DEFA
mort en 1608. En lool, Edouard VI lui accorda une pension de 100 couronnes, pension qu'il abandonna pour le presbytère de Upton-sui-Severn. Accusé d'avoir attenté, au moyen de la sorcellerie, à la vie de la reine Marie, il fut emprisonné, puis relâché en loîio. Après quelques années de séjour sur le continent, il se retira à Mortiake (Surrey), où il tira des horoscopes. En 1570, le peuple prit sa maison d'assaut et détruisit son laboratoire et ses appareils. En 1.594, Dee fut nommé chancelier de la cathédrale de Saint- Paul, et, l'année suivantej directeur du collège de Manchester. Le catalogue de ses ouvrages se trouve dans son Compendious Rchearsnl of his Life und studies.
DEERFIELD[dîr'-rild], ville du Massachusetts, sur le Connecticut, à son point de jonction avec la rivière Deerfield,à4-5 kil. N. de Spiingfield; 3,o00 hab. Dans l'hiver de 1704, Deerfîeld fut attaqué pendant la nuit par un parti de Français et d'Indiens et fui entièrement brillée, sauf l'église et une maison.
'DÉESSE s. f. (lat. dea, fém. àedeus). Divinité fabuleuse du sexe féminin : la dAsse Junon, la déesse Ci'rès. — Ellk a l'air, le pour d'une déesse, se dit d'une belle femme (|ui a l'air et le port majestueux. On dit figurénient dans le même sens, c'est une déesse..
•DÉFÀCHER (SE) v. pr. S'apaiser après s'être mis en culèi-e. N'est guère usité que dans certaines phrases familières : s'il est ftkht', qu'il se défdche.
* DÉFAILLANCE s. f. [Il mil.]. Faiblesse, évanouissement, pâmoison : tomber en défaillance. — DÉKAILLANCE DE NATURE, état d'une
personne atl'aiblie parl'âge, par l'excès du travail, par la maladie : ce n'est point maladie, c'est défaillance de nature. — Chim. anc. On dit aujourd'hui, déliquescence. — Fig. Au sens moral : dans cette belle vie, il y a eu dr tristes défaillances. — Se dit d'une race qui vient â manquer, d'une famille qui s'éleinl : la défaillance de la liijnerndle dans cette famille fait passer le trône à une autre fatr.ille.
* DÉFAILLANT, ANTE adj. Qui s'aQaiblit : rappeler sa force défaillante. — Qui fait dél'aiit, qui manque. — Ligne défaill-^nte, ligne <jui n'a plus d'héritiers.
* DÉFAILLANT, ANTE s. Procéd. Celui, celle qui manque a comparaître, à se trouver a l'asssignation donnée en justice : le défaillant u été condamné.
* DÉFAILLIR v. n. N'est plus guère usité qu'au pluriel du présent de l'indicatif : nous défaillons; à l'imparfait, je défaillais; au prétérit, je défaillis, j'ai défailli; el k ViniinHiî, défaillir. Manquer : cette race a défailli en un tel. — Dépérir, s'afl'aiblir : ses forces défaillent tous les jours, commencent à défaillir. — Tomber en faiblesse, s'évanouir ; je la vis prête à défaillir.
' DÉFAIRE V. a. Se conjugue comme Faire. Détruire ce qui est fait, changer l'état d'une chose de manière qu'elle ne soit plus ce qu'elle était : Pénélope défaisait la nuit, l'ouvrage qu'elle avait fait le jour. — Se dit quelquefois ligurément : défaire un mariage, un marché. — Faire mourir : cette malheureuse a défait son fruit, son enfant. — Art railit. Mettre en déroule, tailler en pièces; remporter un grand avantage : après avoir défait les ennemis. — Abattre, atténuer, amaigrir : la maladie a bien défait cet homme. — Fig. Eclipser, etfacer par plus d'éclat, par plus de beauté, par plus de mérite : quand elle arrive au bat, elle défait toutes les autres femmes. — Délivrer, dégager, débanasser : défaites-moi de cet importun. - Se défaire v. pr. Se tuer, s allaiblir, .-;e débarrasser : cet homme se défit; ce vin se défait en vieillissant; se défaire d'un fâcheux. — Particul. Se désaccoutumer de quelque chose, y renoncer : se défaire d'une