DESTIN
'DESTINER V. a. Fixer, régler la destination d'unr. personne ou d'une chose : savonsnous à quoi le ciel nous destine; il destine cet argent à l'achat d'une maison. — Préparer, réserver : je sais l'accueil qu'il me destine. — Se destiner V. pr. Destiner soi; se préparer -.il se destine au barreau, à la guerre, etc.
* DESTITUABLE adj. Qui peut être destitué :
fonctionnaire desliluabk.
' DESTITUE, EE part, passé de destituer. — Dépourvu, dénué : homme destitué de secours ; crainte destituée de fondement. En parlant des personnes, ce sens vieillit ; on dit,
DÉNUÉ DE SECOURS, etc.
* DESTITUER v. a. (lat. de, priv.; statuere, établir). Déposer, ôter, priver qucl([u'un de la charge, de l'emploi, do la fonction qu'il exerçait : destituer un employé; on l'a destitué de la tutelle de son neveu.
' DESTITUTION s. f. Déposition, privation forcée d'une charge, d'un emploi, d'une commission, etc. : destitution d'un administrateur; le conseil de famille a prononcé la destitution de ce tuteur. — Notificatiim do l'acte qui destitue : cet employé a rem sa destitution.
DESTOUCHES (Philippe -Néricault), [dé-touche], poète comique, né à Tours, en )6S0, mort en 17.t4. Il fut d'abord soldat, mais bientôt dégoûté de la gloire, il entra dans une troupe de comédiens ambulants et lit jouer en Suisse le Curieux impertinent, dont le succès lui attira la protection de l'ambassadeur de France, qui le prit comme secrétaire. Le régent le nomma ministre plénipotentiaire en Angleterre, et en I72:i, Destouches entra à l'Académie. Ses meilleures pièces sont : le Médisant {M\^), le miosophe marié (1727), le Glorieux (I73'2), le Dissipateur (I73«) et la Fausse Agnès, comédie i[iii ne fut jouée qu'après sa mort en 17.S9. Dostouches a surtout stigmatisé l'intidélito. Ses œuvres publiées en 17^7 par son fils, ont été réimprimées en \Hiî (6 vol. in-S»).
DESTREM (Hugues), homme politique, né à Fanjuaux (.Aude), le 8 févr. I7;i4, mort à Gustavia(ilp Saint-Karthélemy), en 1804. Le département de l'Aude l'envoya à l'Assemblée législative, et plus tard au conseil des Cinq- Cents. Au 18 Brumaire, il fut un de ceux (jui apostrophèrent Bonaparte, lorsque celui-ci pénétra dans la salle oii se tenait le conseil des Cinq-Cents. Le premier consul le fit disparaître quelque temps plus tard et embarquer secrètement et sans jugement, pour l'Amérique.
"DESTRIER s. m. [dess-tri-é] (lat. dexlra, main droite). Vieux mot qui signifiait, cheval de main, de Ijataille. Opposé à palefboi.
•DESTRUCTEUR, w TRICE s. Celui ou celle qui détruit : les Grecs furent les destructeurs de Troie. — Se dit aussi de ceux ou celles qui rompent, qui brisent, qui font du ravage dans une maison, dans un village, dans une ville, etc. : tes soldats, livrés à la licence, sont de grands destructeurs. — Se dit fig., tant au sens physique (|u'au sens moral : ce prince voulut être le destructeur de l'hérésie. — Adjectiv. : animal destructeur.
' DESTRUCTIBILITÉ s. f. Qualité de ce qui peut être détruit.
DESTRUCTIBLE adj. Qui peut être détruit.
* DESTRUCTIF, IVE adj. Qui détruit, qui
cause la destruction : doctrine destructive de toute morale.
' DESTRUCTION s. f. [déss-truk-si-on] (lat.
ui-:6ï'
destructio). Hiùne totale : la destruction di( temple de Jérusidem. — Se dit (igurément, tant au sens physique qu'au sens moral ; /(( mauvaise conduite des pères amène la destruction des familles ; ces maximes tendent à la destruction de la morale. — Législ. « La destruction volontaire de constructions, d'objets mobiliers, de denrées, d'animaux, d'arbres, de récoltes, etc., est un crime ou undélitque la loi punit plus ou moins rigoureusement. S'il s'agit d'édifices, ponts, digues, chaussées ou autres constructions, la peine est celle de la réclusion, et les coupables sont en outre passibles d'une amende qui est de 100 fr. au moins et dont le maximiun est égal au quart des restitutions ou indemnités qui sont la conséquence du crime. S'il y a eu des blessures causées par la destruction commise, les coupables sont punis des travaux forcés à temps; s'il y a eu homicide, ils sont punis de mort(C. pén. 437). La destruction d'édifices ou de bateaux, par l'elfet d'une mine, est punie comme l'incendie volontaire (id. 43;i) (Voy. Incendie). Celui (jui a brûlé ou détruit des registres ou des actes de l'autorité publique est puni de la réclusion; si les pièces détruites sont des minutes, des Litres, billets ou ell'ets contenant obligation, disposition ou décharge, le coupable est puni d'un emprisonnement do deux à cinq ans et d'une amende do 100 à 300 fr. (id. 439). Si des marchandises ou des effets mobiliers ont été détruits, pillés ou détériorés par des individus en bande et .'i force ouverte, chacun des coupables est puni des travaux forcés à temps et d'une amende de 200 à S,O0O fr. ; mais ceux qui prouvent qu'ils ont été entraînés par d'autres à ces violences peuvent n'ûtre punis que de la réclusion. Si les denrées ainsi pillées sont des grains, des farines, du pain ou des boissons, les chefs de bande, instigateurs ou provocateurs sont punis de vingt ans de travaux forcés et de .5,000 fr. d'amende (id. 440 à 442). Celui qui a détruit des matières ou des instruments servant à la fabrication, est puni d'un emprisonnement de deux mois à deux ans et d'une amende de 16 fr. au moins et c|ui ne peut excéder le quart des dommagesintérêts h payer. Si le délit a été commis par un ouvrier ou commis de la fabrique, l'emprisonnement est de deux à cinq ans (id. 443). Si le coupable a seulement coupé des grains mûrs ou des fourrages, il est puni d'un emprisonnement de six jours à deux mois; mais s'il a coupé du grain en vert, l'emprisonnement est de vingt jours à quatre mois (id. 449, 450). Celui qui a abattu, mulilé, coupé ou écorcé de manière à les faire périr un ou plusieurs arbres qu'il savait appartenir k autrui, est puni d'un emprisonnement de six jours à six mois par chaque arbre, sans que la peine puisse excéder cinq ans. Le minimum sera de vingt jours de prison par arbre, si les arbres, sont plantés sur des places ou voies publiques. S'il s'agit de destruction de greffes, le coupable est puni d'un emprisonnement de six jours à deux mois par cluKjue greffe délruite, sans que la peine pui.^se excéder deux ans; et le minimun est de dix jours de prison par greffe, si le délit a été commis sur des arbres dépondant d'une voie publique (id. 44.") à 448). Toute rupture ou destruction d'instruments agricoles est punie d'un emprisonnement d'un mois à un an (id. 451). Ceux qui ont empoisonné ou détruit sans nécessité des chevaux, bestiaux, ou bien des poissons en réserve sont punis d'un emprisonnement dont la durée peut être, selon les circonstances, de si.x jours à cinq ans, et d'une amende de 16 fr. au moins (id. 4.53 à 4;),'i). Le Code de justice militaire (L. 9 juin lSo7, art. '2'6\ et s.) punit de mort après dégradation militaire, l'incendie ou la destruction par explosion de mine, des édilices, bâtiments, vaisseaux à l'usage de l'armée; si la destruction a eu lieu par d'autres moyens, les militaires
DESV
Dl'JA
coupables sont condamnés aux travaux à temps. La destruction des moyens de défense est punie de mort, si elle a eu lieu en présence de l'ennemi; autrement plie est punie de la détention. Le militaire qui détruit ou brise voloulairenient des armes ou effets appartenant à riitat est puni de deux à cinq ans de travaux publics. Si le coupable est officier, la peine est la destitution ou un emprisonnement de deux à cinq ans. Est puni de la réclusion, tout militaire qui détruit, brûle ou lacère des registres, minutes ou actes originaux de l'autorité militaire. Les mêmes dispositions sont applicables dans l'armée de mer (L. 4, juin IS.tS, art. 336 et s.). » (Ch. Y.) DESTRUCTIVITÉ s. f. Penchant à détruire : il a lit bossij de hi dcitructivité.
DESTUTT DE TRACY [dés-tutt-de-tra-si] — L (Antoine-Louis-Claude, COMTE de), philosophe idéologue, né a Paris en 17o4, mort en 1836. Colonel au moment de la Révolution, il servit en 1792 sous les ordres de Lafayette, avec lequel il émigra. Secrètement rentré en France en 1793, il fut arrêté et emprisonné jusqu'à la mort de Robespierre. Après le 18 Brumaire, il fut nommé sénateur, vota, en 181 4, la chute de l'Empire, entra à la Chambre des pairs et protesta contre les mesures réactionnaires de 1813. Disciple de Condillac et de Ilobbes, il poussa le matérialisme à l'extrême. Parmi ses œuvres, on cite : Eléments d'Idéologie ;t801-t80o) et Traité de h volonté {\S\n). — 11. (Alexandre-César-Victor-Cbarles, m.\rquis deI, lils du précédent, né en 1781, mort en 1864. Louis-Napoléon le nomma ministre de la marine en décembre 1848. Il conserva son portefeuille jusqu'en octobre 1841» et entra ensuite dans l'opposition. 11 a publié des Lettres sur la vie rurale (1861). — III. (Sarah Newton, marquise de), femme du précédent, née en Angleterre en 1789, morte en 1840. Elle était arrière-petile-nièce de sir Isaac Newton. Ses ouvrages sur les docteurs et les Pères de l'Eglise ont été réunis sous le titre d'Essais divers, lettres et pensées de iV""" de Tracy (3 vol. 1852-'5); il en a été tiré 150 exemplaires seulement.
DÉSUDATION s. f. [dé-su-da-si-on] (lat. desudntio, sueur). Méd. Eruption de petits boutons ayant la forme de grains de millet.
* DÉSUÉTUDE s. f. [dé-su-é-tu-de] (lat. de. priv.; suctudo, coutume). Cessation, par laps de lenips, d'un usage, d'une habitude. Se dit surtout en parlant des lois, des règlements, etc.. qu'on a cessé d'observer sans qu'ils aient été formellement révoqués : cette loi est tombée en désuétude.
* DÉSUNI, lE part, passé de désunir. — Manège. CuEV.\L DiisoNi, cheval qui traîne les hanches, qui galope à faux.
* DÉSUNION s. f. [dé-zu-ni-on]. Séparation des parties qui composent un tout, un assemblage : la désunion des feuilles d'un parquet.
Démembrement, disjonction : ces terres ont
diminué de valeur depuis leur désunion. — l-'ig. Mésintelligence, division : la diversité d'intérêts cause la désunion.
' DÉSUNIR, V. a. Disjoindre, séparer ce qui était uni : désunir un prieuré d'une cure. — Rompre la bonne intelligence, l'union qui existe entre des personnes : ses intrigues ont désuni tous les membres de cette famille. — Se désunir v. pr. Etre disjoint, séparé : les feuilles de ce parquet se désunissent. — Cesser d'être unis, en bonne intelligence : si ces gens-là se désunissent, ils sont perdus.
DESVRES [dè-vre], ch.-l. de cant.,arr. et à 18 kil. S.-E. de Boulogne (Pas-de-Calais); 4,712 hab. Ville gallo-romaine importante jusqu'au xi^ siècle, et successivement dévastée par Philippe-Auguste en 121.Ï, par les Anglais en 1346 et par les Bourguignons en 1543. Tanneries, draperies.
* DETACHE, ÉE part, passé de défachEr. — Fortif. Pikces détachées, celles qui ne tiennent point au corps de la place : les dehors sont des pièces détachées. — Pièces détachées, morceaux DÉTACHÉS, petits ouvrages en prose ou en vers, qui n'ont pas de liaison entre eux, dont chacun forme un tout. Un dit de même :
DES PENSÉES DÉTACHÉES — MllS. NoTE DÉTACHÉE,
note qui n'est pas coulée.
* DÉTACHEMENT s. m. Etal de celui qui est dégagé, délivré d'une passion, d'un sentiment, de tout ce qui peut captiver trop l'esprit ou le cœur : être dans un entier détachement de toute espèce d'intérêt. — Guerre. Cortain nombre de soldats ou troupe, qu'on tire d'un corps plus considérable pour quelque service : envoyer un détachement d'infanterie, de cavalerie à la découverte.
* DÉTACHER v. a. (rad. tache). Oter les taches : saion à détacher.
' DÉTACHER v. a. (rad. attacher). Dégager une personne ou une chose de ce qui l'attachait, de ce qui la retenait, de l'objet auquel elle était attachée, fixée : détacher im forait; détacher une barque du rivage. — Détacher SES YEUX d'un objet, cesseT de le regarder. — Oter, défaire ce qui sert k attacher : détacher une 'épingle. — Par ext. Tenir écarté de : détacher le pied gauche du pied droit. — liendre distinct, isolé : détacher les notes du texte par un filet. — Mus. Détacher des notes, les séparer dans l'exécution, par de courts silences pris sur leur valeur : les notes qui doivent être détachées sont marquées d'un petit trait vertical, placé au-dessus. — Faire apercevoir et ressortir les contours d'un ohjet, lui donner de la saillie, par le contraste de sa couleur avec celle du fond, ou par quelqu'autre moyen : cepeintre ne sait pas détacher ses figures.
— Se dit aussi en parlant des choses qu'on sépare de celles avec lesquelles elles sont jointes et font en quelque sorte un même corps : détacher un pré, une vigne d'une ferme.
— Guerre. Se dit également en parlant d'une troupe qu'on tire d'un corps d'année, des soldats qu'on tire d'un régiment, d'une compagnie, etc., pour queUiuc service : on détacha mille hnmines pour investir la place. — Mar. S'emploie dans un sens analogue : on détacha de la flotte deux bâtiments légers qui prirent les (/ri:n)(<s. — Détacher des gendarmes, DES arcueus, utc, contre quelqu'un, les mettre à sa poursuite, les envoyer après lui pour le prendre. — Fam. Détacher un soufflet, un coup de PIED, etc., donner un souftiet, un coup de pied, etc. : le cheval a détaché une ruade.
— Fig. Se dit en parlant des engagements, des occupations, des passions, des atl'ections, etc.. qu'on détermine une personne à quitter : détacher quelqu'un d'un parti, d'une alliance.
— Se détacher v. pr. Détacher soi : le prisonjiier s'est détaché; il s'est détaché peu à peu de cette femme; se détacher des choses du motide. —■ Etre détaché : un bloc énorme se détacha de la montagne; ses yeux ne peuvent se détacher du rivage; jarretière qui se détache; ce titre ne se détache JMS assez du texte; deux hommes se détachèrent de la troupe peur aller à la découverte; trois vaisseaux se détachèrent de la flotte.
" DÉTAIL s. m. [dé-taï ; l. mil.]. Ce mot, venu du vcibe TAILLER, a dû se dire primitivemenl, dans un sens phvsique, du partage d'un objet matériel en plusieurs portions, plusieurs morceaux; de là sa signification. — Comm. Action de vendre habituellement des marchandises à [ilus petites mesures, à plus petits poids qu'on 110 les a achetées; de les couper, de les diviser pour en faire le débit : ce marchand en gros fait aussi le détail. — Enuméralion quelconque do parties, d'objets : il doit tant pour les réimralions dont voici le détail. On dit de même, les détails d'un compte. — Exposé ou récit dos circonstances et des particularités d'un éve-
DETR
nement, d'une affaire, etc. : il Jious a fait un long et ennuyeux détail de sa mésaventure. — Se dit également de ces circonstances, de ces particularités mêmes, en tant qu'elles sont ou peuvent être l'objcl d'un exposé, d'un récit, et alors il s'emploie très souvent au pluriel : je n'omis aucun détail ; rien ne jdu'it tant, dans les relations, que les détails, quand ils sont habilement racontés. — Se dit encore des divers objets, plus ou moins nombreux et plus ou moins dignes d'intérêt, qui concernent une all'aire. une occupation, une gestion quelconque. Dans ce sens il a qiielqui'fois une signiPication défavorable : il se perd dans les détails. — Guerre de détail, guerre de partisans et qui use l'ennemi par de petits combats. — Fam. C'est un détail, se dit d'une circonstance sur laquelle on passe légèrement. — Se dit également, surtout dans les B.-Arts et eu Littér., des parties qui concouient à la composition, à la formaliiin d'un ensemble, d'un tout : l'ensemble et les détails; ce scniptenr ne soigne jnis assez les détails. — En détail loc. adv. Par petites quantités, par petites mesures: vendre, débiter des marchandises en détail. — Pièce à pièce, partie par partie : il perdait peu à peu toutes ses facultés, et mourait, pour ainsi dire, en détail. — J'examinerai la chose en DÉTAIL, c'est-à-dire, dans toutes ses parties. — En faisant le détail, en donnant les détails : il nous a raconté le fait en détail. On dit aussi, dans ce dernier sens, avec détail.
* DÉTAILLANT, »v ANTE adj. [Il mil.]. Qui vend en délà\i : marchand détaillant. — Substaiitiv. : c'est un détaillant.
* DÉTAILLER v. a. [Il mil.]. Couper en pièces, distribuer par parties : détailler un bœuf. — Débiter, vendre en détail : il n'a pu vendre ses marchandises en gros, il a été contraint de les détailler. — Raconter, exposer en détail : il serait trop long de détailler toutes les béantes dont cet ouvrage est rempli. — »v Se détailler v. pr. Etre vendu en détail.
* DÉTAILLEUR s. m. Comm. Marchand qui vend en détail; par opposition à marchand en gros. A vieilli; on dit aujourd'hui, détaillant.
* DÉTALAGE s. m. Action de détaler des marchandises.
* DÉTALER V. a. (rad. étaler). Oter, resserrer la marchandise qu'on avait étalée : on détale ces marchandises tous les soirs. — Absol. : la foire est finie, les marchands ont détalé. — Fig. et pop. Se retirer de quelque endroit promptement et malgré soi : c/uand il m'aperçut, il détala bien vite.
' DÉTALINGUER v. n. (rad. étalinguer).
Mar- Oter le câble d'une ancre.
DÉTAXE s. f. [dé-la-kse] (rad. taxe). Réduction d'une taxe.
DÉTAXER v. a. Faire une réduction sur une taxe.
DÉTECTIVE s. m. Agent de police anglais. — Agent de la police de sûreté ; mot emprunté en France à la langue anglaise.
DE TE FAEULA NARRATUR [dé-té-fa-bu-lanar-i-a-turr]. Loc. lut. qui signilie : ce récit traite de vous. (Horaire, liv. I, sat. l'", v. C'J). S'emploie pour indiquer à quclipi'un que c'est de lui-même que l'on parle, qu'il est question, quand il semble ne pas s'en douter.
* DÉTEINDRE v. a. Faire perdre la couleur, enlever la teinture à quelque chose : le soleil déteint toutes les couleurs. — v. n. Perdre sa couleur, sa teinliiic : ces cravates déteignent sur le linge. — Se déteindre v. pr. Etre déteint, moins coloré : couleur qui se déteint aisément.
DÉTELAGE s. m. Action de dételer.
' DÉTELER V. a. (rad. atteler). Je dételle. Je détellerai. Détacher d'une voiture, d'une charrue, etc., des chevaux, ou d'aulies aiiiniaiix de trait, qui y sont attelés : laboureur qui dé-
DETE
telle ses bœufs. — Absol. : il n'a pas encore
dHelé.
DÉTENDAGE s. m. Action de détendre.
DÉTENDOIR s. m. Instrument de tisserand pour louilrc et détendre la chaîne.
* DÉTENDRE v. a. RelAclierce qui était tendu: détfvdre une corde, un arc, un ressort. — Pin;. Se dit, au sens moral : détendre son esprit, après avoir été longtemps appliqué à quelque chose. — Fi^;. Il faut ouelquefois détf.mdue l'arc, il faut donner quelquefois du relàclie à l'esprit. — Détacher, enlever ce qui était tendu en quelque endroit : détendre une tapisserie, des rideaux, une tente. — Déte.ndre une chambre, DÉTENDRE UN APPARTEMENT, en ôter, en détendre les tapisseries, le lit, les rideau.t, etc. — Se dit quelquetois absolument, soit en parlant des tapisseries et des chambres qu'on détend, comme dans ces phrases : on détend dans toutes les mes quand le saint sacrement est passé; on adétendu dans toute la maison; soit en parlant des tentes et des pavillons qu'on détend lorsqu'une armée décampe : on avait déjà détendu dans tout le camp. — Se détendre V. pr. Etre détendu : la corde de cet arc s'est détendue; l'esprit a parfois besoin de se détendre.
' DÉTENIR V. a. Jurispr. Retenir injustement, retenir ce qui n'est pas à soi : détenir les effets d'une succession. — Détenir quelqu'un en PRISON, ou simpl., DÉTENIR QUELQU'UN, le mettre, le retenir en prison, soit justement, soit injustement.
' DÉTENTE s. f. Petite pièce de fer ou d'acier faisant partie de la batterie d'une arme à feu et qui sert à détendre le ressort pour faire partir le coup : le pistolet est armé, ne toucher pas à la détente, le coup partirait. — Levier qui fait partie de la sonnerie d'une horloge. — .\ction de lâcher la détente; ell'orl que fait celte pièce lorsqu'elle vient à se détendre : fusil qui est dur, qui est aisé à la détente. — Fig. et pop. Ktre dur a la détente, être avare, avoir de la peine à donner de l'argent, à payer. — »■» Techn. (Voy. Vapeur.)
* DÉTENTEUR, TRICEs. .lurispr. Celui, celle qui relient, cjui possède actuellement une chose, un bien : détenteur des deniers j^ublics; elle a été condamnée comme détentrice des biens de la succession. — Tiers détenteur, celui qui est actuellement possesseur d'un bien sur lequel une personne, autre que celle dont il le tient, a une hypothèque à exercer, un droit à réclamer.
' DÉTENTION s. f. Jurispr. Etat d'une chose qu'on retient, dont on est saisi, dont on a la possession actuelle : la détention d'une somme, d'un bien. — Etat d'une personne détenue, privée de sa liberté : détention préventive. — Dr. crim. Peine aftlictive et infamante, consistant dans un emprisonnement sur le territoire delaFrance.pendantun laps detemps qui peut varierdecinqàvinfftans.— Législ. « Lapeinede ladétention a été introduite dans le Code pénal par la loi du 28 avril 1832. C'est une peine aflliclive et infamante, presqu'exclusivement intlipéc aux coupables de crimes contre la sûreté de l'Etat, et les condamnés doivent être renfermés dans une forteresse, à l'intérieur de la France. La durée de la détention est de cinq à viniit ans, et cette peine emporte de plein droit la dégradation civique et l'interdiction légale (C. pén. 7, 20, 28, 29, 78, etc. L. 24 mai 1834). Un décret du 2.ï mai 1872, contient les mesures de police à appliquer dans les lieux de détention. Les individus condamnés à la détention subissent cette peine dans la prison de Belle-Ue-en-Mer (Morbihan), ou dans celle de Thouars (Deux-Sèvres). — Le mineur âgé de moins de seize ans et qui, accusé d'un crime, est acquitté comme ayant agi sans discernement, peut néanmoins être détenu dans une maison de correction, jusqu'à
DETE
sa vingtième année (id. 66). (Voy. Détenu.) — La détention illégale ou arbitraire a. élédéc]aréo crime par la constitution du 22 frimaire anVlIl; et le Code d'instruction criminelle porte, en exécution des articles 77 à 82 de la dite constitution, que quiconque a connaissance qu'un individu est détenu illégalement doit en donner avis an juge de paix, au procureur de la République ou au juge d'instruction, et que ces magistrats ont alors pour devoir, sous peine d'être eux-mêmes poursuivis comme complices de détention arbitraire, de faire mettre en liberlé la personne illégalement détenue (C. Inst. crim. 615, 616). Les fonctionnaires publics chargés de la police administrative ou judiciaire, qui refusentde déférer à une réclamation légale tendant à constater une détention arbitraire, sont punis de la dégradation civique et tenus des dommagesintérêts (C. p. 119). Les gardiens de prisons qui reçoivent un prisonnier sans mandat, jugement ou ordre provisoire sont coupables de détention arbitraire et punis de six mois à deux ans d'emprisonnement et d'une amende de 16à200fr. (C. inst. crim. 609; C. pén. 120). Tous ceux qui sans ordres des autorités et hors le cas où la loi ordonne de saisir les prévenus (voy. Arrest.\tion), ont arrêté, détenu ou séquestré des personnes quelconques, et ceux qui ont prêté un lieu pour exécuter la détention sont punis des travaux forcés à temps. Si la détention a duré plus d'un mois, ou si l'arrestation a été exécutée avec un faux costume, un faux nom, ou un faux ordre de l'autorité publique, ou si l'individu arrêté a été menacé de mort, les coupables sont punis des travaux forcés à perpétuité ; ils sont condamnés à la peine de inoil, si la personne détenue a été soumise à des tortures corporelles. La peine est au contraire réduite à un emprisonnement de deux à cinq ans, lorsque les coupables ont rendu la liberté à la personne détenue avant qu'ils aient été poursuivis et avant le dixième jour accompli depuis l'arrestation (C. pén. 341 à 344). — La détention préventive esi l'état d'un accusé ou prévenu qui est séquestré dans une maison d'arrêt ou de justice, pendant l'instruction jusqu'au moment de sa condamnation ou de son acquittement. Ces maisons sont entièrement distinctes de celles établies pour l'accomplissement des peines (C. inst. crim. 603 et s.; L. 14. juillet 186.5). » (Ch. Y.)
* DÉTENU, UE part, passé de détenir. — Subslaiitiv. Personne qui est détenue, surtout lorsiju'ellel'estparautorité de justice: p/îw/cî/rs détenus s'évadèrent. — Législ. « On appelle jeunes détenus les mineurs qui sont séquestrés, soit en vertu du droit paternel (voy. Correction); soit comme prévenus de crimes ou délits, soit par ordre du juge, après acquittement, en vertu de l'article 66 du Code pénal, soit par suite de condamnation à un emprisonnement de plus de six mois et de moins de deux ans. Les jeunes garçons sont placés dans des établissements pénitentiaires dont nous avons parlé au mot Colonie; les jeunes filles sont enfermées dans des maisons spéciales, notamment dans une des dépendances de la prison de Nevers. La loi du 5 août 1 8.50 a prescrit les mesures à suivre pour l'éducation et la surveillance desjeunesdétenus ;etelle porte qu'après leur libération, ils sont placés pendant trois ans au moins sous le patronage de l'assistance publique. Des sociétés de patronage ont été fondées pour les jeunes détenus et les jeunes libérés et rendent de grands services à la société. Celle du déparlement de la Seine a été reconnue d'utilité publique par une ordonnance du '^ juin I84:i. » (Ch. Y.)
* DÉTERGENT, ENTEadj. Méd. Synonyme de détersif, ive, qui est plus usité.
* DÉTERGER v. a. (lat. detergere). Méd. Nettoyer, moudifier : déterger une plaie, un idcère.
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* DÉTÉRIORANT, ANTE adj. Qui peut produire la ilctérioralioii.
* DÉTÉRIORATION s. f. Action par laquelle on détériore quelque chose ; résultat de cette action : tout locataire est responsable des détériorations faites durant son bail.
grad.iti(m, dépravation.
" DÉTÉRIORER v. a. Dégrader, gâter, rendre pire : détériorer un héritage, une terre, une maison ; détériorer sa condition. Cette dernirre phrase est maintenant peu usitée. — Se détériorer V. pr. Etre détérioré : celte maison se détériore ; on a laissé détériorer ces marchandises. Dans cette dernière phrase, le pronom est sous-entendu.
* DÉTERMINARLE adj. Qui peut être déterminé : (pianlité déterminable.
* DÉTERMINANT, ANTE adj. Qui détermine, qui sert à déterminer : c'est une raison déterminante. — « s. m. Algèb. Nom sous lequel on désigne une fonction qui se présente dan.» la résolution des équations du premier degré.
* DÉTERMINATIF, IVE adj.Gramm. Qui détermine, qui précise ou restreint la signification d'un mot : dans cette phrase, lalumière du soleil, SOLEIL est le mot déterminatif de lumière. — Adjectif détermin.vtif, adjectif qui précise, qui détermine la signification du nom : les adjectifs démonstratifs, numéraux, possessifs et indéfinis sont des adjectifs déterminatifs. — s. m. : l'article estiin déterminatif.
' DÉTERMINATION s. f. qu'on Résolution prend après avoir balancé entre plusieurs partis : on lui demande une prompte détermination. — ■ Philos. Action par laquelle une chose, également susceptible de plusieurs ([ualités, de plusieurs manières d'être, est déterminée à recevoir l'une plutôt que l'autre : la détermination delà matière au mouvement ne. peut vniir que de Dieu. — Détermination du MOUVEMENT, ce qui détermine un corps qui est en mouvement à aller d'un côté plutôt que d'un autre : la détermination du mouvement peut changer, quoique la force du mouvement demeure la même. — Action de définir, de caraclériser : la détermination d'une espèce, eti botanique, en zoologie.
* DÉTERMINÉ, ÉE part, passé de déterminer : nombre déterniiné; sens déterminé. — Malhém. Problème déterminé, celui qui n'a qu'un certain nombre de solutions possibles. — Adj. Entièrement adonné à quelque passion, à quelque habitude : c'est un chasseur déterminé, un buveur déterminé. — Hardi, courageux, qui ne s'eUraye d'aucun péril : soldat déterminé. — Se dit quelquefois des choses, dans un sens analogue à celui qui précède : avoir un air, un maintien déterminé; action déterminée. — Substantiv. Méchant, emporté, capable de violences et d'excès: c'est un franc déterminé.
* DÉTERMINÉMENT adv. Résolument, absolument: il l'a voulu déterminément. — Expressément, précisément : je vous ai marqué déterminément ce qu'il y avait à faire. — Courageusement, hardiment : les troupes allèrent ditirminémciit ii l'assaut.
* DÉTERMINER (lat. detcrminare) v . a. Décider, fixer, régler : déterminer la véritable signification d'unmot. — Gramm.Seditde ce qui précise ou restreint le sens d'un mot, d'une expression, d'une phrase : dans la phrase, le livre de Pierre, les mots de Pierre déterminent le mot livre. — Reconnaître, indiquer avec précision : déterminer la distance qu'il y a du soleil à la terre. — Déterminei! un genre, une espèce, une famille de plantes, d'animaux, en indiquer les caractères distinctifs. — Résoudre, former une résolution, prendre une résolution : il a déterminé de rebâtir sa maison. — Faire résoudre, faire prendre une résolution :je le déterminai à partir. — Philos. Donner une certaine qualité, une certaine manière d'être, à ce qui de sji-
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même n'a pas plutôt celle-là qu'une autre : la
plupart des philosophes tiennent que la mnliére est indiffà-enle au repos et nu mouvement, et qu'il faut une cause qui la détermine à l'un ou à l'autre. — Déterminer un mot, une expression, A UN SENS. A UNE SIGNIFICATION, lui faire pi'eiirti'e tcilesignificalion, l'yresLreindre -.cette expression a quelque chose d'équivoque en elle-même, mais ce quiprécèdeet cequi suit la déterminent nécessairement au sens que vous lui donnez. On dit plus ordinairement, en déterminent le sens. — Faire qu'une chose ait lieu, s'accomplisse : la bataille était douteuse, la valeur du (jénéral en détermina le succès. — Se déterminer V. pr. Se résoudre, prendre une résolution : vous avez l'esjmt bien irrésolu, déterminez-vous à quelque chose. Absol. : sachez enfin vous déterminer.
• DÉTERMINISME s. m. Système de philosophie qui adiuet IMnfluence irrésistible des motifs et qui nie, par conséquent, l'influence personnelle sur la détermination. Le détermiiiisne est donc une espèce de fatalisme.
DÉTERMINISTE s. m. Partisan du déterminisme.
"DÉTERRÉ, ÉE part, passé de déterrer.
S'emploie quelquefois substanliv., comme dans cette phrase familière, cet homme a l'air d'un déterré, il a le visage pâle et défait.
DÉTERREMENT s. m. Action de déterrer.
• DÉTERRER V. a. Retirer de terre ce qui s'y trouvait caché, enfoui : déterrer un trésor. — Exhumer, retirer un corps de la sépulture : sur le bruit que cet homme était mort par le poison, on l'a déterré. — Découvrir une chose qui était cachée, découvrir une personne qui se tenait cachée, qui ne voulait pas être connue : il s'était retiré dans un endroit oii il pensait être bien caché, mais on le déterra bientôt.
DÉTERREUR s. m. Personne habile à découvrir des choses rares ou cachées : déterrevr de mamiserits.
' DÉTERSIF, IVE adj. (lat. detergere, nettoyer). Méd. Qui nettoie, qui mondifie les plaies ou les ulcères : remède détersif. — s. m. : excellent détersif. Les détersifs les plus employés aujourd'hui sont le vin aromatique, la poudre de quinquina et le nitrate d'argent à très petite dose.
DÉTERSION s. f. Action de déterger.
• DÉTESTABLE adj. (lat. detestabilis). Qui doit être détesté : crime détestable; homme détestable. — Par exag. et fam. Qui est fort mauvais dans son genre : le temps est détestable ; il fait des vers détestables.
' DÉTESTABLEMENT adv. Fam. Très ma) :
chanter détesta Ijlement.
' DÉTESTATION s. f. (lat. deteslatio). Horreur qu'on a de quelque chose : la pénitence enferme une sincère détestation du péché.
• DÉTESTER v. a. (lat. detestari). Avoir en horreur : on ne peut trop détester celte action; il se fait détester de tout le monde. — Par exag. et lam. Se dit quelquefois, en parlant de ce qu'on ne peut endurer, supporter : il déteste ces faiseurs de compliments; les despotes détestent les journaux, comme les voleurs détesleni les réverbères. — Fam. Détester sa vie, maudire les misères, les malheurs de sa vie. — V. n. Prov. Ne faire que jurer et détester, ne faire que blasphémer. — »v Se détester v. pr. Avoir horreur de ses fautes. — v. récipr. Avoir de la haine l'un pour l'autre.
DETIREMENT s. m. Action de se détirer.
' DÉTIRER V. a. Etendre en tirant : délirer des dentelles, un rabat. — *v Se détirer v. pr.
Allonj.'er ses membres.
DÉTISER V. a. N'est usité que dans cette phra.-îC, DÉTISER un feu, éloigner les lisons les uus des autres, aQn qu'ils ne brûlent plus.
DETISSAGE s. m. Action de détisser.
' DÉTISSER V. a. Défaire un tissu.
' DETMOLD [dètt'-moltl, cap. de la principauté <lc Lippe-Detmold (Allemagne), à 75 kil. S.-O. de Hanovre ; '.i.'do hab. Elle est entourée d'une muraille percée de ',i portes, et renferme un beau palais. Sur la colline voisine, nommée Grotenberg, se dresse la statue colossale élevée par Bandel à Arminius, en commémoration de la victoire (jue ce chef remporta sur Variis. A Detmold, Cliarleraagiie battit les Saxons en 783. Cuirs, bière, toiles de lin et lainages.
* DÉTONANT, ANTEadj. Qui est susceptible de détonner : mélange détonant; substance détonante.
' DÉTONATION s. f. Bruit produit par une explosion : for le détonation.
* DÉTONER V. n. (rad. tonner). Produire une détonation : faire détoner delà poudre.
DÉTONNEMENT s. m. Action de détonner; chant faux, qui n'est pas dans le ton.
* DÉTONNER v. n. (rad. ton). Sortir du ton qu'on doit garder pour chanter juste : il n'est pas maître de sa voix, il détonne à tout moment. — Fig. On dit, en parlant d'un ouvrage d'esprit, il Y a dans ce livre des choses qui détonnent, il contient des choses qui ne sont pas dans le ton général de l'ouvrage. Ce sens est peu usité.
* DÉTORDRE v. a. Se conjugue comme tordre. Keniflti'e dans son premier état ce qui était tordu : détordez ce linge pour l'étendre. — Se détordre le pied, le bras, le poignet, se faire du mal au pied, au bras, au poignet, par une extension violente de quelque nerf ou de quelque muscle. Ce sens a vieilli, on dit, se fouler le p.ed, etc. — Se détordre v. pr. Etre détordu : du fil qui se détord.
* DÉTORQUER v. a. (lat. detorquere). Détourner en faisant quelque violence. N'entre guère que dans cette phrase peu usitée, détorquer un passage, donner à un passage un sens dillorent du naturel, et une explication forcée, pour s'en servira favoriser, à établir son opinion.
* DÉTORS, ORSE adj. Qui est détordu : fii
détors; soie détorse.
DÉTORSE s. f. Chir., syn. d'ENTORSE, qui est beaucoup plus usité : se donner une détorscau pied.
DÉTORSION s. f. Action de détordre; état de ce ipii est détordu.
* DÉTORTILLER v. a. Défaire ce qui était tortillé, le lemeltre dans l'état où il était avant d'être tortillé : détortillez ce ruban, ce cordon, elc. — »v Se dètortiller v. pr. Cesser d'être tortillé.
* DÉTOUR s. m. (rad. tour). Sinuosité : la rivière fait plusieurs détours. — Endroit qui va en tournant, où l'on peut tourner, changer de direction : ily a un détour à droite, à gauche. — Fig. Les détours du cœur, les replis secrets du cœur. — Chemin qui éloigne du droit chemin : n'allez pas par là, vous prenez un trop grand détour.— Fig., surtout au pluriel. Discours dans lesquels on ne s'exprime que d'une manière indirecte, par crainte (ui jiar ménagement, par délicatesse, etc. : pourquoi ces détours? parlez-moi franchement; parler sans détour, sans aucun détour. — Toute espèce de biais, de moyen adroit, de ruse, de subtilité, pour éluder quelque chose, pour venir a bout de ce qu'on veut faire : il a gagné son procès par un détour de chicane; les passions ont leurs détours, qui nous abusent. — Etre sans di'tour, être loyal, franc, ne jamais user de détours.
DÉTOURNE s. f. N'est guère usité que dans celle expressiou d'argol : vol a la détourne.
vol qui se pratique dans les magasins en détournant l'attention du marchand.
• DÉTOURNÉ, ÉE part, passé de détourner: fonils detoiirné de sa destination. — Adj. Peu fréquenté : rue détournée; chemin, sentier détourné. — Fig. Voie détournée, voie indirecte: ces renseignements lui parvinrent par une voie détournée. Cela se dit plus ordinairement des voies, des moyens secrets ou artificieux par lesquels on tâche d'arriver à ses lins. On dit également, dans ce dernier sens, chemin détourné et moyen détourné. — Fig. Reproche DiVrouRNÉ, reproche indirect. Louange détournée, louange délicate et fine, qui ne s'adresse pas directement à la personne qu'on a intention de louer. Sens détourné, sens qui n'est pas le sens ordinaire ou naturel d'un mot, d'une phrase.
* DÉTOURNEMENT s. m Action de détourncr, de soustraire fiauduleusemenl : détournement de fonds; détournement de mineur, de mineure.
' DÉTOURNER v. a. Eloigner, écarter, tourner, diriger ailleurs : détourner quelqu'un de son chemin; le peuple croit qu'il faut sonner les cloches pour détourner l'orage. — Fig. : détourner quelqu'un de la droite voie et le jwusser au mal; détourner quelqu'un de son devoir^ ou absol., détourner quelqu'un; détourner une accusation. — Détourner le sens d'un passage, d'une loi, d'un mot, etc., donner à ce passage, etc., une sicnificalion, en faire une application ditïérente de celle qu'il doit avoir. — Fig. dans une acception particulière. Distraire de quelque occupation : cela m'a détourné de mes éludes, de mes affaires ; je crains de 'cous détourner. — Dissuader : tâchez de le détourner de ce projet. — Soustraire frauduleusement : on l'accuse d'avoir détourné ces fonds. — Chasse. Remarquer l'endroit où est une bête à la reposée, pour la courre ensuile, la chasser : détourner un cerf, un sanglier. — v.n. Quitter le chemin qu'on suivait: quand vous serez arrivé à une croix, détournez ci gauche. — Se détourner v. pr. S'écarter, s'éloigner : se détourner de son chemin, de son devoir. — Se déranger d'une occupation : se détourner de son travail. — Absol. Se détourner deson chemin, prendre à dessein ou par hasard un chemin plus long que le chemin ordinaire : je me suis détourné de trois lieues pour venir vous voir. — Se détourner d'un autre côté : elle se détournait afin qu'on ne pût la voir.
DÉTOURNEUR, EUSE s. Argot. Celui, celle qui vole à la détourne.
* DÉTRACTER v. a. (lat. dctraclare). Parler mal de quelqu'un ou de quelque chose, s'efforcer ou aflécter d'en rabaisser le mérite : détracter un homme illustre; détracter lavertu. Absol. C'est un homme enclin ii détracter; la charité ne veut pas qu'on détracte de son prochain. Peu usité. — vv Se détracter v. récipr. Dire du mal l'un de l'autre.
* DÉTRACTEUR s. m. Celui qui parle mal de quelqu'un, de quoique chose, qui s'ell'orce, qui ali'ecte d'en rabaisser le mérite : il ne faut pas écouter les détracteurs. — Adjectiv. : esprit détraclcur.
' DÉTRACTION s. f. [dé-tra-ksi-on] (lat. dctractiû). Action de détracter, médisance : la détraction contre le prochain est contraire ù la charité. — Lègisl. « Le droit de détraction était, ainsi que le droit d'aubaine, réservé au roi par le droit public des anciennes monarchies. Il permettait au fisc de retenir une part, plus ou moins forte selon les traités, des successions ouvertes en France et dévolues à des étrangers, lorsque le droit d'aubaine ne les absorbait pas onticrcment. Ces deux droits ont été abolis par la loi du lG-18 août 17'J0. Celle du 14- juillet Isll) qui, en abrogeant les articles 720 et 912 du (iode civil, a accordé aux étrangers lus mêmes droits qu'ai'S citoyens Iran-
di-:tr
çais, en matière de successiou, a cepeiuiaiiL fait une rései've pour le cas de parlnfîo d'une iiiî-nie succession enlre cohénliers étrangers cl fiançais; et elle permet à ces derniers de piélever sur les biens situés en France, une portion égale à la valeur des biens situés en pays étranger et dont ils seraient exclus en vertu des lois et coutumes locales. » (Cu. Y.)
• DÉTRANGER v. a. .lard. Chasser les animaux qui nuisent aux plantes : ilfaul diilranger les mulots, les taupes.
DÉTRANSPOSER v. a. Typogr. Rétablir dans l'oi'dre naturel des pages ou des lignes mal placées.
DÉTRANSPOSITION s. f. Typogr. Action de détran^lioser.
DÉTRAQUEMENT s. m. Action de détraquer; état de ce ijui est détraqué.
•DÉTRAQUER v. a. (rad. trace). Faire prendre à un cheval ses bonnes allures, son allure ordinaire : celui qui a monté ce cheval l'a tout délraqui. — En parlant d'une machine, d'une montre, d'une horloge, elc, la dérégler, faire qu'elle n'aille plus comme elle doit aller : détraquer un timrnchroclie. — Fig. Troubler, déranger les fonctions d'une chose organisée, ou les facultés d'un être intelligent : cet ulimcntlid a détraqué l'estumac ; cela lui adétraqué le cerveau. — Mettre le désordre oii régnait une certaine i-ègle, un certain ordre, etc. : la retraite de deux acteurs a détraqué ce théâtre. — Se détraquer v. pr. Détraquer soi : ce cheval se détraque depuis quelque temps. — Etre détraqué : cette mordre se détraque; sa léte se détraque; adminislration qui se détraque.
' DÉTREMPE s. f. Peint. Couleur délayée avec de l'eau et de la colle, et dont on se sert pour peindre; manière de peindre avec des couleurs ainsi préparées : la détrempe s'enlèee aisément avec de l'eau; on emploie ta détrempe dans les décorationsde théâtre. — Peinture faite en détrempe : «ne détrempe. — Fig. et fam. Maiuage en DÉTnEMPK, commecce illicite sous quelque apparence de mariage. — w Action de détremper l'acier.
* DÉTREMPER v. a. (rad. tremper). Délayer dans quelque liqueur : détremper de la farine avec des œufs, avec du lait; détremper de la chaux, des eoideurs. — Oter la treniiie à l'acier, en le faisant rougir au feu, el en le laissant refroidir peu à peu : détremper un couteau.
•DÉTRESSE s. f. (lat. d/sïnciio, étreinte). Angoisse, grande peine d'esprit causée par une situation malheureuse, par un embarras pressant, par un danger imminent ; celte situation, cet embarras, ce danger même :êlre dans une grande détresse; feus pitié de sa détresse. — Mar. SiGN.\L DE DÉTRESSE, signal par lequel un bâtiment annonce qu'il est en danger et qu'il a besoin de secours. — Toute action qui fait présumer qu'une personne est dans un embarras pressant ; la vente de sa terre est un signal de détresse.
' DÉTRIMENT s. m. (lat. d(;<nmen<((?n). Dommage, préjudice : cela va tourner à mon détriment. — llist. nat. Débris, fragment : cette montagne est toute formée de détriments de végétaux, d'animaux, de coquillages.
DÉTRITERv. a. (lat. de<;i(i«, broyé), Ecraser sous la meule du détritoir.
DÉTRITION s. f. [dé-tri-si-on] Usure par frottement.
DÉTRITIQUE adj. Géol. Qui se compose de
détritus : snl détritique.
DÉTRITOIR s. m. (rad. détriter). Moulin à broyer les graines etprincipalement les olives.
• DÉTRITUS s. m. [dé-tri-tus.] (lat. détritus, broyé). Hist. nat. Amas de débris qui s'est foi nié na'urellemeut : détritus de végétaux, d'animaux.
DETR
DETROIT ou Détroit [dé-troït ou dé-troi], ville principale du Michigan (Etats-Unis), sur
UJÏTT
I ' DÉTROUSSEUR .s. m Voleur qui détrousse I les passants : les détrousseurs furent pris.
la rive N.-O. de la rivière Détruit, à environ 10 kil. du lac Saint-Clair, àtiO Uil. du lac Erié et à 400 kil. N.-E. de Chicago ; population 20o,870 habitants, dont 25,000 Allemands et 15,000 Irlandais. — Détroit fut fondé par les Fiançais en 1701.
"DÉTROITS, m. (lat. dwiridus, resserré).
Passage étroit qui fait la communication entre deux mers : le détroit de Gibraltar. — Passage serré entre les montagnes : le détroit des Thermopyles. — District, étendue d'une juridiction temporelle ou spirituelle : juge hors de son détroit.
' DÉTROMPER v. a. Désabuser, tirer d'erreur : vous avez une opinion dont je veux vous détromper; je veux vous détromper de cet homme-là, ou mieux, sur le compte de cet homme-lii ; l'événement l'a bien détrompé. — Se détromper v. pr. Sortir d'erreur, se désabuser : il a eu de la peine à s'en détromper; on se détronipe en vieillissant.
DÉTRONCATION s. f. [dé-lron-ka-si-on] lat. delrancatio). Chir. Séparation de la tète avec le tronc, d'un fœtus, lorsque des obstacles insurniontables s'opposent a son expulsion.
* DÉTRÔNEMENT s. m. Action de détrôner; état d'un souverain détrôné : ia mort du prince sidvit de }irès .wu détrànement.
' DÉTRÔNER v. a. Chasser, déposséder du trône, dépouiller de la puissance souveraine : la révolution qui détrôna Jacques H. — v* Fig. Renverser, faire perdre le pouvoir à : détrôner le vice.
DÉTROQUAGE s. m. Action de détroquer.
Les pisciculteurs qui pratiquent le délroquage sont souvent obligés de casser la coquille pour détacher la bête de son rocher.
DÉTROQUER v. a. Détacher les moules ou les huîtres desrochersauxquelscesmollusques sont attachés.
* DÉTROUSSÉ, ÉE part, passé de détrousser. — Fig. et par plaisanterie. Rendre visite en rode détroussée, rendre visite en grande cérémonie.
DÉTROUSSEMENT s. m. Action de détrousser; étal de celui qui est détroussé.
* DÉTROUSSER v. a. Détacher ce qui était troussé, et le laisser retomber: détrousser une robe. — Fig. et fam. Voler, enlever par violence les elïets, les marchandises, etc., d'un passant, d'un voyageur : ce marchand trouva des voleurs qui le détroussèrent. - Se détrousser v. pr. Détrousser son vêlement : Me se détroussa avant d'entrer dans le salon.
' DETRUIRE v. a. (lat. destrurre). Démolir, abattre, renverser, ruiner un édifice, une construction, ou toute autre chose semblable : le temps détruit les plus solides édifices; la mer ronge et détruit lentement ses rivages. — Fig. Faire qu'une chose quelconque ne soit plus, l'anéantir : les barbares ont détruit l'empire romain; détruire les abtis, les préjugés. Absol. : il n'd su que détruire. — Détruiiib une ter-
SONiNE DANS l'esprit DE QUELQU'UN, décrédiler
entièrement une personne auprès de quelqu'un. — Se détruire v. prop. Pr. el lig. Etre détruit : ces bâtiments se détridsent tous les jo»r,s', faute de réparation ; cette opinion se détruit d'elle-même. — Se donner la mort : le malheureux s'est détruit. — v. récipr. Travailler à la ruine l'un de l'autre : tous ses projets se détruisaient l'un l'autre.
* DETTE s. f. (lat. debitum). Ce qu'on doit à quelqu'un. Se dit plus particulièrement d'une somme d'argent : faire des dettes. — • Dettes actives, sommes dont on est créancier; par opposition à dettes passives, celles dont on est débiteur. — Dette hypothécaire, dette qui donne hypothèque. Dette privilégiée, celle pour laquelle le créancier a un privilège s[iécial. Dette exigible, celle qu'on peut exiger aetiiellement. Dette personnelle, celle qui est attachée à la personne du débiteur. Dette réelle, dette à laquelle on n'est obligé qu'a raison d'un immeuble que l'on détient. Dette PROPRE, dette à laquelle un des conjoints est tenu sur ses biens personnels.— Dettes d'honneur, dettes qui ne sont garanties que par l'honnêteté du débiteur et qu'on ne peut faire valoir en justice. On nomme ainsi particulièrement les dettes de jeu. — Fam. Dette véreuse, dette dont le paiement est fort incertain. — Dettes criardes, petites sommes qu'on doit à des ouvriers, à des marchands, el dont ils sollicitent le paiement avec importunilc. — Etre
accablé de dettes, perdu de dettes, criblé IiK DETTES, ABÎMÉ DE DETTES; AVOIR DES DETTES PAR- DESSUS LA TÈTE, avoir beaucoup plus de dettes que de bien. — Prov. Qui épouse la veuve, EPOUSE les dettes. Cent ans de chagrin ne
payent pas un SOU DE DETTES. — AvOUER UNE
DETTE, avouer LA DETTE, avoiier (pi'on doit la somme dont il est question. Nier une dette, désavouer une DETTE, nicp qu'on doive. — Avouer la dette, confesser la dette, reconnaître qu'on a tort, convenir d'un fait qu'on voulait cacher. On dit dans le sens contraire, NIER la dette. — Fig. Tout ce qu'on doit ou qu'on veut faire en retour de quelque chose ; el, en général, toute chose qu'on ne peut se disi'cnser de l'aire, d'accomplir : acquitter la
DEUG
Au 1" Au 1« Au l'i Au i'
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dette de la recoimaissancc, payer sa dette à la patrie. — Payer la dette de la nature, sa dette A LA nature, mourir. — Dette publique. On di?tingue trois sortes de dette? publiques, savoir : la dette consolidée, qui est composée des diverses rentes sur l'Etat, 3 p. 100 ancien, 3 p. 100 amortissable, 4 p. 100,41;2p. 100 et 5 p. 100 (vov. Rente) ; 2» la dette llottante, composée des bons du,Trésor, lesquels portent intérêt, sont remboursables à échéance fixe et sont émis par le ministre des finances, dans les limites fixées annuellement par la loi du budget; 3" la dette viagère, qui comprend les pensions civiles et militaires dues par l'Etat, et les rentes viagères constituées par la Caisse des retraites jiour la vieillesse. I<a dette consolidée date de l'établissement du grand-livre de la dette publiiiue, créé par la Convention, sur le rapportde Cambon, le ^i aoiit 1793. Cette dette s'élevait;
'janvier 1800 a 40.216.000 fr. de rentes,
'iiïril 1814 à 63.307.637 —
'août 1830 à 20». SSl. 180 —
'mars 1848 à 244.287.206 —
'janvier 1852 à 242. 775. 97S —
4u 1" janvier 1870 à 358.087.510 —
Au 1" janvier 1880 à 702.326.395 —
AU 1" janvier 1883 à 741.070.255 —
Quel est le montant de la dette publique de la France? Les uns l'évaluent à 25 milliards en calculant selon le taux de remboursement de la dette inscrite, d'autres disent 34 milliards; quelques-uns même vont jusqu'au cliilTre fabuleux de 40 milliards. Si l'on ne peut abaisser cette évaluation au-dessous de ce que constatent les budgets de l'Etat, il est facile de la grossirai libitum, en y comprenant à la fois le passé et l'avenir. D'habiles prestidigitateurs de chiffres ne se contentent pas de joindre à la dette de l'Etat les dettes départementales (environ 500 millions), les dettes de la ville de Paris (1,800 millions) et celles des autres communes (1,300 millions);ilscapitalisenlladette viagère, ils cumulent tous les engagements pris par l'Etat et auxquels il n'aura à faire face que dans le cours d'une période assez longue, au moyen de ses revenus ultérieurs. Ils se gardent bien de dresser un bilan complet; et ils ne veulent tenir aucun compte de la transformation d'une partie des emprunts contractés en un autre capital très productif; chemins de fer, canaux, ports de commerce, etc. Un industriel qui établirait ainsi son inventaire annuel, se verrait dans la ruine, puisqu'il ne tiendrait compte que du passif et qu'il omettrait de placer en regard ses immeubles, son outillage et ses autres valeurs actives. — Quoi qu'il en soit, on ne peut nier que la dette de la France ne soit énorme. Mais elle est certainement moins lourde à porter que la dette plus faible de certains pavs dont la force contributive est en même temps beaucoup moindre. Les Pays-Bas. l'Espagne, etc., ont une dette plus élevée si l'on faille compte par tête d'habitant. En parlant de la dette, il est à propos de constater que, dans l'espace de vingt années, de 1871 à 1890, les amortissements opérés ont excédé trois milliards defrancs.suivantle rapport présenté le 23 mars 1SS9 à la Chambre des députés, jiar M. Burdeau, au nom de la commission du budget de 1890. Pendant ces vingt années, les dettes publiques de divers pays de l'Europe se sont accrues de 45 milliards. Elles s'élevaient, en 1870, à 7.t milliards, et en 1890 à 120 milliards. Ces dettes des Etals européens exigent une dépense annuelle de 5 milliards, pour le servicedesintérêtscU'amortissemcnl; et une telle situation est due en grande partie à l'émulation progressive qui entraîne toutes les nations à faire des dépenses d'armemeut et des préparatifs de guerre.
DEUCALION (Mylh. gr.), roi de Phtie, en Thessalie, lils de Promélhée et de Climéiie. Prévenu par son père queJupiterallait anéantir sous les eaux tous les mortels, il construisit un navire, dans lequel il s'enferma avec sa femme Pyrrha et put ainsi échapper à l'inondation qui détruisit le reste de l'humanité.