, qui s'appelle depui^ lors mer Icarienne.

DÉDALÉEN, ÉENNE adj. Construit par Dédale.

DÉDALIEN, lENNE adj. Compliqué, embarrasse.

DÉDALIES s. f. pi. Fêtes que l'on célébrait tous les sjixanle ans dans la Béolie, en mémoire du retour des Platéeus qui avaient été eiilés pendant soixante années.

DÉDALLER v. a. Enlever les dalles.

"DEDAMER v. n. Jeu des dames. Se dit lorsqu'un joueur déplace une des dames qui occupent le rang le plus proche de lui.

•DEDANS adv. de heu. (pivf. de; eldans). Dans l'intérieur : je le croyais hors de la maison,il éPiit deituns. — DoNiNER DEDANS, Se laisser tromper comme un sot; et, mettre quelqu'un DEDANS, le troni per. — De deu.^ns, en dedans, par DEDANS, de l'intérieur, à l'intérieur, par l'intérieur : il vient de dedans. — Porter la pointe du pied en dedans, marcher de manière qu'il y ait plus de distance entre les deu,\ talons qu'entre les deux pointes des pieds. On dit de même, avoir, mettre la pointe des pieds en

DEDANS, LES l'IEIlS EN DEDANS. — .\V01R L'e?PR1T

en DEDANS, être timide à montrer son savoir.

— Etre tout en dedans, manquer de franchise, être peu communicatif. — En dedans, s'emploie quelquefois avec de, comme locution préposilive : en deduns et en dehors de In ville. — Par dedans, s'emploie de même comme locution préposilive, mais sans la préposition de : il passa par dedans la ville, par dedans la maison, etc. — s. m. Partie intérieure de quelque chose : le dedans, tes dedans d'une maison. — Avoir deux dedans, TROIS DEDANS, avoir emporté deux ou trois fois la bague. — Le dedans, les dedans d'un jeu de pvuME, petite galerie ouverte qui est à l'un des deux bouts de certains jeux de paume. On dit aussi, en ce sens : jeu de paume a dedans.

— Manège. La jambe du dedans, la rêne du dedans, etc.. la jambe, la rêne, etc., qui sont du côté de l'intéiieur du manège, par opposition à la jambe, à la rêne, etc., qui sont du côlé du mur. — iv Fourrer dedans, emprisonner.

DEDHAM, ville du Massachussetts, sur la rivière Charles, à \o kil. S.-O. de Boston; 7,271 hab.

* DÉDICACE s. f. (lat. dedicatio). Consécration d'un temple, d'une église, d'une chapelle. La dédicace du tabernacle des Juifs eut lieu en I4i)0 av. J.-C; celle du temple en 1004; celle du second temple en SIS. Les chrétiens construisirent, sous le règne de Constantin, do nouvelles églises qu'ils dédièrent en 331 et siiiv. — Fêle annuelle qui a lieu en mémoire de la consécration d'une église. — Hommage qu'on fait d'un livre à quelqu'un, par une épiii'e ou par une in>cription à la tclr de l'ouvrage. L'usage des dédicaces pour solliciter le patronage de quelqu'un ou pour lui donner un témoignage de respect, existait déjà au temps de Mécène, peu de temps avant la naissance de J.-C.

* DÉDIGATOIRE adj. Qui contient la dédicace d'un livre. JN'esl guère usité que dans la locution : éiùtre dédicatoire.

•DÉDIER V. a. (lat. dedieare). Consacrer au culte divin, mettre sous la protection d'une divinité, sous l'invocation d'un saint : ils dédièrent le nouveau temple à Minerve. — Fig. Dédier un livre, un ouvrage a quelqu'un, lui l'ai)-e hommage d'un ouvrage, par une épitre ou par une inscription k la tête du livre. On dit, dans un sens analogue, dédier une gravure.

* DÉDIRE V. a. Il fait, à la seconde personne du pluriel du présent de l'indicatif, vous dédisez. Aux autres temps, il se conjugue c.mime Dire. Désavouer quelqu'un de ce qu'il a dit ou fait pour nous : je ne vous en dédirai pus. — Se dédire v. (ir. Se rétracter, dire le contraire de ce qu'on a dit, désavouer ce qu'on a dit : les témoins se sont dédits. — Ne pas tenir sa parole, revenir contre un engagement verbal : il nous avait promis cela, il s'est dédit.

— Fig. .Ne pouvoir pas, ne pouvoir plus s'en DÉDIRE, être trop engagé dans une affaire pour ne pas la pousser à bout : ce général s'est trop avancé, il faut qu'il livre bataille, il ne peut plus s'en dédire.

* DÉDIT s. m. Révocation d'une parole donnée. — Avoir son dit et son dédit, être sujet à se dédire, à se rétracter, à changer aisément

d'avis. — Peine stipulée dans un marché, dans une convention, contre celui qui n'en remplira pas les conditions : vn dédit esi ordinairement une somme à payer. - Par ext. Acte même où se trouve stipulée la peine encourue par celui ou celle qui se dédira.

DÉDOLATION s. f. Action de dédoler; résultat de celle action.

DÉDOLER V. a. (lat. dedolare, couper avec la doloire). Chir. Tailler en n'enlevant chaque fois qu'une couche très mince : couper un cor en le dédolant.

' DÉDOMMAGEMENT s. m. Réparation d'un dommage :je veux tant pour mon dédommagement. — Fig. Coinpeiisalion : c'est un bien faible dédommagement de la perte que j'ai faite.

* DÉDOMMAGER v. a. Indemniser, rendre réqui.aleiii du dommage soullerl : dédommagez-moi. — Au figuré : rien peut-il dédommager de la perte d'un ami ! — Se dédommager v. pr. S'indemniser : se dédommager d'un côté de ce qu'on a perdu de l'autre.

DÉDORAGE s. m. Action de dédorer.

' DÉDORER V. a. Enlever, elTacer la dorure en tout ou en partie : à force de toucher ù ce cadi-e-là, vous le dédorez. — Se dédorer v. pr. perdre de sa dorure peu à peu : cette vaisselle de vermeil commence à se dédorer.

' DÉDOUBLEMENT s. m. Action de dédoubler : /<; dédoublement d'une compagnie.

* DÉDOUBLER v. a. Oter la doublure : dédoubler un habit, un manteau. — Art milit. Dédoubler les rangs, les piles, faire mettre sur un rang, sur une file des soldats qui étaient sur deux rangs, sur deux files. — Dédoubler UN RÉGIMENT, UNE COMPAGNIE, partager un régiment en deux régiments, une compagnie en deux compagnies. ^ Dédoubler UNE PIERRE, la séparer, la partager en deux dans toute sa longueur.

DÉDUCTIF, IVE adj. Philos. Qui tient de la déduclioii, par opposition a induciif.

* DÉDUCTION s. f. (lat. deductio). Soustraction, retranchement : on lui a payé tant en déduction du principal. — Action de raconter, d'exposer en détail : faire une longue déduction de ses raisons. — Action d'inférer une chose d'une autre, ou raisonnement par lequel on in l'ère : cette déduction n'est pas exacte, elle est fausse. — Par ext. Philos. Procédé logique par lequel on va de la cause aux ellets, du principe aux conséquences, du général au particulier : la déduction est opposée à l'induction.

DEDUCTIONNISTE s. m. Celui qui fait des déductions.

•DÉDUIRE V. a. (lat. deducere). Rabattre, soustraire une somme d'une autre : il en faut déduire ce que vous avez dépensé, reçu. — Narrer, raconter, exposer en détail : déduire son fait, ses raisons. — Inférer, tirer comme conséquence : cette conséquence est mal déduite.

* DÉDUIT s. m. Divertissement, occupation agréable. Ne s'emploie que dans le style badin : mener joyeux dédidt.

DEE. 1 [di]. Rivière du pays de Galles septentrional. Elle nail dans les montagnes du Merionelshire et se jette dans la mer d'Irlande : son estuaire a 21 kil. de long sur 3 à 10 de large. Sa longueur, sans compter l'esluaire, est de 120 kil. — 11. Rivière de l'Aberdeenshire (Ecosse); elle se jette dans la mer du Nord a Aberdeen, après un cours de 140 kil. — 111. Rivière du Kirkcudbrightsliire (Ecosse], qui se jelle dans la baie de Soiway, après un cours d'environ 70 kil. de long. — IV. Rivière d'Irlande, qui se jette dans la baie de Dimdalk, après un cours de 30kiL

DEE (John), astrologue anglais, né en iS27t

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