DEUX
biss-ck-o-si-a-fé-sitt],Ioc. lat. qui signifie ; Dieu nous fit ces loisirs. Mots empruntés à Virgile ■ (Ey/., I. v. 01.
• DEUTÉROCANONIQUE adj. (gr. deuteros, second; canon, règle). Théol. Se dit des livres de l'Ancien et du Nouveau Testament qui oui été mis plus tard que les autres dans le canon des Ecritures : Luther rejeta du nombre des livres saints tous les deutérocanonigues de l'Ancien Testament, et presque tous ceux du Nouveau.
' DEUTÉRONOME s. m. (gr. deuteros, second; nomos, loi). Nom du cinquième livre du Penlateuquo, qui contient l'explication des lois reçues sur le mont Sinaï, et auquel Moïse a ajouté d'autres lois.
DEUTO (gr. dcutos, second). Chim. Préfixe qui indique, dans une combinaison, une proportion plus grande que pro^o et moins grande que trito.
DEUTOCHLORURE s. m. Chim. Seconde combinaison du chlore avec un corps simple. — Deutochlorure de mercure (Voy. Sublimé coiirosif).
DEUTOSULFURE s. m. Chim. Seconde combinaison du soufre avec un corps simple.
DEUTOXYDE s. m. Chim. Second degré d'oxydation d'un corps. — Deutoxyde d'antimoine. (Voy. Antimonieux).
DEUTZ, ville forte de Prusse sur le Rhin, en l'ace de Cologne 22,000 hab. Fahr. de velours, de rubans, de verre, de fer et de produits chimiques. Les fortifications, rasées en 1678 et relevées en 1816, ont été agrandies de nos jours.
* DEUX adj. [deû]. Devant un mot commençant par une voyelle ou par une H non aspirée, on fait sentir l'.X, mais en le prononçant comme Z. (lat. duo). Nombre double de l'unité : partager en deux parties, ou simpl. en deux. — Fam. Cela est clair co.mme deux et deux font quatre, cela est évident, incontestable. — Fam. Il n'y a pas deux voix l.\-dessus, tout le monde est d'accord là-dessus. — Fam. N'en pas faire a deux fois, n'en faire ni un ni DEu.x, se décider sur-le-champ. — Fam. C'est deux, se dit de deux choses qui ne peuvent se comparer : promettre et tenir, c'est deux. — EUiptiq. Donner ou mieux piquer des deux, faire sentir les deux éperons à un cheval pour qu'il aille plus vite. — Piquer des deux, aller très vile, faire beaucoup de diligence. — A deux de jeu. (Voy. Jeu). — Escr. Une, deux, se dilpourexprimer une feintepar laquelleon attire l'épéedeson adversaire d'un côté, pourl'altaquerde l'autre. — Fam. Un très petit nombre indéterminé ; j'ai deux mots à vous dire. — Deuxième ou second : He7iri deux, roi de France; Catherine deux, impératrice de toutes les Russies. On écrit plus ordinairement, Henri II, Catherine II. — s. m. Dans le premier sen; ; le produit de deux, multiplié par cinq. On dit de même : le nombre deux. — Le deux du moi.s ou simpl. le deux, le second jour du mois. Ou dit de même, le deux de la lune. — Chiffre qui marque deux : ce deux est mal fait. On dit de même : le numéro deux. — Carte à jouer, ou côté d'un dé à jouer, qui porte deux points, etc. : deux de coeur, de pique; fermer le jeu, au domino, avec les deux. — Au domino. Double-deux, dé sur lequel le point de deux est répété. — Au tricU'ac. Amener double-deux, amener un doublet de deux. — Aux jeux de trois dés, rafle de deux, se dit lor^cjue chacun des trois dés est sur le point de deux. — »v Argot. Deux fois, deux fois et UNE petite, expression qui équivaut à unrela.s ou à une négation.
" DEUXIÈME adj. numér. [deu-ziè-rae](rad.
deux). Secoiiil : il loge au deuxième étage; je suis le deuxième sur la liste. — »•* s. m. Second étage : avoir son appartement au deuxième.
DEVA
* DEUXIÈMEMENT adv. [dcu-ziiVme-manl.
En sociiiid lien.
DEUX POINTS s. m. Voy. Point et Coma.
DEUX-PONTS, (lat Bipontium\nW. Zweibrùcken), ville de Ravièrc, dans le Palatinal rhénan, sur riîrbacli, à (iO kil. S.-O. de Spire, i),500 hab., presque tons protestants. Son nom dérive de Ja situation de son ancien cliàteau, entre deu.x ponts jetés sur l'Erbacli. Son luaf-'nilique palais ducal fut converti en palais de justice en 1868. Le petit château contient un haras national. A Deux-Ponts furent commencées les célèbres éditions de classiques, appelées éditions bipontines. (Voy. Biponïi.n). On y fabrique des draps, des soieries, de la chicorée, des machines, etc. Xwcihrmkcn forma nn comté indépendantjnsqu'en 1394, époque où la ville fut annexée au Palatinat. En 1410, elle reçut le titre de duché et plus tard celui de principauté. De 16b4àl7l8, elle fut réunie à la Suède; elle appartint à la France de 1801 à 1814, et alors, la plus grande partie de son territoire fut donnée à la Bavière.
DEUX-QUATRE s. m. Mus. Mesurequi contient deux noires. La mesure à deux-quatre se ligure souvent ainsi .i, le chilfre 2 indiquant le nombre de temps de la mesure, et le 4 indiquant la valeur de la nuire, qui est le quart de la ronde.
* DEVA s. m. Nom des dieux dans la religion indienne; nom des mauvais génies dans la relii-'ion persane.
DÉVALEMENT s. m. Action de dévaler.
'DÉVALER V. a. (rad. val). Faire descendre quelque chose : dévaler du vin à la cace. — Descendre, aller d'un lieu haut à un lieu bas : dévaler une montagne. On l'emploie également comme neutre dans le même sens: dévaler de sa chambre (vieux et pop.).
* DÉVALISER V. a. Voler, dérober à quelqu'un sa valise, ses bardes, ses efî'ets : des voleurs pénétrèrent chez lui, et le dévalisèrent complètement.
DÉVALISEUR, EUSE s. Celui, celle qui dévalise.
•DEVANCER v. a. (rad. devant). Aller, marcher en avant : les éclaireurs devancent l'armée.— Gagner le devant, arriver avant quelqu'un : devancer quelqu'un à la course. — Avoir le pas sur un autre, prendre rang avant lui : je l'ai toujours devancé en pareille cérémonie. — Prov. et fig. Venir, paraître, avoir lieu avant : l'aurore devance le lever du soleil, devance le soleil ; son génie a devancé son siècle. — Précéder quelqu'un dans l'ordre des temps ; être le prédécesseur de quelqu'un en (juelque chose que ce soit: la génération qtd nous a devancés ; ceux qui nous ont devancés dans la même carrière. — Faire une chose avant quelqu'un, le précéder par sa diligence -.j'allais vous voir, mais vous m'avez devancé. — Fig. Surpasser, avoir l'avantage : nous avons commencé nos éludes ensemble, mais vous m'avez bien devancé.
* DEVANCIER, 1ÈRE s. Prédécesseur; celui, celle qui a précédé quelqu'un dans un emploi, dans une fonction, ou en quelque autre chose que ce soit : ce peintre n'imite point ses devanciers; cette abîesse ne fit qu'imiter sa devancière. — Aïeux, ancêtres : imitez l'exemple de vos illustres devanciers.
* DEVANT prép.delieu (rad. avant). A l'opposite, vis-à-vis, en face : se mettre devant quelqu'un pour lui barrer lepassage. — Du côté antérieur : il se promenait devant la maison.
— Fam. Avoir du ïkmps dev.vnt soi, avoir tout le temps nécessaire pour faire une chose.
— ÂvoiH DE l'argent DEVANT SOI, avoir une réserve d'argent disponible. — Prép. d'ordre, s'oppose à APRÈS : c'est mon ancien, il marche devant moi. — S'emploie également comme adverbe dans les trois sens qui précèdent :