‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 247 sur 568 · DESO · texte numérisé non relu

DESO

lyrique; hean désordre ; désordre pindnrique.

— Pillage, dégât : ses troupes ont passé sans faire aucun désordre. — Trouble, égareineut : les passions mettent le désordre dans l'âme. — Mauvais étal de certaines choses qui ne sont pas ou ne sont plus réglées, administrées, etc., comme elles devraient l'être : désordre des fonctions animales; il réijnait un grand désordre dans C administration. — Dérèglement de mœurs : se livrer à toutes sortes de désordres.

— Querelle, dissension, et particul. trouble, émeute, dans un KtaL, dans une ville, etc. : cette famille était fort unie, un misérable intérêt y a mis le désordre; cela lyeut amener quelque désordre dans l'Etat.

' DÉSORGANISATEUR, TRICE adj. Qui désorganise. Se dit particul. en niéd : travail d'inflammation désorganisateur des tissus. — Fig. Principes désorganisateurs. passions désoRGANisATRiCES, principes, passionsqui portent atteinte à la morale, à la société.

* DÉSORGANISATION s. f. Action de se désorganiser; état de ce qui est désorganisé. — Méd. Altération profonde dans la te.Nlure d'un orcane ou d'une portion d'organe qui l'empéclie de remplir son office : désorganisation ^l^^ fQig — Fio.. ia désorganisation de l'armée empêcha ce général de rien entreprendre.

' DÉSORGANISER v. a. Méd. Détruire l'oreanisalion, les organes : la même cause qui organise les corps peut les désorganiser. — ^■>' .leler la confusion : désorganiser un service. — * Se désorganiser v. pr. Etre désorganisé : les corps animés se désorganisent avec le temps. — Fiir. : Nation qui se désorganise.

DESORGUES (Théodore), poète, né à Aix en Provence, vers ■1760, mort à Charenton en 1808. Il a laissé des poésies lyriques, des hymnes et des chansons dans l'esprit révolutionnaire. Resté républicain sous l'Empire, il fut jeté à l'hôpital des fous, pour avoir osé dire dans une de ses chansons :

Oui, le grand Napoléon Est un i^raud caméléon.

" DÉSORIENTER v. a. Faire perdre la connaissance du véritable côté du ciel où le soleil se lève, par rapport au pays où l'on est : nous étions sans boiissole, la brume acheva de nous désorienter. — Pur ext. Faire qu'une personne ne reconnaisse plus son chemin : il croyait me désorienter, en me conduisant par ces détours. — Fig. Dépavser, déconcerter, embarrasser : quand un homme de province vient à Paris, il est d'ahord tout désorienté.

* DÉSORMAIS adv. de temps, [dé-zor-mê] (préf. des; \\ens franc, ores, à présent ; mais davantage). Dorénavant, à l'avenir, dès ce moment-ci : je ne sortirai plus désormaii si tard.

* DÉSOSSÉ, ÉE part, passé de désosser : dinde désossée. — V.iv ext. Se dit de certains poissons dont on a ûlé les arêtes : carpe désossée.

* DÉSOSSEMENT s. m. Action de désosser : il y a des mets dont la préparation exige le désossement des viandes.

' DÉSOSSER V. a. Oter les os de quelque animal jiuur en nietlie la chair en pAleou en li.icliis : désosser un lièvre. — Typogr. Enlever, dans la distribution, les blancs et les caractères étrangers an texte courant.

DE SOTO (Fernando) [dé-so'-to], explorateur espagnol, né vers 1400, mort en liii'i. Il accompagna, en I.-)I9, son protecteur Pedrarias Davila, qui taisait un second voyage en Amérique comme gouverneur de Darien. puis il suivit Hernandez au Nicaragua en 4527, et l'année suivante explora les côtes du Guatemala et du Yucatan. En lo32 de Soto s'associa a Pizurre, qui entreprenait la conquête du Pérou. En loiiS, il s'aventura dans les montagnes, découvrit la grande route nationale qui conduisait a la capitale du Pérou et reçut de Pizane la mission de visiter l'inca Atah-

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uallpa comme ambassadeur. Il se distingua dans les engagements qui terminèrent la conquête du Pérou et fut le héros de la bataille, dont la prise de la métropole, Cuzco, fut le résultat. Il revint peu après en Espagne, avec une grande fortune. Ayant obtenu la permission de tenter à ses frais la conquête de la Floride, de Soto partit en 1.538 .ivec environ (iOOhonimeset débarqua dans ce pays en 1330. Il renvoya ses vaisseaux à la Havane et arriva en lo4l sur les bords du Mississipi, après avoir perdu plusieurs de ses compagnons. Il passa le fleuve, se dirigea au N., vers Pacaha et poussa jusqu'à la rivière Wliite, but de son expédition. En redescendantle Mississipi (liiW), il mourut. Pourcachersondécèsaux sauvages, ses compagnons jetèrent nuitamment ses restes

dans un cours d'eau.

* DÉSOURDIR V. a. [dé-zour-dir]. Défaire ce qui a été ourdi. Peu usité.

' DÉSOXYDATION s. f. Chim. Action de désoxyder; résultat decetleaction.ua dit aussi,

DÉSOXVGKNATION.

* DÉSOXYDER v. a. Chim. Séparer l'oxygène, en totalité ou en partie, des corps avec lesquels il était uni : la chaleur désoxyde un très grand nombre de corps. On dit aussi désoxYGÉNER, mais avec cette différence que désoxyder se dit particulièrement des oxydes et des sels, et désoxygéner, des autres corps dans lesquels l'oxygène est en simple mélange, et non en combinaison chimique. — Se desoxyder v. pr. Perdre son oxygène : il y a des corps qui se désoxydent à la lumière.

' DÉSOXYGÉNATION s. f. Voy. Désoxyda-

TIÛN.

* DÉSOXYGÉNER v. a. Voyez Désoxyder.

DES PLAINES ou Aux Plaines, rivière de l'illinuis (Etal-Unis). En se réunissant au Kenkaliee, elle l'orine ('Illinois ; cours, 2.ïU kil.

DESPORTES iPhilippe), poète, né en 1.t4,ï, mort en IGUli. Ses vers élégants, fort goûtés à la cour lettrée de Charles LX, n'oblinrenl pas moins de vogue sous les règnes suivants. Après avoir voyagé en Italie, Desportes suivit en Pologne le duo d'Anjou, et ce dernier, devenu Henri m, le dota d'abbayes dont le revenu s'élevait a la somme énorme de 10,000 écus. Dans ses premières œuvres dominent les sonnelset les chansons. Devenu vieux, il traduisit les psaumes de David. Une bonne édition des œuvres de Desportes a étédonnéepar Delahays en 18o0.

DESPOTAT s. m. Dignité d'un despote. — Territciue gouverné par un despote.

' DESPOTE s. m. [dèss-po-te] (gr. despotes, maltrej. Souverain qui gouverne avec une autorité arbitraire et absolue. Ce mot implique ordinairement l'idée de tyrannie, d'oppression : lu monarque gouverne par des lois,led'jspole ne connaît de loi que sa volonté. — Gouverneur de certains petits Etats, tributaires de la Turquie : despote de Se7^vie. — Par ext. Quiconque exerce ou s'arroge une autorité absolue, oppressive, tyrannique : cet homme, qui parait si doux dans le monde, est un despote dans sa famille.

* DESPOTIQUE adj. Absolu et arbitraire. Impli(iue ordinairement l'idée de tyrannie, d'oppression : autorité despotique. — Etat despoïioui:, état gouverné par un despote.

* DESPOTIQUEMENT adv. D'une manière despotique; avec une autorité, un pouvoir despotique : gouuerner despoliquement.

' DESPOTISME s. m. Pouvoir absolu et arbitraire. Ce iiint implique ordinairement l'idée de tyrannie, d'oppression : le despotisme des souverains de l'Asie. — Par ext. Toute espèce d'autorité absolue, oppressive, tyran- (ju'on exerce, qu'on

nique, , , .

naliste prétend exercer son di meilleurs émvains.

arroge : ce ]our- ■spotisme sur nos

DESS I

DESPOTO DAGH. Voy. IHalkhan.

DESPOURREINS ou Despourrins (Cypriem.

poète, surnommé l'Anacréon du Uéarn, né en i008, au château d'Accous, dans la vallée d'Aspe, mort en 175S. Ses chants, dont il composait lui-même les airs, resteront populaires aussi longtemps que vivra le patois béarnais. Us ont été publiés dans les il/uses béarniiisrs, Pau, 1835.

DESPRÉAUX. Voy. Boileau.

DESPUMATION s. f. Action de despumer.

DESPUMER V. a. (lat. spuma. écume). Oter l'écume d'un liquide en ébullilion.

• DESQUAMATION s. f. [déss-koua-ma-si-on] Méd. Extoluition ou séparation de l'épiderme sous fiii-nie d'écaillés plus on nioins grandes.

DESQUAMER v. a. [dèss-koua-mé](lat. squa- ?ïia, écaille). Pharm. Débarrasser des parties qui s'exfolient sous forme d'écaillés. — Se desquamer v. pr. S'exfolier sous forme d'écailles.

DESSABLER v. a. Oter le sable.

DESSAIGNES, station minérale, à 3ikil. de Tourijoii (Ardcclie). Ex]iiirlatioii d'eaux bicarbonatées, employées contre la dyspepsie, l'anémie et l'albuminurie.

DESSAISIR v. a. Oter à quelqu'un une chose dont il était saisi : dessaisir son frère d'un gage. — * Se dessaisir v. pr. Jurispr. Relâcher, abandonner, laisser prendre ce qu'on avait en sa possession, en ses mains : quiconque se dessaisit des deniers que l'on a saisis entre ses mains, court risque de payer deux fois.

' DESSAISISSEMENT s. ni. Jurispr. Action

par laquelle on se dessaisit : le dessaisissement des meubles du locataire fait perdre au

propriétaire .wn privilège.

DESSAISONNEMENT s. m. Action de dessai-

soiiiier.

* DESSAISONNER v. a. Agrir. S'écarter de l'ordre qu'on avait coutume d'observer pour la culture et l'ensemeni'enient des terres : par les baux à ferme, on défend ordinairement aux fermiers de dessaisonner les terres.

DESSAIX (Joseph-Marie) [dé-sè], général, né en 1704 à Thoiion (Haute-Savoie), mort en 1834. 11 combattit au siège de Toulon, lit la campagne d'Italie et comme membre du conseil des Cinq-Cents s'opposa au coup d'Etat du 18 brumaire. Fait général de brigade en 1803, il gagna pendant la campagne d'Autriche (1809) le surnom d'Intrépide, le grade de général de division et le titre de comte. En 1830, on lui donna le commandement de la garde nationale de Lyon.

* DESSALÉ ÉE part, passé de dessaler. — Fig. et pop. C'est un homme dessalé, ou substantiv. ; c'est wi dessalé, c'est un homme fin, rusé.

DESSALEMENT s. m. Action de dessaler.

* DESSALER v. a. Faire qu'une chose ne soit plus aussi salée qu'elle l'était, ou qu'elle ne le soit plus du tout : on dessale l'eau de la mer en la distillant. — »v Typogr. Diminuer au compositeur ce qu'il a compté de trop à la banque précédente. — Se dessaler v. pr. Etre dessalé : le lard, se dessale. — - Typogr. S'acquitter, se mettre au pair, quand on a ciimplé une composition qui n'était pas laites

DESSALINE (Jean-Jacques) nègre, empereur d'Haiti, né dans rAfrii[ue occidentale en 171.8, mort le 17 octobre 1800. Il fut amené à Haïti comme esc-lave et adopta le nom de son maître. En 1702, il combattit les planteurs et, après l'émancipation (1793), il se joignit à Toussaint-Louverture pour chasser les .Anglais. Pendant l'insurrection contre Napoléon qui voulait rétablir l'esclavage, il détendit courageusement Saint-Marc et brûla cette

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ville avant de la rendre, puis il fut nommA cominandanl en chef des révullês à la place de Tuussainl qui avait éK' déporté pendant la trêve (mai 1802). Après la proclamation de l'indépendance (l'^janvier 1804), il fut nommé soaverneur général à vie. 11 fil massacrer les blancs et, le 8 octobre de la même année, fut couronné empereur sous le nom de Jeaii- JacquesI".Il projetait une constitution et voulait faire de Saint-Domingue un centre pour l'immigration des noirs; mais son despotisme et sa cruauté reprirent le dessus, et il fut assassiné par des conspirateurs.

* DESSANGLER v. a. Lâcher ou défaire les sangles : deman'jler un cheval.

DESSAU [déss-saou], cap. du duché d'Anhall (Allemagne), sur laiMulde, présiie l'Elbe, à 105 kil. S.-O. de Berlin; 42,373 hab. lieaux palais, entourés de magniliques jardins. Tuiles de lin et lainages.

* DESSÉCHANT, ANTE adj. Qui dessèche :

vent dessi'fhtint; crhaldiison desséchante.

' DESSÈCHEMENT s. m. Action de dessécher; état d'une chose desséchée : il a entrepiis le desséeheiuent d'un yrand marais (Vo\'. Mmiais.) — litat du corps humain affaibli, amaigri : je l'ai trouvé dans un dessèchement qui fait craindre pour sa vie.

* DESSÉCHER v. a. (iat. dessicare). Rendre sec : la chaleur a desséché les feuilles de cet arbre. — Mettre à sec : dessécher un étang pour en mettre les terres en labour. — DEssiicHER le

SANG, LES POUMONS, LA POITRINE, LECERVEAU, etc.,

les dépouiller, les priver plus ou moins de l'humidité dont ils sont chargés, pénétrés : une expectoration trop fréquente desséche les poximons, la poitrine. — Exténuer, amaigrir, consumer : un corps que les veilles et les travaux ont desséché. ■ — Kig. Dessécher l'esprit, l'imagination, ôter à l'esprit, à l'imagination leur agrément. Dessécher le cœur, le rendre froid, insensible. — Dans le style ascét. Dessécher LE CŒUR, diminuer le goût de la piété. — Se dessécher v. pr. Devenir sec : cet arbre se dessèche et meurt. — Etre à sec, sans eau : ces marais se desséchent en partie durant l'été. — Maigrir : son corps se desséche. — Devenir insensible : au milieu de ces faux plaisirs, le cceiir se desséche.

' DESSEIN s. m. Intention de faire quelque chose, vue, projet, résolution : être l'inslrumcrit des desseins de quelqu'un.

Dieu couvre ses desseins d'un voile impénétrable. Bioun-LoRMiAH. Omasis, acte V. se. iv.

— Projet, plan d'un ouvrage : le dessein d'un poème, d'un tableau. ■ — ■ A dessein loc. adv. Exprès, avec intention : je l'ai fait à dessein.

— Se met aussi avec l'iuliiiitif d'un verbe. précédé de la préposition de : il va chez lui èi dessein de lui parler. — S'emploie également avec la particule que. devant le subjonctif: ce qu'il en dit, c'est a dessein que vous en fassiez votre profit.

* DESSELLER v. a. Oter la selle de dessus un cheval : ce cheval a trop chaud, il ne faut pas le desseller.

DESSERRAGE s. m. Typogr. Action de desserrer une forme.

* DESSERRE s. f. N'est usité que dans cette phi-ase familière : être dur a la desserre, ne se déterminer qu'avec beaucoup de peine a donner de l'argent, à payer.

* DESSERRER v. a. Relâcher ce qui est serré : cette ceinture vous seire trop, desserrez la. — Desserrer les dents a quelqu'un, lui faire ouvrir par force les deux mâchoires, lorsque, par convulsion ou autrement, il les tient extrêmement serrées l'une contre l'autre. — Ne Pas desserrer les dents, se taire obstinément, ne pas dire un seul mot dans une occasion de parler. On n'a pu lui faire desserrer les DENTS, on n'a pu l'obliger à parler, à rompre

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le silence. — Desserrer un coup de pied, un COUP de fouet, un soufflet, etc., donner un coup de pied, un coup de fouet, un souftlet avec violence. — w Typou-r. Desserrer une FORME, faire rélroerader les coins au moyen d'un décognoir et d'un marteau. — Desserrer LA LETTRE, désimposer pour iireudre la matière imposée. — Se desserrer v. pr. Devenir moins serré.

* DESSERT s. m. [dé-sèrr] (rad. desservir). Ce qu'on .sert, ce qui se mange à la lia du repas, comme le fruit, le fromage, les confitures, la pâtisserie, etc. : on avait apporté le dessert. On dit aussi quelquefois, le fruit, surtout dans les grandes maisons. — Par ext. Moment où le dessert est sur la table : il arrica au dessert.

' DESSERTE s. f. Viandes, mets qu'on a desservi>. qu'on a ùtés de dessus la table : donner la desserte aux pauvres. — Se dit aussi des fonctions attachées au service d'une cure, d'une chapelle, etc., et s'emploie surtout en parlant du service que fait un |n'èlre commis pour remplacer le titulaire : il est chanjé de la desserte de cette chajtelle. — Ponts et Chaussées. i;uEMiN DE DESSERTE, chemin qui dessert une forêt, une propriété, (jui la met eu communication avec le grand chi-miu.

* DESSERTIR v. a. (rad. sertir). Dégager une pierre précieuse, une pierre gravée, un portrait, de ce qui les retient dans une monture de métal.

* DESSERVANT s. m. Ecclésiastique qui dessert une cure, une chapelle, etc. : on a nommé un desservant à cette cure. Se dit surtout d'un prêtre commis pour remplacer le curé titulaire. (Voy. Curé.)

* DESSERVIR V. a. Oter, lever les plats de dessus la lablf. Souvent ou l'emploie absolument : on a desservi. — Nuire à quelqu'un, lui rendre de mauvais offices : il a fait toutce qu'il a pu pour me desservir. — Faire le service d'une cure, d'une chapelle, etc. Se dit surtout d'un prêtre commis pour remplacerle titulaire : l'évéque a commis tel prêtre pour desservir cette éi/lise en l'absince du curé. — Faire un service de voirie, niutliv plusieurs endroits en communication l'un avec l'autre : cette diliqence dessert toutes les localités des envii'ons. — w Se desservir v. récipr. Se rendre mutuellement de mauvais services.

DESSERVITORERIE s. f. Office ou bénéfice de desservant.

DESSERVOIR s. m. BuQ'el sur lequel on dépose les objets enlevés de dessus la table pendant le repas.

DESSICCATEUR, TRICE adj. Qui dessèche :

vent dessi'-cateur.

' DESSICCATIF, IVE adj. Méd. Se dit des remèdes qui ont la vertu de dessécher les parties sur lesquelles on les applique : eau dessiccatiee. — Huiles dessiccatives, se dit de certaines huiles qui, employées avec les couleurs, les rendent propres à sécher plus promptement. On dit aussi, huiles siccatives. — s. m. Substance dessiccative. Les principaux dessiccatifs sont la charpie, les poudres de lycopode, de sous-nitrate de bismuth, de vieux bois, de tan et d'amidon, l'acide chromique. l'acétate de plomb hquide, la solution de sublimé au millième.

* DESSICCATION s. f. [dé-si-ka-si-on] (Iat. desicatio; de desiccarc, desséclier). Chim. Opicration qui consiste à. enlever à des substances l'eau ou l'humidité qu'elles contiennent. — Bot. La DEssicaATioN d'une plante, l'action de dessécher une plante par la pression ou autrement, pour la placer ensuite dans l'herbier.

DESSILLEMENT s. m. [// mil.]. Action de dessiller les yeux.

* DESSILLER ou Déciller v. a. [dé-si-yer; Il mll.j :rad. cil). Séparer les paupières l'une

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de l'autre, afin de faire voir clair ; ses paupières étaient tellement collées ensemble, qu'on a eu de la peine ii les dessiller. — Fig. Dessiller les yeux oe quelqu'un, a quelqu'un, le détromper, le désabuser, lui faire voir clair sur quelque chose. — Se dessiUer v. pr. Etre dessillé: SCS paupières se dessillèrent. — • Fig. : mes yeux ic ih ssilièrent et je reconnus mon erreur.

' DESSIN s. m. (ital. désigna; du Iat. designarc, designer), lieprésentalion d'une ou de plusieurs figures, d'un paysage, d'un murceau d'architecture, d'un objet quelconque, faite au crayon, à la plume, au pinceau, ou pur tout autre moyen : un portefeuille plein de beaux dessins. — Se dit également des représentations de fantaisie, plus ou moins variées et ordinairement symétriques, qu'on fait, ipi'oii appliijue sur divers objets, et priucipali-ment sur les étoffes, pour les orner : le dessin d'une indienne, dun paj'der de tenture. — Art (pii enseigne à bien faire des dessins, dans ([uelque genre que ce soit, et principalement des dessins au crayon ou à la plume : apprendre le dessin. — Les arts du dessin, les arts dont le dessin fait la partie essentielle, comme la peinture, la sculpture, etc. — Simple délinéation et contour des figures d'un tableau : le coloris de ces figures est bien enti'udu. mais le dessin n'en est pas correct. — Toute l'ordonnance d'un tableau : le dessin de ce tableati est sagement conçu, maisilcstmal exécuté. Ce sens est peu usité. — Plan d'un bâtiment: son architecte lui a fait voir plusieurs dessins pour la maison qu'il veut bâtir. — Fig., en .Mus. Disposition des diverses parties d'un morceau : ce chœur produit beaucoup d'effet, et le dessin de l'orchestre est fort original. — Législ. « Nous avons résumé, au mot .\UTEUR, les lois qui établissent la propriété des œuvres littéraires ou artistiques. Il existe des règles particulières en matière industrielle et commerciale, spécialement en ce qui concerne les dessins de fabrique. Les conseils de prud'hommes ont été chargés des mesures conservatrices de la propriété de ces dessins, d'abord par la loi du 18 mars 1806 qui a créé un conseil de prud'hommes à Lyon, puis par les décrets ou ordonnances qui ont étalili cette juridiction dans d'autres villes. Le fabricant qui Veut s'a?>urer le droit de revendiquer la propriété d'un dessin doit en déposer un échantillon dans une enveloppe portant sa signature et ses cachets. On y appose également le cachet du conseil de prud'hommes et le dépôt est constaté sur un rçtrislre à ce destiné. Le fabricant dont le domicile ne se trouve pas dans le ressort d'un conseil de prud'hommes doit déposer ses dessins au grellc du tribunal de commerce, ou à défaut du tribunal de commerce, au grell'e du tribunal de première instance (Ord. 29 août iSili). Suivant la jurisprudence de la Cour de cassation, le dépôt doit être fait avant la mise en vente du produit, faute de quoi l'action en contrefaçon ne pourrait être exercée. Les déposants peuvent limiter on non leur droit de propriété à un certain nombre d'années, et ils doivent verser, au grell'e du conseil des prud hommes et au profit de la commune dans laquelle siège ce conseil, un droit d'un franc par chaque année de jouissance réservée, ou de dix francs pour la jouissance à perpétuité. Lorsque le dépôt a été fait au grell'e d'un tribunal, il est seulementperçuun droit de trois Irancs pour le récépissé. Les fabricants étrangers peuvent jouir des mêmes garanties de propriété, lorsque les conventions diplomatiques leur assurent cet avantage; et ils déposent leurs dessins à Paris, à celui des conseils de prud'hommes donl relève leur industrie. Les contrefaçons sont constatées au moyen de la saisie des produits cnntrelaits, pratiquée à la requête du propriét;iire du dessin, sur ordonnance du président du tribunal ou du juîfe de paix. Il est ensuite procédé à l'ouverture de l'enveloppe conteuaut

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le dessin, et le conseil de prud'hommes délivre uii certificat indiquant le nom du fabricant qui a la priorité de date. La demande de domma.ses-intérêts est ensuite introduite, s'il y a lieu, devant le tribunal de commerce; mais la partie lésée peut aussi déposer une plainte au procureur de la République et se porter partie civile devant la juridiction correctionnelle. Les dispositions des articles 4i5 et suivants du Code pénal, relatives à la contrefaçon des imprimés et gravures, sont applicables à celle des dessins industriels, et ce délit entraîne savoir : contre le contrefacteur ou contre celui qui a introduit en France des objets contrefaits, une amende de 100 à 2,000 fr. ; et contre le débitant, une amende de 23 à 500 fr. En outre, il y a lieu à confiscation des objets contrefaits et des instruments qui ont servi à la contrefaçon. La mise en vente, l'exposition ou la distribution de dessins obscènes ou contraires aux bonnes mœurs ont toujours été réprimées par la loi (C. pén. 287). Mais les articles 23 et 28 de la loi du 29 juillet 18S1 sur la presse ayant laissé quelques doutes sur l'application de la peine, la loi du 2 août 1 882 s'est montrée à la fois plus explicite et plus sévère, et elle frappe les auteurs et les complices du délit dont il s'agit d'un emprisonnement d'un mois à deux ans et dune amende de 16 à 3,000 fr. En outre, la connaissance du délit est attribuée aux tribunaux correctionnels. » (Ch. y.)

* DESSINATEUR, »v TRICE s. Celui ou celle dont la profesjion est de dessiner : il y a un dessinateur povr les costumes, à ce théâtre. — Peintre qui sait rendre avecjustesse les formes, le contour des figures: ce peintre est bon coloriste, mais il 7rcst pas dessinateur.

' DESSINER V. a. Imiter, représenter quelque ob|et avec le crayon, avec la plume, ou de quelque autre manière : dessiner une fiijurc d'après nature; dessiner au crayon, à la plume.

— Tracer le contour, exprimer les formes des figures d'un tableau : ce peintre dessine hardiment. — Par anal. Se dit quelquefois de ce qui indique ou fait ressortir les formes du corps : vêtement qui dessine bien les formes. — Se dessiner v. pr. Se dit de ce qui parait ou se détache plus ou moins nettement sur un fond quelconque : je voyais se dessiner sur la muraille l'ombre des gens qui allaient etvenaient.

— Mar. Dans un sens anal. : une terre se dessine dans la brume. — Prendre, acquérir des contours plus saillants, plus prononcés : cette jeune personne a beaucoup grandi, les formes de sa taille commencent à se dessiner. — Prendre des attitudes, des positions propres à faire ressortir les avantages extérieurs : cette danseuse se dessine bien; se dessiner avec grâce.

DESSOLEMENT s. m. Action de dessoler un champ.

* DESSOLER v. a. Oter la sole : ce cheval a pris un clou de rue, il a fallu le dessoler. — Dessaisonner, changer l'ordre des soles d'une terre labourable : dessoler les terres d'une ferme.

DESSOLES l' Jean - Joseph - Paul - Augustinj MARyLis,, général, né en 1707 a .\uuh, inurl en ■1828. Il obtint le grade dégénérai de division en récompense des succès qu'il avait remportés contre les Autrichiens dans la 'Valteline en 1799, puis il servit en Italie, en Allemagne et en Espagne. En avril 1814, il reçut du gouvernement provisoire le commandement de la garde nationale de Paris et contribua puissamment à la restauration des Bourbons, qui le nommèrent conseiller, ministre d'Etat et pair de France. Les mesures contre le retour de Napoléon en iH\'6, lui valurent le titre de marquis et la présidence du conseil qu'il garda du 28déçembre I8l8jusqu'en novembre 1819.

DESSOLURE s. f. Action de dessoler un animal.

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* DESSOUDER v. a. Oter, fondre la soudure : dcssmider les branches d'un chandelier.

— Se dessouder y. p. Perdre sa soudure, cesser d'être soudé : le fer-blanc se dessoude facilement au feu.

' DESSOULER v. a. Pop. Faire cesser l'ivresse : on prétend que la soupe à l'oignon dessoûle ceux qui ont trop bu. — v. n. Cesser d'être ivre : il ne dessoûle jamais. — »v Se dessoûler V. pr. Sortir de l'ivresse.

* DESSOUS adv. de lieu [de-soû] (rad. sous). Marque la situation d'une chose qui est sous une autre : voyez sur la table, cherchez dessus et dessous. — Vêtement de dessous, vêtement qui se porte ordinairement sous d'autres. — Mettre dessous, renverser quelqu'un dans une lutte. — S'emploie aussi comme préposition : j'ai cherché inutilement dessus et dessous le lit.

— SeiNS dessus dessous (voy. Dessus, préposition). — s. m. Partie qui est dessous ; l'endroit, le côté de dessous : le dessous est plus beau que le dessus. — Les dessous d'un théâtre, les étages a planchers mobiles qui sont audessous de la scène, et d'où s'élèvent ou dans lesquels descendent certaines décorations : le premier, le second et le troisième dessous. — »» Pop. Tomber dans letroisième dessous, échouer en parlant d'une pièce de théâtre et par ext. tomber en discrédit, dans la misère. — * Le DESSOUS des caktes, la partie colorée des cartes, qui reste cachée quand on donne ou qu'on coupe : quand on donne les cartes, il ne faut pus en laisser voir le dessous. — Voir, savoir le dessous des cartes, apercevoir, connaître les ressorts secrets d'une affaire, d'une intrigue. On dit de même, il y a dans cette

AFFAIRE UN DESSOUS DE CARTES, OU absol. UN

dessous, c'est-à-dire, quelque chose de secret, de caché dont il faut se délier. — Fig. Désavantage dans un combat, dans une lutte, dans un débat quelconque :it aime ladisimtc, quoiqu'il y ait presque toujours le dessous. — Pardessous, prep. Sous : avoir un ciliée par-dessous ses vêtements. — Fig. et fam. Par-dessous

JAMBE, PAR-DESSOUS LA JAMBE, aVCC facilité et

promptitude (Pour d'autres locutions formées avec pur-dessous et jambe, voy. Jambe). — Est aussi adverbe: passez par-dessous ; prenez-le par-dessous. — Au-dessous prep. Plus bas : ce village est au-dessuus île Paris, par rapport au cours de la Seine. — Mar. Etre au-dessous DU vent d'un vaisseau, se dit d'un vaisseau sur lequel un autre a le vent. On dit aussi, dans le même sens, avoir le dessols du vent d'un vaisseau. — Fig. Etre au-dessous de sa PLACE, n'être pas en étal de la bien remplir. On dit au contraire, cet emploi est au-dessous DE LUI, cet emploi n'est pas digne de lui, il est capable d'en remplir un plus élevé. — Cet

OUVRAGE EST AU-DESSOUS DE LA CRITIQUE, il ne

vaut pas qu'on prenne la peine de le critiquer. — Fig. S'emploie pour exprimer toute espèce d'infériorité, de subordination, etc. : dans la hiérarchie ecclésiastique, l'évéque est au-dessous de l'archevêque. — Se dit particulièrement pour marquer une infériorité de nombre, de durée, de valeur, etc. : on enrôla tous les hommes au-dessous de cinquante ans. — S'emploie aussi souvent comme adverbe : les enfants de l'âge de deux ans et au-dessous. — En dessous loc. adv. Du côté de dessous, vers ou dans la partie de dessous : ces clous sont rivés en dessous. — Fam. Regarder en dessous, regarder obliquement, en baissant les yeux. On dit aussi, AVOIR le regard, la mine en dessous, en parlant d'une personne sournoise, cafarde, etc., qui regarde habituellement de cette manière. — • Fig. Etre en dessous, être morne et dissimulé. — Là-dessous, loc. adv. Sous cola: mettez ce paquet là-dessous. On l'emploie aussi figurément: il y a quelque piège, quelque chose /à'-dessow.— Ci-desspus, loc. adv. qui indique le dessous du lieu où l'on e.it. En ce sens, on ne l'emploie guère que dans les épitaphes : xi-dessous g'it un tel. Signilie plus ordinaire-

DESS

ment, ci-après, plus bas dans la même page : eomnte on le verra ci-dessous.

DESSUINTAGE s. m. Action de dessuinler. DESSUINTER v. a. Oter le suint de la laine. * DESSUS adv. de lieu, [de-sû] (rad. sus). Sert a marquer la situation d'une chose qui est sur une autre : jetez de l'eau dessus. — S'emploie aussi comme préposition : ôtez cela de dessus le buffet. — Sens dessus dessous, se diten parlant de la situation d'un objet tourné de manière que ce qui devrait être dessus- ou en haut, se trouve dessous ou en bas. Fam. Se dit aussi, en parlant de ce qui est dans un grand désordre et tout bouleversé : ma bibliothèque est sens dessus dessous. — s. m. Partie qui est dessus; endroit, côté de dessus : Zes corps /es plus légers prennent le dessus. — • « Le dessus DU panier, ce qu'il y a de mieux en tout, par allusion à l'habitude qu'ont les marchands de mettre ce qu'ils ont de plus beau en dessus des paniers. — 'Le dessus d'une lettre, d'un PAQUET, etc., la suscription, l'adresse d'une lettre, etc. Cette locution est moins usitée maintenant que les mots adresse et suscription. — Archit. Dessus de porte, ornement de boiserie, de peinture ou de sculpture, placé dans un encadrement au-dessus du chambranle d'une porte. — Les dessus d'un théâtre, les étages qui sont au-dessus de la scène, et d'où descendent ou dans lesquels remontent certaines décorations, certaines machines. — Mar. Avoir, tenir le dessus du vent, avoir, conserver l'avantage du vent sur un autre navire. Dans un sens anal. Gagner, prendre le dessus du vent. — Avoir le dessus du vent, avoir l'avantage sur quelqu'un. — Fig. Avantage obtenu dans quelque genre que ce soit de combat, de lutte, de débat : la maladie était violente, mais la nature a pris le dessus. — Mus. Partie la plus haute, celle qui est opposée à la basse : il faut (/ue les basses laissent entendre le dessus. — Personne qui chante le dessus, 2in bon dessus. — Par-dessus, prep. Sur, au delà, par delà : il sauta par-dessus la barrière. — Avoir d'une chose par dessus les YEUX, PAR-DESSUS LA TÈTE, Cil être fatigué, dégoûté, ou en avoir plus qu'on n'en peut faire, qu'on n'en peut supporter. — Prov. et fig. Par-dessus les maisons, se dit en parlant de choses exorbitantes, excessives, exagérées : il a des prétentions par-dessus les maisons. — Prov. et fig. Faire quelque chose par-dessus l'épaule, ne point le faire. — -Par-dessus tout, surtout, principalement, plus que tout le reste : je vous recommande par-dessus tout d'être fort réservé — Fig. Outre : je lui ai donné dix francs par-dessus ce que je lui devais. — S'emploie souvent comme adverbe : il sauta par-dessus. — s. m. Par-dessus de VIOLE, ancien instrument de musique qui était plus petit que la viole, et qui s'accordait une octave plus haut.— Au-dessus, prép. Plus haut : te thermomètre est à quinze degrés audessus de zéro. — Etre au-dessus du vent, être en état de ne rien craindre. Cette locution n'est point usitée au propre dans la marine, où l'on dit, AVOIR le dessus du vent. — Fig. S'emploie pour exprimer toute espèce de supériorité, de prééminence, ou d'excès : il est au-dessus de tous par son 7nérite, par sa naissance. — Etre au-dessus de sa place ; etc., avoir plus de mérite, de capacité qu'il n'en faut pour la place que l'on occupe. Etre audessus DE SA condition, avoic des sentiments, des qualités qui se trouvent rarement chez les personnes de la même condition. On dit aussi, AVOIR une mise au-dessus de son état. — Se dit particulièrement, dans le sens qui précède, pour marquer une supériorité de nombre, de durée, de valeur, etc. : vendre une chose au-dessus de sa valeur. — ï'ig. Se dit encore en parlant de ce dont une personne se dégage, s'affranchit, est dégagée, affranchie : s'élever au-dessus des faiblesses humaines. — Se dit pareillement en parlant de ce qu'une personne dédaigne ou brave, de ce dont elle ne se met

Di;ST

point en peine : son courage est au-dessus des périls. — Se dit aussi, tant au sens pliysique qu'au sens moral, en parlant de ce qui est nuisible en soi, mais dont l'ell'et ou l'intluence ne saurait atteindre la personne ou la chose dont on parle : être au-dessus des vicissitudes de la fortune. — Etre au-dessus de ses affaires, avoir une fortune bien établie, avoir plus de bien qu'on n'en dépense. — Est souvent employé comme adverbe : il occupe le premier Hnije, et ses domestiques logent au-dessus. — En dessus loc. adv. Du côté de dessus, vers nu dans la partie de dessus : j'ai mis en dessus les effets dont on a le plus souvent besoin. — Là-dessus loc. adv. Sur cela : mettez ee livre là-dessus. — Sur ee sujet, sur cette affaire, sur la réalité de telle ou telle chose : pourquoi revenir toujours là-dessus ? — Aussitôt af]rès cela, après ces mots : on lui déchira qu'il n'ohtiendrait rien : là-dessus il se relira. — Ci-dessus loc. adv. Dans ce qui a été dit, exposé plus haut : voyez ci-dessus.

DESTERRO, Nossa Senhora do Desterro ou

Santa Catuakima, cap. de la prov. de Santa Calharina (Brésil), sur la côte 0. de l'Ile de ce nom, à77;j kil. S.-S.-O. de Rio de Janeiro; environ i'2,000 h. Excellente rade, comparable à celle de Rio de Janeiro.

* DESTIN s. m. [dè-stain] (lat. deslinare, destiner). Fatalité, enchaînement nécessaire et inconnu des événements et de leurs causes : les jMîens avaient fait du destin rtne puissance à laquelle les dieux mêmes étaient soumis. Les poètes disent également destin et destins : le destin ennemi; les destins favorables. — Sort particulier d'une pei'sonne ou d'une chose; ce qui arrive aux hommes, de bien ou de mal, indépendamment de leur volonté : on ne peut fuir son destin. — Poétiq. Vie, existence : abréger le destin, les deslins de quelqu'un. On ne l'emploie guère que dans ces phrases et leurs analogues.

Ainsi parle, accablé de ses cruels destins, Un vieillard dont les yeux à jamais sont éteints. .MiLLBVOYB, Homère mendiant.

' DESTINATAIRE s. Celui ou celle qui doit recevoir par la poste, par le roulage, par le chemin de fer, etc., une lettre, un ballot, etc., expédiés par une autre personne: on ne trouve pas la destinataire de cette lettre.

DESTINATEUR, TRICE s. Celui ou celle qui envoie, qui destine un objet à quelqu'un.

* DESTINATION s. f. {\aLdeslinatio). Emploi d'une personne ou d'une chose pour un objet, pour un usage déterminé ; détermination même de cet emploi : ladestinalwn de l'homme ici-bas; on a employé cette somme, ces fonds, suivant la deslination qui en avait été faite. — S'emploie quelquefois dans le sens actif : on ne doit pas changer la destination des fondateurs.

— Jurispr. Destination du père de famille, se dit de tout arrangement, de toute disposition que le propriétaire de plusieurs fonds a faite pour leur usage commun ou pour sa commodité : la destination du père de famille vaut titre à l'égard des servitudes continues et apparentes. — Lieu où on doit se rendre, où une chose est envoyée, expédiée; détermination de ce lieu : ce corps de troupes va se rendre à sa deslination; cette lettre n'est point parvenue à sa destination; la deslination de cette flotte est pour l'Amérique.

DESTINATOIRE adj. Jurispr. Qui assigne l'emphu d'une chose : clause destinataire.

' DESTINÉ, ÉE part, passé de destiner. — Signilie quelquefois, que son destin porte, conduit à : il était destiné à périr de cette manière.

' DESTINÉE s. f. Destin; efTet du destin : être siiuinis a la destinée; le cours des destinées.

— Destin particulier d'une personne ou d'une chose : on ne peut vaincre sa destinée. --

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